Marie Marvingt

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Marie Marvingt
Marie Marvingt in Deperdussin aeroplane 1912.jpg
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Plaque commémorative de Marie Marvingt sur la Place de la Carrière à Nancy.

Marie Félicie Élisabeth Marvingt, née le à Aurillac (Cantal) et morte le à Laxou (banlieue de Nancy, en Meurthe-et-Moselle), est une pionnière de l'aviation, inventrice, sportive, alpiniste, infirmière et journaliste française.

Surnommée « la fiancée du danger », elle se fait connaître avant la Première Guerre mondiale par ses multiplies exploits sportifs dans des sports plus ou moins à risques comme l'alpinisme, le cyclisme, le tir sportif, la natation et de nombreux autres sports, notamment d'hiver. Officieusement, elle est la première femme à terminer le Tour de France, en 1908, après avoir essuyé le refus des organisateurs. La découverte des sports de l'air est une révélation : aéronaute puis aviatrice, elle est l'une des premières femmes à voler seule et la première à avoir traversé la mer de la Manche du continent vers l'Angleterre en 1909. L'année suivante, elle établit le premier record de la coupe Femina.

Ambassadrice de l'aviation sanitaire, elle conçoit un prototype d'avion-ambulance qu'elle ne réussit à construire avant la Première Guerre mondiale. Lors de ce conflit international, elle s'invite à deux bombardements avant de se voir émettre le refus officiel de l'armée. Elle retourne à Nancy où elle devient infirmière et correspondante de guerre. Autorisée à revenir sur le front comme poilu, Marvingt y reste 47 jours déguisée en homme avant d'être démasquée. La sportive utilise alors ses talents skieuse dans les Dolomites sur le front italien où elle aide à l'évacuation des blessés.

Après la Grande Guerre, Marie Marvingt reste journaliste et part vivre au Maroc où elle crée le premier lieu de formation des infirmières pilotes d'avions sanitaires et reçoit la médaille de la Paix. Elle fait partie de ce service pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle elle invente un nouveau type de suture chirurgicale minimisant le risque d'infection sur le champ de bataille. Elle continue le cyclisme et prépare son brevet de pilote d'hélicoptère.

Elle est la femme la plus décorée de l'histoire de France, comptabilisant trente-quatre décorations, dont la Légion d'honneur et la Croix de guerre avec palmes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et éducation[modifier | modifier le code]

Portrait en noir et blanc d'une femme portant un chapeau.
Portrait de Marie Marvingt au début du XXe siècle.

Marie Marvingt naît à Aurillac le [1],[2]. Son père Félix-Constant Marvingt (1827-1916) et sa mère Élisabeth Brusquin Pallez (1840-1889) se sont rencontrés à Metz avant de se marier à Paris en 1861[f 1]. Le couple vit à Metz jusqu'à ce que la ville tombe sous le contrôle de l'Empire allemand en 1870, ils partent alors habiter en Auvergne où naît leur fille Marie[f 1]. Les trois premiers enfants du couples, Louis, Charles et Eugène, sont tous morts dans leur petite enfance[f 1]. Le cinquième et dernier enfant de la famille, lui aussi prénommé Eugène, son cadet de trois ans, a une santé fragile[f 1]. Postier, le père de famille est passionné de sports[f 1]. Il décide d'initier sa fille, et ce, dès son plus jeune âge, aux disciplines sportives qu'il aurait normalement enseignées à ses garçons[3].

La jeune Marie débute le sport très tôt par la natation, elle dit avoir appris à nager en même temps qu'elle a appris à marcher[f 2],[p 1]. Alors qu'elle a quatre ans, elle nage plusieurs kilomètres quotidiennement dans la rivière Jordanne[f 2]. Partenaire d'aventures de son père, Marie Marvingt apprend avec lui les activités sportives une à une, sans concession, de l'escalade au billard[f 2].

