Richard Bohringer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Richard Borhinger)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bohringer.
Richard Bohringer
Description de cette image, également commentée ci-après

Richard Bohringer au salon du livre de Paris
en mars 2013.

Naissance (75 ans)
Moulins (Allier), France
Nationalité Drapeau de France Français
Drapeau du Sénégal Sénégalais (depuis 2002)
Profession Acteur, chanteur, écrivain et réalisateur
Films notables voir filmographie.

Richard Bohringer, né le [1] à Moulins (Allier), est un acteur, réalisateur, chanteur et écrivain français, également citoyen sénégalais depuis 2002. Il est le père de l'actrice Romane Bohringer.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Richard Bohringer est le fils d'un officier de l'armée allemande et d'une Française que son père rencontre durant la Seconde Guerre mondiale.

À sa naissance, pour s'enfuir en Allemagne, ses parents l'abandonnent à sa grand-mère maternelle qui vit en HLM à Épinay-sur-Seine. Ils ne reverront jamais leur fils. Malgré ce début de vie difficile, Richard Bohringer explique que son enfance était heureuse chez sa grand-mère[2]. Il vécut longtemps avec sa fille à Deuil-la-Barre[réf. nécessaire].

Il débute au théâtre à la fin des années 1960. Sa première pièce, Les Girafes, est produite par Claude Lelouch. Il intègre le monde cinématographique avec un premier film en 1970, La Maison de Gérard Brach.

Carrière[modifier | modifier le code]

Richard Bohringer au festival de Cannes 1994.

En 1972, Richard Bohringer obtient un rôle significatif avec L'Italien des roses. Mais il faut attendre les années 1980 pour voir l'acteur, alors quadragénaire, s'imposer véritablement, devenant l'un des comédiens français les plus marquants de cette période. D'abord en 1981, avec le film Diva de Jean-Jacques Beineix, puis avec de nombreux autres rôles qui lui vaudront notamment deux Césars, pour L'Addition (en 84) et Le Grand Chemin (en 87).

On le remarque aussi bien chez Luc Besson (Subway, en 1985) que chez Gérard Jugnot (Une époque formidable) en 1991, confirmant ses talents de comédien ; il est également l'acteur fétiche de Jean-Loup Hubert, le complice de Jean-Pierre Mocky ou de son ami Bernard Giraudeau. En 1992, le père et sa fille Romane sont réunis par Claude Miller pour L'Accompagnatrice.

Dans les années 1990, après le film Tango en 1993, l'acteur se fait plus rare. Il se tourne dès lors vers la télévision avec la série Un homme en colère de 1997 à 2002.

Après l'écriture de romans, Richard Bohringer s'est également essayé à la chanson. Trois albums sont sortis entre 1990 et 2002.

En 2010 au Théâtre de l'Européen à Paris, il crée un spectacle seul en scène, adapté de son livre Traîne pas trop sous la pluie. Démarre alors une tournée de plus de 2 ans à la rencontre du public, devant lequel des histoires d'alcool, de voyages, d'Afrique, de femmes... En juillet 2011, il joue ce spectacle pendant le « off » du Festival d'Avignon.

En janvier 2013, il crée la pièce J’avais un beau ballon rouge, dans laquelle, pour la première fois, il partage la scène avec sa fille Romane. Un spectacle qui obtient un grand succès en tournée et à Paris, au Théâtre du Rond-Point.

Grand amateur de littérature, il lit les textes de Jack London lors de la soirée d'ouverture du festival Littérature et Journalisme à Metz en avril 2017[3].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Richard Bohringer avec sa fille Romane en 1993, lors de la 18e cérémonie des César.

Richard Bohringer a élevé quatre enfants : Romane, Mathieu, Richard et Lou. Romane, née en 1973, est la fille de Marguerite Bourry dite Maggy Bohringer, née à Saïgon d'un père corse et d'une mère vietnamienne, qui abandonne le foyer lorsque Romane a neuf mois.

Dans les années 1980, il rencontre en Savoie Astrid Marcouli, mère de Mathieu né en 1978. Ils se marient en 1986. Ils ont ensemble deux enfants, Richard Junior et Lou, née en 1990.

Bohringer a connu une longue période difficile, des problèmes de drogue, d'alcool et d'argent, des épisodes violents. Autant de combats à livrer qu'il raconte dans son succès de librairie C'est beau une ville la nuit, paru en 1988, et dont il a tiré un film du même nom, sorti au cinéma en 2006. Sa fille Romane, avec qui il entretient une relation paternelle très forte, joue son propre rôle dans ce film. Il publie en 2005 des récits de voyage ; il sort en 2006 Oublie que je t'aime, un livre autobiographique et Gouvernement en exil, une fable utopique écrite avec Frank Jobert.

