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Vendières

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Vendières
Vendières
Vue sur Vendières.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Charly-sur-Marne
Maire
Mandat
Christian Verlaguet
2020-2026
Code postal 02540
Code commune 02777
Démographie
Population
municipale
133 hab. (2021 en diminution de 19,88 % par rapport à 2015)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 18″ nord, 3° 26′ 52″ est
Altitude Min. 102 m
Max. 209 m
Superficie 12,36 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Essômes-sur-Marne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Vendières
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Vendières
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Vendières

Vendières est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie

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Vendières est située dans le département de l'Aisne, à vol d'oiseau à 78,5 km au sud de la préfecture de Laon[1], et à 19,5 km au sud de la sous-préfecture de Château-Thierry[2]. Elle se trouve à 80,5 km à l'est de Paris[3].

La commune est limitrophe avec le département de Seine-et-Marne et avec cinq communes, L'Épine-aux-Bois (1,5 km), Dhuys-et-Morin-en-Brie (3,1 km), Montdauphin (2,7 km), Viels-Maisons (4,5 km) et Verdelot (5,8 km)[4].

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 740 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Blesmes à 19 km à vol d'oiseau[7], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 713,0 mm[8],[9]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

Au , Vendières est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[12]. Cette aire, qui regroupe 1 929 communes, est catégorisée dans les [13],[14].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,9 %), prairies (14,9 %), forêts (13,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %)[15].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Venderæ ; Venderie (1110) ; Grangia de Vanderiis (1210) ; Vendires, Vendières-dessous-Montmirail (1337) ; Vandières (1710) ; Vendiers, Vendierre (1745) ; Vandière[16].

Le nom remonte au VIe siècle et il est envisageable de considérer que le sens de ce toponyme pourrait être mixte, constituée de la racine gauloise vendo-/vindo « blanc » et « saint » suivi d'un suffixe à priori latin -aria[17]. *vindaria serait alors le « lieu blanc » ou le « lieu saint », lieu défriché dans les bois qui apparait donc clair. Cette situation peut s'expliquer par l'importance très grande du mot vindos en gaulois qui est surreprésenté en toponymie[Note 2].

Vendières est un village très ancien, appelé Vinderia[18] sous Rome.

Au VIe siècle, il fut donné à Théodoric - fils de Clovis - à Saint Rémi, archevêque de Reims.

Dès 1110, la paroisse de Vendières appartenait aux moines de l'abbaye de Saint-Jean-des-Vignes de Soissons.

Au XVIe siècle, Nicolas Colbert, le père du ministre des finances et secrétaire d'État, était seigneur de Vendières. La ferme de Courbetin lui appartenait.

En 1783, à l'exception du hameau de Courbetin, toute la paroisse de Vendières appartient au marquis de Courtanvaux, seigneur de Montmirail. Le hameau de Courbetin est sous la seigneurie de M. Chapon.

Le , pendant la bataille de Montmirail, 2 villages de la commune furent l'enjeu de violents combats. En effet, la gauche de l'armée française défendait le « village de Pomesson » tandis que la gauche de l'armée Alliées était au « village de Blessine ». Une division Russe eut quelque succès contre la gauche de l'armée Française, en s'emparant « village de Pomesson », mais le général Ricard reprit définitivement ce village, et les Russes chassés furent obligés de s'enfuir dans la forêt de Nogent[19].

En 1843, c'est le petit-fils de M. Chapon, le comte Auguste de Colbert, qui devient propriétaire de la ferme de Courbetin.

En , durant la guerre franco-allemande, Jules Leroy, instituteur de Vendières est fusillé à Chalons-en-Champagne, par les Prussiens, avec un ouvrier nommé Chéron, accusés d'avoir tous deux secondé la défense nationale.

Politique et administration

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Découpage territorial

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La commune de Vendières est membre de la communauté de communes du Canton de Charly-sur-Marne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Charly-sur-Marne. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[20].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Château-Thierry, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[12]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Essômes-sur-Marne pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[12], et de la cinquième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[21].

Administration municipale

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avril 1953 juin 1995 Jovart Charles   Maire de Vendières (42 années de mandat). Puis,

Maire honoraire de Vendières par arrêté préfectoral de l'Aine en date du 21 septembre 1995.

juin 1995 mars 2001 Robin Francois    
mars 2001 mai 2020 Guy Marion DVD Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[22],[23]
mai 2020 En cours
(au 14 juillet 2020)
Christian Verlaguet    

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2021, la commune comptait 133 habitants[Note 3], en diminution de 19,88 % par rapport à 2015 (Aisne : −2,08 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
457398485362409467441423430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
410409401352358366335345319
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
294275268264271239224222203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
166146128123121123135131150
2014 2019 2021 - - - - - -
161142133------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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  • L'église Saint-Jean-Baptiste et sa poutre de Gloire datée de 1627.
  • Le médaillon de Colbert se situe actuellement dans la salle polyvalente. Il se trouvait dans le pavillon du château de Courbetin.
  • L'ancien presbytère sur cave - XVIIe siècle.
  • La ferme de Courbetin - XVIIe siècle - avec un logis à tourelle carrée et des contreforts.
  • Le pavillon de Colbert - XVIIIe siècle - au hameau de Courbetin : construction sur caves.
  • Les moulins au hameau de Villiers sur l'Eau et l'Oie, dont l'un marchait encore au milieu du XXe siècle.

Personnalités liées à la commune

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  • Annick Jovart mécène de l'Eglise de Vendières.
  • Le tondeur de moutons Lefèvre Jean-Luc vécu et exerça son activité durant 34 ans.
  • La pianiste Nadia Tagrine y est inhumée.

Notes et références

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  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Du celtique commun °uindos « blanc » (cf. ancien irlandais find, gallois gwynn, ancien cornique guyn « blanc », ancien breton guinn « blanc, lumineux », breton moderne gwenn « blanc ») < indo-européen °wi-n-d-no-, littéralement « clairement visible ».
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. « Orthodromie entre "Vendières" et "Laon" »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  2. « Orthodromie entre "Vendières" et "Château-Thierry" »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre "Vendières" et "Paris" »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  4. Lion1906, Vendières, consulté le 8 avril 2016 - Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  7. « Orthodromie entre Vendières et Blesmes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Blesmes » (commune de Blesmes) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Blesmes » (commune de Blesmes) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  12. a b c et d Insee, « Métadonnées de la commune ».
  13. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. Auguste Matton, Dictionnaire topographique de l’Aisne, Paris, (lire en ligne), p. 286.
  17. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 699.
  18. Histoire de Thionville par GF Teissier
  19. Émile Simond : Historique des nouveaux régiments créés par la loi du page 28
  20. « communauté de communes du Canton de Charly-sur-Marne - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur banatic.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur politiquemania.com (consulté le ).
  22. Préfecture de l'Aisne, consulté le 17 février 2014.
  23. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le ).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.

Liens externes

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