En 1880, la famille Marvingt retourne en Lorraine, dans l'Empire allemand, probablement à cause des problèmes de santé d'Élisabeth, pour qu'elle se rapproche de sa famille restée à Metz[f 2]. Marie y découvre l'enseignement dans une école dirigée par deux sœurs, les Desmoiselles Daurès[f 3]. Elle apprend l'allemand à l'école et parle français à la maison[f 4],[4]. L'une des sorties scolaires consiste à assister au spectacle d'un cirque[f 5]. Intriguée par cet univers, elle supplie son père de prendre des leçons au cirque jusqu'à ce qu'il accepte[f 5]. Elle suit une formation de funambule, trapéziste, jongleuse et cavalière avec le cirque de Rancy[f 5],[5]. Ces activités lui permettent de devenir une gymnaste accomplie[f 5].

Sa mère Élisabeth meurt en [4],[5]. La famille s'installe alors à Nancy, au no 8 de la place de la Carrière[f 6]. Outre l'équitation apprise au cirque, la jeune Marie apprend le vélo et scandalise les habitants de la commune de Nancy, peu habitués à voir une femme à bicyclette et encore moins une enfant[p 1]. Son père, désormais retraité, s'implique totalement dans l'entraînement de sa fille[f 4]. Elle réalise ses premiers exploits, réalisant à quinze ans le trajet de Nancy à Coblence en canoë[4]. En 1897, un nouveau drame touche la famille Marvingt, Eugène meurt d'une attaque cardiaque à l'âge de 19 ans[f 4]. Sa sœur s'investit encore plus dans l'entraînement et la compétition sportifs[f 4].

En 1899, elle devient l'une des premières femmes titulaires du certificat de capacité pour conduire des automobiles[note 1],[5]. Elle participera plus tard à plusieurs courses automobiles dans le Sahara[6].

Elle obtient également une licence de lettres[2] et s'inscrit dans plusieurs facultés[p 2]. Elle étudie la médecine et le droit, apprenant au passage à parler quatre langues ainsi que l'espéranto et obtenant son diplôme d'infirmière de la Croix-Rouge[p 3].

Marvingt dort quatre à cinq heures par jour seulement et prévoit son emploi du temps à l'avance pour s'organiser plus facilement[p 4]. Elle refuse catégoriquement de se marier ou de devenir mère[7]. Dans son temps libre, elle rédige et publie des poèmes sous le pseudonyme de Myriel[8].

Pionnière d'avant-guerre[modifier | modifier le code]

Sportive accomplie[modifier | modifier le code]

En 1904, elle participe à sa première course cycliste, de Nancy à Bordeaux[p 4]. Elle prend part l'année suivante à une autre grande course routière : Nancy-Milan, puis à Nancy-Toulouse en 1906[note 2],[p 1],[p 5]. Les femmes n'étant pas autorisées à porter un pantalon et le pédalage s'avérant complexe en jupe, elle invente la jupe-culotte pour améliorer ses performances[5]. En 1908, elle pose sa candidature pour participer au Tour de France cycliste. Devant le refus des organisateurs, elle fait le même parcours que les hommes, en prenant le départ quelques minutes après eux[3],[9]. La Lorraine de 33 ans parvient à terminer la compétition, comme 36 des 114 compétiteurs hommes[p 4].

Nageuse, elle est la première Française à accomplir les 12 km de la traversée de Paris à la nage, en , se classant quinzième au général et troisième féminine dans un temps de h 11 min 23 s, en deçà du précédent record d'Annette Kellermann battu cette même année par la Suisse Marthe Robert[note 3],[p 6],[p 7],[p 8]. En , elle remporte la traversée de Toulouse dans un temps de h 26 min 50 s, devançant ses plus proches poursuivantes de plus de trois minutes[p 9].

Marie Marvingt s'illustre aussi dans de nombreux sports d'hiver. En , elle fait l'ascension de l'aiguille du Grépon et de l'aiguille des Grands Charmoz en compagnie des guides Edouard et Gustave Payot dans une même expédition de dix-huit heures[p 4],[p 10],[p 11]. Cet exploit — elle est la première femme à accomplir cette traversée, notamment l'escalade de la réputée difficile aiguille du Grépon — lui permet d'être nommée comme l'une des pionnières de l'alpinisme français dans un article du magazine français Femina en [p 11]. Elle a également gravi la Dent du Géant, la Dent du Requin, le Mont Rose, la Jungfrau, les aiguilles Rouges, le Wetterhorn ou encore l'aiguille du Moine[p 1],[p 10],[p 12]. Entre 1908 et 1910, elle remporte plus de vingt médailles d'or à Chamonix dans différentes disciplines : en ski, patinage artistique et patinage de vitesse, au concours de sauts ou encore en gymkhana sur glace[p 13],[p 14],[p 15],[p 16],[10]. Le , elle remporte la première compétition féminine de bobsleigh à Chamonix, au cours de la Coupe Léon Auscher[p 4].

