Saint-Thibéry

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Saint-Thibéry
Mairie
Mairie
Blason de Saint-Thibéry
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Pézenas
Intercommunalité Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée
(siège)
Maire
Mandat
Guy Amiel
2014-2020
Code postal 34630
Code commune 34289
Démographie
Gentilé Saint-Thibériens
Population
municipale
2 404 hab. (2014)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 52″ nord, 3° 25′ 03″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 80 [1] m
Superficie 18,47 km2
Localisation

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Saint-Thibéry

Saint-Thibéry en occitan Sant Tibèri est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Saint-Thibériens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Thibéry est situé à 13 km au nord d'Agde et à 7 kilomètres au sud de Pézenas. Béziers est situé à 17 kilomètres au sud-ouest de la commune, et Montpellier est situé à 45 kilomètres au nord-est de la commune.

Carte
Une croix en bordure de vignes et de la route départementale 18

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est construit près d'un ancien volcan, le Mont Ramus. Une ancienne coulée de lave a conduit à la formation d'orgues basaltiques visibles au cœur du village.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Saint-Thibéry est situé au confluent de l'Hérault et de la Thongue. Un ancien lit de l'Hérault, appelé le Brasset, isole une terre précisément dénommée l'« Île ». Cette situation impose au village la construction et l'entretien de digues pour se protéger des inondations lorsque les deux cours d'eau sont en crue. Un des talus a été élevé pour le passage de la voie ferrée en 1863. La digue nord a été édifiée en 1869.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute la plus proche du village est l'autoroute A9, (échangeur 34 à péage), qui passe à 2 kilomètres au sud du village. L'autre autoroute proche est l'autoroute A75, (échangeur 60 libre ou échangeur 62 libre), qui passe à 3,5 kilomètres au nord-ouest du village. La route départementale 18(D18) traverse la commune et la route départementale 13(D13) passe à proximité du village.

Une voie ferrée qui reliait Vias à Lodève a été inaugurée en 1863 par la Compagnie des chemins de fer du Midi.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Thibéry
Valros Nézignan-l'Evêque, Pézenas
Montblanc Saint-Thibéry Florensac
Bessan Florensac

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village antique appelé Cessero se situe au croisement de deux anciennes routes, la voie Domitienne (créée en ) et la voie Mercadale qui reliait Agde et Lodève en passant par Pézenas[2]. De plus la rivière la Thongue se jette dans l'Hérault tout près du village. Le tracé de la voie Domitienne est très clair de part et d'autre de la commune : à l'est le « chemin de la reine Juliette », à l'ouest la route entre Saint-Thibéry et Montblanc. Ce tracé est plus incertain dans la traversée du territoire. Un pont romain (le pont visible aujourd'hui date en fait du Moyen-Âge) permettait probablement de traverser le fleuve. D'autres tracés possibles de la Voie Domitienne ont été envisagés. Un de ces tracés passerait par le domaine de l'Île et la rue du Bac puis la Grand-Rue. La voie Mercadale empruntait le Pont-Vieux (de datation incertaine).

Le village se trouvait dans l'ancien diocèse d'Agde. Il était le siège d'une abbaye bénédictine, fondée à l'époque carolingienne par Attilio, disciple et ami de saint Benoît d’Aniane, près des tombes de trois martyrs. Le premier Saint Thibéry ou Tibère, fils d'Hélée gouverneur romain d'Agde, a donné son nom au village. Lui et les deux autres, Modeste, son précepteur qui l'aurait converti au christianisme et Florence, jeune femme qui les aurait accueillis, ont été exécutés au temps de l'empereur Dioclétien. Peu de restes subsistent de l'abbaye du Moyen-Âge. L'église abbatiale de Saint-Thibéry a été édifiée aux XIVe et XVe siècles et n'a jamais achevée par manque de fonds. Les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle faisaient halte à l'abbaye pour honorer les restes des martyrs Tibère, Modeste et Florence[3].

L'abbaye a aussi été aussi pillée et dévastée par les protestants durant les guerres de religion. Elle a adhéré à la congrégation de Saint-Maur en 1639. Les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur ont reconstruit le monastère avec magnificence, dont il reste un ensemble formé par le maître-autel, les stalles et les boiseries du XVIIIe siècle.

En 1790, l’abbaye est vendue comme bien national.

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire des sans-culottes montagnards », créée en avril 1791. Elle compte 246 membres en l’an III[4], ce qui représente une très importante proportion de la population (17,7 %). La société politique de Saint-Thibéry est celle qui fédère le plus les habitants de sa commune, dans tout le département[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1989 Michel Palau    
mars 1989 juin 1995 Jean Laurent    
juin 1995 mars 2001 Michel Palau    
mars 2001 en cours Guy Amiel DVD Cadre supérieur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 404 habitants, en augmentation de 2,04 % par rapport à 2009 (Hérault : 6,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 401 1 485 1 532 1 389 1 427 1 634 1 621 1 710 1 750
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 822 1 814 1 881 1 963 2 096 1 943 2 001 2 100 2 137
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 527 2 334 2 300 2 370 2 381 2 307 2 005 1 667 1 686
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 745 1 888 1 808 1 874 2 076 2 200 2 281 2 326 2 404
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire et d'une école maternelle, toutes deux publiques.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête locale de la commune, généralement organisée dans les alentours du 10 novembre.
  • La Féria de la commune, généralement organisée dans les alentours du 24 juillet par l'association Les Amis de l'Espagne.
  • La retraite aux flambeaux, cortège où les habitants se baladent dans la rue en tenant un lampion ou une torche, généralement organisée le 13 juillet par la municipalité de la commune.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Football : Le Sporting slub saint-thibérien est un club qui joue avec les couleurs jaune et noire. Il est présidé par Gabriel Tahar. Pour les matches à domicile, le club utilise le stade municipal de Saint-Thibéry.
  • Le Moto Club : Le Moto Club saint-thibérien utilise la piste de cross de la Vière. Il organise chaque année :
    • 2 endurances ;
    • 1 motocross (comptant pour le championnat de France junior en 2007) ;
    • 1 super cross nocturne, estival, le premier samedi d'août ;
    • le trophée méditerranéen en novembre.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité principale est la viticulture. Une carrière exploite également le basalte du Mont Ramus.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Pont romain
  • Le moulin médiéval sur l'Hérault.
Moulin médiéval sur l'Hérault
  • Le Pont Vieux (XVIe siècle) sur la Thongue.
  • L'église abbatiale avec sa crypte.

On peut voir encore le cloître et une tour d'enceinte du monastère.

Le centre ancien du village conserve un ensemble de maisons des XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.

Tour

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nejoud El hihi, Laurent Félix, Thierry Lochard et Denis Nepipvoda, Saint-Thibéry, Le village et l’abbaye, éditions Connaissance et patrimoine, , 136 p. (ISBN 978-2907276238)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Thibéry sur le site de l'Institut géographique national
  2. Voir la Table de Peutinger.
  3. Michel Record, Le guide du pèlerin : Codex de Saint-Jacques-de-Compostelle attribué à Aymeri Picaud (XIIe siècle), Editions Sud Ouest, , 191 p. (ISBN 978-2-87901-659-7)
  4. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 415.
  5. Dubost, ‘’Le réseau des sociétés…’’, op. cit., p. 395
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .