Jaych Ossoud al-Charkiya

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Jaych Ossoud al-Charkiya
Image illustrative de l’article Jaych Ossoud al-Charkiya

Idéologie Nationalisme syrien
Objectifs Renversement du régime baasiste de Bachar el-Assad
Statut Actif
Fondation
Date de formation
Pays d'origine Syrie
Actions
Zone d'opération Gouvernorats de Rif Dimachq et Homs
Organisation
Chefs principaux • Talas al-Salameh
• Abou Barzan al-Sultani
Membres 200 (en 2014)[1]
350 à 450 (en 2016)[1],[2]
1 300 (en 2017)[2]
Fait partie de Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre
Front de l'authenticité et du développement (2014-2015)
Logo of the Southern Front.png Front du Sud (depuis 2014)
Soutenu par États-Unis, Jordanie
Guerre civile syrienne

Jaych Ossoud al-Charkiya (arabe : جيش أسود الشرقية, L'« Armée des lions de l'Est ») est un groupe rebelle de la guerre civile syrienne, fondé en 2014.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Jaych Ossoud al-Charkiya est formé le par des rebelles expulsés du gouvernorat de Deir ez-Zor par l'État islamique[3],[2],[1]. Le groupe rassemble alors plusieurs factions : notamment le Liwa al-Qadisiyah, le Liwa Omar al-Mukhtar et Bayariq al-Cheitat[1].

Par la suite d'autres factions intègrent Jaych Ossoud al-Charkiya[1]. En avril 2017, ces dernières sont les suivantes : le Liwa al-Qadisiyah, Bayariq al-Cheitat, la Katiba Ahfad Aisha, la Katiba Abou Obeida ibn al-Jarah, la Katiba al-Hamza, le Liwa ibn al-Qaim, le Liwa Mujahid Omar al-Mukhtar, le Liwa Bashayir al-Nasr, le Liwa al-Ahwaz, le Liwa Dir al-Umma, le Liwa al-Fatah, le Liwa Ousoud al-Sunnah et le Liwa Ousoud Umayyad[1]. Un autre mouvement, le Liwa Ousoud al-Asima, avait également rallié Jaych Ossoud al-Charkiya avant de faire défection et de rejoindre Jaych al-Islam[1].

Affiliations[modifier | modifier le code]

Jaych Ossoud al-Charkiya est affilié à l'Armée syrienne libre[1],[4]. Le groupe est aussi initialement membre du Front de l'authenticité et du développement[3],[1], mais il s'en retire en décembre 2015[1]. Il fait aussi partie du Front du Sud[5].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Selon le chercheur Alexander McKeever, Jaych Ossoud al-Charkiya ne semble pas avoir de projet politique autre que la chute du régime de Bachar el-Assad[1].

Organisation[modifier | modifier le code]

Un BM-21 Grad de Jaych Ossoud al-Charkiya, le 28 mars 2017.

Commandement[modifier | modifier le code]

Jaych Ossoud al-Charkiya est dirigé par Talas al-Salameh, dit « Abou Faisal »[1],[2],[4]. De 2012 à 2014, ce dernier avait auparavant dirigé un autre groupe : le Liwa Bashayir al-Nasr, ainsi que le conseil de choura des moudjahidines de Deir ez-Zor, qui réunissait plusieurs factions rebelles[1],[2]. Le commandant militaire adjoint est Abou Barzan al-Sultani[1]. Le porte-parole est Younes al-Salamah[1],[5].

Effectifs[modifier | modifier le code]

Selon Talas al Salameh, le groupe compte 200 hommes à sa fondation en août 2014[1]. Les effectifs montent ensuite à 350 hommes en janvier 2016[1], 450 en septembre 2016[2] et 1 300 en avril 2017[2]. Ces derniers touchent un salaire de 150 dollars par mois payés par le centre des opérations militaires, basé en Jordanie[2]. Selon le porte-parole du groupe, les combattants ont également été entraînés par des militaires jordaniens et américains[5].

Armement[modifier | modifier le code]

Jaych Ossoud al-Charkiya dispose de BM-21 Grad, de plusieurs chars T-55 et d'au moins un T-62[1]. Soutenu par les États-Unis, le groupe bénéficie aussi, au moins à partir de janvier 2015, de missiles antichar BGM-71 TOW fournis par la CIA[1],[3]. Le groupe aurait également pris à l'État islamique plusieurs de ces armes, auparavant capturées par les djihadistes sur les rebelles syriens ou l'armée irakienne[1],[3].

Zones d'opérations[modifier | modifier le code]

Des combattants de Jaych Ossoud al-Charkiya lors de l'opération « Sarajna al-Jiyad », le 28 mars 2017.

Le groupe est présent dans l'est du Qalamoun et le désert de Syrie, aux abords des frontières jordanienne et irakienne[3],[1]. Le groupe est actif contre l'État islamique dans cette région[3],[1]. Il combat notamment aux côtés de la Force du Martyr Ahmed al-Abdo et de la Nouvelle Armée syrienne[1],[6],[4]. En juin 2016, ils mènent la bataille de Boukamal, mais l'opération se termine par un échec cinglant pour les rebelles[6]. À l'été 2016, le groupe subit également des bombardements de la part de la Russie[5],[1].

En mars 2017, Jaych Ossoud al-Charkiya, la Force du Martyr Ahmed al-Abdo et Jaych Ahrar al-Asha'er lancent contre l'État islamique une opération baptisée « Sarajna al-Jiyad » dans les régions désertiques du sud-est du gouvernorat de Rif Dimachq et du nord-est du gouvernorat de Soueïda, près de la frontière avec la Jordanie[1],[4]. Les rebelles attaquent depuis la ville de Bir Kassab et prennent aux djihadistes environ 250 kilomètres carrés de territoire en seize jours de combats[1],[4]. En avril, Jaych Ossoud al-Charkiya progresse encore contre les djihadistes dans la région d'al-Alyaniyyah, au sud du gouvernorat de Homs[7].

Le 8 avril 2017, les rebelles aidés par la coalition repoussent une nouvelle attaque menée par l'EI sur al-Tanaf avec au moins 30 inghimasi[8],[1],[2].

En 2015, le groupe dispose également d'une faible présence dans les quartiers de Qaboun et Tishreen, dans la banlieue de Damas[1],[3] : le Liwa Ousoud al-Asima, filiale de Jaych Ossoud al-Charkiya, qui annonce sa formation dans cette zone le 17 janvier 2015, mais fait défection six mois plus tard pour rejoindre Jaych al-Islam[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]