Marie Marvingt est célèbre pour sa polyvalence et ses nombreux talents. Décrite comme la « première sportswoman du monde », elle reçoit la grande médaille d'or de l'Académie des sports en 1910[p 1],[p 3]. Il s'agit de la première et dernière fois que l'Académie distribue un prix « toutes disciplines »[4]. Dans l'édition du de Lectures pour tous, Armand Rio la surnomme la « fiancée du danger ». Dans L'Univers du , l'abbé Delfour loue ses multiples talents : « Natation, cyclisme, alpinisme, aéronautique, aviation, équitation, gymnastique, athlétisme, escrime, jeux d'adresse, il n'est pas un sport où elle ne brille, et presque toujours au premier rang »[p 17]. En 1907, elle obtient le prix d'honneur de tir au fusil de guerre à 300 mètres et de tir à la carabine Flobert à des concours organisés par le ministère de la Guerre[p 4].

Doyenne des aviatrices[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'une femme à bord d'un ballon à air, entourée de nombreux hommes portant des chapeaux.
Mlle Marvingt au décollage du Grand prix de l'Aéro-Club de France en juin 1910.

Marie Marvingt effectue son premier vol accompagné en ballon libre en 1901[3]. Elle obtient son brevet de pilote de ballon libre (no 145) la même année[p 1],[5],[p 18]. Son premier vol en solo se fait le . Cette nouvelle passion lui fait abandonner toutes les autres disciplines, à l'exception des sports d'hiver[p 1]. En 1910, elle gagne le premier prix du concours de distance de l'Aéro Club de l'Est avec un vol en aérostat de Nancy à Neufchâteau[p 4],[p 19].

Le , elle devient la première femme à piloter un ballon à travers la mer du Nord et la Manche vers l'Angleterre[note 4],[p 21]. Son ballon, L'Étoile filante, décolle du parc de la Pépinière à Nancy[p 4]. L'aéronaute française, qui est accompagnée par Émile Garnier, n'a d'abord nullement l'intention d'atterrir en Angleterre mais, emportée par le vent vers la Hollande et encouragée par le beau temps, choisit avec son partenaire de traverser la mer du Nord[p 21],[p 22],[p 23]. La sortie de 720 km dure quatorze heures et est très périlleuse : à 2 500 mètres d'altitude, la neige tombe sur le ballon, obligeant les passagers à se délester[p 23]. Retombée au sol, la nacelle touche l'eau à cinquante-deux reprises au cours de la traversée et retrouve assez d'altitude avant la côte pour éviter les falaises de la côté anglaise[2],[p 23]. En pleine nuit, les deux aéronautes essaient d'atterrir lorsque la nacelle toucha des arbres et fit tomber Marie Marvingt au sol[p 21],[p 23]. Accueillie par des habitants pour la nuit, elle déclare le lendemain garder un bon souvenir de ce périlleux voyage[p 21].

En décembre, elle effectue ses premiers vols en avion, d'abord sans décoller de la piste[p 4],[p 24]. Élève à Mourmelon d'Hubert Latham, elle connaît dans son apprentissage ses premiers remous en l'air et atterrissages violents[p 25]. Elle vole également avec Charles Wachter, frôlant la collision avec un biplan, ou encore Alexandre Laffont, son dernier professeur avec qui elle conduit entièrement l'avion[p 25]. Le , Marie Marvingt pilote seule pour la première fois son aéroplane monoplan Antoinette[p 25].

