Bataille de la Katzbach

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Bataille de la Katzbach
Bataille de Katzbach (1813). Les soldats prussiens culbutent les troupes françaises dans la rivière Katzbach
Bataille de Katzbach (1813). Les soldats prussiens culbutent les troupes françaises dans la rivière Katzbach
Informations générales
Date 26 août 1813
Lieu près de Liegnitz

en Silésie

Issue Victoire coalisée
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse

Drapeau de l'Empire russe Empire russe

Commandants
Étienne Macdonald Gebhard von Blücher
Forces en présence
102 000 hommes 114 000 hommes
Pertes
15 000 morts ou blessés env. 4 000 morts ou blessés
Sixième Coalition
Batailles
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· Mormant · Montereau · Bar-sur-Aube · Craonne · Laon · Reims · Arcis-sur-Aube · Fère-Champenoise · Meaux · Claye · Villeparisis · Paris
Front italien : Trieste · Mincio
Coordonnées 51° 13′ 00″ N 16° 10′ 00″ E / 51.216666666667, 16.16666666666751° 13′ 00″ Nord 16° 10′ 00″ Est / 51.216666666667, 16.166666666667  

Géolocalisation sur la carte : Pologne

(Voir situation sur carte : Pologne)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de la Katzbach.

La bataille de la Katzbach a eu lieu le 26 août 1813, pendant la guerre de la Sixième Coalition dans la zone située entre le fleuve Kaczawa (en allemand Katzbach) au nord et au nord-ouest, le plateau Janowicki à l'est, et Warmątowice et Bielowice au sud, à environ 10 km en ligne droite depuis les remparts de Legnica et à 9,5 km de Jawor. La bataille a été le résultat d'une rencontre fortuite entre les armées de l'Empire sous le commandement du Maréchal de France Macdonald et l'armée de Silésie, sous le commandement du maréchal comte Graf Gebhard Leberecht von Blücher.

Contexte[modifier | modifier le code]

Début août 1813, le maréchal prussien Blücher, qui commande l’armée russo-prussienne de Silésie, est las de l’inaction militaire liée aux tractations diplomatiques et soucieux de l’approvisionnement de son armée. Dès l’expiration de l’armistice, il envahit la partie de la Silésie se situant en zone neutre, dans le but de se saisir de la moisson. Prenant les forces françaises par surprise, il les refoule de l’autre côté de la rivière Bober. Le 21 août, les coalisés russo-prussiens sont informés que Napoléon, avec sa Garde et ses réserves, marche à la rescousse. Conformément au plan établi par les coalisés, l’armée de Silésie bat en retraite afin d’éviter un combat inégal. Mais le 23 août, l’armée autrichienne commandée par Schwarzenberg, partie de Bohème, envahit la Saxe, menaçant Dresde constituée par Napoléon en base d’approvisionnement. Aussitôt, Napoléon fait demi-tour, laissant le maréchal Macdonald se charger de Blücher, avec la mission de traverser la rivière Katzbach pour repousser les coalisés au-delà de Jauer. Dans le même temps, Blücher, informé de la volte-face de Napoléon, ordonne à ses troupes de reprendre l’offensive en franchissant la Katzbach. Dans une confusion totale, sous une pluie torrentielle limitant la visibilité et empêchant l’usage des fusils, les deux armées, d’effectifs sensiblement égaux, se heurtent de face le 26 août[1].

La bataille[modifier | modifier le code]

La bataille eut lieu pendant et après de fortes pluies. Beaucoup de soldats français se sont noyés dans les profondeurs de la Kaczawa et de son affluent en crue, la Nysa la furieuse. Les Français, épuisés d'avoir grimpé sur le plateau, étaient attendus par les Prussiens descendus de la falaise. Les pentes boueuses de la rivière Nysa, appelée par les habitants Nysa la furieuse, jouèrent un rôle important dans cette bataille.

Le général Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot raconte dans ses mémoires cette bataille auquel il a participé comme colonel du 23e régiment de chasseurs à cheval, et met en relief les erreurs de Macdonald dans le déploiement des troupes, face à une armée dont la cavalerie est notoirement plus nombreuse.

Les deux armées, à peu près de taille égale, tombèrent l'une sur l'autre, les deux camps sont pris par surprise. Au milieu de la confusion et d'une pluie battante, Macdonald sembla le réaliser le premier. Bien que ses ordres étaient de défendre le flanc du principal corps de Napoléon contre Blücher, Macdonald se décida quand même à attaquer. Il répartit les deux-tiers de son armée, soit environ 60 000 hommes, dans une tentative de surprendre le flanc de l'armée russo-prussienne par la droite. Mais la confusion régna à nouveau et les colonnes françaises se retrouvèrent trop éloignées les unes des autres pour se soutenir mutuellement. Bien pensée, l'attaque fut exécutée au mauvais moment.

Pendant ce temps là, les 30 000 hommes restants de la force de Macdonald, qui étaient censés maintenir les armées coalisées en place, durent faire face à une violente contre-attaque. Sans soutien ni renforts, les Français durent rapidement se retirer, laissant de nombreux morts derrière eux.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les pertes françaises s'élevèrent à 15 000 morts, blessés ou capturés. Blücher lui ne perdit que 4 000 hommes. Au-delà des pertes humaines, les positions stratégiques françaises se voyaient affaiblies. Ceci, ajouté à la défaite de Kulm, quatre jours plus tard, et celle de la Dennewitz le 6 septembre, amoindrit l'impact de la victoire remportée par Napoléon à la bataille de Dresde le lendemain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominic Lieven, La Russie contre Napoléon - La bataille pour l’Europe (1807-1814), Éditions des Syrtes, 2012.