Parti social nationaliste syrien

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Parti social nationaliste syrien
الحزب السوري القومي الاجتماعي
Image illustrative de l’article Parti social nationaliste syrien
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire général Fares al-Saad
Fondation
Siège Beyrouth (Liban)
Damas (Syrie)
Fondateur Antoun Saadé
Journal Al-Binaa (en)
Branche armée Aigles de la tornade (en)
Positionnement Gauche[1],[2]
Historiquement :
Syncrétisme
Idéologie Nationalisme syrien[3]
Irrédentisme syrien
Sécularisme
Antisionisme
Social-nationalisme[4]
Fascisme (accusé[5], officiellement nié)[4]
Historiquement :
Populisme économique[6]
Pan-syrianisme[7]
Anticommunisme
Affiliation nationale Front national progressiste (Syrie)
Alliance du 8-Mars (Liban)
Adhérents 100 000 (2016)
Couleurs Noir, blanc, rouge
Site web www.ssnp.com
Représentation
Assemblée du peuple (Syrie)
3  /  250
Conseil des ministres (Syrie)
1  /  35
Chambre des députés (Liban)
3  /  128
Drapeau du Parti social nationaliste syrien.

Le Parti social-nationaliste syrien (PSNS, en arabe : الحزب السوري القومي الاجتماعي, al-Hizb as-Sūrī al-Qawmī al-Ijtimā`ī), connu aussi sous le nom donné par la France de Parti populaire syrien (PPS) ou de Parti saadiste ou encore au Liban de Parti nationaliste (حزب القومي), est un parti politique nationaliste actif en Syrie et au Liban.

Créé en 1932 à Beyrouth sur le modèle des jeunesse hitlériennes[8], il préconise l'établissement d'une grande nation syrienne. Son premier leader se fait nommer le Führer[9] . Territorialement, sa vision de la Syrie comprendrait le Liban, la Syrie, la Palestine, la Jordanie, l'Irak, le Koweït, Chypre, ainsi que le Sinaï en Égypte, la Cilicie en Turquie et le Chatt-el-Arab en Iran. Il considère que outre la Syrie il n'existe que trois nations arabes, l'Arabie, l'Égypte et le Maghreb.

Le PSNS est responsable de deux tentatives de coup d'État : en et le .

À l'instar d'autres partis, le PSNS établira sa milice et prendra part aux combats durant la guerre civile libanaise et la guerre civile syrienne. Depuis la fin de la guerre en 1990, le PSNS subit un « processus de libanisation » par l’envoi de plusieurs députés au Parlement et il intègre même le gouvernement libanais.

Le parti est considéré fasciste par ses critiques ainsi que de nombreux analystes, ce qu'il nie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts du parti[modifier | modifier le code]

En 1919, Antoun Saadé, un Libanais né d'un père journaliste, commence à s'intéresser, dès l'âge de 15 ans, au nationalisme syrien[10], à la suite de la Première Guerre mondiale et du morcellement de l'Empire ottoman avec l'accord Sykes-Picot. Dix ans plus tard, il retourne au Liban et suit des études à l'Université américaine de Beyrouth.

En novembre 1932, il fonde le PSNS. Le PSNS est un parti laïque du Liban, allant jusqu'à défendre l'égalité des sexes. Le parti connaît trois ans de clandestinité. Son premier objectif est la lutte contre le mandat français au Liban et en Syrie. Saadé se fait arrêter plusieurs fois et en 1938. Il est contraint de quitter le Liban pour l'Argentine.

À ses débuts, le parti nationaliste syrien refuse d'entendre parler du nationalisme arabe. Le parti réclame la séparation totale de la religion et de la politique sans toutefois la rejeter dans la vie personnelle d'un individu. Il réclame donc la laïcité. Le parti considère qu'une nation ne se crée pas à partir de la religion, de la langue ou de l'origine ethnique, mais de l'emplacement géographique[11].

Influence du parti nazi[modifier | modifier le code]

Ses opposants et de nombreux analystes accusent le PSNS d'avoir essayé d'imiter le parti fasciste italien, et plus encore, le parti nazi, ce que le parti nie.

