Forces armées de la fédération de Russie

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Forces armées de la fédération de Russie
Вооружённые Силы Российской Федерации
Vooroujionnye Sily Rossiïskoï Federatsii
Drapeau des Forces armées de la fédération de Russie.
Drapeau des Forces armées de la fédération de Russie.
Fondation
Branches
Middle emblem of the Russian Ground Forces.svg Les Forces terrestres
Middle emblem of the Russian Aerospace Forces.svg La Force aérienne
Middle Emblem of the Russian Navy.svg La Flotte maritime militaire
Les trois services indépendants
Commandement
Président de la Russie Vladimir Poutine
Ministre de la Défense Sergueï Choïgou
Chef de l'État-Major général Valeri Guerassimov
Main-d'œuvre
Âges militaires Âge militaire moyen: entre 21 et 41 ans (2014)
Disponibles au service militaire 3 150 000 hommes
Environ 42 000 femmes
Actifs Environ 1 013 000 hommes (2018) (5e)
Déployés hors du pays Environ 35 000 (2014)
Réservistes 2 500 000 (2018)
Budgets
Budget 46 milliards de Dollars (2018)
Industrie
Fournisseurs nationaux Rosoboronexport
MiG
Soukhoï
Fournisseurs étrangers Israel Aerospace Industries[1]
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau d’Israël Israël
Exportations annuelles 56 milliards de dollars américains (2015)[réf. nécessaire]
Articles annexes
Histoire Histoire militaire de la Russie
Emblème des Forces armées de la fédération de Russie.

Les Forces armées de la fédération de Russie (en russe : Вооружённые Силы Российской Федерации, Vooroujionnye Sily Rossiïskoï Federatsii) sont instituées le par un décret du président Eltsine qui plaçait toutes les forces de l'ancienne Armée soviétique présentes sur le territoire russe sous le commandement du nouveau ministère russe de la Défense, ce ministère étant lui-même sous l'autorité du commandant en chef, le président de la fédération de Russie. La Russie est membre de l'Organisation du traité de sécurité collective et de l'Organisation de coopération de Shanghai. La Russie est la deuxième puissance militaire du monde (hors nucléaire) derrière les États-Unis selon le classement GFP[2].

Organisation générale[modifier | modifier le code]

Dans l'organisation soviétique, le ministère de la Défense avait un rôle administratif, la planification des opérations étant assurée par le chef de l'État-Major général, avec sous ses ordres un commandant-en-chef des forces terrestres. Maintenant, le ministre assure de plus en plus le commandement effectif des forces armées. Tout comme dans la plupart des pays du monde, c'est le chef d'État russe (actuellement Vladimir Poutine) qui est le commandant suprême des forces armées.

Un nouveau centre de contrôle de la défense nationale a été construit entre mai 2013 et décembre 2014 le long de la rivière Moskova, à un peu plus de deux kilomètres au sud du Kremlin de Moscou[3],[4]

Commandant en chef[modifier | modifier le code]

De par l'article 87 de la Constitution russe, le Président de la fédération de Russie est le commandant en chef suprême des Forces armées. Il a la décision finale quant à une intervention et/ou implication militaire de son pays, et décide d'une éventuelle attaque nucléaire.

Ministère de la défense[modifier | modifier le code]

Le ministère de la Défense de la Fédération de Russie est le ministère qui exerce la direction administrative et opérationnelle sur les Forces armées de la Fédération de Russie. Il a succédé au Ministère soviétique de la Défense lors de l'effondrement de l'Union Soviétique.

État-Major général[modifier | modifier le code]

L’État-major général des forces armées de la fédération de Russie est l'institution centrale gérant l'administration, les opérations et la logistique des forces armées russes. Il est appelé « général » pour le différencier des autres états-majors sous ses ordres. Le chef de l'État-major général travaille sous l'autorité du gouvernement, notamment du ministre de la Défense (presque toujours un militaire), lui-même aux ordres du commandant-en-chef, le président de la fédération de Russie.

Chef de l'État-Major général[modifier | modifier le code]

Branches des forces armées russes[modifier | modifier le code]

Les forces armées de la fédération de Russie sont divisées en trois grandes branches :

Les forces terrestres

Environ 280 000 militaires.

