Force du Martyr Ahmed al-Abdo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Force du Martyr Ahmed al-Abdo
Image illustrative de l’article Force du Martyr Ahmed al-Abdo

Idéologie Nationalisme syrien
Objectifs Renversement du régime baasiste de Bachar el-Assad
Établissement d'une démocratie
Statut Actif
Fondation
Date de formation Août 2013
Pays d'origine Syrie
Actions
Zone d'opération Gouvernorats de Rif Dimachq, Deraa et Qouneitra
Organisation
Chefs principaux • Bakour Salim al-Salim (tué en 2016)
• Ahmed Tamer
Membres 2 500 revendiqués[1]
Fait partie de Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre
Logo of the Southern Front.png Front du Sud (2014-2018)
Soutenu par États-Unis, Jordanie
Guerre civile syrienne

La Force du Martyr Ahmed al-Abdo (arabe : قوات الشهيد أحمد العبدو, Quwwat al-Shaheed Ahmad al-Abdo) est un groupe rebelle de la guerre civile syrienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Le groupe est fondé en août 2013[1], mais il commence à prendre de l'importance à partir de l'année 2014[2]. Il tire son nom du lieutenant Ahmed al-Abdo, un chef rebelle tué au début de la guerre civile[2],[3].

Affiliations[modifier | modifier le code]

La Force du Martyr Ahmed al-Abdo est affiliée à l'Armée syrienne libre et elle fait partie de la cinquantaine de brigades de l'ASL qui forment le Front du Sud le [3],[4],[5],[2].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le groupe réclame l'instauration d'une démocratie en Syrie et un « État syrien civil basé sur le droit, la justice et l'égalité »[1].

Organisation[modifier | modifier le code]

Commandement[modifier | modifier le code]

Le premier chef du groupe est le colonel Bakour Salim al-Salim, un officier ayant fait défection de l'armée syrienne[3],[2]. En 2015, celui-ci est également à la tête le conseil militaire dans le gouvernorat de Damas et le commandant du Front du Sud pour la campagne de Damas[3]. Il est tué le dans la région de Bir Kassab, lors de combats contre l'État islamique, possiblement par le fait d'un kamikaze[2]. Le commandement passe ensuite à Ahmed Tamer[1]. Le porte-parole du groupe est Saïd Seïf[6],[7].

Effectifs[modifier | modifier le code]

Début 2017, la Force du Martyr Ahmed al-Abdo revendique 2 500 combattants, dont 500 déserteurs de l'armée syrienne[1].

Armement[modifier | modifier le code]

Soutenu par les États-Unis, le groupe bénéficie de missiles antichar BGM-71 TOW à partir de mai 2014[3]. C'est un des premiers groupes rebelles sélectionnés par la CIA à recevoir de telles armes[3],[2].

Le groupe dispose aussi d'un petit nombre de chars T-62 et T-55[2].

Zones d'opérations[modifier | modifier le code]

La Force du Martyr Ahmed al-Abdo est active dans le gouvernorat de Deraa, le gouvernorat de Rif Dimachq et le gouvernorat de Qouneitra[3].

Le groupe a participé à la capture de la Brigade 559 et au siège de la base aérienne de Dumeir[3],[2].

Dès 2014, il devient très actif contre l'État islamique dans l'est du Qalamoun et le désert de Syrie, aux abords des frontières jordanienne et irakienne[3],[2]. En avril 2015, le groupe et ses alliés subissent cependant de lourdes pertes contre les forces de l'EI qui auraient capturé des missiles BGM-71 TOW venant soit de la Force du Martyr Ahmed al-Abdo, soit de Faylaq al-Rahman[3],[2]. En mars 2016, la Force du Martyr Ahmed al-Abdo et la Nouvelle Armée syrienne prennent aux djihadistes le poste-frontière d'al-Tanaf[8],[2]. Puis, en juin 2016, ils mènent la bataille de Boukamal, mais l'opération se termine cette fois par un échec cinglant pour les rebelles[2],[9].

Lors de la seconde partie du mois de mars 2017, la Force du Martyr Ahmed al-Abdo et Jaych Ossoud al-Charkiya lancent une campagne contre l'État islamique dans les régions désertiques du sud-est du gouvernorat de Rif Dimachq et du nord-est du gouvernorat de Soueïda, près de la frontière avec la Jordanie[7]. Les rebelles attaquent depuis la ville de Bir Kassab et prennent aux djihadistes environ 250 kilomètres carrés de territoire en seize jours de combats[7].

Le 8 avril 2017, les rebelles aidés par la coalition repoussent une nouvelle attaque de l'EI sur al-Tanaf avec au moins 30 inghimasi[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]