Lespugue

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Lespugue
Lespugue
Ruines du château médiéval.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Saint-Gaudens
Intercommunalité Cœur et Coteaux du Comminges
Maire
Mandat
Jean-François Foix
2014-2020
Code postal 31350
Code commune 31295
Démographie
Gentilé Lespuguais
Population
municipale
80 hab. (2015 en augmentation de 8,11 % par rapport à 2010)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 00″ nord, 0° 40′ 03″ est
Altitude Min. 281 m
Max. 446 m
Superficie 4,91 km2
Localisation

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Lespugue est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Comminges en Nébouzan, à 19 km au Nord-Ouest de Saint-Gaudens et tout près des gorges de la Save.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lespugue est limitrophe de quatre autres communes.

Carte de la commune de Lespugue et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Lespugue[1]
Blajan
Montmaurin Lespugue[1] Charlas
Sarremezan

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Save un affluents de la Garonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 491 hectares ; son altitude varie de 281 à 446 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par la ligne régulière de transport interurbain du réseau Arc-en-ciel (anciennement SEMVAT).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Habitée depuis la préhistoire, la grotte des Rideaux située sous le château médiéval et dans les gorges de la Save a révélé, probablement sur un lieu de culte à la fertilité, une statuette en ivoire de mammouth appelée la vénus de Lespugue.

Les diverses grottes situées tout au long des gorges furent fouillées par René de Saint-Périer[3],[4] et autres passionnés d'archéologie, et révélèrent de nombreux vestiges de la préhistoire. Les diverses découvertes ont donné des noms au grottes : la grotte de Marie ou une stalactite donne la forme de la vierge, la grotte du Chien ou furent découvert de nombreux ossements.
La grotte des Harpons[5] est, avec la grotte de Plantade à Bruniquel, l'une des deux seules grottes connues de la partie nord des Pyrénées, dont les couches archéologiques datées du Tardiglaciaire aient livré des restes de marmotte[6].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le bois de Saint-Martin a révélé un village gaulois.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Au dessus des Gorges de la Save, le château médiéval, place forte de Gaston Phébus comte de Foix, permettait de communiquer avec le château de Montmaurin à l'ouest et le château de Mondilhan vers le nord.

Selon les chroniqueurs, Gaston Phébus serait l'auteur du chant occitan devenu hymne régional Se Canta[7].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Ici aussi comme dans toute la région, aujourd’hui le robinier planté à l'origine à Paris a envahi les anciens jardins.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 0 et 99, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de sept[8],[9].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes Cœur et Coteaux de Comminges et du canton de Saint-Gaudens (avant le redécoupage départemental de 2014, Lespugue faisait partie de l'ex-canton de Boulogne-sur-Gesse et avant le elle faisait partie de la communauté de communes du Boulonnais).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 2014 Jean-Paul Porthe    
mars 2014 en cours Jean-François Foix SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2015, la commune comptait 80 habitants[Note 1], en augmentation de 8,11 % par rapport à 2010 (Haute-Garonne : +7,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
274215273353333326338350333
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
350305314280287276247213212
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
177189187159170154155142136
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1351371081078483777676
2015 - - - - - - - -
80--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 423 394 462 478 491 507 519 511
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement basée sur l'agriculture.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lespugue fait partie de l'académie de Toulouse.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, randonnée pédestre,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Réplique de la Vénus de Lespugue, musée de l'Homme, Paris

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Jean-Marc Pétillon, « Historique des fouilles de R. de Saint-Périer dans les sites paléolithiques des gorges de la Save (Lespugue, Haute-Garonne) », Préhistoire du Sud-Ouest (Association Préhistoire quercinoise et du Sud-Ouest), vol. 20, no 2,‎ , p. 213-219 (lire en ligne [halshs.archives-ouvertes.fr]).
  4. Pour la grotte des Harpons (Magdalénien), voir René de Saint-Périer, « Note sur ses trouvailles dans la grotte des Harpons, à Lespugne (Haute-Garonne) », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 65, no 1,‎ , p. 21-22 (lire en ligne [Persée]).
  5. René de Saint-Périer, « Note sur ses trouvailles dans la grotte des Harpons, à Lespugne (Haute-Garonne) », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 65, no 1,‎ (lire en ligne [Persée]).
  6. « Atlas des mammifères sauvages de Midi-Pyrénées », TAIS (Bulletin de liaison des mammalogistes de Midi-Pyrénées), no 4,‎ (lire en ligne), p. 79.
  7. « Se Canta », texte.
  8. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  9. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031226.html.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.