Corses

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Corses

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Tino Rossi portrait années 1930.JPG Laetitia Casta 1999.jpg
Pascal PaoliNapoléon Bonaparte
Tino RossiLaetitia Casta

Populations significatives par région
Drapeau de la Corse Corse

Drapeau de la France France

290 000

800 000
Population totale 3 100 000
Autres
Langues corse (régionale), français (nationale)
Religions Église catholique
Ethnies liées
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de répartition

Les Corses constituent une ethnie originaire de Corse, une île de la mer Méditerranée et région française. Bien qu'officiellement non reconnu par l'État français par peur de séparatisme, les corses sont l'un des peuples constituant le peuple français et intégrant l'Etat unitaire qu'est la République française.

La population corse[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2012, l'INSEE recense une population légale 2009 de 305 674 habitants.

En 2009, la Corse comptait 28 961 immigrés (nés étrangers à l'étranger), dont 13 319 nés au Maghreb, sur une population de 305 674 soit 9,5 %. 31,2 % des nouveau-nés en 2011 en Corse, soit 962 sur 3 084, ont au moins un parent né à l'étranger (quelle que soit sa nationalité), soit la plus forte proportion après la région Île-de-France (46,3 %) et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (32,6 %).

La diaspora corse[modifier | modifier le code]

Une important et documentée migration corse vers l'île voisine de la Sardaigne il a eu lieu du Moyen Âge. Ce phénomène est accentué en continu du XIVe au XVIIIe siècle, avec l'émigration de nombreux familles corses en Gallura, à Sassari et en Anglona[3]. Il y avait aussi une grande communauté corse à Rome (Garde corse)[4].

Au XIXe et jusqu'au début du XXe siècle, l'émigration corse était très importante. Les destinations principales des migrants étaient principalement les colonies françaises et l'Amérique latine (Porto Rico, Venezuela).

À partir de l'Entre-deux-guerres (années 1920/1930), la France continentale est devenue la destination majeure de l'émigration, surtout Marseille qui devient alors la "première ville corse du Monde" (environ 200 000 Corses).

Les causes de cette émigration sont variées, allant de la pauvreté due à des restrictions des exportations, de la seconde révolution industrielle et des crises agricoles qui en suivent. Les dommages de la Première Guerre mondiale ont accentué ces départs.

La diaspora corse est actuellement estimée à 2,1 million de personnes, dont environ 800 000 en France continentale, plus quelques 1,4 million en Italie[citation nécessaire], dont environ 200000 corsophone dans le nord de la Sardaigne et dans l'archipel toscan. Le reste de la diaspora corse en Italie se regroupe en Toscane et dans le Mezzogiorno. Il existe aussi une population corse de quelques milliers de personnes en Amérique latine, notamment à Porto Rico et au Venezuela.

Culture[modifier | modifier le code]

Langue corse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Corse (langue).

La langue corse est une langue romane appartenant au groupe italo-roman. Étroitement apparentée au toscan, elle est très proche des dialectes d'Italie centrale. On distingue deux groupes dialectaux principaux, le cismontincu (appellation traditionnelle : cismontano), voisin du toscan (qui a donné naissance à l'italien moderne), et le pumontincu (appellation traditionnelle : oltramontano), qui présente de nombreuses caractéristiques communes avec le sicilien et les parlers continentaux de l'Italie méridionale. Des parlés très proches du pumontincu sont également présents dans le Nord de la Sardaigne (Gallurese et Sassarese).

L'ensemble des dialectes corses présente une unité réelle, en ce sens que des règles au niveau de l'écriture permettent, par exemple, de passer de l'un à l'autre (langue-toit). Cette coexistence de l'unité et de la diversité a donné naissance au concept sociolinguistique de langue polynomique. Il y aurait environ 165 000 locuteurs.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La Corse peut se targuer de bénéficier de nombreuses spécialités culinaires telles que la charcuterie (figatellu, lonzu , coppa) le fromage (brocciu) la farine (farine de chataigne) de l'huile, des clémentines et enfin du vin.

Musique[modifier | modifier le code]

La Corse demeure très marquée par la crise politique et économique des années 1970 et 1980 qui a vu l'éclosion de nombreux artistes de langue corse aux sensibilités autonomistes ou indépendantistes (Canta u Populu Corsu, Chjami Aghjalesi, i Muvrini, L'Arcusgi, Diana di l'Alba) dans le cadre du Riacquistu (mouvement de réappropriation et de remise au goût du jour de la culture corse), constituant le principal substrat du paysage musical corse actuel.

Les chants sacrés et liturgiques ainsi que les paghjelle conservent une place importante dans la musique corse, généralement sous formes de polyphonies. Subsistent également diverses danses médiévales (gigue, moresca, scuttiscia) accompagnées par des instruments de musiques locaux.

La Corse a également vu naître Tino Rossi, l'artiste français ayant vendu le plus de disques à l'étranger.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Drapeau de la Corse.

Le drapeau de la Corse a été adopté par Pascal Paoli en 1755 et est basé sur un drapeau traditionnel utilisé précédemment. Il représente une tête de Maure en noir portant des cheveux crépus et un bandana blanc sur son front, le tout sur un fond blanc.

Il a été utilisé par la République corse (1755–1769) et a pratiquement été interdit après 1769, lorsqu'en 1768 Gènes donna l'île de Corse à la France pour payer une dette.

Tombé en désuétude après le Royaume anglo-corse, il a été ré-adopté en 1980 en tant que drapeau régional. Ce drapeau est proche de celui de la Sardaigne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. G. Vona, P. Moral, M. Memmì, M.E. Ghiani and L. Varesi, Genetic structure and affinities of the Corsican population (France): Classical genetic markers analysis, American Journal of Human Biology; Volume 15, Issue 2, pages 151–163, March/April 2003
  2. Grimaldi MC, Crouau-Roy B, Amoros JP, Cambon-Thomsen A, Carcassi C, Orru S, Viader C, Contu L. - West Mediterranean islands (Corsica, Balearic islands, Sardinia) and the Basque population: contribution of HLA class I molecular markers to their evolutionary history.
  3. Mauro Maxia, I Corsi in Sardegna, Edizioni Della Torre, 2006 (ISBN 9788873434122)
  4. A.Esposito, La presenza dei corsi nella Roma del Quattrocento. Prime indagini nei protocolli notarili [article ]