En , sur son Antoinette et sous la direction d'Hubert Latham, Marie Marvingt passe les trois épreuves du brevet de pilote aviateur à Mourmelon, évoluant à soixante mètres d'altitude avec une grande régularité, effectuant un vol d'un quart d'heure sur la campagne puis descendant en vol plané[p 26]. Elle devient officiellement titulaire du brevet de pilote no 281 de l'Aéroclub de France le [11]. Elle devient à cette occasion la troisième femme au monde à obtenir son brevet de pilote après Élisa Deroche (no 36) et Marthe Niel (no 226)[note 5],[p 28]. Elle est la seule femme au monde à posséder son brevet de pilote pour le monoplan Antoinette et à avoir piloté seule un avion[4],[p 4].

Une femme portée en triomphe par plusieurs hommes fait la couverture d'un magazine intitulé La Vie au Grand Air.
Marie Marvingt en couverture de l'hebdomadaire La Vie au Grand Air pour avoir réussi un vol de durée de 53 minutes.

Le , elle établit le premier record féminin de durée de vol avec 53 minutes, établissant par cet exploit la première marque de la Coupe Femina[p 29],[p 30],[p 31]. Dans un froid glacial, elle réalise quinze tours d'une boucle de trois kilomètres avant d'être forcée d'atterrir par un problème moteur[p 32]. Cette performance lui permet de faire la une du magazine La Vie au Grand Air, portée en triomphe par ses amis[p 33]. Elle ne détient ce record que quelques jours, Hélène Dutrieu lui ravit la tête avec un vol d'h 9 au début du mois de décembre[p 34]. Motivée par cette concurrence, Mlle Marvingt fait poser un réservoir plus grand sur son monoplan, qui pourrait lui permettre de voler quatre heures[p 34]. Elle fait une nouvelle tentative dans les derniers jours de l'année civile mais échoue à cause du mauvais fonctionnement de son moteur[p 35]. De plus, Marvingt casse son hélice à l'atterrissage, l'obligeant à d'importantes réparations qui l'empêchent de s'y essayer de nouveau dans le temps imparti[p 36],[p 37].

En , l'aviatrice lorraine occupe une pleine page dans le magazine La Vie au Grand Air pour être tombée dans un jeu de boules après un accident lors d'un meeting à Saint-Etienne[p 38]. Peu refroidie par cette accident, l'aviatrice multiplie les vols aux commandes d'un avion Deperdussin Monocoque[p 39]. Elle cumule 717 vols de à sans la moindre casse[p 39]. Dans le même temps, elle fait quatorze ascensions en sphérique dont l'une de Paris à Bruxelles et une autre de Paris à Mars-la-Tour, donnant le baptême de l'air à 32 néophytes[p 39].

Le , elle subit un accident alors qu'elle effectue un vol de routine vers Reims[p 12]. Son avion, pris dans le brouillard, la force à atterrir[p 12]. Alors qu'elle trouve un champ sur lequel se poser à Machault, son châssis se bloque dans la boue et l'appareil se renverse[p 12],[p 40]. Dans une lettre au journaliste Frantz Reichel, l'aviatrice écrit un mois après l'accident :

« Une fois de plus je reste la fiancée du danger, mais le mariage n'a pas été loin... [...] Mon casque était complètement enfoncé dans la terre, mon visage baignait dans le sang. Écrasée sous la masse de mon appareil, je respirais difficilement. Heureusement qu'avec ma main gauche, je pus creuser la terre près de ma bouche pour me permettre d'aspirer un peu d'air[p 12]. »

Après avoir été coincée près de 35 minutes sous la coque d'avion[p 40],[p 41], l'aviatrice est dégagée par plusieurs cultivateurs se trouvant dans les environs et s'en sort sans fracture, avec un visage lacéré, y compris une artère faciale[p 12],[p 40]. Soignée à la clinique Gueillot, elle en garde des cicatrices au visage et son rétablissement dure un mois[note 6],[p 12]. Il s'agit de son premier accident en deux ans[p 12]. Il est estimé qu'elle a fait environ 900 vols sans accident avant la déclaration de la Première Guerre mondiale qui met fin à sa carrière d'aviatrice sportive[p 1],[8].

