Étienne Maurice Gérard

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Étienne Maurice Gérard
Le maréchal Gérard, comte Gérard
Le maréchal Gérard, comte Gérard
Fonctions
13e président du Conseil des ministres français
et Ministre de la guerre
(14e chef du gouvernement)
18 juillet 183410 novembre 1834
(3 mois et 23 jours)
Monarque Louis-Philippe Ier
Gouvernement Gérard
Législature IIIe législature
Prédécesseur Nicolas Jean-de-Dieu Soult
Successeur Hugues-Bernard Maret
Simon Bernard
Biographie
Date de naissance 4 avril 1773
Lieu de naissance Damvillers, Meuse,
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Date de décès 17 avril 1852 (à 79 ans)
Lieu de décès Paris,
Drapeau français République française
Nationalité française
Parti politique Indépendant
Profession Officier général
Religion catholique

Étienne Maurice Gérard
Présidents du Conseil des ministres français
Maurice Étienne Gérard
Allégeance Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Empire français (Cent-Jours)
Drapeau français Royaume de France
Grade Maréchal de France
Années de service 17911842
Conflits Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes 1792-1806 : Allemagne, Italie
1806-1808 : Grande Armée
1809-1810 : Allemagne
1810-1811 : Espagne
1812-1813 : Grande Armée
1814-1815 : France
1831-1832 : Belgique
Distinctions Grand croix de la Légion d'honneur
Chevalier de l'ordre royal de Saint-Louis
Pair de France
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
(14e colonne)
Autres fonctions Ministre de la Guerre
Sénateur et Député
Grand chancelier de la Légion d'honneur

Le comte Maurice Étienne Gérard[N 1] est un maréchal de France, né à Damvillers (Meuse) le 4 avril 1773 et mort à Paris le 17 avril 1852.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Gérard (1739-1801), huissier royal et audiencier de la prévôté royale de Damvillers et de Marville puis négociant à Damvillers, et de Marie-Jeanne Saint-Rémy, Étienne Maurice Gérard participa à toutes les campagnes de l'Empire et gravit tous les échelons de la carrière militaire.

Guerres de la Révolution française[modifier | modifier le code]

Engagé à dix-huit ans le 11 octobre 1791 dans le 2e bataillon de volontaires de la Meuse, nommé grenadier un an plus tard, il reçut le baptême du feu en 1792 dans les défilés de l'Argonne, sous les ordres de Dumouriez, avant de prendre part à la bataille de Jemmapes (6 novembre) et d'être nommé sergent-major (16 décembre), puis sous-lieutenant quelques jours après (21 décembre) et lieutenant un an plus tard (30 décembre 1793). Entre-temps, il s'était battu à Neerwinden (18 mars 1793).

L'année suivante, en avril 1794, Gérard fut affecté à la 71e demi-brigade de première formation commandée par Bernadotte, et faisant partie de l'armée du Nord. Avec elle il passa la Sambre (12 juin), se battit à Fleurus (16 juin), participa à la prise de Charleroi (25 juin), avant de se battre de nouveau à Fleurus (26 juin).

À la fin de 1794, il suivit Bernadotte à l'armée de Sambre-et-Meuse nouvellement créée et placée sous le commandement de Jourdan. Il se distingua au passage de la Roër à Aldenhoven, s'élançant au travers des lignes ennemies pour établir un filin au travers de la rivière afin de permettre aux troupes de traverser (2 octobre 1794). Cette belle action fut remarquée par Bernadotte, qui fit nommer le lieutenant Gérard adjoint à son état-major (28 avril 1795). En 1796, il participa à tous les combats par lesquels l'armée de Sambre-et-Meuse se rendit maîtresse de la rive gauche du Rhin et tenta, mais sans succès durable, d'effectuer une percée en territoire allemand. Le 22 août 1796, il prit part au combat de Teining.

Nommé capitaine à la 30e demi-brigade de deuxième formation le 20 avril 1797, il devint aide de camp de Bernadotte et le suivit, en janvier 1798, dans son ambassade à Vienne (février-avril 1798). Dans la capitale autrichienne, il montra la plus grande intrépidité pour repousser une émeute excitée contre l'ambassade de France qui avait arboré un drapeau tricolore à son balcon et sauver la vie de son ambassadeur. Il fut promu successivement adjoint aux adjudants généraux, chef d'escadrons et colonel (1800).