Les forces aérospatiales

Environ 165 000 militaires, elles regroupent les forces aériennes et les forces spatiales.

La marine

Environ 150 000 militaires, 1 porte-avions conventionnel STOBAR, (immobilisé à quai pour réparation jusqu'en 2022) 1 croiseur de bataille nucléaire de la classe Kirov, (un second sera remis en service d'ici 2022) 3 croiseurs de la classe Slava, 13 destroyers (1 Kashin, 3 Sovremennyy, 8 Udaloy et 1 Udaloy II) 9 frégates (2 Krivak, 2 Neustrashimyy, 3 Admiral Grigorovich et 2 Gepard), 11 sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (1 Delta III, 1 Typhoon, 6 Delta IV et 3 Boreï), 7 sous-marins nucléaire lanceur de missile de croiseur de classe Oscar II, 16 sous-marins nucléaires d'attaque (1 Sierra I, 2 Sierra II, 3 Victor III, 9 Akula et 1 Yasen), 22 sous-marins d'attaque conventionnel (15 Kilo, 6 Varshavyanka et 1 Lada ce dernier n'étant pas en service.) 78 corvettes et 48 patrouilleurs, 46 chasseurs de mines, 32 navires de débarquement légers et 19 lourd.

Les trois services indépendants

Forces terrestres[modifier | modifier le code]

Soldats parachutistes russes au Kazakhstan.

L'Armée de terre russe regroupe les troupes blindées, les fusiliers motorisés, l'artillerie et les troupes dites spéciales (renseignement, transmissions, génie, lutte NBC, etc.).

En 2006, l'Armée de terre compterait 395 000 hommes[6] répartis entre 3 divisions blindées, 16 divisions de fusiliers motorisés et 6 divisions « mitrailleuse artillerie ».

En 2008, il y a eu une réorganisation de l’Armée de terre en brigades et une réduction des niveaux de commandement supérieurs de quatre (district militaire / armée / division / brigade) à trois (commandement stratégique / armée / brigade)[7].

En 2009, 23 divisions ont été réorganisées en 85 brigades :

  • 40 brigades interarmes : 4 brigades blindées, 35 brigades de fusiliers motorisés, et une brigade de forteresse. Chacune d’elles comprend en outre deux bataillons d’artillerie et un de lance-roquettes multiples, un bataillon de missiles antiaériens, un bataillon d’artillerie antiaérienne, un du génie militaire, un de transmissions, un de maintenance et un de logistique, et une compagnie de reconnaissance.
  • 45 brigades d’appui : 9 brigades de missiles, 13 d’artillerie (dont 4 de fusées), 9 de défense antimissile, 1 de pionniers, 7 brigades de forces spéciales, 3 de guerre électronique et une de reconnaissance, celle-ci basée à Mozdok (Caucase-Nord).

En 2020, on dénombre 12 armées, 1 corps d'armée, 10 divisions (les divisions sont réapparues à partir de 2013), 90 brigades et 4 bases militaires.

Force aérienne[modifier | modifier le code]

La Force aérienne russe est placée sous le commandement du colonel général Alexandre Zeline, la Force aérienne (VVS) comptaient 100 000 hommes en 2017.

La Force aérienne regroupe également l'ancienne force anti-aérienne, la Voyska PVO (Protivo-Vozdouchnyïe Voïska).

Marine russe[modifier | modifier le code]

Revue navale célébrant le 275e anniversaire de la flotte du Pacifique, le .

La Marine russe, dont le quartier général est à Saint-Pétersbourg depuis le , est divisée en quatre flottes et une flottille :

Potentiel nucléaire[modifier | modifier le code]

Troupes de missiles stratégiques[modifier | modifier le code]

Composante terrestre de la force de dissuasion.

La Russie est aussi l'un des sept pays reconnus officiellement comme possédant l'arme nucléaire. C'est d'ailleurs elle qui possède le plus vaste et le plus puissant arsenal nucléaire au monde.