Inventrice dans l'aviation sanitaire[modifier | modifier le code]

Dessin d'un homme et d'une femme portant des soins à un blessé, devant un avion aux ailes affichant une croix rouge.
Dessin d'Émile Friant représentant Marie Marvingt et son projet d'ambulance aérienne, 1914.

En 1910, le Dr Duchaussoy, fondateur de l'association des Dames françaises de la Croix-Rouge, propose un prix pour la réalisation d’un avion-ambulance[12]. Marie Marvingt conçoit un prototype avec l'ingénieur Louis Béchereau et ils commandent deux modèles à Armand Deperdussin[4]. En 1912, Duperdussin est accusé de détournement des fonds de son entreprise, la société de production des aéroplanes Deperdussin et le projet n'aboutit pas[8],[12].

En , Mlle Marvingt soumet son projet à la direction de l'aéronautique militaire et obtient son approbation[p 43]. Elle public et expose donc les plans de son avion-ambulance au salon de l'aviation[p 4],[p 43]. Elle parcourt la France et fait une tournée de conférences pour promouvoir la création d'avions de secours portant sur leurs ailes l'emblème des ambulances de la Croix-Rouge et recueillir les fonds nécessaires pour mener à bien le projet qu'elle considère comme « son plus cher désir de Française »[p 43],[p 44],[p 45].

Sa causerie, intitulée « Deux heures dans les airs », illustrée de nombreuses projections d'images et de films, connaît un grand succès[p 46]. Elle lui permet de recueillir plus de 21 000 des 36 000 F nécessaires pour construire le premier avion-ambulance[p 45]. Le ministre de la Guerre Eugène Étienne s'intéresse à son projet[p 43]. Le poète Émile Hinzelin y consacre un poème :

« Pour le suprême effort des combats nécessaires,
Aux avions français, il a poussé des serres.
Une exquise Lorraine au vaillant cœur voulut
Que l'oiseau de combat fût l'oiseau de salut
Et que, portant secours au blessé qui succombe
L'aigle miraculeux se changeât en colombe.[p 43] »

Marie Marvingt n'arrive pas à mener à bien ce projet avant le début de la Première Guerre mondiale.

Aviatrice, infirmière et poilu de la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Une femme déguisée en poilu, arme à la main, dans les tranchées de la Première Guerre mondiale.
Marie Marvingt dans les tranchées lors de la Première Guerre mondiale.

Au cours de la Première Guerre mondiale, Marie Marvingt tient à s'engager dans l'aviation française. Pour appuyer sa demande, elle souligne le fait que l'armée russe accepte les femmes[p 1],[p 4]. Alors que l'administration ne répond pas à ses démarches, elle n'attend pas et participe à deux bombardements aériens au-dessus de la base aérienne 128 Metz-Frescaty[13],[14], ce qui lui vaut d'obtenir la Croix de guerre 1914-1918[3]. Cependant, elle n'a participé que pour remplacer un pilote blessé et n'intègre finalement pas les corps aériens de l'armée[15].

Après sa participation aux deux bombardements, l'armée lui fait part de son refus officiel[p 1]. Ses études en médecine lui permettent de devenir infirmière-major et d'assister un chirurgien réputé à Nancy[p 1],[p 18]. Elle vit et fait le récit dans plusieurs journaux des réguliers bombardements sur la ville[p 18],[p 47]. Après deux années et demi à ses côtés, Marie Marvingt décide de retourner sur le front[p 1]. Elle se déguise en homme pour se rendre sur le front[2]. Elle intègre alors le 42e bataillon de chasseurs à pied sous le nom de Beaulieu[3].

Quelques mois plus tard, après 47 jours cumulés en première ligne, son identité est démasquée lors de la remise d'un pli à l'un de ses cousins, colonel d'un régiment[p 1]. Elle doit quitter le front et est personnellement autorisée par le maréchal Foch à rejoindre le 3e régiment des chasseurs alpins en tant qu'infirmière et correspondant de guerre aux Dolomites, sur le front italien[4],[p 1],[3],[p 48]. Elle y évacue alors régulièrement les blessés en ski[5].

Journaliste et conférencière[modifier | modifier le code]

Après la Première guerre mondiale, Marvingt poursuit son travail de journaliste et devient officier de santé des armées au Maroc.

