Antoine Rivalz

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Antoine Rivalz
Painting illustre 3.jpg
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Antoine Rivalz, ou Antoine Rivals[1], né à Toulouse le 12 mars 1667 , mort dans la même ville le 11 décembre 1735, est un peintre français.

Il fut peintre officiel de Toulouse, portraitiste talentueux de la société toulousaine du XVIIIe siècle, et un dessinateur fécond.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine Rivalz débuta sa formation dans l'atelier de son père, Jean-Pierre Rivalz, architecte et peintre de l'hôtel de ville de Toulouse. Il reçut sa formation initiale par le sculpteur Marc Arcis et le dessinateur Raymond Lafage. Lors de son enseignement artistique, il s'intéressa particulièrement à l'étude des œuvres classiques et aux œuvres des maîtres italiens de sensibilité baroque.

De 1685 à 1687, il suivit les cours de l'Académie royale de peinture et de sculpture à Paris. Dès son retour à Toulouse, il aurait reçu ses deux premières commandes. En 1687, il partit pour Rome où il allait demeurer pendant plus de dix ans. En 1694, il gagna le second prix de l'académie de Saint-Luc avec un dessin représentant La Chute des géants, derrière Antonio Balestra et Felice Nardi. À Rome, il se lia d'amitié avec des artistes, tels que Carlo Maratta, Luigi Garzi ou Benedetto Luti, et était de plus en plus sollicité pour des commandes, de familles romaines mais aussi toulousaines.

En 1703, Dès son retour à Toulouse, il fut, nommé peintre de l'hôtel de ville de Toulouse, fonction qu'il conserva jusqu'à sa mort. Secondé par un important atelier, il reçut de très nombreuses commandes : tableaux commémoratifs, peintures d'ordonnances de sauvegarde et d'armoiries, projets et travaux d'architectures, des mandats d'expertise et de restauration d'œuvres, mais cette charge lui permettait surtout de nouer de fructueuses relations avec le patriciat toulousain et de bénéficier d'un quasi-monopole des commandes publiques, religieuses et privées à Toulouse.

Il épouse en 1703 sa cousine germaine Louise Rivalz, dont il aura six enfants. Son fils, Pierre Rivalz, dit le « chevalier Rivalz », fut aussi artiste et son importante collection privée de sculptures et épigraphies romaines fut au départ de la galerie des Antiques de Toulouse (aujourd'hui au Musée Saint-Raymond). Sa fille, Louise Rivalz, se maria en 1751 avec Jean-Baptiste Despax.

En 1726, il créa la première école de dessin de Toulouse. En 1750, des lettres patentes de Louis XV la transformèrent en Académie royale de peinture et de sculpture de Toulouse, la seule en France, après celle de Paris, qui fut autorisée à porter ce titre.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Riche des enseignements qu'il avait reçu, à Toulouse, à Paris et à Rome, il créa un style original et varié, influencé par l'art baroque, l'art classique, les traditions picturales du XVIIe siècle et l'héritage des écoles italiennes. Pour exemple, le sujet pour la porte de l'apothicaire du couvent des Cordeliers, un homme avec son mortier, est le même d'une ancienne enseigne peinte, Le Pileur de Poivre (en italien Il Pestapepe), traditionnellement attribué au peintre italien Melozzo da Forlì (Pinacothèque de Forlì)[2].

Il fit une synthèse personnelle brillante et bouleversa la vie artistique toulousaine, faisant le choix d'une esthétique résolument tournée vers le XVIIe siècle, résistant aux innovations de la peinture parisienne. Son influence, épaulée par sa position officielle, lui permit d'influencer à son tour, toute une génération d'artistes du XVIIIe siècle, engendrant une unité artistique qui fut la marque de l'école de peinture toulousaine.

Après sa mort, son œuvre fut perpétuée par d'illustres élèves tels que Guillaume Cammas ou Pierre Subleyras. Mais au début du XIXe siècle, il tomba dans un oubli qui dura plus de cent ans et ne fut réellement redécouvert qu'à partir des années 1940.

Parmi ses œuvres[modifier | modifier le code]

  • Cinq toiles monumentales appartenant au grand cycle de l'histoire de Toulouse :
La Bataille remportée par les Tectosages sur le roi Antiochus ;
Le Roi Théodoric Ier mène le comte Littorius captif à Toulouse ;
Raymond de Saint-Gilles prenant la croix ;
La Défaite d'Henri II Plantagenêt sous les murs de Toulouse ;
L'Expulsion des huguenots.
  • Deux perspectives :
La Naissance du duc de Bretagne ;
La Fondation d'Ancyre.
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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Larousse, « les Rivalz ou les Rivals », sur www.larousse.fr (consulté le 4 octobre 2012)
  2. Enseignes peintes, Larousse

Liens externes[modifier | modifier le code]