Voici le tableau récapitulatif de l'avancée du Memorandum of Understanding (MOU) de START-1 en septembre 1990[8], [9], janvier 2009[10] et juillet 2009[11].

Date ICBM, SLBM et bombardiers lourds ICBM lourds Ogives (ICBM, SLBM et bombardiers lourds) Ogives (ICBM et SLBM) Ogives (ICBM sur lanceurs mobiles) Ogives (ICBM lourds) Puissance (ICBM et SLBM) (Mt)
Limites imposées par START-1
1 600 154 6 000 4 900 1 100 1 540 3 600
Drapeau de l'URSS Union soviétique / Drapeau de la Russie Russie
2 500 308 10 271 9 416 618 3 080 6 626,3
848 104 4 147 3 515 207 1 040 2 373,5
814 104 3 909 3 293 195 1 040 2 301,8
809 104 3 897 3 289 191 1 040 2 297,0

Les districts militaires[modifier | modifier le code]

Les cinq régions militaires russes depuis :
  • Commandement stratégique opérationnel Ouest
  • Commandement stratégique opérationnel Sud
  • Commandement stratégique opérationnel de la flotte du Nord
  • Commandement stratégique opérationnel Centre
  • Commandement stratégique opérationnel Est

Depuis décembre 2014, il existe cinq districts militaires en Russie chacun sous un commandement stratégique opérationnel[12].

Entre et 2014, il y en avait quatre et avant cette date, il y avait six districts :

  • le district militaire de Moscou (Московский, Moskovsky) ;
  • le district militaire de Léningrad (Ленинградский, Leningradsky) ;
  • le district militaire du Nord-Caucase (Северо-Кавказский, Severo-Kavkazsky) ;
  • le district militaire Volga-Oural (Приволжско-Уральский, Privolzhsko-Uralsky) (il inclut la 15e brigade de fusiliers motorisés, qui a participé à l'exercice « Normandie-Niemen 07 » en avril 2007 avec la 1re brigade mécanisée)[13] ;
  • le district militaire sibérien (Сибирский, Sibirsky) ;
  • le district militaire d’Extrême-Orient (Дальневосточный, Dalnevostochny).

Il existait aussi une région militaire spéciale de Kaliningrad, sous l'autorité de la flotte de la Baltique. [réf. souhaitée]

Effectifs[modifier | modifier le code]

Les effectifs de l’armée russe ont connu des réductions drastiques depuis la fin du régime soviétique. Forte de 5,2 millions d'hommes en 1989, l'armée russe n'en dispose plus que de 1,5 million en 1996[14] et seulement 766 000 en 2013[15]. Environ un quart des effectifs sont officiers (cadres), le reste se composant d'engagés volontaires sous contrat et de conscrits. La Russie a entamé avec les réformes, une large professionnalisation de l'armée dans le but de se rapprocher d'un modèle occidental.

Bien que l'objectif affiché[Quand ?] des responsables russes fût d'obtenir une armée « d'un million d'hommes », les difficultés de recrutement, les fermetures d'unités, le matériel de moins en moins nombreux, montrent que cet objectif relève plus d'une ambition politique que d'une réalité dans les armées. Le recrutement des volontaires s'avère en effet très difficile en Russie, ce qui pousse à maintenir la conscription à un niveau supérieur aux objectifs.

Vladimir Poutine ne souhaite pas augmenter ces effectifs[14].


Budget[modifier | modifier le code]

La présidence de Boris Eltsine est marquée par des budgets extrêmement réduits, outre la crise économique suivant la dislocation de l’URSS, celui-ci craignant un possible coup d’État de l'appareil militaire ex-communiste[14]. Quand Vladimir Poutine arrive au pouvoir, il est urgent de remplacer un matériel devenu obsolète[14].

Moscou a réservé, en 2010, un budget de la défense estimé à 1 953 milliards de roubles, soit 44 milliards d'euros[16].

En 2012, quelques jours avant les élections présidentielles du 4 mars, le Premier ministre Poutine annonce un vaste plan de modernisation des Forces armées russes, pour plus de 500 milliards d'euros lors de la décennie à venir. Le budget en 2013 est annoncé à 2 346 milliards de roubles (près de 59 milliards d’euros), soit une hausse de 25,8 % comparé à 2012. La progression sera ensuite de 18,2 % en 2014 et de 3,4 % en 2015[17].