En , Marvingt fixe un record de marche avec une randonnée de 57 kilomètres dans les Alpes-Maritimes[p 4].

Elle s'investit ensuite pleinement dans l'aviation sanitaire. Au début des années 1920, Marie Marvingt multiplie les conférences en Afrique, à Tunis, en Algérie, au Maroc, à Dakar et en Afrique du Sud, devant des élèves d'écoles ou devant le grand public[p 49],[p 50]. Déléguée de la Ligue Aéronautique de France, elle a entre autres pour objectifs de recruter de nombreux adhérents sur le continent et de vendre des appareils français[p 50]. La « fiancée du danger » en profite pour étudier l'Afrique du nord en vue de conférences à son retour en France[p 50].

En 1929, elle organise le premier Congrès international de l'aviation sanitaire. L'année suivante, elle se rend en Grèce à l'occasion des fêtes de Delphes et fait une quinzaine de conférences à travers le pays[p 51]. Le quotidien Le Figaro considère que « L'aviation en général, l'aviation de tourisme et l'aviation sanitaire n'ont pas de meilleure propagandiste que l'aviatrice française — une des premières aviatrices du monde entier — Mlle Marie-Marvingt »[p 51]. Elle accompagne ses conférences de démonstrations de vol[p 51]. Son voyage entraîne la création d'un comité hellénique d'aviation sanitaire insulaire par le premier ministre Elefthérios Venizélos[p 51]. Au cours de sa vie, on estime qu'elle a donné plus de 3 000 conférences sur le sujet de l'aviation sanitaire[4].

Au début des années 1930, Mlle Marvingt poursuit ses conférences dans le milieu scolaire avec une causerie intitulée « Vingt et un ans d'aviation »[p 52]. En 1931, elle crée le Challenge « Capitaine Echeman » en l'honneur de Paul Echeman, mort le lors d'un atterrissage manqué, récompensant la meilleure transformation d'avion en avion sanitaire[5],[p 53]. Le trophée est réalisé par le sculpteur Jules Déchin et représente le dessin d'Émile Friant représentant l'aviatrice donnant ses soins à un blessé en 1914[p 53]. Le premier prix est attribué au Potez 42 et au Breguet 284 T, ex æquo[p 54].

En 1934, Marie Marvingt réalise un voyage d'études et de propagande aéronautique de dix-neuf mois au Maroc[p 53]. Elle y écrit, réalise et tourne le film Les Ailes qui sauvent, dans lequel elle apparaît[5],[p 53]. Elle présente son film documentaire et touristique à Paris le dans la salle du cinéma l'Auto en présence du ministre de l'Air Victor Denain[p 55]. Ses travaux sur le service sanitaire, dont la création d'une formation correspondant au service sanitaire aérien dont elle devient de fait la première diplômée, lui valent de recevoir la médaille de la Paix du Maroc[5]. Le , elle devient chevalier de la Légion d'honneur[p 56]. Marvingt rapporte de ce voyage plus de cinq cents clichés photographiques[p 53]. Autorisée à suivre la colonne de pacification aux portes de la Mauritanie, elle est la première femme européenne à entrer à Tindouf et dans dix-sept autres centres[p 53]. Elle y invente un ski métallique qui lui permet de skier sur les dunes du désert saharien[p 57]. Son invention a peu de retentissement jusqu'à ce que les forces françaises s'en inspirent pour les atterrissages d'avion sur la neige[4].

Journaliste, elle écrit de nombreux papiers dans les quotidiens français comme un compte-rendu du baptême de l'air du cardinal Luçon pour l'Excelsior en 1928[p 58], d'un concours de vol à voile dans la Rhön pour ce même Excelsior[p 59], un portrait d'Isadora Duncan pour Comœdia en 1936[p 60] ou encore un billet sur la tragique disparition d'Amelia Earhart pour L'Intransigeant l'année suivante[p 61].

De la Seconde Guerre mondiale à la mort dans un relatif anonymat[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Marvingt travaille comme infirmière de l'air. Elle invente un nouveau type de suture chirurgicale qui permet de recoudre les blessures plus rapidement sur le champ de bataille pour éviter les infections[4]. En 1939, elle vit temporairement à Sainte-Alvère en Dordogne où elle fonde un centre de convalescence pour les aviateurs blessés[16].

