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Saad Hariri

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Saad Hariri
سعد الحريري
Saad Hariri en 2017.
Saad Hariri en 2017.
Fonctions
Président du Conseil des ministres libanais
En fonction depuis le
(11 mois et 2 jours)
Président Michel Aoun
Prédécesseur Tammam Salam

(1 an, 7 mois et 4 jours)
Président Michel Sleiman
Prédécesseur Fouad Siniora
Successeur Najib Mikati
Biographie
Nom de naissance Saad el-Din Rafik el-Hariri
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Riyad (Arabie saoudite)
Nationalité libanaise
saoudienne
française[1]
Parti politique Courant du futur
Père Rafiq Hariri
Conjoint Lara Bachir el-Azm
Enfants Hossam el-Hariri
Louloua el-Hariri
Abdel-Aziz el-Hariri
Diplômé de université de Georgetown (Washington)
Profession homme d'affaires
Religion islam sunnite

Saad Hariri
Présidents du Conseil des ministres libanais

Saad ad-Din al-Hariri, plus connu simplement comme Saad Hariri (en arabe سعد الدين (رفيق) الحريري), né le 18 avril 1970 à Riyad (Arabie saoudite), est un homme d'affaires et homme d'État libano-saoudien, président du Conseil des ministres du au et à nouveau depuis le . Il est démissionnaire depuis le 4 novembre 2017, à la suite de son annonce depuis Riyad sur la chaîne de télévision al-Arabiya.

Carrière économique

Il est titulaire d'un MBA de McDonough School of Business de l'Université de Georgetown. En 2015-2016 l'entreprise Saudi Oger (fondée par son père et dont il a pris les commandes) est affectée par de sévères difficultés financières, qui ont notamment pour conséquences de provoquer de fréquentes suspensions du salaire des employés, en particulier pour ceux originaires d'Asie de l'Est. Cette situation entraine également des répercussions sur le Courant du futur et autres ramifications de l'empire Hariri au Liban[2].

En France en 2017, près de 260 anciens employés de l'entreprise Saudi Oger, menacent de saisir la justice pour obtenir le versement de leurs salaires. L'entreprise est également soupçonnée « d’abus de confiance par rétention de précomptes » pour ne pas avoir versé les cotisations sociales prélevées aux employés aux organismes français concernés[3]. En , Saudi Oger est en situation de faillite. Elle licencie la quasi-totalité de son personnel, sans indemnité et avec de nombreux arriérés de salaires[4],[5]. Elle ferme ses portes le [6].

Carrière politique

Il est un des fils de Rafiq Hariri, homme d'État libanais, assassiné le 14 février 2005. En avril 2005, à la suite de l'assassinat de son père, Saad Hariri décide avec l'accord de sa famille de se lancer en politique au côté de sa tante Bahia (députée de Saida) et continuer le chemin de son père.

Avant l'assassinat de son père, de 1994 à 2005 il dirigeait la société fondée par son père, Saudi Oger, qui emploie 35 000 personnes et est implantée en Arabie saoudite.

Il est à présent à la tête du parti politique Courant du Futur et chef de la majorité au parlement libanais.
Il s'est allié à Samir Geagea et Walid Joumblatt au sein de l'Alliance du 14 Mars, mouvement qui a remporté les élections législatives en 2005.

Il possède aussi la nationalité saoudienne[7], et s'appuie sur un important réseau de connaissances mondiales créé par son père pour défendre ses intérêts sur la scène mondiale.

Président du Conseil des ministres

Premier mandat (2009-2011)

Saad Hariri en 2009.

Le 27 juin 2009, il est désigné président du Conseil par décret présidentiel après qu'une majorité de 86 députés ait émargé en sa faveur au Parlement libanais[8], mais il abandonne le 10 septembre, faute de majorité pour former son gouvernement. Le 16 septembre, le Parlement revote la confiance à Hariri, le président Sleiman le charge à nouveau de former un gouvernement d'union nationale.

Ce gouvernement sera démissionnaire le , à la suite de la démission de 11 ministres, soit le tiers plus un du nombre total des ministres de son gouvernement ; il assure le traitement des affaires courantes jusqu'à la nomination de son successeur, Najib Mikati.

Ses détracteurs lui reprochent d’être entièrement inféodé à l'Arabie saoudite, dont il approuve chacune des décisions, y compris lorsqu’il s'agit de sanctions contre le Liban[9].

Deuxième mandat (depuis 2016)

En janvier 2014, il envisage d'être candidat à la présidence du Conseil des ministres du Liban[10].