En 2013, ce budget est comparable à celui de la France et demeure le dixième de celui que les États-Unis consacrent à leur défense[14].

La réalité montre néanmoins que les contraintes économiques liées notamment à la baisse des cours du gaz en 2015 ont un impact sur le budget militaire[14].

Le budget de la défense 2016, annoncé en novembre 2015, est de 3 145 milliards de roubles[18] soit 3,4 % du PNB prévu[19].

En 2019, le budget militaire est en baisse et se situe à la sixième place mondiale, après les États-Unis, la Chine, l'Arabie saoudite, l'Inde et la France[20].

Doctrine militaire[modifier | modifier le code]

La doctrine militaire de la fédération de Russie est héritière de la réforme organisée par Mikhaïl Frounze à la fin des années 1920 : une armée populaire permanente destinée à protéger le pays des agressions extérieures. Depuis 2005, cette doctrine est en cours de révision sous l'autorité du général Makhmout Gareev. Les menaces ne seraient plus les armées contre-révolutionnaires mais :

  • l'instabilité de certains États déchirés par des conflits ethniques ;
  • l'aventurisme militaire des États-Unis à la recherche de ressources énergétiques[réf. nécessaire].

Les Forces armées devraient donc être capables, non seulement de défendre la patrie, mais aussi de peser dans le monde comme arbitre géopolitique en évitant tout affrontement direct avec les États-Unis.

La nouvelle doctrine militaire russe, adoptée le , multipliant les références à la guerre du Kosovo, évoque abondamment l’ensemble des facteurs qui ont provoqué la dégradation des perceptions que les responsables russes ont de l’Occident. Néanmoins, la Tchétchénie et les instabilités dans la périphérie sud de la Russie sont également présentes dans la doctrine. Et différents éléments, dans ce texte comme dans la politique aujourd’hui mise en œuvre par le Kremlin, permettent de relativiser l’idée selon laquelle la Russie est revenue à des postures anti-occidentales.

L'Armée russe est structurellement à l'heure de la modernisation par la professionnalisation de son contingent, et donc à la diminution globale de ses effectifs. De 4 à 5,3 millions de soldats et officiers dans les années 1980, elle passe à 2,1 millions en 1994, 850 000 en 2003, et 1 027 000 en 2006.

En 2007, 50 % des sergents et recrues sont ainsi professionnalisés. Il est prévu qu'un quart des effectifs soient placés sous contrat en 2008. Cette réforme concerne également l'organisation des académies militaires : de 79 écoles en 2004, 57 seulement seront ouvertes en 2008 avec une tendance à la spécialisation pour retenir les jeunes officiers[21].

Modernisation[modifier | modifier le code]

Depuis une dizaine d'années l'armée russe essaie de moderniser ses forces, pour autant de grosses faiblesses demeurent par manque de budget dû à différentes difficultés (crise, sanction économique etc...)

Les unités terrestres ont été divisées par deux, cependant certaines troupes comme les troupes aéroportées ont été renforcées et revalorisées. Les exercices militaires ont été plus nombreux et le budget équipement et modernisation est passé d'environ 5,5 milliards d'euros à 25 milliards.

Malgré tout, de nombreuses faiblesses demeurent. Concernant l'armée de terre, la Russie a acquis il y a peu de temps une nouvelle génération de chars, le T-14 Armata, cependant celui-ci serait très cher et seulement 100 exemplaires auraient été construits. De ce fait cela oblige l'armée russe à utiliser des chars d'ancienne génération comme les T-90 à 700 exemplaires environ (qu'il est d'ailleurs question de moderniser).

Concernant l'armée de l'air la fiabilité des moteurs des chasseurs russes montre des faiblesses persistantes, de plus des accidents sont régulièrement à signaler. L’aéronavale a perdu plusieurs de ses chasseurs depuis une année par accidents.


