Caraman

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Caraman
Caraman
Vue du nord
Blason de Caraman
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Revel
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Lauragais
Maire
Mandat
Jean Cassan
2014-2020
Code postal 31460
Code commune 31106
Démographie
Gentilé Caramanais, Caramanaises
Population
municipale
2 443 hab. (2015 en augmentation de 3,65 % par rapport à 2010)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 52″ nord, 1° 45′ 30″ est
Altitude Min. 175 m
Max. 294 m
Superficie 30,19 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Caraman (occitan : Caramanh) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Caramanais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cara signifie la face ou le visage tandis que man signifie main. Le visage et la main sont présents sur le blason de Caraman.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située à 28 km au sud-est de Toulouse dans le Lauragais entre Atlantique et Méditerranée. Caraman est située entre Revel et Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Caraman est limitrophe de douze autres communes.

Carte de la commune de Caraman et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Caraman[1]
Lanta Prunet Mascarville,
Albiac
Aurin,
Maureville
Caraman[1] La Salvetat-Lauragais,
Auriac-sur-Vendinelle
Caragoudes,
Ségreville
Beauville Cambiac

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Saune, le Dagour et la Seillonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 019 hectares ; son altitude varie de 175 à 294 mètres[2].

Transports et accès[modifier | modifier le code]

Accès par les transports en commun de Toulouse et la ligne 56 du réseau Arc-en-ciel de Haute-Garonne.

Caraman se trouve sur la route départementale 1 et est accessible par l'autoroute des Deux Mers (A61), sortie Sortie 20.

Climat[modifier | modifier le code]

Pays de collines et de champs céréaliers, Caraman subit les influences atlantiques avec un printemps frais et humide, un été très chaud et sec, un automne doux et un hiver peu rigoureux. Balayée principalement par le vent d'autan (sud-est) ou le cers (nord-ouest), Caraman compte seulement 82 jours non ventés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Comté de Caraman.

Une dizaine de villas sont des traces de la présence des Romains sur le territoire au Ier siècle av. J.-C. En 1005, les seigneurs Donat de Caraman contrôlent un territoire s'étendant jusqu'aux murs de Toulouse. Cette richesse est due aux péages exercés sur la route du sel reliant Béziers à Toulouse. Saint Bernard y prêcha en 1147, et saint Dominique vient prêcher à Caraman en 1206 où est installée l'hérésie cathare. Raymond VII de Toulouse achète en 1246 une moitié du château et soutient l'hérésie. Chef-lieu de bailli, partie du domaine royal depuis 1271. Vicomté de la famille de Lautrec puis de la famille Duèze, Charles VIII l'érige en comté pour Jean de Foix-Carmaing (†1511), 1er comte de Carmaing, en 1483. C'est de 1460 à 1562 que Caraman connaît l'âge d'or du pastel qui fait la fortune du Lauragais. La ville devient capitale du pays de cocagne (nom venant des boules de feuilles de pastel séchées pour le transport). En 1568, subissant les guerres de Religion, Caraman est incendiée par les Réformés qui prennent la ville en 1570, puis détruite par Henri de Navarre en 1579. Reprise par les troupes de Louis XIII en 1622, le comté est vendu en 1670 au créateur du canal du Midi, Pierre-Paul Riquet. Son temple fut détruit en 1682 sur ordre de Louis XIV. En août 1799, les royalistes s’en emparent dans leur tentative de prendre Toulouse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Caraman Blason Coupé au 1) d'argent à la tête humaine de carnation issant de la partition au 2) d'azur à la main senestre appaumée d'argent posée en fasce.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[3],[4].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisait partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne jusqu'en 2012 puis de la dixième circonscription de la Haute-Garonne ainsi que de la communauté de communes Cœur Lauragais et du canton de Revel (avant le redécoupage départemental de 2014, Caraman était le chef-lieu de l'ex-canton de Caraman).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1967 1995 Eugène Boyer SFIO-PS Sénateur de 1988 à 1989
Conseiller général (1967-1994)
1995 2011
(décès)
Marie Denise Xerri UDF-FD  
novembre 2011 en cours Jean-Clément Cassan DVD Dentiste
Maire par intérim puis confirmé dans ses fonctions.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2015, la commune comptait 2 443 habitants[Note 1], en augmentation de 3,65 % par rapport à 2010 (Haute-Garonne : +7,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2962 3692 2782 3892 2802 5322 5722 7082 645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5502 5772 2772 3032 1831 9951 9601 9131 818
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7681 6971 7271 5081 5731 5391 5431 3951 426
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 5281 7171 6211 6421 7651 9442 2302 3522 443
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 43 57 70 80 80 86 87 90
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture basée sur la culture de céréales (tournesol, blé…) y tient une place importante.

Le commerces et artisans y sont bien représentés : garagistes, supermarchés, restaurants, etc, ainsi que de nombreux corps de métiers.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Caraman est située dans l'académie de Toulouse.

Caraman possède : une crèche « Le jardin des malices », une école maternelle du Petit Bois, une école élémentaire Pierre-Paul-Riquet et un collège François-Mitterrand.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Marché du village tous les jeudis matins, et l'hiver un marché de Noël est ouvert. Un centre culturel accueille chaque mois des représentations théâtrale, comique, mais aussi des cabarets. Fête locale a lieu le week-end du 15 août. Activité musicale : école de musique (solfège inclus) et une chorale.

Santé[modifier | modifier le code]

Caraman possède plusieurs cabinets médicaux ainsi que plusieurs pharmacies[13].

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes Cœur Lauragais[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031517.html.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. http://www.mairie-caraman.fr/sante.asp
  14. http://www.coeur-lauragais.fr/Dechetterie.html
  15. Christian de Seauve, Caraman 1581-1858 : Chronique d’une maison l’hôtel de Malbos, son environnement catholique et protestant, Caraman, Les collectionneurs amateurs,