Sous le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Un décret de 1801 ayant disposé que les généraux de division ne pourraient avoir d'aide-de-camp d'un grade supérieur à celui de chef d'escadron, Gérard dut cesser ses fonctions auprès de Bernadotte et resta dans l'inactivité jusqu'au 20 août 1805, date à laquelle un décret impérial le nomma adjudant commandant et premier aide-de-camp de Bernadotte, qui avait été élevé à la dignité de maréchal d'Empire en 1804.

Il fut blessé à Austerlitz (1805) en chargeant brillamment à la tête de ses escadrons contre la garde impériale russe. Il fut promu général de brigade le 13 novembre 1806 après avoir montré une grande bravoure à la bataille de Halle. À Iéna (1806), il chargea la cavalerie prussienne à la tête du 4e régiment de hussards, la culbuta et lui fit un grand nombre de prisonniers. Il se signala également, comme chef d'État-major du 9e corps, commandé par Bernadotte, à Erfurt et à Wagram, où, à la tête de la cavalerie saxonne, il contribua de manière significative à la victoire française. Peu après, Napoléon Ier le créa baron de l'Empire (15 août 1809).

L'année suivante, il refusa de suivre Bernadotte en Suède et fut envoyé à l'armée d'Espagne du 26 juillet 1810 au 1er octobre 1811, où il se distingua à la bataille de Fuentes de Oñoro (5 mai 1811). Il était au Portugal en 1810 avec le comte d'Erlon et ne revint à la Grande Armée qu'en 1812.

Il fut ensuite envoyé à l'armée d'Italie en qualité de commandant de la 10e brigade de cavalerie légère, le 25 décembre 1811.

Lorsque la campagne de Russie fut décidée, il passa au 1er corps de la Grande Armée et contribua à la prise de Smolensk (17 août 1812) où il remplaça le général Gudin, mortellement blessé, à la tête de sa division[N 2].

Le 23 septembre 1812, peu après la bataille de la Moskowa où il s'était une nouvelle fois distingué, Gérard fut nommé général de division et reçut le commandement de la 3e division du 1er corps de la Grande Armée. Il entra dans Moscou avant de participer à la désastreuse retraite de Russie sous les ordres du maréchal Ney et du prince Eugène.

À la Bérézina, Gérard commandait en second, sous les ordres de Ney, le corps formé pour protéger les débris épars de l'armée. Il commanda ensuite l'arrière-garde, composée de 12 000 Napolitains et de 3 bataillons de conscrits. Il arriva à Francfort-sur-l'Oder sans avoir subi de trop grandes pertes ; mais alors le sort de ses troupes, à peu près isolées, parut désespéré. Les environs de Francfort étaient inondés par les Russes, la population était en pleine insurrection contre les Français, et l'empereur Alexandre s'y trouvait en personne avec des forces considérables et le fit sommer, par un de ses aides-de-camp, d'évacuer la ville. Gérard répondit fièrement qu'il n'évacuerait pas, et manœuvra avec tant d'habileté que trois jours après il était en paisible retraite sur l'Elbe. Il prit ensuite le commandement des avant-postes.

Il fut fait comte de l'Empire par décret impérial du 21 janvier 1813.

Le 7 mars, il reçut le commandement du 11e corps dans la campagne de Saxe. Il se signala sous les ordres de Macdonald à Lützen et à Bautzen[N 3]

Guéri d'une blessure qu'il reçut quelques jours après, Gérard reprit le commandement de sa division, lorsque l'armistice de Plesowitz fut rompu. Au combat de Goldberg, il renouvela, sous les ordres de Lauriston qui commandait en l'absence du duc de Tarente, ce qu'il avait fait aux bords de la Sprée[N 4].

Il se signala à l'attaque de Nieder-Au où il força les divisions de Frederick, duc d'York et Albany, et du prince de Mecklembourg à repasser la Katzbach. À cette bataille de Katzbach, le général Gérard, quoique blessé d'une balle à la cuisse, ne quitta pas le champ de bataille.

À la seconde journée de Leipzig (18 octobre 1813), il reçut à la tête une blessure plus grave, qui le contraignit à céder le commandement.

Il fut cependant assez tôt rétabli pour prendre part à la campagne de France en 1814. Il fut nommé commandant du corps des réserves de Paris, uniquement composé de conscrits. Il se battit à Brienne. À la bataille de La Rothière, il commandait l'aile droite, et malgré les attaques opiniâtres d'un ennemi supérieur en nombre, il garda toutes ses positions et n'abandonna qu'à minuit, et par ordre formel de l'Empereur, la défense du pont de Dienville.