Bernard Lewis classe le PSNS parmi les « partis politiques de caractères nazi ou fasciste » qui « commencèrent à voir le jour » dans le monde arabe durant les années 1930[12]. Selon les historiens Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann, le PSNS des années 1930 était « très nettement totalitaire » et prenait « modèle sur le parti nazi dans ses formes extérieures[13] ». Selon le politiste Matthias Künzel, le PSNS « suivait le modèle nazi jusqu'en ses expressions les plus visibles[14] ». Jilian Becker écrit que le PSNS est fondé « en tant que mouvement de jeunesse, délibérément modelé sur le parti nazi d'Hitler », et crée une croix gammée incurvée, la zawbaa, pour son symbole[15]. Michael Johnson estime que l'admiration de Saadé, "leader à vie" du parti, pour Hitler va plus loin que l'adoption de la swastika modifiée comme symbole du parti et du chant de l'hymne du parti, "Syria, Syria über alles" sur l'air de Deutschland über alles, et comprend « le développement du culte d'un chef, prônant un gouvernement totalitaire et glorifiant un ancien passé »[16]. Michael W. Suleiman note ces différents rapprochements, ainsi que la ressemblance frappante du salut "longue vie au leader" avec le salut nazi[17]. Daniel Pipes y voit « une idéologie fasciste[18] ». D'après l'historien Arabe Maher Charif, Saadé aurait voulu regrouper les pays arabes ayant une diversité religieuse importante, et il appuie cette théorie par l'ajout de l'Irak dans la Syrie[19].

Le PSNS est aussi hostile au communisme par son opposition à la lutte des classes.

Comme de nombreux opposants aux colonialismes français et britanniques, Saadé part rencontrer Hitler. Il revient déçu, affirmant que l'objectif de l'Allemagne est le même que celui de la France et du Royaume-Uni, à savoir la colonisation, et que Hitler n'est pas un homme de confiance[réf. nécessaire].

Avant la Seconde Guerre mondiale, il se faisait appeler « Führer »[9].

Indépendance du Liban (1943) et de la Syrie (1946)[modifier | modifier le code]

En 1943, le PSNS participe à l'indépendance du Liban. L'indépendance s'est passée calmement, à l'exception d'un mort libanais, un membre du PSNS, Saïd Fakhr ad-Dïn. Après une brève interdiction, le parti est reconstitué en 1944 sous le nom de « Parti populaire syrien » ou PPS[20].

En Syrie, le PSNS joue aussi un grand rôle lors de l'indépendance du pays en 1946.

Coup d'État de 1949[modifier | modifier le code]

En 1949, le PSNS est très populaire, son organisation et sa direction lui permettent d'être présent à peu près dans tous les milieux sociaux ainsi que dans les forces armées. Au début des années 1950, le parti pouvait disposer d'une milice de 50 000 hommes au Liban et en Syrie[20]. Le parti recrutait principalement chez les chrétiens non maronites, les chiites et les druzes. Les sunnites lui reprochaient d'entretenir le flou sur le panarabisme[21].

En Syrie, le colonel Housni al-Zaim fait un coup d'État et renverse le président Choukri al-Kouatli avec l'aide des États-Unis, certains accusent le PSNS d'y avoir aussi participé.

Au Liban, Saadé, hostile au gouvernement de Riad El Solh et aux Phalanges libanaises, se sent agressé[22]. En juin 1949, il décide de monter une insurrection contre le gouvernement. Il échoue et on considère son acte comme étant une tentative de coup d'État, ce que le parti ne considère pas comme tel. Plus de 3 000 militants du PSNS sont arrêtés et il est forcé de se réfugier à Damas. Le président syrien Housni al-Zaim livre Saadé au gouvernement libanais. Il est jugé devant un tribunal militaire pour complot contre la sécurité de l'État et est emprisonné, jugé et exécuté le .

Le colonel Sami al-Hinnaoui, membre du PSNS, veut venger la mort de Saadé ; il arrête le colonel Zaim et le fait exécuter. Quelques jours plus tard, la femme de Saadé reçoit une lettre d'al-Hinnaoui lui indiquant que la mort de son mari a été vengée. Toujours par vengeance, le Premier ministre Riad El Solh est assassiné le .

PSNS et la Syrie en 1955[modifier | modifier le code]

Avril 1955, le colonel Adnan al-Malki, une personnalité importante du baasisme en Syrie, est assassiné. Les deux autres grands partis politiques du pays, le Parti communiste syrien et le Parti Baas syrien, en profitent pour interdire le parti en Syrie.

