Daniel Pipes

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Daniel Pipes, né le à Boston dans le Massachusetts, aux États-Unis, est un journaliste américain et un ancien universitaire, spécialisé dans l'analyse de la politique internationale et de l'antiterrorisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Daniel Pipes est le fils aîné de Richard Pipes. Celui-ci, Juif polonais réfugié d’Europe avec son épouse au début de la Seconde Guerre mondiale et devenu professeur d'histoire de la Russie à l'université Harvard, se fit connaître comme un soviétologue affilié au Parti républicain et soutenant des positions radicales vis-à-vis du communisme durant la guerre froide.

Daniel Pipes souhaitait devenir mathématicien mais, après sa deuxième année à Harvard, il décida d’étudier l’histoire islamique, pour laquelle il avait développé un intérêt à la suite de voyages au Sahara et au Sinaï.

Après ses études, il passa deux ans à apprendre l’arabe au Caire puis il retourna à l'université Harvard située à Cambridge pour décrocher son doctorat en histoire islamique médiévale juste au moment où l’ayatollah Khomeini lançait la révolution iranienne, ce qui l'incita à se concentrer non plus sur l’islam médiéval, mais sur sa présence moderne.

Au début des années 1980, Pipes enseigna à l’université de Chicago, à Harvard et au Naval War College, mais ne parvint pas à obtenir un poste de titulaire. En 1986, il déménagea à Philadelphie pour diriger le Foreign Policy Research Institute, un Think tank fondé en 1955 par Robert Strausz-Hupé, un réfugié autrichien professeur de philosophie politique à l'université de Chicago.

En 2003, George W. Bush le nomme au conseil de l’Institut des États-Unis pour la paix, une organisation déclarée comme non partisane, soutenue par des fonds fédéraux et dédiée à la résolution pacifique de conflits, qu'il quittera en 2005.

À la fin des années 2000, les conséquences de ses prises de position en faveur de l'intervention en Irak lui ont valu des critiques[1].

À partir 2007, il enseigne à l'université Pepperdine en Californie comme Distinguished Visiting Professor[2], il n'est plus en fonction en 2016.

Pour la campagne des primaires présidentielles du parti républicain de 2008, il rejoint l'équipe de Rudolph Giuliani[3].

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Photographie mise sur son site.

Étudiant au début des années 1970, il s'est distingué à plusieurs reprises par son opposition aux manifestations pacifistes, organisées contre la guerre du Vietnam.

De 1986 à 1993, il est rédacteur en chef du journal Orbis où il publie des articles prônant le soutien à l’Irak de Saddam Hussein contre l’Iran voisin (guerre Iran-Irak). C'est ce qu'il nomme « l’alternative de Bagdad », d'après le titre de l'ouvrage de Laurie Mylroie.

Daniel Pipes a cependant soutenu l'engagement américain contre l'Irak en 2003, arguant de la menace que représentaient le régime irakien et son supposé arsenal d'armes de destruction massive.

Récents postes officiels[modifier | modifier le code]

Depuis 1980, il est membre du Conseil des relations étrangères.

Il est le fondateur du « Forum du Moyen-Orient ».

Il a été nommé par George W. Bush à la tête de l’Institut des États-Unis pour la paix, poste qu'il a occupé d'août 2003 au 19 janvier 2005[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Chaudet, Florent Parmentier et Benoît Pélopidas, L'empire au miroir : Stratégies de puissance aux États-Unis et en Russie, Droz, , 248 p. (ISBN 978-2-600-01158-7, lire en ligne), p. 150.
  2. (en) « lISTE », sur Université Pepperdine.
  3. « Rudy Giuliani joue son va-tout en Floride pour s'imposer dans le camp républicain », Le Monde, 28 janvier 2008
  4. (en) Congressional Record, vol. 149-25, Gouvernement des États-Unis, (lire en ligne), D163.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]