N'ayant pas travaillé, Marie Marvingt n'a pas le droit à une pension de retraite et connaît la pauvreté[17]. Elle vit de ses conférences mais en fait de moins en moins, et de son métier d'infirmière, elle continue à faire des piqûres[17].

En 1949, Marvingt devient officier de la Légion d'honneur[14],[p 62].

Le , elle reçoit le grand prix Deutsch de la Meurthe de la Fédération nationale d'aéronautique à la Sorbonne pour son œuvre dans l'aviation sanitaire[4]. Le , pour son 80e anniversaire, le gouvernement américain lui offre un vol au-dessus de Nancy à bord d'un chasseur supersonique, le McDonnell F-101 Voodoo[18], depuis la base aérienne 136 Toul-Rosières.

En 1957, elle reçoit la médaille du service de santé de l'air[p 2].

En 1959, elle passe son brevet de pilote d'hélicoptère[2]. En 1960, âgée de quatre-vingt-cinq ans, elle pilote le premier et seul hélicoptère à réaction du monde, le Djinn[19]. Au cours de sa vie, elle bat un total de dix-sept records en tant que pilote[p 28].

En 1961, à l'âge de 86 ans, elle fait le trajet de Nancy à Paris en vélo, pédalant dix heures par jour[p 63].

Elle meurt le dans un hospice à Laxou, dans un relatif anonymat[3]. Cette faible reconnaissance dans ses dernières heures peut s'expliquer par plusieurs facteurs : elle est morte à un âge avancé dans des circonstances quelconques, les records féminins étaient peu reconnus à son époque, ou encore le fait qu'elle n'ait pas gagné beaucoup d'argent, n'étant payée que pour son travail de journaliste[3]. Elle est inhumée au cimetière de Préville à Nancy[20].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Avec 34 médailles et décorations, Marie Marvingt est à sa mort la femme la plus décorée de France[p 28]. Elle reçoit sa première distinction d'importance en  : l'Académie des sports lui octroie sa grande médaille d'or pour tous les sports[p 28],[p 64].

Postérité[modifier | modifier le code]

L'héritage de Marie Marvingt est le plus présent dans sa région d'adoption, la Lorraine, où les hommages se multiplient. À Nancy où elle grandit ensuite et dans la banlieue de cette ville, plusieurs bâtiments publics portent son nom, notamment une école primaire à Vézelise, une école maternelle à Saint-Nicolas-de-Port, un gymnase et un lycée à Tomblaine, un gymnase à Villers-lès-Nancy ainsi qu'un gymnase à Ludres. Une plaque lui rend hommage à la Place de la Carrière de Nancy. La 41e promotion (2014-2015) des élèves-stagiaires de l'Institut régional d'administration de Metz a choisi de porter le nom de Marie Marvingt. En , le département de Meurthe-et-Moselle expose l'ancienne bicyclette Zéphirine de la sportive, prêtée par le Comité Marie-Marvingt, symbole d'une « femme libre, aventurière, engagée »[21],[22].

Dans sa ville de naissance, Aurillac, un gymnase municipal depuis le , une rue depuis le et un aéro-club portent son nom[23],[24]. Une exposition permanente lui y est dédiée en tant que personnage emblématique de la ville[23]. En 2013, une conférence s'y est tenue pour faire partager ses exploits[25].

De multiples autres villes à travers la France ont nommé un bâtiment public du nom de Marie Marvingt : une salle de réunion du Secrétariat général aux affaires régionales à la Préfecture de région Auvergne-Rhône-Alpes de Lyon ; une école maternelle à Issy-les-Moulineaux, ville pionnière de l'aviation ; un collège situé à côté de l'aérodrome de Tallard ou encore un gymnase à Villebon-sur-Yvette. La première école de La Rochelle portant le nom d'une femme porte le sien depuis 2018[26]. Plusieurs rues portent son nom à Nancy, Aurillac, Reims, La Ville-aux-Dames, Strasbourg, Épinal, Angers, Ludres, Jarville-la-Malgrange et Maxeville par exemples.

