Parti communiste libanais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Parti communiste libanais
(ar) الحزب الشيوعي اللبناني
Image illustrative de l'article Parti communiste libanais
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire général Hanna Gharib
Fondation
Positionnement Gauche
Idéologie Communisme
Social-démocratie
Sécularisme
Anti-impérialisme
Adhérents 13 000 (2004)
Couleurs rouge
Site web http://www.lcparty.org/
Représentation
Députés
0 / 128

Le Parti communiste libanais (الحزب الشيوعي اللبناني) a été fondé en 1924 par Youssef Ibrahim Yazbeck et Fouad Chemaly. Il est dissous en 1948 et interdit jusqu'en 1971. Au cours de son histoire, le parti s'oppose militairement à plusieurs reprises aux troupes israéliennes, et se bat avec les partis palestiniens et nationalistes arabes pendant la guerre civile libanaise.

Histoire et Création[modifier | modifier le code]

Le Parti communiste libanais fut officiellement fondé le 24 octobre 1924, dans la ville de Hadath située dans la banlieue sud de Beyrouth. Le meeting de fondation vit la présence de nombreux intellectuels, penseurs, écrivains et journalistes qui prônaient l'esprit de la 'Révolution Française' et dont les idées étaient très librement inspirées de Karl Marx et Friedrich Engels. Afin d’éviter toute censure basée sur l’accusation de bolchevisme, on le dénomma initialement Parti du Peuple libanais. Malgré cette manœuvre, il fut déclaré illégal. À l'origine, le PCL est implanté dans la partie sous mandat français (qui comprenait une partie de l’actuelle Syrie).

Ce n'est que durant la guerre 39-45 qu'il fut légalisé.

À la suite de l’indépendance du Liban, le Parti communiste libanais se scinda en deux : Parti communiste libanais et Parti communiste syrien.

Le Parti communiste libanais est le plus ancien des partis politiques libanais.

Dès le milieu des années 1940, le Parti communiste commence à jouer un rôle dans la vie politique libanaise, au travers de l'alliance du mouvement national avec le Parti socialiste progressiste de Kamal Joumblatt. Mais, en 1959, à la suite de l'assassinat de Farajallah el-Helou, le Parti communiste libano-syrien se divise.

Années 1960–1970[modifier | modifier le code]

En 1967, il compte 75000 adhérents, soit 3 % de la population, ce qui fait de lui le plus grand parti libanais de l’époque.

En 1973, George Hawi prend la tête du parti. Quand Tsahal pénètre à Beyrouth le , George Hawi lance l'appel à la résistance, qui sera suivi d'effets, Tsahal étant obligée de se retirer peu après de la capitale. Juste après la guerre et pendant les élections générales, le Parti communiste obtient près de 15 % des voix mais ne réussit à obtenir aucun siège au Parlement, du fait du système particulier de ces élections. Pendant la guerre civile, le PCL est l'un des premiers partis politiques à organiser la résistance face à Israël avec le Parti Baas et le Parti social-national syrien, de rivaux devenus alliés, qui créent un troisième bloc, laïque, face aux deux autres blocs musulman et chrétien.

Votes en baisse[modifier | modifier le code]

Dès 1994 le parti chute dans les sondages et les intentions de vote. Il passe de 18 % en 1992 à 1,5 % en 2004 - son point le plus bas - pour remonter à 4 % en 2007. Le courant socialiste démocrate, appelé « secours » et qui a fait une scission au sein du parti frôle les 6 % dans les intentions de vote.

Le , l'ancien secrétaire général du parti, George Hawi, est assassiné à Wata al-Mousseitbeh au centre de la capitale.

Période récente[modifier | modifier le code]

Malgré l'assassinat de Hawi, et la mise en accusation de la Syrie par le gouvernement Siniora, le Parti communiste se retrouve dans l'opposition, aux côtés du Hezbollah, du Courant patriotique libre (CPL) et d'autres mouvements considérés « pro-syriens » par leurs adversaires. Le PCL participe au projet élaboré par le Hezbollah et le CPL qui propose aux Libanais de régler les conflits entre eux et sans ingérence de l'Occident. Il propose par ailleurs une réforme du système politique libanais comprenant l'adoption d'une loi électorale entièrement basée sur la proportionnelle, la baisse de l'âge de vote à 18 ans et le rejet du sectarisme confessionnel[1]. En 2007, il existe deux courants au sein du parti, le courant social-démocrate et le courant socialiste dirigiste dont le secrétaire général, Khaled Hadada fait partie.

En 2006, durant la guerre entre Israël et le Liban, les communistes combattent avec l’armée nationale, le Hezbollah, le Amal et les nationalistes arabes les troupes israéliennes.

En 2015, dans le contexte d’accroissement de la menace terroriste, le Parti communiste réactive des patrouilles armées afin d'épauler l'armée libanaise et le Hezbollah contre les groupes Daech et Front Al-Nosra[2].

Informations[modifier | modifier le code]

Le Parti communiste libanais est un parti puissant dans la muhafazah du Sud-Liban et dans le mont Liban, surtout dans l'ancien fief communiste de Hosrayel et à Jbeil.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le PCL appelle à manifester le 29 janvier pour "bâtir un État œuvrant au changement démocratique" », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne)
  2. « Communists form guerrilla group in Lebanon to fight back against ISIS », RT International,‎ (lire en ligne)