Après un accord qui a permis l'élection à la présidence de la République — vacante depuis plus de deux ans — de Michel Aoun (pourtant son ennemi politique historique depuis la deuxième partie des années 2000, allié au Hezbollah chiite lié à l'Iran alors que Saad Hariri, représentant du camp sunnite, est soutenu par les Saoudiens ; la rivalité vient également du fait que Michel Aoun avait, après la révolution du Cèdre, dénoncé le système féodal et l'argent qui pervertissait la vie politique libanaise, ce que Saad Hariri avait pris pour lui[7]), il est cependant chargé par celui-ci de former un nouveau gouvernement le 3 novembre 2016[11]. Cette volte-face est liée au fait que Saad Hariri est de plus en plus contesté au sein de son propre camp, que l'Arabie saoudite ne le soutient plus autant que par le passé et que son entreprise rencontre des difficultés financières, l'amenant donc au compromis[7]. Il entre en fonction le 18 décembre 2016 et obtient la confiance de la Chambre des députés le 28 du même mois par une majorité de 87 voix[12] sur les 127 élus en fonction.

Saad Hariri démissionne de la présidence du Conseil des ministres le 4 novembre 2017[13] lors d'un discours diffusé depuis Riyad en Arabie saoudite, dénonçant la mainmise de l'Iran sur le Liban et sur la région et son alliance avec le mouvement chiite Hezbollah[14] et évoque la crainte d'être assassiné[15]. Cependant, selon Le Monde, « le contexte très inhabituel de l'annonce, faite à l’extérieur du Liban, et le traditionnel poids de l'Arabie saoudite dans les affaires du Mustakbal (Futur), le mouvement de M. Hariri, suggèrent que ce dernier, en poste depuis décembre 2016, s’est fait dicter sa décision par ses hôtes. Aux yeux des observateurs, le chef de file du camp sunnite libanais fait les frais de la volonté de Riyad de hausser le ton contre l’Iran et le Hezbollah, le mouvement chiite pro-Téhéran, avec lequel M. Hariri avait conclu un accord de gouvernement[16]. » De même, pour Karim Emile Bitar, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques, cette démission serait due à des pressions de l'Arabie saoudite : « Les leaders libanais n'ont pas la moindre souveraineté, les décisions sont prises à Téhéran ou à Riyad[17]. ».

Le , face à la présence prolongée de Hariri à Riyad, le gouvernement libanais, soupçonnant l'Arabie saoudite de le mettre en résidence surveillée, demande son retour au pays[18].

Le , Saad Hariri accepte l'invitation d'Emmanuel Macron de venir s'installer en France avec sa famille[19].

Vie privée

Il est le fils de Rafiq Hariri mort assassiné le 14 février 2005 à Beyrouth , et il est le neveu de Bahia Hariri.

De 2011 à 2014, Saad Hariri réside en France[20].

Distinctions

Notes et références

  1. « Lebanese Prime Minister Saad Hariri accepts exile in France as Saudi Arabia no longer feels like a home away from home », sur The Independent (consulté le 18 novembre 2017)
  2. Benjamin Barthe (Beyrouth correspondant), « L’empire industriel des Hariri vacille en Arabie saoudite », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  3. « Saudi Oger : l’empire Hariri refuse de les payer, des salariés français contre-attaquent », France 24,‎ (lire en ligne)
  4. Lefigaro.fr 2017.
  5. Rose 2017.
  6. « Struggling construction firm Saudi Oger shuts down - report », sur gulfbusiness.com, (consulté le 5 août 2017)
  7. a, b et c Adrien Jaulmes, « Saad Hariri, retour gagnant au Liban », Le Figaro Magazine, semaine du 11 novembre 2016, page 26.
  8. (en) Reuters, « Lebanon President asks Hariri to form new cabinet »
  9. Causeur.fr, « Derrière la chute de la maison Hariri… - Causeur »
  10. « Saad Hariri : « Je vais retourner au Liban pour les élections et pour être un jour le Premier ministre » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. « Saad Hariri nommé premier ministre du Liban », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  12. Rulers, 28 décembre 2016.
  13. « Hariri démissionne de la présidence du gouvernement », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne)
  14. « Démission surprise du Premier Ministre Libanais Saad Hariri | Redaction Libnanews | Libnanews », Libnanews,‎ (lire en ligne)
  15. Home, « Liban : ayant peur d'être assassiné, le premier ministre Saad Hariri démissionne », sur Le Figaro (consulté le 4 novembre 2017)
  16. « Le royaume saoudien se met en ordre de bataille », sur Le Monde, .
  17. « Démission d'Hariri : « Les leaders libanais n'ont pas la moindre souveraineté, les décisions sont prises à Téhéran ou à Ryad » », sur France Info, .
  18. « Le Liban exige le retour de Saad Hariri, soupçonné d'être retenu à Riyad - France 24 », sur France 24 (consulté le 9 novembre 2017).
  19. « Saad Hariri accepte l'invitation d'Emmanuel Macron à venir en France », sur Le Figaro (consulté le 16 novembre 2017).
  20. « L'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri est réfugié à Paris », Libération,‎ (lire en ligne)
  21. « En fauteuil roulant, Jacques Chirac a déménagé de son appartement Quai Voltaire », RTL.fr,‎ (lire en ligne)
  22. « Polémique autour de la Légion d'honneur décernée au Premier ministre libanais », Europe1.fr,‎ (lire en ligne)

Annexes

Liens externes