Il contribua aux victoires de la campagne de France à Saint-Dizier. Avant de quitter Paris, Napoléon lui confia le commandement du corps des divisions de réserve qui devaient agir dans les plaines de Champagne. Il arrêta la marche des généraux Giulay et Colloredo comme chef de l'aile droite de la Grande Armée et contribua ainsi aux victoires de Nogent, Nangis et Montereau, où il remplaça le maréchal Victor[N 5].

Le 22 février, à la tête du 2e corps, il dispersa l'avant-garde ennemie commandée par Platov et, deux jours plus tard, força la division Hardegg à battre en retraite et la poursuivit jusqu'au-delà de Bar.

Ayant adhéré à la déchéance de Napoléon Ier en mai 1814, il fut chargé de ramener en France la garnison de Hambourg. En témoignage de satisfaction, Louis XVIII le fit chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis (1er juin 1814) et grand-croix de la Légion d'honneur (29 juillet 1814)[1]. Peu de temps après, il fut nommé inspecteur général de la 5e division militaire et désigné pour le commandement du camp de Belfort.

Le 22 mars 1815, Gérard était inspecteur général d'infanterie en Alsace; de Strasbourg, où il était en inspection, il applaudit cependant au retour de Napoléon Ier et reçut le commandement de l'armée de la Moselle qui devint le 4e corps d'armée.

Il fut élevé à la dignité de pair de France (2 juin 1815). En remettant les nouvelles aigles à ses troupes, il leur dit : « Soldats, voici les nouvelles aigles que l'Empereur confie à votre valeur ; celles d'Austerlitz étaient usées par quinze ans de victoires ; voici l'instant de donner de nouvelles preuves de votre courage : l'ennemi est devant vous[N 6] ! »

Il reçut au commencement de juin l'ordre de se rendre à marches forcées sur la frontière du Nord. À la tête de son corps d'armée, il franchit la Sambre et ses troupes se conduisirent héroïquement à la bataille de Ligny où le succès de ce combat important fut le résultat de ses habiles dispositions autant que de son intrépidité personnelle et de celle de ses troupes.

Le 18, il était dans la direction de Wavre lorsqu'on entendit le canon du côté de la forêt de Soignes. Les commandants des divers corps s'étaient alors réunis en conseil ; le général Gérard voulait que, suivant les principes généraux de la guerre, on fût droit au canon, en passant la Dyle sur le pont de Munster. Grouchy ne se défendit de cette opinion que par des ordres contraires et positifs de l'Empereur. Ce mouvement aurait peut-être changé le résultat de la bataille de Waterloo.

Avant la fin de la journée, Gérard reçut une cinquième blessure. Une balle de l'arrière-garde de Blücher lui traversa la poitrine au moment où, à la tête de l'infanterie, il allait attaquer le village de Bierges. Il voulut néanmoins partager le sort du reste de l'armée et se fit transporter au-delà de la Loire.

Un monument a été érigé en 1958 à sa mémoire sur le site du moulin de Bierges : le Monument au général Gérard.

Sous la Seconde Restauration[modifier | modifier le code]

Après la capitulation de Paris, le maréchal Davout désigna les généraux Kellermann, Gérard et Haxo pour traiter, au nom de l'armée, avec le nouveau gouvernement. Cette mission accomplie, Gérard fut mis en non-activité en septembre 1815 et se retira à Bruxelles où il épousa (10 août 1816), Louise Rose Aimé de Timbrune-Thiembrone de Valence, deuxième fille du général Jean-Baptiste Cyrus de Timbrune de Thiembronne et d'Edmée Nicole Pulchérie Brûlart de Genlis, fille de la comtesse de Genlis. Ils eurent trois enfants :

  • Georges Cyrus Gérard (1818-1841), diplomate, qui fut secrétaire d'ambassade à Constantinople ;
  • Louis Maurice Fortuné, comte Gérard (1819-1880), colonel de cavalerie, officier de la Légion d'honneur, mort sans alliance. Il a cependant eu, d'une relation avec Sylvie Perruche, Louise Rose Etiennette dite Rosemonde Gérard ;
  • Nicole Etiennette Félicité Gérard (1822-1845) qui épousa Laurent Arnulf Olivier Desmier, comte d'Archiac, dont postérité.

Il rentra en France en 1817 et s'installa au château de Villers-Saint-Paul (Oise), dont il avait fait l'acquisition en juin 1817.