Grand amoureux de l'Afrique, dont il aime chanter la musique, il a obtenu la nationalité sénégalaise en 2002[4].

Amateur de football, il soutient l'équipe de Nancy, l'Association sportive Nancy-Lorraine. Il n'hésite pas, lorsque son emploi du temps le permet, à venir donner le coup d'envoi de matchs de l'ASNL.

Longtemps proche du Parti communiste français, en 2007, lors de l'élection présidentielle il a soutenu le candidat centriste François Bayrou le considérant comme étant le plus humaniste et le plus démocrate[5]. Toutefois pour l'élection de 2012 il se prononce pour le Front de Gauche[6].

Au début de l'année 2009, il se bat contre l'hépatite C, une maladie qui l'éloigne des plateaux de cinéma pendant près de deux ans[7]. Après un répit de quelques mois durant lesquels il multiplie les projets au cinéma et au théâtre, il est contraint d'annuler la fin de la tournée de J'avais un beau ballon rouge en avril 2014 pour raisons de santé[8]. Un an plus tard, il remonte sur les planches. Lors d'un entretien, il déclare s'être battu durant cette année loin du théâtre contre un cancer[9].

Controverse[modifier | modifier le code]

En 2012, lors de l'appel à projet organisé par La Collection de Canal +, Richard Bohringer et sa fille Romane Bohringer choisissent, parmi toutes les candidatures qui leur ont été adressées, le projet de Lou Bohringer - elle aussi fille de l'acteur, n'ayant jamais tourné de films, provoquant un tollé auprès des participants et des articles acerbes dans plusieurs médias[10],[11],[12],[13].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

  • 1965 : Zorglub
  • 1967 : Les Girafes
  • 2010 : Traîne pas trop sous la pluie

Comédien[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Clip[modifier | modifier le code]

Richard Bohringer a joué dans les vidéo-clips des chansons suivantes :

Publications[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

  • Sahara Blue (1992) d'Hector Zazou, une mise en musique de poèmes d'Arthur Rimbaud. Richard Bohringer y interprète le titre final, Lettre au Directeur des Messageries Maritimes.
  • Le K, (1993) Un drame musical instantané.
  • Léo découvre le blues, (1997), texte de Christine Mulard et Patrick Raynal mis en musique par Jean-Jacques Milteau et Manu Galvin.
  • Mes jolis contes, (2004) Les fables de La Fontaine.
  • Quand j'rentre le soir, Richard interprète cette chanson sur l'album Merci d'être venus de Jean-Jacques Milteau.
  • Sait-on jamais, texte de Jacques Prévert sur un album hommage.
  • Les Clefs du zoo, conte pour enfants mis en musique par Pierre Ducrozet, Editions Eveil et Découvertes
  • Course contre la honte (2013) duo avec Grand Corps Malade (album Funambule)
  • MMa Award (2014) Il participe par sa présence a la reconnaissance du MMA en France sur un texte des Auteurs Romain Ben Abdelkader et Michel Kricorian
  • Bleuette (2015) sur l'album Il nous restera ça de Grand Corps Malade
  • La Nuit (2017) de Bon Entendeur[15]

Divers[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de naissance n° 17/1942, www.lesgensducinema.com
  2. Interview lors du Journal de 20 heures (France 2) le
  3. « VIDEO. Jack London ouvre la voie pour un trentième rugissant », Le Républicain lorrain,‎ (lire en ligne)
  4. Biographie sur son site officiel
  5. « Richard Bohringer », sur IMDb (consulté le 28 juin 2017)
  6. Entretien avec Richard Bohringer Mélenchon et le Front de gauche m’intéressent, site internet, parti de gauche midi Pyrénées, 14 juillet 2011
  7. « Richard Bohringer, malade... contraint d'annuler sa lecture en Avignon ! », Pure People,‎ (lire en ligne)
  8. « Richard Bohringer ne remontera sans doute pas sur les planches cette saison », sur www.20minutes.fr (consulté le 28 juin 2017)
  9. « Richard Bohringer son combat contre le cancer », sur Le Point.fr, (consulté le 1er mai 2016).
  10. Une Bohringer pour le prix de trois, et le web s'enflamme sur lexpress.fr du 2 octobre 2012
  11. Le coup de pouce de Richard et Romane Bohringer a des allures de piston sur http://cinema.nouvelobs.com du 3 octobre 2012
  12. La famille Bohringer crée la polémique sur lefigaro.fr du 3 octobre 2012
  13. L'"affaire" famille Bohringer : scandale, clin d'œil ou routine du cinéma français ? sur premiere.fr du 5 octobre 2012
  14. Le Parisien
  15. Bon Entendeur, « Bon Entendeur, "la Nuit", Bohringer, Winter 2017 », (consulté le 25 janvier 2017)
  16. 20 000 Lieues sous les mers (Didier Pourcel, 1994)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]