Jacques-Gervais Subervie

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Jacques-Gervais Subervie
Portrait de Jacques-Gervais Subervie (par Gustave de Galard, salle des illustres de Lectoure).
Portrait de Jacques-Gervais Subervie (par Gustave de Galard, salle des illustres de Lectoure).

Naissance 4 janvier 1772
Lectoure (Gers)
Décès 10 mars 1856 (à 84 ans)
Ligueux (Gironde)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Arme cavalerie
Grade général de division
Années de service 17921815
Conflits guerres napoléoniennes
Commandement 10e régiment de chasseurs à cheval, division de cavalerie légère de l'Armée du Nord
Faits d'armes campagne de France
Distinctions grand chancelier de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis, baron de l'Empire
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 30e colonne
Autres fonctions ministre de la guerre

Jacques-Gervais Subervie, né le 4 janvier 1772 à Lectoure, mort le 10 mars 1856 à Ligueux (Gironde), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Il est à noter que le général Subervie a usurpé l'identité de l'un de ses frères, né en 1776. En réalité, il est né avec le nom de Gervais Protais Subervie, en 1772[1].

De la Révolution à l'Empire[modifier | modifier le code]

Il est d’abord comme beaucoup d’officiers de l’Empire, engagé volontaire de 1792 au 2e bataillon de volontaires du Gers et sert dans les armées des Pyrénées et d’Italie. Il passe au service de l'armée le 23 juillet 1793, et fait avec distinction toutes les campagnes qui amenèrent les traités de Campo-Formio, de Lunéville et de Tilsitt. En 1797, il devient aide de camp de Lannes et fait avec lui la Campagne d’Égypte. Chef d’escadron en 1803, il est promu colonel de chasseurs après sa brillante conduite à Ulm et à Austerlitz.

Subervie dans la guerre d'Espagne[modifier | modifier le code]

Le 27 mai 1807, il est nommé officier de la Légion d'honneur. Après avoir fait la campagne de Prusse, il est transféré en Espagne en 1808. Colonel du 10e régiment de chasseurs à cheval, il fait à la tête de ce régiment les campagnes de 1808 à 1811 en Espagne.

Le 21 mars 1809, il poursuit l'arrière-garde du général Cuesta, ne cessant de le charger et de le sabrer pendant plus d'une lieue sur la grande route de Truxillo. Son impétuosité faillit lui devenir funeste, car, enveloppé de toutes parts dans les collines boisées où l'ennemi s'était placé en embuscade, il ne doit son salut et celui de son régiment qu'au sang-froid et à l'intrépidité avec lesquels il résiste à des forces sept fois plus nombreuses, dont il parvient à se dégager.

En 1810 et 1811, il contribut à la dispersion du corps d'armée anglais du général Blacke, dans le royaume de Murcie, et est cité parmi les officiers supérieurs qui se distinguent particulièrement pendant cette campagne, notamment aux sièges de diverses places et à la bataille de Sagonte. Ses actions lui valent le titre de Baron d'Empire et le grade de général de brigade le 6 août 1811.

Chute de l'Empire, Restauration et Cent-Jours[modifier | modifier le code]

Jacques-Gervais Subervie, ministre de la Guerre (portrait de 1849).

Il fait la campagne de 1812 en Russie. Le 4 juillet, il charge la division du général Korf et la rejete sur la Desna, après lui avoir fait subir une perte de 200 prisonniers. Il est blessé à la Moskova. On le retrouve au combat de Wethan, durant la campagne de Saxe. En 1814, il combat à Mormant, Montereau, Champaubert, Brienne, et est blessé au cours de la défense de Paris. Il devient général de division le 3 avril 1814.

Le roi le nomme chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et le 23 juillet, lieutenant-général des armées. En 1815, durant les Cent-Jours, il commande à l'armée du Nord une division de cavalerie légère, et combat à Ligny et à Waterloo le 16 juin et 18 juin.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est mis en disponibilité dès le retour des Bourbons et mis à la retraite en 1825. La révolution de 1830 le réintégre dans l’armée : il commande la première division militaire, puis est inspecteur général de la cavalerie. Élu député du Gers en 1831, il est constamment réélu dans son département d'origine jusqu’en 1842, puis député d'Eure-et-loir de 1842 à 1851, et fait partie de l’opposition libérale.

Après la révolution de février 1848, il devient ministre de la guerre du gouvernement provisoire le 25 février, mais démissionne le 19 mars, date à laquelle il est nommé grand chancelier de la Légion d'honneur. Aux élections à la Constituante, il est choisi comme député républicain par le département d’Eure-et-Loir et est réélu à la Législative. Dès son élection à la présidence de la République, Louis-Napoléon Bonaparte l’écarte de la grande chancellerie de la Légion d’honneur. Aussi, après le coup d’État du 2 décembre, Subervie se retire de la vie publique et meurt le 10 mars 1856.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Blason famille fr Jacques Gervais Subervie (baron).svg
Armes du baron Subervie et de l'Empire.

Écartelé : au I, d’azur à la tour d’argent adextrée d’un avant-mur crénelé du même, soutenu de sinople ; au II, du quartier des barons militaires ; au III, d’azur au cheval ruant d’or ; au IV, d’azur au chevron d’or[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Général André Laffargue, Variation sur une date de naissance, Bulletin de la Société Archéologique du Gers,‎ 1966, 4ème trimestre
  2. PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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