Guerre civile de 1958[modifier | modifier le code]

Durant la crise de 1958 au Liban, le PSNS est vu par les Américains comme un parti de droite pro-occidental car il est anticommuniste et contre le nationalisme arabe[23]. Le parti livre une bataille contre le Parti Baas dans les montagnes et il participe au gouvernement[24]. Le parti est légalisé.

Coup d'État de 1961[modifier | modifier le code]

Le jour de l'an 1962 (nuit du et ), le PSNS tente un coup d'État, mais échoue. Les membres du PSNS sont arrêtés et pourchassés. Les dirigeants sont pour la plupart capturés, ils seront relâchés après environ un an de prison. Les combattants du PSNS sont relâchés au mieux quatre ans après.

En ajoutant la montée du baasisme et du nassérisme, le PSNS va mal. Les leaders vont chercher à reconsidérer l'idéologie du nationalisme syrien. Ils vont devenir plus tolérants envers le communisme. Lors du congrès de Melkart, du nom de l'hôtel Melkart à Beyrouth, en 1969, le parti proclame via une résolution qu'elle soutient le nationalisme arabe :

« Nous croyons au monde arabe, nous considérons que notre nation est arabe et que son arabisme n'est point contestable. La réalisation de l'unité complète des quatre cercles de la nation arabe est un objectif suprême[25]. »

Guerre civile de 1975 à 1990[modifier | modifier le code]

Le PSNS est favorable aux Palestiniens mais ne veut pas rentrer dans le bloc musulman. C'est alors que le PSNS s'allie avec deux autres partis dans la même situation, ses anciens ennemis, le Baas syrien tout aussi laïque et le Parti communiste libanais (PCL), athée. C'est surtout avec ce dernier parti qu'il va commencer sa lutte armée contre l'armée israélienne, comme l'assassinat de deux soldats de Tsahal par Khaled Alwan dans un bar à Beyrouth Ouest, ou de nombreux attentats à la voiture piégée. Le PSNS et le PCL multiplient les attentats-suicides contre Israël, comme le lorsque Sana Mhyadali, combattante du PSNS, devient la première femme à faire un attentat-suicide.

Deux jours avant Sabra et Chatila, une bombe explose sous le quartier général phalangiste, tuant Bachir Gemayel, le président allié d'Israël, et 60 de ses partisans. Habib Chartouni, militant du PSNS, est suspecté de l'avoir posée, et fut détenu à la prison de Roumieh, jusqu'à sa libération par les forces armées syriennes en 1990[26].

Il y eut pendant la guerre une scission du PSNS, la majorité voulant moderniser le PSNS, la minorité ne jurant que par Antoun Saadé en lui vouant un culte de la personnalité important. Après de lourds combats entre les membres des deux groupes du PSNS, les différents leaders entamèrent des discussions qui aboutiront à la fin de cette séparation.

Dans les montagnes libanaises, la région du Koura, majoritairement acquise au PSNS, affronte celle de Bcharré, proche des Forces libanaises.

Au Sud-Liban, le PSNS est en guerre contre le Hezbollah, et occasionnellement contre le mouvement chiite modéré Amal. En effet, le Hezbollah veut, à cette époque, être la seule organisation à « résister » contre Israël dans la zone à majorité chiite du Liban. Hafez el-Assad, président syrien de l'époque, imposa au PSNS, PCL, Amal et au Baas de laisser le Hezbollah seul résistant, ayant le soutien de l'Iran et donc étant mieux armé et mieux organisé, pour éviter de faire les mêmes erreurs que l'OLP. En 1986, le PSNS se retire du Sud.

Depuis 1990[modifier | modifier le code]

Après la guerre, le Hezbollah fait appel au PSNS pour rejoindre la résistance qu'ils avaient commencée au Sud-Liban mais dont ils n'avaient plus le monopole, à condition que les combattants soient armés, entraînés et commandés par le Hezbollah. Les combattants du PSNS ont donc le droit de ne pas adhérer à l'idéologie religieuse du Hezbollah tout en étant dépendant de celui-ci : on appelle cette formation Saraya al Moukawama. En réalité, le Hezbollah avait du mal à recruter chez les chrétiens de la frontière Sud-Est, pourtant majoritaires. Le PSNS est l'un des libérateurs du Sud-Liban, avec Amal, l'armée libanaise et surtout le Hezbollah. Il se positionne aujourd'hui dans le contexte libanais actuel en tant que pro-syrien.

