Aimable Pélissier
| Aimable Pélissier | |
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Photographie de Aimable Pélissier par Roger Fenton, 1855
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| Naissance | 6 novembre 1794 Maromme, France |
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| Décès | 22 mai 1864 (à 69 ans) Alger, Algérie |
| Origine | Français |
| Allégeance | |
| Grade | Maréchal de France |
| Conflits | Campagne d’Espagne Conquête de l'Algérie Guerre de Crimée |
| Distinctions | Grand-croix de la Légion d'honneur |
| Hommages | Duc de Malakoff |
| Autres fonctions | Gouverneur général de l'Algérie Ambassadeur de France au Royaume-Uni Grand Chancelier de la Légion d'Honneur |
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Aimable Jean Jacques Pélissier, duc de Malakoff (Maromme, 1794 – Alger, 1864) est un militaire français qui est devenu maréchal de France.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Fils d’un commissaire des poudres et salpêtres, il entre, après ses études à l’Académie militaire de La Flèche et à Saint-Cyr[1], dans l’armée comme lieutenant en second dans un régiment d’artillerie.
Pélissier passe dans le corps d'état-major en 1819.
En 1823, il fait campagne en Espagne, où il comme aide de camp, et mérite les croix de la Légion d'honneur et de Saint-Ferdinand d'Espagne. En 1828, il participe à la campagne de Morée et à cette occasion reçoit la croix de Saint-Louis.
Il prend part à l’expédition en Algérie de 1830 et est promu, à son retour, au grade de chef d'escadron. Après quelques années à l'état-major à Paris, il est envoyé de nouveau en Algérie, en 1844, et commande l'aile gauche française à la bataille d'Isly.Il occupe le poste de chef d'état-major de la province d'Oran avec le grade de lieutenant-colonel.
La dureté de sa conduite après qu’il a étouffé une tribu arabe entière dans le Dahra, près de Mostaganem, où elle avait trouvé refuge le 18 juin 1845, suscite une telle indignation en Europe que le ministre de la Guerre, Soult fait des excuses publiques, mais le maréchal Bugeaud, gouverneur-général de l’Algérie, non content de l’approuver, le nomme au grade de général de brigade jusqu’en 1850 où il est promu général de division.
Le récit de l'enfumade est détaillée dans de nombreux livres, dont ceux de François Maspero, L'Honneur de Saint Arnaud, et de Olivier La Cour Grand Maison, Coloniser, Exterminer: Sur la guerre et l'état colonial, et Assia Djebar, L'Amour, la fantasia. Plusieurs centaines de personnes, guerriers, mais aussi femmes, enfants, vieillards, poursuivies par les troupes du colonel Pélissier, dans le Dhahra, montagnes de l'ouest algérien, entre Ténès et Mostaganem, se réfugient dans des grottes. Pélissier ordonne l'encerclement des grottes, et fait mettre le feu. Il n'y a pas de survivant.
Cette tragédie ne l'empêchera pas pour autant d'être nommé une première fois gouverneur-général de l’Algérie en mai 1851, poste qu'il conserve pendant sept mois.
En mai 1855, il est envoyé en Crimée, où il remplace le maréchal Canrobert comme commandant-en-chef des forces françaises devant Sébastopol.
Son commandement se caractérise par une pression impitoyable sur l’ennemi et une détermination immuable à mener sa campagne hors de toute ingérence parisienne. Sa persévérance est récompensée le 8 septembre avec le succès de l’assaut donné sur Malakoff. Le 12, il est promu maréchal de France.
À son retour à Paris, il est nommé sénateur, fait duc de Malakoff et nanti d’une pension annuelle de 100 000 francs. De mars 1858 à mai 1859, il est ambassadeur de France à Londres, d’où il est rappelé pour prendre le commandement de l’armée d’observation sur le Rhin. Il devient la même année grand chancelier de la Légion d'honneur.
En 1860, il bénéficie du rétablissement du poste de gouverneur-général de l’Algérie, pour lequel il est nommé une seconde fois, fonction qui avait été supprimée seize mois plus tôt au bénéfice d'un éphémère Ministère pour l’Algérie et les colonies.La nomination du maréchal Pélissier fut accueillie avec beaucoup de faveur, aussi bien par l'armée que par les fonctionnaires civils et les colons. Il connaissait bien l'Algérie, où il avait fait toute sa carrière, sauf l'interruption de la guerre de Crimée où il s'était couvert de gloire à Malakoff. Il faisait partie comme capitaine du corps expéditionnaire de 1830; il avait été un des meilleurs lieutenants de Bugeaud, il était à la bataille d'Isly. Doué d'une grande finesse d'esprit, il la dissimulait sous une extrême brutalité de langage et de formes. Il est demeuré célèbre par la hardiesse de ses propos et par son mépris des préjugés. En obtenant le gouvernement général de l'Algérie, il réalisait le rêve de toute sa vie.
