Place du Capitole (Toulouse)

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Place du Capitole
Image illustrative de l'article Place du Capitole (Toulouse)
La place du Capitole et la croix occitane en son centre
Situation
Coordonnées 43° 36′ 16″ nord, 1° 26′ 36″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Ville Toulouse
Quartier(s) Quartier Capitole
Morphologie
Type Place
Forme Rectangulaire
Superficie 12 000 m2
Histoire
Création 1730-1851
Monuments Capitole, café Bibent, Le Florida

Géolocalisation sur la carte : Toulouse

(Voir situation sur carte : Toulouse)
Place du Capitole

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Place du Capitole

La place du Capitole (occitan plaça del Capitòli) est située à Toulouse en France. Elle est accessible via la Ligne A du métro de Toulouse à la station Capitole (métro de Toulouse)

Description[modifier | modifier le code]

La place du Capitole est située en plein centre-ville de Toulouse face au Capitole du même nom. Elle mesure 12 000 m² et ne contient aucune construction si ce n'est qu'est présente au sol la croix occitane. Seul l'accès du parking souterrain situé en dessous est visible au coin sud-ouest. La place est entourée de trois rues donnant l'accès aux voitures. Depuis peu, la rue sud est limitée aux riverains et aux taxis par un accès règlementé. Le centre est exclusivement réservé aux piétons, à des manifestations ou aux marchés quotidiens. La place est accessible en métro via la station Capitole.

Vue panoramique de la place du Capitole à Toulouse

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la construction du parking souterrain, les fouilles ont révélé les fondations de la « Porterie », la porte en pierre taillée qui marquait l'entrée de la cité et qui a subsisté jusqu'au milieu du Moyen Âge.

Les capitouls décident en 1676 de la création d'une Place Royale; afin de contourner le Parlement de Toulouse qui s'oppose au projet, ils incluent dans le plan de la place une statue de Louis XIV, qui donne lui son accord. Des difficultés administratives retardent le projet, dont le plan de la place n'a été dressé par le peintre Antoine Rivalz qu'en 1730, soit quinze ans après la mort de Louis XIV, ce qui explique sans doute que la statue n'a jamais vu le jour[1] ; à la suite de la rénovation de la façade du Capitole en 1739, on décide d'agrandir la place selon un plan de Pierre Rivalz ; les travaux ne débutent qu'en 1750[2]. La place actuelle ne fut totalement déblayée qu'en 1792.

Au fil de l'histoire politique de la ville, la place a été nommée successivement Place Royale puis Place de la Liberté (sous la Révolution), Place Commune, Place de la Mairie, Place Impériale (à partir de 1812), et enfin Place du Capitole en 1848[3]. Elle a également porté le nom de place de l'Hôtel de Ville. Le nom de la place d'Armes est daté d'une période troublée (les événements des années 1790-1800 et notamment l'insurrection royaliste). Des canons étaient placés sur la place ainsi que des centaines d'hommes et des cavaliers. On compta jusqu'à plusieurs milliers d'hommes sur la place d'Armes et ce, malgré une superficie plus faible que celle de la place du Capitole d'aujourd'hui.

Place du Capitole 19 juillet 1899, Fonds Eugène Trutat, Muséum de Toulouse.

La place n'est achevée qu'au milieu du XIXe siècle (1850). Les travaux sont d'abord conduits par Jacques-Pascal Virebent pour uniformiser les bâtiments entourant la place. La façade de l'hôtel de ville comporte huit colonnes symbolisant les huit premiers capitouls. Il réalise la partie sud donnant sur la rue Saint-Rome en 1809 qui est ensuite accessible quelques mois plus tard (1812), il s'agit du secteur « Saint Martial ». Puis les travaux de la partie nord donnant sur la rue du Taur commencent à partir de 1823 (les travaux sont terminés après sa mort, en 1835). La partie ouest, réalisée de 1850 à 1852, est conçue par l'architecte Jean Bonnal après un changement dans le plan d'alignement de Virebent : la façade est allongée (pour s'aligner sur le Capitole) et pourvue d'arcades inspirées par la rue de Rivoli à Paris. Les trois ensembles de façades sont, comme le Capitole, enduits de blanc et ne retrouveront leur couleur brique d'origine qu'en 1951. Le parvis est quant à lui terminé en 1972 après la réalisation du parking souterrain. Elle prend son nom actuel en 1848[4].

Galerie[modifier | modifier le code]

Marché du Capitole en 1900.

La place a fait l'objet d'une rénovation récente et est ornée d'une croix occitane représentant les 12 signes du zodiaque, 12 mois de l'année et les 12 heures du jour dessinée par Raymond Moretti. Cet artiste est aussi l'auteur des fresques qui ornent la galerie des arcades. Un passage sous chacun des tableaux montre la violence et la beauté de l'histoire toulousaine. Vingt-neuf tableaux colorés et vifs retracent les grandes heures de la vie de Toulouse. Ces fresques sont achevées en 1997.

Commerces du Capitole[modifier | modifier le code]

Exemple d'enseigne en laiton du McDonald's du Capitole

La municipalité a demandé aux commerces de la place du Capitole de respecter les lieux et d'harmoniser leurs enseignes en laiton. Ainsi, la place n'est pas défigurée et le rouge brique domine. C'est peut être l'un des rares lieux où le logo d'un McDonald's n'est pas jaune sur fond rouge.

Quelques commerces valent le coup d'œil comme le café Bibent dont la décoration intérieure est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1978. Ce café est connu pour être un café littéraire renommé. On peut aussi remarquer l'hôtel de l'Opéra qui se trouve à l'ancien emplacement du collège Saint-Martial fondé en 1359 par le pape Innocent VI. Un autre hôtel, l'hôtel du Grand-balcon, est célèbre pour avoir accueilli Guillaumet, Mermoz et Antoine de Saint-Exupéry durant le temps de l'aéropostale.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Les citoyens se rassemblent souvent en masse devant le balcon du Capitole lorsque des personnalités font leur apparition à l'occasion d'événements majeurs :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Baudis, Le Capitole de Toulouse, Daniel Briand,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]