Avec la guerre civile au Liban, le PSNS est toléré en Syrie par Hafez el-Assad. En 2005, Bachar el-Assad légalise le PSNS[27], faisant de celui-ci le premier parti politique du pays à ne pas être nationaliste arabe. Il compte 90 000 membres en Syrie[28], soit trois fois plus que au Liban. Le parti appartient au Front national progressiste.

Via la diaspora libanaise, on trouve des membres du PSNS en Australie, aux États-Unis, au Canada, au Brésil, en Argentine, en Europe... Des meetings sont quelquefois organisés.

En Jordanie, au Koweït et en Palestine, le parti est plus restreint. En Irak, le parti a été interdit par Saddam Hussein, mais on y trouve des membres du PSNS.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Le PSNS se déclare admiratif du socialisme bolivariste au Venezuela et de l'Union du Maghreb arabe.

Économiquement, le Parti National Socialiste est contre la totale nationalisation et la totale privatisation. Pour lui, l'État doit choisir de nationaliser ou de privatiser en fonction de ses intérêts. En ce qui concerne la mondialisation, il rejoint le point de vue altermondaliste sur la ligne du protectionnisme. Il demande l'interdiction de Lara Fabian de se produire au Liban en raison de prises de positions pro-israéliennes [29]

Le parti exige d'interdire un concert des Guns'N'Roses au Liban car ils ont déjà joué l'hymne israélien [30]

Guerres de 2006 et 2011[modifier | modifier le code]

Il combat contre Israël aux cotés du Hezbollah lors du conflit israélo-libanais de 2006.

Le Hezbollah aurait aussi envoyé des armes à Kfar Kela au Sud Liban, village à majorité nationaliste syrien. Il y avait 2 500 combattants du PSNS dans la seconde ligne au Sud de la Bekaa, appartenant à la branche Saraya al Moukawama précitée, regroupant tous les combattants armés et entraînés par le Hezbollah membres d'un autre parti politique (PSNS et PCL). Une trentaine de ces combattants, pour la plupart chrétiens, de la deuxième ligne étaient prêts pour des attentats-suicides.

Depuis 2011, le PSNS prend part à la guerre civile syrienne dans le camp du régime de Bachar el-Assad.

Le chef actuel du PSNS est Assaad Hardan. Le PSNS a 3 députés à l'Assemblée nationale du Liban, dont Marwan Fares et Assaad Hardan. Ils forment un bloc indépendant.

Sa branche militaire, majoritairement composée de Syriens et comptant également des Libanais, est forte de 5 000 hommes[31].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le parti défend, dès sa fondation en 1932, une réforme radicale de la société conforme à la laïcité, une idéologie inspirée à l'époque du fascisme italien, le « pansyrianisme », dont l'objectif est la création d'une Grande Syrie, regroupant la Syrie actuelle, le Liban, la Jordanie, certaines parties de la Turquie et le territoire actuel de l'Etat d’Israël[27]. La première préoccupation du parti est l'affirmation de la souveraineté du pays. Il utilise notamment une phrase souvent trouvée dans la littérature nationaliste : "la Syrie est pour les Syriens". Saadé expose sa vision des choses dans son livre Nushu’ al-Umam (L'émergence des nations), publié en 1938. On y lit : "la conscience nationale est le plus grand phénomène social de notre temps". Il cite le philosophe et historien français Ernest Renan et utilise la dynastie capétienne pour illustrer sa définition de la nature d'une nation. La langue dans l'identité nationale est aussi un concept dans l'établissement de l'identité nationale syrienne. Cependant, l'utilisation du langage dans la formulation panarabique est souvent un prétexte au panislamisme[32]. Samar Yazbek écrit que le PSNS « défend une idéologie pansyrienne et autoritariste »[33]. Le parti défend un « antisémitisme à l'ancienne », en mettant l'accent sur une conspiration juive internationale contrecarrant la «Grande Syrie» souhaitée, et en essayant de liguer chrétiens et musulman contre un ennemi juif[34].