Son gouvernement très personnel et trop rigoureux conduira aux émeutes de mars 1864[réf. nécessaire].Malheureusement, si l'on en croit du Barail, il avait beaucoup vieilli : " Alourdi, empâté, somnolent, il s'en remettait au prestige de sa gloire et au souvenir de ses actes passés d'implacable rigueur pour maintenir l'Algérie dans le calme et la soumission. Il n'avait jamais beaucoup aimé le travail et ne l'aimait plus. Les occupations sérieuses le fatiguaient ; il les écartait, cueillait les roses du pouvoir et en dédaignait les épines(HISTOIRE DES COLONIES FRANÇAISES - Tome2 -). Il meurt à son poste le 22 mai de cette même année. Le village Les Libérés militaires, voisin de Mostaganem, est alors rebaptisé Pélissier en son honneur. À l'indépendance, il prendra le nom de Sayada.
Durant sa carrière, il avait été couvert d'honneur et le Pélissier est le premier maréchal du second Empire créé duc.
[modifier] Distinctions
- Légion d'honneur :
- Légionnaire (1823), puis,
- Officier (1830), puis,
- Commandeur (1843), puis,
- Grand officier (1851), puis,
- Grand-croix de la Légion d'honneur (1853) ;
- Ordre royal et militaire de Saint-Louis :
- Médaille militaire (1852) ;
- Médaille de Sainte-Hélène ;
- Chevalier Grand-croix de l'Ordre du Bain ;
- Grand-croix de l'Ordre de Léopold ;
- Grand-croix de l'Ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand (1855) ;
- Grand-croix de l'Ordre Militaire de Savoie (1855) ;
- Grand-croix du Nichan Iftikhar (1858) ;
- Grand-croix de l'Ordre du Lion et du Soleil ;
- Chevalier de 1re classe de l’Ordre du Médjidié.
[modifier] Hommages
Le quartier Pélissier à Rouen, dans le quartier Saint-Clément - Jardin-des-Plantes, hébergeait le 74e régiment d'infanterie
La Société Royale Les Pélissiers de Binche en Belgique porte son nom en l'honneur du Maréchal Pélissier.
[modifier] Armoiries
| Figure | Blasonnement |
| Armes du duc de Malakoff :
Écartelé: au 1, d'azur, à une épée d'or; au 2, d'or, à un palmier de sinople; au 3, d'or, au lion de gueules, couronné du même; au 4, d'azur, à la croix alésée d'argent. Au chef de gueules, brochant sur l'écartelé et semé d'étoiles d'argent. Sur le tout d'argent à une couronne murale de sable, ch. sur le cercle du mot SEVASTOPOL en lettres d'or, et sommée de trois drapeaux flottants, anglais, français et piémontais[2],[3]. |
[modifier] Notes et références
- Entré le 25 août 1814.
- http://www.heraldica.org
- Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, 1861, 1171 p. [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)], et ses Compléments sur http://www.euraldic.com
[modifier] Bibliographie
- Hippolyte Castille, Portraits historiques au dix-neuvième siècle : Le maréchal Pélissier, duc de Malakoff, E. Dentu, 1859, 59 p. [lire en ligne] ;
[modifier] Chronologies
- Naissance en 1794
- Naissance en Seine-Maritime
- Personnalité normande
- Élève du Prytanée national militaire
- Élève de l'École spéciale militaire de Fontainebleau
- Maréchal de France
- Conquête de l'Algérie
- Gouverneur de l'Algérie
- Guerre de Crimée
- Duc français du XIXe siècle
- Grand-croix de la Légion d'honneur
- Grand chancelier de la Légion d'honneur
- Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis
- Titulaire de la médaille militaire
- Grand-croix de l'ordre de Léopold
- Chevalier grand-croix de l'ordre du Bain
- Sénateur du Second Empire
- Ambassadeur français
- Décès en 1864
- Armée d'Afrique
- Titulaire de la médaille de Sainte-Hélène