Élie Kakou

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Élie Kakou
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Biographie
Naissance
Décès
(à 39 ans)
Paris (France)
Nom de naissance
Alain Kakou
Nationalité
Activité

Élie Kakou est un humoriste et acteur français, né le à Nabeul (Tunisie) et mort le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élie Kakou, de son vrai nom Alain Kakou, est originaire d'une famille juive tunisienne française (son père, Joseph, d'Algérie, est soldat français ; sa mère, Suzy, née Valensi) et marseillais d'adoption. Il a six frères et sœurs[1].

Ayant reçu une éducation juive tant dans la cellule familiale que dans son mouvement de jeunesse, l'Hachomer Hatzaïr, il part pour Israël et effectue son service militaire[2]. Il fait ses premiers pas au Club Med[3], puis sur la petite scène du restaurant-cabaret marseillais La Payotte, fondé par le chanteur Joyeux de Cocotier et sa compagne Elizabeth Meissirel. Il suit en parallèle des études de prothésiste dentaire et obtient son diplôme.

Il débute sérieusement au théâtre parisien du Point-Virgule où l'avait repéré Marie-Caroline Burnat, et participe deux fois à la soirée des Enfoirés (en 1993 et 1995), apportant à ce spectacle son humour et ses personnages fantaisistes telle l’attachée de presse, toujours prête à dire au public : « Eh ben alors… C'est un spectacle comique : faut rigoler. »

Kakou est nommé aux Victoires de la musique en dans la catégorie « meilleur humoriste »[4].

Ses spectacles hauts en couleur sont de grands succès : Olympia, Zénith et Cirque d'Hiver à Paris (dernier de sa carrière). Il est connu en particulier pour son personnage principal de Madame Sarfati. Peu avant sa mort, il démarre une carrière cinématographique, apparaissant notamment dans La Vérité si je mens ! du cinéaste Thomas Gilou.

Il meurt à 39 ans à Paris le , des suites d'un cancer du poumon[5],[6] et repose au cimetière juif des Trois-Lucs dans le 12e arrondissement de Marseille.

Hommages et postérité[modifier | modifier le code]

En août 1999 (soit 2 mois après sa mort), le film d'Olivier Schatzky, Monsieur Naphtali, dans lequel Élie Kakou tient le rôle principal, sort.[7]

Thomas Gilou lui a dédié son film La vérité si je mens ! 2 sorti en 2001 en hommage au rôle de Rafi Styl'mode qu'Élie Kakou avait tenu dans La vérité si je mens !.

C'est en 2006 que Sandrine Alexi livre une imitation hommage de l'humoriste dans son spectacle Prise de têtes. Le personnage descend du ciel pour livrer un ultime message aux spectateurs.

En 2010, Liane Foly lui rend un hommage en l'imitant à son tour dans un des medleys en reprenant la phrase de l’attachée de presse.

Sa sœur, et ancienne costumière, Brigitte Kakou, dirige l’association Les Enfants d'Élie[8] qui a pour but de permettre à des enfants défavorisés de partir en vacances. Elle a également publié une biographie de l'humoriste, Élie, mon frère, dont les bénéfices sont reversés à l'association.

Spectacles[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les indiscrets, « Brigitte Kakou raconte Elie », VSD,‎ (lire en ligne).
  2. http://tsahal.fr/2012/08/21/elie-kakou-noa-arno-klarsfeld-yael-naim-quand-les-stars-portaient-luniforme-de-tsahal/
  3. « Elie Kakou », Bios, sur premiere.fr, Première, (consulté le 1er septembre 2012)
  4. « Les Victoires de La Musique - Palmarès 1995 », sur FranceTV (consulté le 12 août 2018)
  5. Institut National de l’Audiovisuel – Ina.fr, « Décès humoriste Elie Kakou », sur Ina.fr, (consulté le 12 août 2018)
  6. Institut National de l’Audiovisuel – Ina.fr, « Décès Elie Kakou », sur Ina.fr, (consulté le 12 août 2018)
  7. « Monsieur Naphtali (1999) », sur www.unifrance.org (consulté le 15 février 2018)
  8. « Elie Kakou : sa sœur révèle pourquoi il a caché sa maladie », Femme Actuelle,‎ (lire en ligne)
  9. (en) « Sex, Sacrifice and Submission (1998) », sur British Film Institute (consulté le 23 juillet 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]