Forces libanaises

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Parti des Forces Libanaises
القوات اللبنانية
Image illustrative de l’article Forces libanaises
Logotype officiel.
Présentation
Chef Samir Geagea
Fondation 1977 (milice)
1990 (parti politique)
Siège Beyrouth, Liban
Fondateur Bachir Gemayel
Religion Essentiellement Chrétiens, (mais officiellement laïque)
Positionnement Droite
Idéologie Conservatisme
Nationalisme
Fédéralisme

Devise : Dieu, Hakim, FL (en arabe: الله،

حكيم، قوّات فقط

Affiliation internationale Internationale démocrate centriste
Coalition Alliance du 14-Mars
Couleurs Rouge, blanc et vert
Site web http://www.lebanese-forces.com/web/
Représentation
Députés
15 / 128
La croix biseautée, également appelée croix de la résistance libanaise, était l'un des symboles des Forces Libanaises. Actuellement il est encore utilisé par certain partisans mais n'est plus officiellement le symbole des FL

Le terme de Forces libanaises ou FL (en arabe : القوات اللبنانية) désigne un parti politique libanais et une ancienne milice chrétienne qui jouèrent un rôle majeur dans la guerre civile qui ravagea le Liban de 1975 à 1990. Quand la guerre civile fut terminée, le mouvement se transforma en parti politique. En 1994, le parti est interdit par les Syriens et ses alliés, les activités de ses militants sont sévèrement limitées par les gouvernements pro-syriens jusqu'à la Révolution du Cèdre de 2005. Le mouvement est officiellement laïc, mais dans les faits il a toujours été composé majoritairement par des chrétiens, et plus spécialement par des Maronites.

Histoire récente (1976 - 1982)[modifier | modifier le code]

En opposition à l'alliance entre les Palestiniens et les milices musulmanes de gauche, les Forces libanaises (FL) se formèrent en 1976 sous la direction de Bachir Gemayel comme l'aile militaire de la coalition du Front libanais. Les FL étaient à l'origine une coalition de diverses milices chrétiennes, incluant les Noumour Al-Ahrar (lié au Parti national-libéral de l'ancien président libanais Camille Chamoun) et les militants des Gardiens des Cèdres, dirigés par Étienne Sacr, mais en fait dominés par la Phalange des frères Gemayel, l'aile militaire du parti Kataeb de Pierre Gemayel. Gemayel transforma les FL en une formidable force militaire absorbant parfois par la force les milices chrétiennes plus petites. Les FL dominaient alors la partie chrétienne de l'espace politique libanais. Ces années sont considérées comme l'époque dorée des Forces libanaises, qui jouissaient d'une forte popularité au sein des communautés chrétiennes pour les divers services offerts à une population qui ne recevait rien de l'État : protection, sécurité sociale, etc[réf. nécessaire].

Les FL reçoivent un appui militaire et financier de la part du gouvernement israélien dans les premières années de la guerre civile.

L'intervention militaire israélienne au Liban de 1982 ouvrit la voie de l'élection présidentielle à Béchir Gemayel le 23 août.

Les années Amine (1982 - 1988)[modifier | modifier le code]

Bachir Gemayel fut assassiné le , une semaine avant son entrée en fonction. Son frère, Amine le remplaça comme président et son cousin Fadi Frem, comme chef des FL. Les deux cousins eurent une relation difficile, et en 1984, la pression d'Amine Gemayel amena le remplacement de Frem par Fouad Abou Nader (le 9 octobre). Abou Nader refusa l'affrontement en mars 1985 voulu par une faction menée par Samir Geagea et Elie Hobeika.

Avec les yeux apparemment braqués vers la présidence, Hobeika entama des négociations secrètes avec le gouvernement syrien pour mettre fin au conflit[réf. nécessaire]. Le , il signa un Accord Tripartite ayant pour but de renforcer la présence syrienne au Liban contre la volonté de Geagea et des autres dirigeants. Geagea mobilisa les factions opposées des FL le et attaqua le quartier général des FL à Karantina, où Hobeika fut encerclé. Il sera livré à l'armée libanaise sous le commandement du général Aoun, sous forte pression syrienne. Hobeika se rendit, puis partit d'abord à Paris et ensuite à Damas. En prenant les commandes des FL, Geagea lança un mouvement pour ré-équiper et réorganiser la milice. Il institua également un programme d'aide sociale dans les zones contrôlées par les FL[réf. nécessaire].