Timbre représentant une femme aviatrice, un avion du début du XXe siècle, sur lequel sont inscrit le prix de 5,00 € et le nom de Marie Marvingt.
Timbre commémoratif de la Poste française de 2004 en l'honneur de l'aviatrice.

En 2004, la Poste française émet un timbre en son honneur[27],[28]. En 2016, une plaque est apposée à sa mémoire sur le mur de la maison où elle a vécu à Sainte-Alvère en Dordogne pendant la Seconde Guerre mondiale[29].

En 2014, la 5e édition du Festival du film de montagne et d'exploration rend hommage à cette exploratrice qui a été la première femme à gravir la Dent du Géant, dans le massif du Mont-Blanc, en 1903[30].

En , elle intègre à titre posthume le International Women's Sports Hall of Fame (en)[6].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Les Ailes qui sauvent, 1949.
  • Sauvés par la colombe, 1950.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En France, le certificat de capacité ne devient « permis de conduire » qu'en 1922.
  2. Dans sa biographie de Marie Marvingt, Rosalie Maggio indique même qu'elle aurait remporté ces trois courses. Cependant, aucune source de presse d'époque, de 1904 à la Première Guerre mondiale, n'évoque ni les performances de Marie Marvingt, ni les compétitions de cyclisme en question au départ de Nancy. L'on retrouve trace de ces performances que dans les coupures de presse des années 1920, soulevant des doutes sur leur véracité.
  3. Certains médias reprennent ultérieurement le temps de h 8, inférieur à l'édition de L'Auto du lendemain de l'épreuve, et la date erronée de 1907, tous deux présents sur la fiche récapitulant les exploits de la sportive[p 5].
  4. La mer du Nord a déjà été traversée dans l'autre sens, de Londres vers le continent, par deux femmes : Griffith Brewer (en) et Charlotte Nellie aussi nommée lady Harbord[p 20].
  5. Après la mort d'Élisa Deroche en 1919 et de Marthe Niel en 1928, Marie Marvingt est présentée dans la presse quotidienne comme la « première aviatrice française », à tort[p 27].
  6. Début février, elle fait avec plusieurs des élèves de son école de ski le trajet entre Chamonix et Briançon en passant par Mégève via le pic de Rochebrune, Sion, le mont d'Arbois ou encore le col du Mont-Joli[p 42].

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

(en) Marie Marvingt, Fiancee of Danger (2018) 
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  2. a b c et d Maggio 2018, p. 8.
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  5. a b c et d Maggio 2018, p. 10.
  6. Maggio 2018, p. 11.

Périodiques d'époque[modifier | modifier le code]

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  5. a et b Renée Dominique, « Mlle Marvingt, Intellectuelle et sportive. — Aviatrice et « soldat ». — Exploratrice et conférencière. : La première sportswoman du monde à Biarritz », La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, no 1334,‎ , p. 1-2 (lire en ligne).
  6. « La traversée de Paris à la nage (amateurs) : Un nouveau succès. — Les forfaits. — Dix-sept arrivants sur dix-huit partants. — Marthe Robert et Miss Kellermann. Péripéties de la course. — L'ordre des arrivées. — Deux records battus. », L'Auto, no 2113,‎ , p. 3-5 (lire en ligne).
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Autres références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Archives de l'aéroclub Marie-Marvingt à Aurillac, Cantal Auvergne.
  • Rosalie Maggio et Marcel Cordier, Marie Marvingt : la femme d'un siècle, Sarreguemines, Éditions Pierron, , 286 p. (ISBN 2-708-50092-9 et 978-2-708-50092-1).
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  • Monique Uderzo et Jacky Clech, Histoires de pilotes : Tome 8 : Marie Marvingt, Éditions Idées+, coll. « Plein vol », , 48 p. (ISBN 978-2-916795-67-6).
  • (en) Rosalie Maggio, Marie Marvingt, Fiancee of Danger : First Female Bomber Pilot, World-class Athlete and Inventor of the Air Ambulance, McFarland, , 310 p. (ISBN 978-1476675503, lire en ligne). .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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