Badri Hamadi, expert en politique du Moyen Orient, écrit que le PSNS est « de tendance extrême-droite », information reprise par le HCR[35].

Le PSNS est régulièrement qualifié de parti néofasciste[36],[37], Mediapart le décrit comme un « mouvement néofasciste allié au régime syrien »[38]. Bellingcat décrit le PSNS comme « une organisation farouchement antisémite et fasciste qui prône une «Grande Syrie» incorporant le Liban et la Palestine », dont le logo est une interprétation stylisée de la croix gammée, et ayant « exploité ses liens internationaux avec l’extrême droite »[39].

Membres célèbres[modifier | modifier le code]

De nombreux intellectuels libanais font leurs débuts dans le parti. Très souvent, ces derniers le quittent et choisissent parfois une idéologie tout à fait différente.

À noter qu'Abdel Karim Nasrallah, le père de Hassan Nasrallah, était membre de ce parti.

Anciens membres[modifier | modifier le code]

Membres actuels et membres à vie[modifier | modifier le code]

Emblème[modifier | modifier le code]

Le drapeau du PSNS a été adopté dès la création du parti en 1932. Il est constitué d'un fond noir qui représenterait l'ignorance, ou la non-prise de conscience de l'« identité syrienne », d'après la définition qu'en donne le PSNS. La tornade rouge représenterait le sang des nationalistes syriens qui lutteraient pour apporter cette prise de conscience. Le blanc serait la prise de conscience.

Pour certains nationalistes syriens, le drapeau de cette « Syrie » devrait être entièrement blanc.

Le PSNS est accusé d'avoir un drapeau, représentant une croix gammée stylisée[39], semblable à celui du parti nazi NSDAP[41], ce que le parti réfute, expliquant que Saadé avait fait le choix de ce drapeau avant qu'il n'entende parler du nazisme, alors qu'il n'était qu'étudiant. Néanmoins, le parti adopta un autre drapeau à ses débuts, un drapeau de fond blanc avec trois rayures horizontales[42].

Le drapeau est surnommé « el-zouba'a », c'est-à-dire la tornade.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Adel Beshara, Lebanon : The Politics of Frustration : The Failed Coup of 1961, Routledge, , 240 p. (ISBN 978-1-136-00614-2, lire en ligne)
  2. (en) MEED., Economic East Economic Digest, Limited, (lire en ligne)
  3. Antun Saadeh, The Genesis of Nations, (Dar al-Fikr, Beirut)
  4. a et b Nordbruch Goetz, Nazism in Syria and Lebanon: The Ambivalence of the German Option, 1933–1945, Taylor & Francis, (ISBN 978-0-203-88856-8, lire en ligne) :

    « ... {{||}}during his speech of 1 June 1935 {{||}}... Antun Saadeh declared {{||}}... '... {{||}}The Syrian Social Nationalist Party is neither a Hitlerite nor a Fascist one, but a pure social nationalist one. It is not based on useless imitation, but is the result of an authentic invention. {{||}}...' »

