Raymond Badiou

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Raymond Badiou
Naissance
Bellerive-sur-Allier, Drapeau de la France France
Décès (à 90 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Nationalité Française
Profession
Autres activités
Formation
Descendants
Père de deux enfants, dont le philosophe Alain Badiou
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Raymond Badiou, né le à Bellerive-sur-Allier (Allier) et mort le à Paris, fut maire SFIO de Toulouse de 1944 à 1958.

Biographie[modifier | modifier le code]

Raymond Badiou fut admis au concours d'entrée à l’École normale supérieure[1] en 1924 et obtint l'agrégation de mathématiques en 1927.

Il enseigne les mathématiques à Rochefort-sur-Mer, Rabat et Casablanca avant d'être affecté au lycée de garçons de Toulouse (celui-ci prendra plus tard, sur sa proposition, le nom de lycée Pierre-de-Fermat). Durant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance[2]. Il fait partie du Comité départemental de libération de la Haute-Garonne, organisme qui avait désigné Raymond Naves comme maire provisoire de Toulouse lors de la libération de la ville ; lorsque Raymond Naves est capturé par les Allemands, le 24 février 1944, Raymond Badiou le remplace. La libération de Toulouse a lieu les 19 et 20 août 1944. Un Comité local de libération est aussitôt mis en place et joue le rôle de municipalité temporaire ; il a à sa tête Raymond Badiou, qui est élu maire en 1945, puis réélu en 1947 et 1953. En 1946, Badiou est élu également député de la Haute-Garonne, fonctions qu'il occupera jusqu'en 1951. Il conduit une politique municipale prudente, urbanisant Toulouse de façon compacte pour éviter la multiplication des réseaux, ce qui l'amène à lancer les premiers programmes de logements sociaux aux abords immédiats de la ville, en concertation avec le président du conseil général Eugène Montel.

Raymond Badiou démissionne en 1958 de la SFIO en raison des positions de ce parti sur la guerre d'Algérie et de son ralliement au général de Gaulle, et abandonne alors tous ses mandats électoraux, dont celui de maire de Toulouse. Il reprend son activité de professeur de mathématiques supérieures au lycée de Toulouse et contribue parallèlement à la création du Parti socialiste autonome, puis du PSU.

Alors qu'il était encore élève à l'École normale supérieure, Raymond Badiou avait épousé Marguerite Rouxbédat, elle-même normalienne (Sèvres, promotion 1924 Lettres) et agrégée des lettres (1927). L'un de leurs enfants, Alain Badiou, est un philosophe de notoriété internationale.

Depuis le 10 octobre 2012, le collège du quartier de la Reynerie à Toulouse porte le nom de Raymond Badiou.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Estèbe, Toulouse, 1940-1944, Paris, Perrin, , 353 p. (ISBN 978-2-2620-0091-2, OCLC 35289619)
  • Le Lycée Pierre-de-Fermat : 1806-2006, par Élie Acquier, Gilbert Cousteaux, Charles Crouzillac [et al.] ; sous la direction de Olivier Rauch, Toulouse, Association des anciens élèves du Lycée Pierre-de-Fermat, 2006

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit de l'ENS de la rue d'Ulm, comme l'atteste l'annuaire de cet établissement, et non de celle de Saint-Cloud, comme on peut le lire sur le site de l'Assemblée nationale [1]
  2. Selon la biographie fournie par l’Assemblée nationale : Médaille de la Résistance avec rosette, Chef régional du mouvement France au Combat