Bases et garnisons russes à l'étranger (2015)[modifier | modifier le code]

La Russie possède plusieurs centaines de bases, soldats, chars et avions de tout genre répartis surtout dans les pays de l'ancienne Union soviétique ainsi que dans certains pays alliés (Syrie, par exemple). Voici une liste des principales bases ne se trouvant pas sur son territoire :

  • Drapeau de l'Abkhazie Abkhazie : la Russie y entretient 3 500 militaires et gardes-frontières russes début 2010 et dispose d'au moins 4 bases[22],[23],[24],[25] dont la 7e base (aérienne) militaire (à Goudaouta) et la petite base navale d'Otchamchira où stationnera en permanence un groupe de combat[26] ;
  • Drapeau de l'Arménie Arménie : la Russie y possède la 102e base militaireGyumri)[27] et d'une base aérienne (à Erevan) ; la base abrite en garnison 5 000 soldats russes[28] ;
  • Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan : la Russie y possède la station radar de Darial (à Qabala (Qabala Rayon (en)))[27] et quelques autres bases militaires ; la Russie y entretient 900 soldats russes ;
  • Drapeau de la Biélorussie Biélorussie : la Russie y dispose de la station-radar Volga[27] (près de Hantsavichy), d'une station-radar (à Baranovitchi), et du 43e nœud de transmission de la Marine russe (à Vileyka) ; la Russie y entretient en garnison 850 soldats russes ;
  • Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan : la Russie y dispose du cosmodrome de Baïkonour[27], d'un régiment d'aviation[27]Kostanaï), d'une station-radar (près du lac Balkhach), et d'un nœud radiotechnique[27] des Forces spatiales (situé au polygone de Sary Chagan, à Priozersk (en)) ;
  • Drapeau du Kirghizistan Kirghizistan : la Russie y dispose de la base aérienne de Kant[27], du centre d'essai d'armement anti-sous-marins[27] (basé à Karakol, aux bords du lac Issyk Kul) et a réactivé une station-radar (dans la Province de Tchouï) ; la Russie y entretient en garnison 700 soldats russes ;
  • Drapeau de l'Ossétie du Sud Ossétie du Sud : la Russie y entretient 3 500 militaires et gardes-frontières russes, dispose de la 4e base militaire (à Tshinkvali) et négocie des accords concernant les soldats russes y stationnant[23],[25] ;
  • Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan : la Russie y dispose de la base aérienne de Karshi-Hanabad (en)[27] ;
  • Drapeau de la Syrie Syrie : la Russie dispose de deux bases : la base navale de Tartus construite en 1971 où sont stationnés 150 hommes. Elle dispose également d'une base aérienne à Lattaquié construite en 2015 où, depuis le début de l'intervention militaire de la Russie en Syrie, 50 avions et hélicoptères sont stationnés. Des parachutistes et des unités de forces spéciales ainsi que 200 soldats d'infanterie de marine protégeant la base[29],[30],[31] ;
  • Drapeau du Tadjikistan Tadjikistan : la Russie y dispose d'un centre de contrôle de l'espace cosmique[27]Nourek), d'une base aérienne à Ayni et de diverses installations militaires (à Douchanbé, Qurghonteppa et Koulab) ; la Russie y entretient en garnison 5 500 soldats russes ;
  • Drapeau de la Transnistrie Transnistrie : la Russie y entretient en garnison 1 500 soldats de la 15e armée, chargés de protéger les entrepôts de munitions ex-soviétiques, ainsi que 402 soldats russes issus de la mission PKF[32] de maintien de la paix de la CEI à la frontière moldavo-transnistrienne (ces derniers sont accompagnés par 492 militaires transnistriens)[33].

Déploiements internationaux[modifier | modifier le code]

En plus de ses garnisons à l'étranger, l'Armée russe intervient dans plusieurs pays au sein de missions de maintien de la paix. Les chiffres qui suivent sont datés du 21 octobre 2011[34] :

Exercices et manœuvres[modifier | modifier le code]

L'armée russe participe activement à des manœuvres, tant à l'intérieur de ses frontières (Mobilité 2004 ou Centre 2006), qu'à l'étranger (Mission de paix 2005, Bouclier de l'union 2006).