En 1987, la milice collabore à un trafic de déchets toxiques. Un rapport de l'organisation Greenpeace précise que « 15 800 barils de différentes tailles et 20 conteneurs de déchets toxiques ont été exportés illégalement d'Italie au Liban. Des hommes armés appartenant aux Forces libanaises ont dissimulé l'opération, soudoyés avec une partie de la somme payée par une société italienne à des entreprises libanaises. » En 1988, la baignade est interdite au Liban tant les eaux sont contaminées par ce trafic[1].

Les années Aoun (1988 - 1990)[modifier | modifier le code]

Deux gouvernements rivaux se disputèrent la reconnaissance après le départ d'Amine Gemayel de la présidence en septembre 1988. Les FL supportèrent au début celui dirigé par le général Michel Aoun, qui était aussi le chef de l'armée libanaise. Aoun et Geagea se brouillèrent bientôt. Geagea considérait la guerre de libération menée par Aoun, contre une armée syrienne bien plus puissante (45000 hommes contre 8000 pour Aoun), vouée à l'échec même s'il le soutient pendant cette guerre.

La guerre « d'élimination » (expression utilisée par Michel Aoun) de la résistance chrétienne s'ensuivit et fit rage jusqu'en 1990.

La logique de M. Aoun était qu'il n'y avait plus de place pour une milice (alors qu'ils se battaient ensemble contre l'armée Syrienne).

Aoun a donc ouvert deux fronts, un avec l'armée syrienne d'Hafez el-Assad et un autre avec ses ex-alliés des Forces Libanaises.

La deuxième république (1990 - 2005)[modifier | modifier le code]

Après la reddition d'Aoun le , plusieurs postes ministériels ont été proposés à Samir Geagea dans le nouveau gouvernement. Il refusa plusieurs fois, indiquant qu'il était opposé aux interventions syriennes dans les affaires libanaises, et ses relations avec le gouvernement se détériorèrent.

Après la fuite de Michel Aoun, les Forces libanaises décident de déposer les armes conformément à leur engagement en faveur des accords de Taef,.

Le 21 avril 1994, Geagea fut arrêté, pour l'implication des FL dans l'explosion de l'église Sayyidet Al Najat (au nord de Beyrouth), et officieusement pour s'être opposé à la domination syrienne sur le Liban et à chaque décision du gouvernement libanais, alors présidé par Rafiq Hariri.[réf. nécessaire] Le gouvernement libanais émit également un décret de dissolution des FL en raison de cette même attaque. Jusqu'à aujourd'hui, il n'existe pas de certitude quand à l'identité des acteurs de cette attaque[2]. Avant son arrestation, Geagea fut averti des risques qu'il courait mais décida de rester au Liban[2]. Lors de son procès - jugé inéquitable par Amnesty International - des charges supplémentaires furent retenues contre lui, dont l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rachid Karamé en 1987 et de Dany Chamoun en 1990[2] (qui fut plus tard attribué à Elie Hobeika). Le tribunal lui reprocha également de continuer à diriger une milice armée en la faisant passer pour un parti politique[2]. Il fut condamné à la prison à vie et incarcéré à l'isolement strict excepté les visites de son épouse et de sa propre famille[2].

Les militants des FL ont participé activement à la Révolution du Cèdre de 2005. Aux élections qui suivirent en mai et juin de la même année, les FL s'allièrent avec le courant du futur de Saad Hariri et le Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt. Cette coalition remporta 72 sièges (dont 5 députés FL) sur les 128 que comporte le parlement. Samir Geagea fut amnistié le 26 juillet 2005[2].

En 2009, le parti remporta 8 sièges aux législatives 2009, dont deux députés à Bécharré, trois à Zahlé, un député au Batroun, Chouf et Koura. En 2014, le parti annonça une liste de candidats partout au Liban, comptant jusqu'à 26 candidats.

Aujourd'hui[Quand ?], Samir Geagea représente le courant chrétien fidèle à la résistance anti-Assad, il est aussi un récent[Quand ?] symbole de la tentative d'apaisement des tensions inter-religieuses, de par son alliance avec le Courant du Futur, de Saad Hariri.[réf. nécessaire]

En 2015, les Forces Libanaises ont établi une feuille d'intentions avec le Courant Patriotique Libre (CPL) sous la présence du député IIbrahim Kanaan et le représentant des FL, Melhem Riachi.

Armement des FL durant la Guerre du Liban[modifier | modifier le code]

Il fut moderne et de toutes origines selon les alliances des FL :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuel Haddad, « Au Liban, le spectre des barils toxiques », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  2. a, b, c, d, e et f Joseph A. KechichianSenior Writer, « Is Samir Geagea the next president of Lebanon? », GulfNews,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]