Daniel Pipes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Daniel Pipes
Image dans Infobox.
Daniel Pipes en 2007.
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Père
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Site web

Daniel Pipes, né le à Boston dans le Massachusetts, aux États-Unis, est un journaliste américain et un ancien universitaire, spécialisé dans l'analyse de la politique internationale et de l'antiterrorisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Daniel Pipes est le fils aîné de Richard Pipes. Celui-ci, Juif polonais réfugié d’Europe avec son épouse au début de la Seconde Guerre mondiale et devenu professeur d'histoire de la Russie à l'université Harvard, se fit connaître comme un soviétologue affilié au Parti républicain et soutenant des positions radicales vis-à-vis du communisme durant la guerre froide.

Daniel Pipes souhaitait devenir mathématicien mais, après sa deuxième année à Harvard, il décida d’étudier l’histoire islamique, pour laquelle il avait développé un intérêt à la suite de voyages au Sahara et au Sinaï.

Après ses études, il passa deux ans à apprendre l’arabe au Caire puis il retourna à l'université Harvard située à Cambridge pour décrocher son doctorat en histoire islamique médiévale juste au moment où l’ayatollah Khomeini lançait la révolution iranienne, ce qui l'incita à se concentrer non plus sur l’islam médiéval, mais sur sa présence moderne.

Il devient en 1981 chef du bureau soviétique du Conseil national de sécurité[1].

Au début des années 1980, Pipes enseigna à l’université de Chicago, à Harvard et au Naval War College, mais ne parvint pas à obtenir un poste de titulaire. En 1986, il déménagea à Philadelphie pour diriger le Foreign Policy Research Institute, un Think tank fondé en 1955 par Robert Strausz-Hupé, un réfugié autrichien professeur de philosophie politique à l'université de Chicago.

Il crée le Middle East Forum, un think tank visant à « définir et promouvoir les intérêts américains au Proche-Orient »[1].

Il acquiert une très forte visibilité médiatique après les attentats du 11 septembre 2001. Il collabore au Wall Street Journal, au Washington Post, au New York Times, au Los Angeles Times, au Jerusalem Post et une soixantaine d'autres journaux, ainsi qu'à de nombreux magazines tels que Commentary, Atlantic Monthly, Foreign Affairs, Harper's et New Republic[1].

En 2003, George W. Bush le nomme au conseil de l’Institut des États-Unis pour la paix, une organisation déclarée comme non partisane, soutenue par des fonds fédéraux et dédiée à la résolution pacifique de conflits, qu'il quittera en 2005.

À la fin des années 2000, les conséquences de ses prises de position en faveur de l'intervention en Irak lui ont valu des critiques[2].

À partir 2007, il enseigne à l'université Pepperdine en Californie comme Distinguished Visiting Professor[3], il n'est plus en fonction en 2016.

Pour la campagne des primaires présidentielles du parti républicain de 2008, il rejoint l'équipe de Rudolph Giuliani[4].

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Photographie mise sur son site.

Étudiant au début des années 1970, il s'est distingué à plusieurs reprises par son opposition aux manifestations pacifistes, organisées contre la guerre du Vietnam.

De 1986 à 1993, il est rédacteur en chef du journal Orbis où il publie des articles prônant le soutien à l’Irak de Saddam Hussein contre l’Iran voisin (guerre Iran-Irak). C'est ce qu'il nomme « l’alternative de Bagdad », d'après le titre de l'ouvrage de Laurie Mylroie.

Après la fin de la guerre froide, il perçoit l'islam comme la plus grande menace pour l'occident. Il s’inquiète en 1990 de « l’immigration massive de gens à la peau sombre, cuisinant d’étranges nourritures et ayant d’autres normes d’hygiène »[5]. Il dénonce les régimes syrien et irakien notamment, critique les accords d'Oslo et devient un partisan virulent du Premier ministre israélien Ariel Sharon[1].

Daniel Pipes a soutenu l'invasion de l'Irak en 2003, arguant de la menace que représentaient le régime irakien et son supposé arsenal d'armes de destruction massive.

Il est le fondateur de "Campus watch", destiné à repérer et menacer les universitaires américains jugés favorables la cause palestinienne. Les étudiants sont encouragés à fournir des informations sur les professeurs[6].

Postes officiels[modifier | modifier le code]

Depuis 1980, il est membre du Conseil des relations étrangères.

Il est le fondateur du « Forum du Moyen-Orient ».

Il a été nommé par George W. Bush à la tête de l’Institut des États-Unis pour la paix, poste qu'il a occupé d'août 2003 au 19 janvier 2005[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Diplô - Biblioteca: Uma cruzada em família », sur diplo.org.br,
  2. Didier Chaudet, Florent Parmentier et Benoît Pélopidas, L'empire au miroir : Stratégies de puissance aux États-Unis et en Russie, Droz, , 248 p. (ISBN 978-2-600-01158-7, lire en ligne), p. 150.
  3. (en) « lISTE », sur Université Pepperdine.
  4. « Rudy Giuliani joue son va-tout en Floride pour s'imposer dans le camp républicain », Le Monde, 28 janvier 2008
  5. Alain Gresh, « L'onde du chaos », sur Le Monde diplomatique,
  6. Mariano Aguirre, « Israël, l’antisémitisme et l’ex-président James Carter », sur Le Monde diplomatique,
  7. (en) Congressional Record, vol. 149-25, Gouvernement des États-Unis, (lire en ligne), p. D163.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]