Lanta

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Lanta
Saint Anatoly de Lanta
Saint Anatoly de Lanta
Blason de Lanta
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Revel
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Lauragais
Maire
Mandat
Marc Mengaud
2014-2020
Code postal 31570
Code commune 31271
Démographie
Gentilé Lantanais, Lantanaises
Population
municipale
1 840 hab. (2014en augmentation de 14.93 % par rapport à 2009)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 37″ nord, 1° 39′ 20″ est
Altitude Min. 159 m – Max. 275 m
Superficie 30,12 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Lanta (occitan : Lantar) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Lantanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune l'aire urbaine de Toulouse située dans le Lauragais à 19 km à l'est de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lanta
Vallesvilles Bourg-Saint-Bernard Saussens
Prunet
Saint-Pierre-de-Lages Lanta Caraman
Sainte-Foy-d'Aigrefeuille Préserville Aurin

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Sausse (affluent de l'Hers-Mort) et son affluent la Seillonne ainsi que du Dagour un affluent du Girou. On y trouve aussi le lac de Saint-Semin sur un petit affluent de la Saune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune de est de 3 012 hectares et son altitude varie de 159 à 275 mètres[1]. sur les coteaux du Lauragais.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lanta est un mot occitan masculin ou féminin qui signifie pastel sauvage[2]. Le Lantarès est la région où l'on produisait le pastel. La production du pastel était une des principales richesses de la région toulousaine. L'hôtel d'Assézat dont la construction a débuté en 1555 en est le plus beau témoin à Toulouse. Pierre d'Assézat qui en a ordonné la construction était un riche industriel textile (pastelier). Non loin de Lanta se trouve Labastide-Beauvoir où étaient installés les établissements de production du pastel appartenant à Monsieur Beauvoir. Un chemin nommé Lantarèse conduit de Baziège à Labastide-Beauvoir. Baziège était sur la voie romaine allant de Narbonne à Toulouse. Ce chemin Lentarèse passe par deux hameaux très proches l'un de l'autre Côte Vielle et Lantarèse. Le premier toponyme suggère que ce chemin existait du temps des Romains et n'a pris son nom occitan que plus tard vraisemblablement à l'époque où la production du pastel a pris son essor.

Lanta et le Lantarès ont une très longue histoire ; un village situé près de Lanta, et aujourd'hui disparu, s'appelait Bonac et était chef-lieu d'une baillie[3].

La région de Lanta est un haut lieu du catharisme (XIIe-XIIIe siècles) et du protestantisme (XVIe-XVIIe siècles) ; la tête du catharisme repose sur la puissante famille hérétique des Hunaud de Lanta dont le château primitif était situé un peu au nord de l’église actuelle.

Les Hunaud sont célèbres dans l’histoire médiévale du Lauragais ; ils sont cathares convaincus et fidèles soutiens des comtes de Toulouse Raymond VI et Raymond VII durant la Croisade contre les cathares déclenchée par l’Église catholique romaine (1209-1229) ; plusieurs Hunaud ont participé à la victoire des Occitans à Baziège (1219).

Une femme de la famille est en quelque sorte le symbole des femmes cathares du Lauragais qui ont joué un rôle décisif dans l’essor de la nouvelle religion des « Bonnes Femmes » ; elle s’appelait Marquésia de Fourquevaux, village proche où elle était née ; elle épouse un Hunaud de Lanta ; sa fille est Corba qui épouse Raimon de Péreille, seigneur et chef militaire de la citadelle cathare de Montségur ; sa petite-fille est Esclarmonde. Les trois femmes, trois générations, montèrent et disparurent dans les flammes du bûcher du 16 mars 1244, après la chute du château entre les mains de l’armée royale. Les Hunaud seront ensuite les chefs du soulèvement protestant de mars 1562, à Toulouse.

Caraman et une vingtaine de villages des environs formèrent une vicomté, puis un comté autonome en 1484 ; ce comté fut, de 1321 à 1670, sous la domination des descendants de Pierre Duèze frère du pape d’Avignon Jean XXII, puis de 1670 jusqu’à la Révolution de 1789, le comté appartient aux descendants de Pierre-Paul Riquet, le créateur du canal du Midi, appelé alors le Canal royal du Languedoc.

Sur la famille Duèze, c’est Pierre, frère du pape, né à Cahors, qui achète la vicomté de Caraman le 20 mai 1321 moyennant 35 000 "petites livres tournois" ; un descendant, Paul d’Escoullan de Monluc de Foix, vend le comté et la baronnie de Saint-Félix le 5 août 1670 à Pierre-Paul Riquet qui devient ainsi comte de Caraman ; son arrière-petit-fils Victor de Riquet épouse une Marie Anne d’Alsace Hénin-Liétard, princesse de Chimay, dont postérité jusqu’à nos jours. En 1981 une princesse de Chimay est venue à Caraman et à Revel pour les cérémonies du Tricentenaire du Canal.

Les plus grandes familles de l’aristocratie méridionale se sont donc intéressées à ces terres de Lanta et de Caraman, témoignage de leur richesse proverbiale[4].

En août 1799, les royalistes s’en emparent dans leur tentative de prendre Toulouse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Lanta

Son blasonnement est : Parti : au premier d'azur à la lettre L capitale d'argent, au second de gueules aux trois fasces d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la troisième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes Cœur Lauragais et du canton de Revel (avant le redécoupage départemental de 2014, Lanta était le chef-lieu de l'ex-canton de Lanta).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Marc Mengaud DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 840 habitants, en augmentation de 14,93 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 455 1 463 1 475 1 640 1 705 1 705 1 729 1 760
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 710 1 665 1 624 1 525 1 466 1 449 1 405 1 331 1 326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 244 1 187 1 169 952 991 971 975 989 972
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
913 874 908 1 026 1 144 1 175 1 337 1 601 1 840
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 83 104 119 110 122 122 117 114
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lanta fait partie de l'académie de Toulouse.

Santé[modifier | modifier le code]

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Mairie-école œuvre de l’architecte Jacques-Jean Esquié
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption.
  • Église Sainte-Apollonie (Sainte-Apollonie).
  • Église Saint-Sernin (Sanissac).
  • Saint Anatoly
Église Saint-Anatoly
Mentionnée dès le Xe siècle comme rattachée au monastère de Saint-Sernin de Toulouse. En 1596, l'édifice dédié à saint Abdon et saint Sennen est brûlé par les protestants. L'église sera plusieurs fois restaurée notamment en 1849 par les soins de l'architecte toulousain Urbain Vitry.
Pigeonnier du XVIIe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. (oc) Gui Benoèt, Mond Occitan Las Plantas Lexic, IEO
  3. Source : Jean Odol et Philippe Carbone (professeurs de l'Université Toulouse II-Le Mirail)
  4. Données issues du site : http://www.couleur-lauragais.fr/pages/journaux/2003/cl51/Balades.htm
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)