Montblanc (Hérault)

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Montblanc
Montblanc (Hérault)
Église Sainte-Eulalie.
Blason de Montblanc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté d'agglomération Béziers Méditerranée
Maire
Mandat
Claude Allingri
2020-2026
Code postal 34290
Code commune 34166
Démographie
Gentilé Montblanais
Population
municipale
2 863 hab. (2018 en augmentation de 2,18 % par rapport à 2013)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 51″ nord, 3° 22′ 04″ est
Altitude 38 m
Min. 8 m
Max. 68 m
Superficie 26,94 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Montblanc
(ville isolée)
Aire d'attraction Béziers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pézenas
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Montblanc
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Montblanc

Montblanc est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village se situe à 12 km de Béziers et de Pézenas ainsi qu'à 50 km de Montpellier.

Le territoire communal est séparé en deux parties distinctes formant grossièrement un « 8 », reliées entre elles par un corridor d'environ 300 mètres de large qui sépare les communes de Béziers et Saint-Thibéry. La partie « nord » comprend le village, traversé par la route départementale D 18 ainsi que l'autoroute A75. La partie « sud », beaucoup moins urbanisée et plus sauvage, comprend le château de Coussergues, le centre de tri et de valorisation de Valorsys et est traversée par l'autoroute A9 où on retrouve l'aire de service de Béziers-Montblanc.

Carte.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montblanc
Servian Valros Saint-Thibéry
Béziers Montblanc Bessan
Cers Portiragnes Vias

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Lène, cours d'eau de 17,3 km, affluent de la Thongue. Leur confluence est située dans cette commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village est situé entre les deux autoroutes A9 et A75. Il est traversé par la départementale D 18.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montblanc est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montblanc, une unité urbaine monocommunale[4] de 2 848 habitants en 2017, constituant une ville isolée[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béziers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (61,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,4 %), forêts (10,6 %), terres arables (8,4 %), zones urbanisées (4,4 %), mines, décharges et chantiers (2,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes mentions du nom sont : de Monte blanco (1178)[10], Montemblancum (1210)[11], de Monte blanco (1216)[12], de Monteblanco, castrum de Monte-albo (1247-1248)[13], etc. Étymologie : Mont + blanc, mot d'origine germanique[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, la commune absorbe celle de Coussergues. Deux sociétés révolutionnaires sont créées par les habitants à quelques jours d'intervalle, l’une en , baptisée « société des amis de la constitution » (20 membres) et l’autre en , la « société populaire des amis de la liberté et de l’égalité », avec 86 membres[15]. Au total, la proportion de citoyens membres d'une société ou de l’autre est très élevée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1949 Édouard Barthe Gauche démocratique sénateur,
mort en fonctions
         
10 mai 1953 mars 1956 Édouard Roussouly    
         
mars 1965 mars 1989 Émilien Soulié PCF  
mars 1989 avril 2016 Richard Nouguier RPR-UMP puis LR Agriculteur, décédé le 30 avril 2016
mai 2016 En cours Claude Allingri[16] RPR-UMP puis LR Chef d'entreprise

Jumelages[modifier | modifier le code]

Montblanc est jumelée avec

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2018, la commune comptait 2 863 habitants[Note 3], en augmentation de 2,18 % par rapport à 2013 (Hérault : +6,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8679761 1231 2161 2031 1961 2311 2431 326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2891 3051 3861 3551 4921 5251 5451 6641 784
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0161 8481 8031 8231 7561 8251 6511 4971 453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 4871 5671 6011 6431 8572 1362 4432 4862 530
2013 2018 - - - - - - -
2 8022 863-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Eulalie
Carte postale de l'église, 1916

Dans la plaine du Bas-Languedoc, Montblanc est un village typiquement méditerranéen. Le vieux centre médiéval, avec ses rues étroites et ses porches voûtés, est groupé autour de l'église paroissiale Sainte-Eulalie. Les premières mentions de cette église figurent dans quatre documents des XIIe et XIIIe siècles :

Les premières constructions représentées par la nef centrale, édifice roman rigoureusement quadrangulaire, seraient antérieurs au XIe siècle. Au XIIe siècle, le chœur est édifié en forme de cul-de-four" et l'ensemble est relié à une fortification entourant la place du Château-Vieux. Durant les XIIe et XIIIe siècles, la commune fait construire la tour de l'église (le clocher) pour permettre aux guetteurs du haut de ses 35 m de surveiller l'arrivée des pillards, ce qui explique la présence de mâchicoulis et de créneaux. À l'intérieur, on remarquera, les chapelles des XIVe et XVe siècles, la chaire à prêcher en bois et marbres datée de 1730 ainsi que l'imposant maître autel. Depuis 1987, l'église est classée monument historique.