Le 28 janvier 1822, il fut élu député du 1er arrondissement de la Seine en remplacement du baron Pasquier, élevé à la pairie[N 7], et il fut réélu par le même arrondissement le 9 mai suivant[N 8]. Il siégea dans l'opposition libérale, signa la protestation contre l'expulsion de Manuel, et ne fut pas réélu en 1824. Le 17 novembre 1827, il fut renvoyé à la Chambre par le 3e arrondissement électoral de la Dordogne (Bergerac)[N 9] et, le même jour, il fut également élu dans le 3e arrondissement de l'Oise (Clermont)[N 10]. À la Chambre, il prit constamment la défense des anciens soldats de l'Empire, renvoyés sans traitement dans leurs foyers et tombés, pour beaucoup, dans la misère. Il fut réélu le 23 juin 1830 dans l'arrondissement de Clermont[N 11].

Sous la monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Pendant la révolution de 1830, il soutint activement la cause du duc d'Orléans[N 12]. Il fut l'un des premiers signataires de la protestation contre les ordonnances de Saint-Cloud et fut nommé ministre de la Guerre par la Commission municipale provisoire qui se chargea d'administrer la capitale devant la défaillance des autorités civiles et militaires (V. ministère nommé par la commission municipale de Paris).

Louis-Philippe le confirma dans ses fonctions de ministre de la Guerre dans son premier ministère le 11 août, et l'éleva à la dignité de maréchal de France le 17 août 1830. Gérard avait déjà provoqué, le 1er août, le rétablissement des couleurs nationales ; le 11 août, il fit opérer la dissolution de la garde royale et de la maison de Charles X, et le 16 août, ordonna la reconstitution de la Garde municipale ; le 27 août, il signa la dissolution du Conseil supérieur de la Guerre.

Il conserva le portefeuille de la Guerre dans le ministère Laffitte jusqu'au 17 novembre 1830, date à laquelle, jugé trop interventionniste dans les affaires de Belgique, il quitta le gouvernement, officiellement pour raisons de santé. Après ces nominations, les électeurs de Clermont le réélurent député le 21 octobre 1830[N 13].

En janvier 1831, il fut nommé membre du conseil général de l'Oise et, le 5 juillet 1831, élu député par le collège de Senlis[N 14]. À la Chambre des députés, il vota avec les conservateurs.

Monument rappelant le souvenir des soldats français morts durant le siège de la citadelle d'Anvers en 1832. (Tournai, place de Lille)

La Belgique l'avait amené à quitter le ministère : elle devait lui offrir, en 1832, sa dernière grande victoire militaire. Le maréchal Gérard fut appelé, le 4 août 1831, au commandement de l'Armée du Nord. Les Hollandais se replient devant lui et évacuent toutes leurs positions en Belgique à l'exception de la citadelle d'Anvers. Revenu en Belgique le 15 novembre 1832, il mit le siège devant Anvers qu'il força à capituler le 23 décembre ce qui lui valut, de la part de la Belgique, une épée d'honneur en témoignage de reconnaissance. Le 11 février 1833, il fut nommé pair de France.

Le 18 juillet 1834, Guizot et Thiers ayant obtenu le départ du maréchal Soult, le maréchal Gérard fut appelé à diriger le ministère avec le portefeuille de la Guerre (V. gouvernement Étienne Maurice, comte Gérard). Alors auréolé de la gloire de son expédition belge, il présentait un profil similaire à celui de son prédécesseur, celui dit de « l'illustre épée », tout en s'en distinguant par sa proximité avec le tiers parti. Il avait été choisi sur les instances de Thiers, qui avait eu toutes les peines du monde à le décider à accepter, le maréchal n'ayant montré aucune inclination à la direction du gouvernement, dans laquelle il craignait d'user sa popularité. Piètre orateur, ce qui constituait un handicap majeur dans un régime où les joutes parlementaires étaient essentielles, le maréchal se révéla « un homme difficile à manier, soucieux d'imprimer sa marque face à des ministres qui ne [voulaient] lui laisser aucune marge de manœuvre[N 15] ».

Comme ministre de la Guerre, son administration vit la création des spahis et l'organisation des comités spéciaux d'armes. Comme Président du conseil, il tenta, mais sans succès, d'imposer l'amnistie réclamée par le tiers parti et dut démissionner devant le refus de Louis-Philippe, de Guizot et de Thiers, le 19 octobre 1834.

