Juliet Berto

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Juliet Berto
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Juliet Berto, 1972.
Nom de naissance Annie Lucienne Marie Louise Jamet
Naissance
Grenoble, Isère, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 42 ans)
Breux-Jouy, Essonne, France
Profession Actrice
Réalisatrice
Films notables La Chinoise
Sex-shop
Céline et Julie vont en bateau
Cap Canaille
Monsieur Klein

Juliet Berto, pseudonyme d'Annie Jamet, née le à Grenoble et morte le à Breux-Jouy[1], est une actrice et réalisatrice française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Juliet Berto naît à Grenoble dans une famille aux revenus modestes. Son père était ouvrier d'usine et elle avait deux sœurs[2].

Après avoir rencontré Jean-Luc Godard à la projection de son film Les Carabiniers[3], Juliet Berto fait sa première apparition au cinéma, en 1967, dans le film Deux ou trois choses que je sais d'elle. Elle joue ensuite dans plusieurs autres films du réalisateur franco-suisse, La Chinoise, Week-end, Le Gai Savoir en 1969, où elle interprète "la fille de Lumumba et de la révolution culturelle"[4], et Vladimir et Rosa.

Devenue la muse de Jacques Rivette, autre réalisateur de la Nouvelle Vague, elle joue dans Out 1 puis Céline et Julie vont en bateau dont elle est coscénariste, et Duelle. À la suite de ces tournages, elle dira : « Dans Out 1, nous avons improvisé pendant tout le tournage ; pour Céline et Julie, nous avons inventé le scénario avec lui, mais, au tournage, tout était élaboré ; Duelle ne nous laissait aucune liberté, sinon dans le jeu, à partir d'un texte précis et d'une mise en scène minutieuse. Chaque comédienne a un certain potentiel à offrir aux cinéastes, certains cinéastes n'en utilisent qu'une parcelle, et gâchent le reste. Rivette, lui, prend tout. Et nous permet de nous exprimer pleinement. Il m'a permis d'exprimer mes rêves et ma fantaisie. »[5]

En 1973, le chanteur-écrivain Yves Simon lui dédie sa chanson et son album Au pays des merveilles de Juliet.

En 1974, elle commence la réalisation de Babar basses' mother, un ensemble de portraits, ce devait être un long métrage, mais, faute de moyens, ce sera un court-métrage[2].

En 1977, elle crée en France la pièce La Vie singulière d'Albert Nobbs, d'après George Moore dans une mise en scène de Simone Benmussa.

Dans les années 1980, elle se lance également dans l'écriture de scénarios et la réalisation. Son film Neige obtient d'ailleurs le Prix du jeune cinéma au Festival de Cannes en 1981.

En 1984, elle est filmée par Gérard Courant pour son anthologie cinématographique Cinématon dont elle est le numéro 441.

Elle meurt d'un cancer du sein le à Breux-Jouy (Essonne) à l'âge de 42 ans.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle a été mariée au metteur en scène et acteur Michel Berto, avant de vivre avec Jean-Henri Roger avec lequel elle a réalisé ses deux premiers longs métrages.

Hommages[modifier | modifier le code]

En 2012, Jean-Claude Chuzeville et Sophie Plasse lui consacrent un film : Juliet Berto où êtes-vous ? (52 minutes)[6] et en 2015, Gérard Courant a réalisé : Le Cinéma Le Trianon de Verneuil-sur-Avre célèbre Juliet Berto (49 minutes) dans le cadre de ses Carnets filmés.

En hommage à l'artiste, l'ancienne Salle des Concerts de Grenoble est rebaptisée salle Juliet-Berto en 1991[7]. La salle « Juliet-Berto », salle municipale de 190 places, est gérée par la Cinémathèque de Grenoble.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Juliet Berto, Bulle Ogier et Marie Dubois le à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol.

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Gens du cinéma
  2. a et b Jean-Claude Moireau, « Juliet Berto », Cinema,‎ (ISSN 0045-6926)
  3. « Née un 16 Janvier » (article issu des collections de la Cinémathèque de Grenoble), Tribune de Genève,‎
  4. Jean-Luc Douin (article issu des collections de la Cinémathèque de Grenoble), « Juliet Berto, La Gavroche des contestataires », Cinéma,‎
  5. Propos recueillis par Jean-Luc Douin (article issu des collections de la Cinémathèque de Grenoble), « Juliet Berto : La Gavroche des contestataires », Cinéma,‎
  6. « Voir en ligne »
  7. La salle Juliet-Berto fait peau neuve,Les nouvelles de Grenoble, février 1998, page 28.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron, Éditions cinéma, 2008 (ISBN 978-2-9531-1390-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]