Depuis quelque temps, l'Armée de l'air a recommencé ses patrouilles qui avaient cessé dans les années 1990. On a ainsi pu voir des bombardiers Tu-160 et Tu-95 au-dessus de l’Atlantique et du Pacifique. Deux Tu-160 ont participé aux manœuvres communes au Venezuela en 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Vente de drones par Israël à la Russie..
  2. « The complete Global Firepower list puts the military powers of the world into full perspective. »
  3. (en) Tyler Rogoway, « Look Inside Putin's Massive New Military Command And Control Center », sur Fox Trot Alphra, (consulté le 6 janvier 2015).
  4. (en) « Russia launches ‘wartime government’ HQ in major military upgrade », sur rt.com, (consulté le 12 décembre 2016).
  5. « Russian Army to Expand Nuclear Missile Forces | Business » (consulté le 12 août 2015)
  6. Gabriel Wackerman, la Russie en dissertations corrigés et dossiers, Paris, Ellipses, 2007, p. 76.
  7. « Bilan en cours de la réforme de l’Armée russe », Études Géostratégiques, (consulté le 30 mars 2013).
  8. START au , www.fas.org.
  9. START au , www.cdi.org.
  10. START au , www.state.gov, Département d’État des États-Unis d’Amérique.
  11. START au , www.state.gov, Département d’État des États-Unis d’Amérique.
  12. « Vostok 2018 : dix années d’exercices stratégiques et de préparation au combat en Russie », sur OTAN, (consulté le 6 mars 2018).
  13. Armée de terre (France), Terre Information Magazine, n° 185, juin 2007, p. 7.
  14. a b c d e et f Armée russe: une renaissance toute relative, causeur.fr, 11 janvier 2016
  15. observer | November 1 et 2013 at 11:24 am | Reply, « 766,055 » (consulté le 12 août 2015)
  16. « Sputnik France : actualités du jour, infos en direct et en continu », sur rian.ru (consulté le 13 septembre 2020).
  17. « Moscou augmente le budget de la Défense », sur La Tribune de Genève, (consulté le 29 juillet 2012).
  18. (en) Franz-Stefan Gady, « Russia’s Military Spending to Increase Modestly in 2016 », sur http://thediplomat.com/, (consulté le 11 octobre 2016).
  19. (en) « < FEDERAL BUDGET EXECUTION », sur http://www.eeg.ru/ (consulté le 10 novembre 2016).
  20. « Dépenses militaires: la France dépasse la Russie », sur L'Opinion,
  21. Gabriel Wackerman, La Russie en dissertations corrigés et dossiers, Paris, Ellipses, 2007, p. 75.
  22. (fr) Les militaires russes s'enracinent, Courrier international, 19 février 2010.
  23. a et b (fr) Des troupes russes stationneront en Abkhazie-Ossétie du Sud (Lavrov)..
  24. (fr) Abkhazie: la Russie équipe ses bases militaires (Vedomosti)..
  25. a et b (fr) Abkhazie-Ossétie: moins de soldats russes que prévu (Défense)..
  26. Annonce par la présidence abkhaze, RIA-Novosti, 23 août 2008.
  27. a b c d e f g h i et j (fr) « L'Armée russe, une difficile modernisation. ».
  28. (fr) « « En visite en Arménie, le ministre russe de la Défense se rendra sur la 102e base militaire russe installée à Gumri. » »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  29. « Syrie: l'armée russe a déployé plus de 50 avions et hélicoptères », sur BFMTV (consulté le 7 octobre 2015).
  30. « Soldats, blindés, aviation : ce que les images nous apprennent de la présence russe en Syrie », sur Observateurs (consulté le 7 octobre 2015).
  31. « Washington affirme que 200 soldats russes sont en Syrie », sur lefigaro.fr (consulté le 7 octobre 2015).
  32. [1].
  33. (fr) « PKF, Force conjointe de maintien de la paix sur la frontière moldavo-transnistrienne. »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  34. Réseau de recherche sur les opérations de paix.
  35. (fr) MINUS, Mission des Nations Unies au Soudan..
  36. Réseau de recherche sur les opérations de paix.