Le four banal

Le four banal est situé au centre du vieux village, au fond d'un enclos. Édifié durant le Moyen Âge, il a pris son aspect actuel en 1610 et 1662.

Sous l'Ancien Régime, les Montblanais allaient y faire cuire leur pain. La Révolution supprima les banalités, mais le four banal reprit vie en 1814 jusqu'au début du XXe siècle.

Son aspect primitif lui a été redonné en 1999. Il est le témoin de la vie de tous les jours des anciens Montblanais. Bien

Four banal.
La maison consulaire

La maison consulaire est construite en 1664 par les consuls Gasc et Dijous, à l'emplacement des pressoirs vinaires à l'avant du mur du Château Vieux. La maison consulaire ou maison de ville a été le centre de la vie municipale jusqu'à la Révolution. Les Consuls, compétents dans toutes les affaires de la vie quotidienne, partageaient le pouvoir avec le seigneur du lieu. Ils étaient élus chaque année par les chefs de familles. Ils se réunissaient dans la salle du premier étage. Le rez-de-chaussée voûté servait de halle. Son pilier d'angle servit longtemps de pilori.

La tour du château

La tour du château est le seul vestige du château féodal jouxtant l'église. Elle domine le village, flanquée de deux mâchicoulis voûtés en plein cintre selon l'art lombard du haut Moyen Âge. Un autre château de style Renaissance fut construit au XVe siècle de l'autre côté de l'église. S'y arrêtèrent en 1533, François Ier et la reine Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles Quint. Aujourd'hui, il est propriété privée.

La Fontaine Vieille

La Fontaine Vieille est un débouché de la canalisation par conduit voûté d'une source située à l'est du village, elle coule encore de nos jours. Le tympan de son arc ogival porte gravée une inscription malaisément lisible : "D O M ". Ce conduit de fontaine a été fait par "Étienne, 1667".

Le musée

Le musée est créé en 1929 au sein même de la mairie. Il comporte des tableaux d'inspirations diverses. Réaménagé en 2001, une meilleure utilisation de l'espace permet la découverte plus aisée des nombreuses œuvres d'art agencées avec un goût certain.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Montblanc (Hérault).svg

Les armoiries de Montblanc se blasonnent ainsi :

D'azur, au pairle losangé d'argent et de gueules.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

M. Henri Adolphe Pieyre de Boussuges, mort en 1909 à Montblanc (département de l'Hérault - France), député[21].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Bougette, Montblanc, Hérault : l'église, histoire, Bar-le-Duc, Impr. Saint-Paul, , 230 p. (lire en ligne)
  • Jean-Pierre Donnadieu, « Disputes agraires et politiques à Montblanc : l'assassinat de M. de Nauthon le 4 août 1789 », Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 9e série, t. 8,‎ 2003-2004, p. 87-97
  • Albert Fabre, Histoire de Montblanc : arrondissement de Béziers, canton de Servian, Montpellier, Firmin et Cabirou frères, coll. « Histoire populaire des communes du département de l'Hérault », [1879], 98 p.
  • Frédéric, Loppe et Christian Douillet, « Les abords de l'église Sainte-Eulalie à Montblanc (Hérault) : premières données archéologiques (Antiquité - époque contemporaine) », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, nos 44-1,‎ , p. 7-22
  • Michel Peyre, Études des églises rurales d'Alignan du vent, Espondeilhan, Puissalicon, Montblanc, Bessan, [s.l], [s.n], , 34 p.
  • Guy Vibarel, Les familles de Montblanc du XVIe au XXIe siècle : permanence et renouvellement, Montblanc, Éd. Virabel, , 270 p.
  • Guy Vibarel, « Le four banal et les pressoirs vinaires des habitants de Montblanc (Hérault) (1814-1924) », Études sur Pézenas et sa région, no 1,‎ , p. 31-34 (lire en ligne)

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Montblanc », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  10. Gallia Christiana, VI c.140
  11. Histoire générale du Languedoc VIII c.588
  12. Livre noir, p. 544
  13. Histoire générale du Languedoc VII c.35, 43, 47
  14. Hamlin et Cabrol, Les noms de lieux du département de l'Hérault, Abbé A. Cabrol, .
  15. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 415.
  16. MIDI LIBRE, « Biterrois : Claude Allingri est le nouveau maire de Montblanc », Midi libre,‎ (lire en ligne, consulté le 30 août 2020).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=8132 Base de données des députés français dans l'assemblée nationale depuis 1789