Il fut nommé grand chancelier de la Légion d'honneur en remplacement du maréchal Mortier, victime de l'attentat de Fieschi le 28 juillet 1835. Il abandonna cette fonction le 11 décembre 1838 pour remplacer le maréchal Mouton comme commandant en chef de la garde nationale. L'affaiblissement de sa vue le contraignit à abandonner cette fonction et, le 21 octobre 1842, il redevint grand chancelier de la Légion d'honneur, poste qui lui fut retiré par le gouvernement provisoire en février 1848.

Il fut nommé sénateur du Second Empire le 26 janvier 1852 et mourut quelques mois après à Paris le 17 avril 1852. Son corps, celui de sa femme et ceux de leurs trois enfants sont inhumés dans une crypte attenant à l’église de Nogent-sur-Oise.

États de service[modifier | modifier le code]

Grades et affectations[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant le Directoire[modifier | modifier le code]

Durant le Consulat[modifier | modifier le code]

Durant le Ier Empire[modifier | modifier le code]

  • 20 août 1805 : Adjudant commandant, premier aide-de-camp du maréchal Bernadotte
  • 13 novembre 1806 : Général de brigade
  • 31 décembre 1806 : Commandant une brigade (division Desjardins) au 7e corps de la Grande Armée
  • 15 mars 1807 : 3e division du 1er corps de la Grande Armée
  • 23 août 1807 : Chef d'état-major du maréchal Bernadotte à Hambourg
  • 26 juillet 1810 : Employé à l'armée d'Espagne
  • 19 octobre 1810 : Attaché au 9e corps de cette armée
  • 1er octobre 1811 : Disponible
  • 25 décembre 1811 : Commandant la 10e brigade de cavalerie légère à l'armée d'Italie
  • 14 mars 1812 : Employé au 1er corps de la Grande Armée
  • Septembre 1812 : Commandant provisoire de la 3e division du 1er corps de la Grande Armée
  • 23 septembre 1812 : Général de division
  • 7 mars 1813 : Commandant la 31e division d'infanterie du corps d'observation de l'Elbe
  • 14 mai 1813 : Commandant la 35e division d'infanterie faisant partie du 11e corps de la Grande Armée
  • 29 décembre 1813 : Commandant la division de réserve formée à Paris
  • 9 janvier 1814 : Commandant les divisions de réserve de Paris
  • mars 1814 : 2e corps d'armée
⇒ 06.04.1814 : Première destitution de Napoléon Ier, début de la première Restauration
  • 2 septembre 1814 : Maintenu dans la jouissance du traitement d'activité
⇒ 01.03.1815 : Fin de la première Restauration, début des Cent-Jours

Durant les Cent-Jours[modifier | modifier le code]

  • mars 1815 : Employé dans la 5e division militaire
  • 31 mars 1815 : Commandant en chef de l'armée de la Moselle devenue 4e corps d'observation et commandant supérieur des 3e et 4e divisions militaires
⇒ 22.06.1815 : Deuxième destitution de Napoléon Ier, début de la seconde Restauration

Le 16 juin 1815, participe à la bataille de Ligny à la tête du 4e Corps d'armée de l'Armée du Nord. Fait ensuite partie de l'armée de Grouchy les 17, 18 et 19 juin 1815. Grièvement blessé lors des combats au moulin de Bierges (Wavre) le 18 juin 1815[2].

Durant la Restauration[modifier | modifier le code]

Durant la Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Campagnes[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Blason Étienne Maurice Gérard (baron).svg
Armes du baron Gérard et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 3 mai 1809 (Ebersberg))

Écartelé ; au premier d'azur à la tête de cheval d'or bridée de gueules ; au deuxième des barons tirés de l'armée ; au troisième de pourpre au chevron d'or sur lequel broche un sabre d'argent, surmonté de trois étoiles une et deux aussi d'argent ; au quatrième d'azur au lion rampant d'or.[3]

Livrées : les couleurs de l'écu[3].

Orn ext comte de l'Empire GCOR.svg
Blason Étienne Maurice Gérard.svg
Armes du comte Gérard et de l'Empire (décret impérial du 21 janvier 1813)

Écartelé : aux 1 du quartier des comtes militaires de l'Empire ; au 2, de gueules, à une tête et col de cheval d'or; au 3, de gueules, au chevron, et au sabre, brochant en pal, ledit chevron surmonté de trois étoiles mal-ordonnées, le tout d'or ; au 4, d'azur, au lion d'argent[4].

Orn ext maréchal-comte et pair GCLH (Monarchie de Juillet).svg
Blason Étienne Maurice Gérard.svg
Armes du comte Gérard, pair de France, maréchal de France et grand-croix de la Légion d'honneur

Hommages et jugements[modifier | modifier le code]

Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Est, 13e et 14e colonnes.
  • La ville de Damvillers a élevé une statue au maréchal Gérard en 1858.
  • « Vaillant soldat, mais esprit peu étendu, volonté molle, ayant la plupart de ses amis à gauche, [le maréchal Gérard] n'avait guère d'autre souci que celui de la popularité, prêt à se laisser mener par ceux qui lui paraissaient en mesure de la dispenser. » (Paul Thureau-Dangin)

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Son acte de naissance porte les prénoms dans l'ordre « Maurice Étienne », quoique l'ordre inverse semble d'un usage plus répandu chez les lexicographes. Les témoignages du temps donnent à penser que son prénom usuel était « Maurice ».
  2. A la bataille de Valontina, le général Gudin, expirant, demanda à Napoléon comme dernière grâce que sa division fût confiée à Gérard, ce que l'Empereur accorda. Les Russes vaincus et fugitifs, se glorifiaient de n'avoir cédé qu'à l'invincible Garde impériale, et c'était la division Gérard qui les avait vaincus.
  3. Il se trouvait à Bautzen placé en avant de la Sprée, de manière à se lier avec le corps de l'extrême droite. Après le combat le plus meurtrier, ce corps fut forcé de se replier. Macdonald jugeant que ce mouvement rétrograde compromettait son avant-garde, commandée par le général Gérard, lui envoya l'ordre de se replier : « Au contraire, répondit celui-ci à l'adjudant-commandant Bourmont, porteur de l'ordre, au lieu de se retirer, il faut avancer ; qu'on me donne seulement une brigade de renfort, et je réponds du succès de la journée. » A l'instant il donna l'ordre d'attaquer ; en deux heures les positions abandonnées furent reprises, et la victoire de Bautzen fut arrachée des mains de l'ennemi.
  4. Sa division faisait l'extrême gauche, et le général en chef, se voyant forcé à sa droite et au centre, lui envoya à plusieurs reprises l'ordre de faire sa retraite ; mais Gérard, au lieu de se retirer, attaqua vivement les Prussiens et les culbuta. Après cette affaire, quoiqu'il ne fût lieutenant-général que depuis moins d'un an, et qu'il fût le plus jeune officier de ce grade, il reçut le commandement du 11e corps, et le garda pendant toute la campagne.
  5. L'action de Montereau avait commencé à neuf heures du matin, et les diverses attaques avaient été repoussées ; vers une heure, un aide-de-camp porta au général Gérard l'ordre de se mettre à la tête des troupes. Celui-ci fit aussitôt de nouvelles dispositions, ordonna un mouvement général, enleva toutes les positions de l'ennemi, le poursuivit l'épée dans les reins, et lui prit un grand nombre de canons, de drapeaux et de prisonniers.
  6. cité par le Dictionnaire des parlementaires français
  7. 641 voix sur 1.126 votants contre 476 voix à M. de La Panouse
  8. 850 voix sur 1.499 votants contre 620 à M. Labbé
  9. 172 voix sur 309 votants et 394 inscrits contre 121 voix à M. de Courson
  10. 211 voix sur 335 votants et 381 inscritrs contre 120 à M. Boulard
  11. 335 voix sur 407 votants et 451 inscrits contre 64 au baron de Mackau
  12. Le comte Rodolphe Apponyi, neveu de l'ambassadeur d'Autriche à Paris, rapporte dans ses Souvenirs avoir été choqué, lors d'un dîner offert au Palais-Royal à la fin octobre 1830, par « la familiarité que se permet le maréchal Gérard avec le roi » : « à chaque mot qu'il adresse au roi, il a l'air de lui dire : “C'est moi qui vous ai placé là où vous êtes.” La Fayette en fait autant. » (cité par Guy Antonetti, Louis-Philippe, Paris, Fayard, 1994, p. 619)
  13. 343 voix sur 354 votants et 459 inscrits
  14. 345 voix sur 392 votants et 492 inscrits contre 25 à M. Marquis
  15. Benoît Yvert, Op. cit., p. 109
Références
  1. « Notice no C/0/42 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. Département recherche de l'Association Belge Napoléonienne
  3. a et b PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  4. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor,‎ 1861, 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Chronologies[modifier | modifier le code]