Saint-Lys

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Saint-Lys
La halle.
La halle.
Blason de Saint-Lys
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Muret
Canton Plaisance-du-Touch
Intercommunalité Le Muretain Agglo
Maire
Mandat
Serge Deuilhé
2016-2020
Code postal 31470
Code commune 31499
Démographie
Gentilé Saint-Lysiens
Population
municipale
9 067 hab. (2014en augmentation de 7.98 % par rapport à 2009)
Densité 426 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 54″ nord, 1° 10′ 42″ est
Altitude Min. 175 m – Max. 220 m
Superficie 21,3 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-saint-lys.fr/

Saint-Lys (Sent Lis en occitan gascon) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie (Pyrénnées-Méditerranée).

Géographie[modifier | modifier le code]

Ancienne bastide de l'aire urbaine de Toulouse située dans le Savès, à 25 km au sud-ouest de Toulouse et 14 km à l'ouest de Muret.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Lys
Saiguède Fontenilles Fonsorbes
Sainte-Foy-de-Peyrolières Saint-Lys Seysses
Cambernard Saint-Clar-de-Rivière Lamasquère

Le hameau Mingecèbes, célèbre à cause de Charles Mouly, dépend de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Saudrune et la Galage (ou l'Aiguebelle) affluents du Touch (lui-même sous affluent de la Garonne) traversent la commune, ainsi que d'autres petits ruisseaux, tels que le Mescurt et Le Mestre Ramón qui y passent également.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 130 hectares ; son altitude varie de 175 à 220 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a été baptisée Saint-Lys, souvent occitanisé en Sent Lis à l'époque, lors de sa création au Moyen Âge (1280) par référence au roi de France. Eustache de Beaumarché, un des fondateurs de la bastide, avait sûrement l'objectif de marquer l'appartenance de ce territoire au royaume de France, car il se situait aux confins du Comminges et du Comté toulousain. Le lys était le symbole des rois de France.

Durant la Révolution, la commune porte le nom d'Eaubelle[2] (Aigabèra en occitan[3]). Ce nom était sûrement le nom de ce territoire avant la fondation de la bastide en 1280.

En occitan gascon, le nom de la commune est Sent Lis.

Ses habitants sont appelés les Saint-Lysiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cette bastide a été fondée par paréage entre le représentant du roi de France, Eustache de Beaumarchès, et l'abbaye de Planselve, à Gimont, qui possédait les terres de la grange d'Eaubelle.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La bastide est restée une modeste bourgade, chef-lieu de canton, jusqu'au XIXe siècle, où elle se trouve sur la ligne de chemin de fer reliant Toulouse à Boulogne-sur-Gesse, aujourd'hui démantelée.

Seconde Guerre mondiale (1939-1945)[modifier | modifier le code]

Le , vers la fin de la seconde Guerre mondiale, des unités de la IIe panzerdivision SS « Das Reich » tuent neuf maquisards et exécutent douze civils à Saint-Lys, Bonrepos-sur-Aussonnelle et Saiguède. Des odonymes locaux rappellent cet événement (cf. Square du 12-Juin-1944 à Saint-Lys.)

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Saint-Lys connaît une rapide croissance démographique au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, grâce à l'installation de Saint-Lys Radio, puis à l'arrivée des rapatriés d'Algérie et surtout du fait de la proximité de Toulouse ; la ville passe ainsi de 1 000 habitants en 1950 à plus de 8 200 en 2010.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Lys

Blason azur aux deux anges d'argent tenant une cloche du même, accompagnée de cinq fleurs de lys d'or, deux en chef et trois en pointe ordonnées 2 et 1. On retrouve trace de ce blason sur la couleuvrine datant de 1589 exposée en mairie. À l’origine, les anges étaient nus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[4],[5].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la sixième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté d'agglomération du Muretain et du canton de Plaisance-du-Touch (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Lys était le chef-lieu de l'ex-canton de Saint-Lys).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1963 1989 Pierre Verdier MRG  
mars 1989 2001 Jacques Troyes DVG  
mars 2001 2008 Patrick Lasseube Centriste  
mars 2008 septembre 2016 Jacques Tène PS Retraité
septembre 2016 en cours Serge Deuilhé[7] Dissident PS  

Conseils[modifier | modifier le code]

Conseil municipal des Jeunes de la ville de Saint-Lys[8]

Le Conseil de Sages est composé de 15 membres ayant pour mission la consultation et la proposition de thèmes à voir, revoir ou abandonner, selon des secteurs définis. Ils sont affiliés à La Fédération des Villes et Conseil de Sages de France[9].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

  • Coulée Verte de l'Ayguebelle : « lac des pêcheurs », espace de promenade, aire de pique-nique et parcours de santé qui s'étend sur une centaine d'hectares.
  • Boulodrome d'été : arborant des platanes centenaires et annexant un skate park type "bowl" et une aire de jeux pour enfants.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération du Muretain[10].

  • Déchetterie sur la commune qui permet aux particuliers d'évacuer leurs déchets dans de bonnes conditions, éviter les dépôts sauvages sur le territoire et économiser les matières premières en recyclant certains déchets.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 9 067 habitants, en augmentation de 7,98 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
916 998 1 047 1 209 1 223 1 223 1 293 1 416 1 445
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 471 1 533 1 569 1 451 1 443 1 491 1 483 1 343 1 245
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 283 1 188 1 116 998 1 053 1 024 1 040 1 007 1 238
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 426 1 794 2 820 3 503 4 565 5 455 7 463 8 537 9 067
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 32 27 28 25 28 21 22 21
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Maternelle du Petit-Prince.
  • École primaire du Gazailla.
  • École élémentaire de l'Ayguebelle.
  • Collège Léo-Ferré.
  • École maternelle et élémentaire Éric-Tabarly (quartier de Moulin de la Jalousie).
  • La commune a la particularité d'avoir accueilli la première section bilingue français / occitan de l'Éducation nationale dans la Haute-Garonne en septembre 2002. En 2014, plus de 160 enfants saint-lysiens bénéficient donc d'un enseignement, à parité horaire, en français et en occitan de la maternelle à la classe de 3e.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • L'USCSL Rugby Séniors en Promotion Honneur (saison 2012/2013),
  • SLO Omnisports composé de 21 sections représentant environ 2000 licenciés.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église paroissaiale Saint-Julien, de culte catholique, propose des offices tous les dimanches matins à partir de 10 h 30 mais reste ouverte toute la semaine.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé…) a encore une place importante mais tend à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine puisque Saint-Lys se trouve dans son aire urbaine. L'artisanat ainsi que le commerce y sont bien représentés.

Industrie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Moulin à vent de Saint-Lys.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « […] la municipalité d'Eaubelle, cy-devant Saint-Lys », R. de Bouglon, Les reclus de Toulouse sous la terreur: Registres officiels concernant les citoyens emprisonnés comme suspects, Toulouse, éd. Privat, 1895, p. 81.
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  5. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031499.html.
  6. Source : http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=25803
  7. https://sudtoulousain.fr/saint-lys-un-dissident-ps-conserve-la-mairie-grace-a-la-droite/
  8. Conseil municipal des Jeunes
  9. http://www.fvcs.fr/wdbox/ASPGlobal/wdb_lb.asp?Args=DATA:FVCS$TABLE:ParamGene$DOSSIER:FVCS$HTMR:index$Tranche:1-1
  10. http://www.agglo-muretain.fr/fr/habiter-vivre/environnement-dechets/l-actualite-dechetteries.html
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)