  5. Charles Davis, « Pro-Assad Lobby Group Rewards Bloggers On Both The Left And The Right »,
  6. See: Adel Beshara (ed.), Antun Saadeh: the Man, his thought (2007)
  7. Antun Saadeh, "The Explanation of the Principles". URL: http://www.ssnp.com/new/library/saadeh/principles/ « https://web.archive.org/web/20160527070203/http://www.ssnp.com/new/library/saadeh/principles/ »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  8. (en) Becker, Jillian., The PLO: The Rise and Fall of the Palestine Liberation Organization, Weidenfeld & Nicolson. (ISBN 9781491844359), "[The SSNP] had been founded in 1932 as a youth movement, deliberately modeled on Hitler's Nazi Party. For its symbol it invented a curved swastika, called the Zawbah."
  9. a et b « Le Führer du P.P.S. dément le « Nahar » », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
  10. À l'époque, l'Irak n'était pas considéré comme une partie de la Syrie par les nationalistes syriens, les territoires de cette Syrie sont appelés la « Grande-Syrie ».
  11. La genèse des nations, Antoun Saadé
  12. Bernard Lewis, Sémites et antisémites, Paris, Fayard, 1987, p. 189.
  13. Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann, Croissant fertiel et croix gammée, Paris, Verdier, 2009, p. 54-55.
  14. Matthias Künzel, Jihad et haine des Juifs, Paris, L'Œuvre, 2009, p. 63.
  15. (en) Jillian Becker, The PLO: The Rise and Fall of the Palestine Liberation Organization, Weidenfeld and Nicolson, (ISBN 978-0-297-78299-5, lire en ligne)
  16. (en) Michael Johnson, All Honourable Men: The Social Origins of War in Lebanon, Bloomsbury Academic, (ISBN 978-1-86064-715-4, lire en ligne), p. 150
  17. (en) Michael W. Suleiman, Political Parties in Lebanon: The Challenge of a Fragmented Political Culture, Cornell University Press, (ISBN 978-0-8014-0422-1, lire en ligne), p. 111-112
  18. « La politique radicale et le parti social nationaliste syrien (PSNS) », traduction française de « Radical Politics and the Syrian Social Nationalist Party », International Journal of Middle East Studies, XX-3, août 1988, p. 303-324.
  19. Rihanat al-nahda fi'l-fikr al-'arabi, Maher Charif
  20. a et b Hafez El Assad et le parti Baas en Syrie, Pierre Guingamp, p. 45
  21. Le Liban, Pierre Pinta, p. 101
  22. D'après lui, il est suivi et est accusé pour des délits qu'il n'a pas commis
  23. Asad: the Struggle for the Middle East, Patrick Seale
  24. Rôle du PSNS dans la guerre de 1958, en anglais
  25. Le nationalisme arabe : Alternative à l'intégrisme, Charles Saint-Prot
  26. La justice se penche sur l'affaire Bachir Gemayel, France TV, 16 janvier 2007
  27. a et b Philippe Baillet, L'autre tiers-mondisme : des origines à l'islamisme radical : fascistes, nationaux-socialistes, nationalistes-révolutionnaires, entre défense de la race et solidarité anti-impérialiste, Saint-Genis-Laval, Éditions Akribeia, , 475 p. (ISBN 978-2-913612-61-7 et 2-913612-61-X), p. 154-155
  28. Asia Times
  29. « La chanteuse italo-belge « pro-israélienne » Lara Fabian ne se produira pas au Liban », sur L'Orient-Le-Jour,
  30. « Le PSNS contre le concert de Guns n’ Roses au Liban », sur L'Orient Le Jour,
  31. Paul Khalifeh, L'armée syrienne, ses milices et ses alliés étrangers, RFI, 1er octobre 2015.
  32. MUJAIS, SALIM., SYRIAN SOCIAL NATIONALIST PARTY : its ideology and history., BLACK HOUSE PUBLISHING, (ISBN 978-1-912759-15-6 et 1-912759-15-2, OCLC 1088542394, lire en ligne)
  33. Samar Yazbek (trad. de l'arabe), 19 femmes, Les Syriennes racontent, Paris, Stock, , 426 p. (ISBN 978-2-234-08604-3), p. 367
  34. (en) « Syrian Nazis on the Air », sur AIJAC, (consulté le )
  35. (en) United Nations High Commissioner for Refugees, « Refworld | Liban : 1) Parti socialiste national syrien (PSNS). 2) Le quartier Mousseitbe dans Beyrouth-Ouest est-il contrôlé par le PSNS? 3) Traitement réservé aux Sunnites par les membres du PSNS », sur Refworld (consulté le )
  36. Jean-Pierre Perrin, « Al-Hassan, ennemi numéro 1 de Damas », sur Libération.fr, (consulté le )
  37. « Comment une organisation humanitaire française s'est liée avec des milices chrétiennes pro-Assad », sur Bellingcat, (consulté le )
  38. Ariane Lavrilleux, Elie Guckert et Frank Andrews, « Les liaisons dangereuses de SOS Chrétiens d’Orient avec les milices d’Assad », sur Mediapart (consulté le )
  39. a et b « Des blogueurs de gauche et de droite récompensés par un lobby pro-Assad », sur Bellingcat, (consulté le )
  40. « Syrie : l'extrême droite française en campagne pour Assad », sur L'Humanité, (consulté le )
  41. (en) Ehud Ya'ari, « Behind the Terror », sur The Atlantic, (consulté le )
  42. Bien visible sur cette vidéo : Retour de Saadé, 1947

Liens externes[modifier | modifier le code]