Saad Hariri

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Saad Hariri
سعد الحريري
Saad Hariri en juillet 2017.
Saad Hariri en juillet 2017.
Fonctions
Président du Conseil des ministres libanais
En fonction depuis le
(9 mois et 26 jours)
Président Michel Aoun
Prédécesseur Tammam Salam

(1 an, 7 mois et 4 jours)
Président Michel Sleiman
Prédécesseur Fouad Siniora
Successeur Najib Mikati
Biographie
Nom de naissance Saad el-Din Rafik el-Hariri
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Riyad (Arabie saoudite)
Nationalité libanaise
saoudienne
Parti politique Courant du Futur
Conjoint Lara Bachir el-Azm
Enfants Hossam el-Hariri
Louloua el-Hariri
Abdel-Aziz el-Hariri
Diplômé de Université de Georgetown (Washington)
Profession homme d'affaires
Religion islam sunnite

Saad Hariri
Présidents du Conseil des ministres libanais

Saad Hariri (en arabe سعد الدين (رفيق) الحريري), né le 18 avril 1970 à Riyad (Arabie saoudite), est un homme politique libanais, président du Conseil des ministres du au et à nouveau depuis le .

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est un des fils de Rafiq Hariri, homme politique libanais, assassiné le 14 février 2005. En avril 2005, à la suite de l'assassinat de son père, Saad Hariri décide avec l'accord de sa famille de se lancer en politique au côté de sa tante Bahia (députée de Saida) et continuer le chemin de son père.

Avant l'assassinat de son père, de 1994 à 2005 il dirigeait la société fondée par son père, Saudi Oger, qui emploie 35 000 personnes et est implantée en Arabie saoudite.

Il est à présent à la tête du parti politique Courant du Futur et chef de la majorité au parlement libanais.
Il s'est allié à Samir Geagea et Walid Joumblatt au sein de l'Alliance du 14 Mars, mouvement qui a remporté les élections législatives en 2005.

Il possède aussi la nationalité saoudienne, et s'appuie sur un important réseau de connaissances mondiales créé par son père pour défendre ses intérêts sur la scène mondiale.

Président du Conseil des ministres (2009-2011)[modifier | modifier le code]

Saad Hariri en 2009.

Le 27 juin 2009, il est désigné président du Conseil par décret présidentiel après qu'une majorité de 86 députés ait émargé en sa faveur au Parlement libanais[1], mais il abandonne le 10 septembre, faute de majorité pour former son gouvernement. Le 16 septembre, le Parlement revote la confiance à Hariri, le président Sleiman le charge à nouveau de former un gouvernement d'union nationale.

Ce gouvernement sera démissionnaire le , à la suite de la démission de 11 ministres, soit le tiers plus un du nombre total des ministres de son gouvernementd ; il assure le traitement des affaires courantes jusqu'à la nomination de son successeur, Najib Mikati.

Ses détracteurs lui reprochent d’être entièrement inféodé à l'Arabie saoudite, dont il approuve chacune des décisions, y compris lorsqu’il s'agit de sanctions contre le Liban[2].

Depuis le printemps 2011, Saad Hariri réside en France[3]. En janvier 2014, il envisage d'être candidat au poste de premier ministre au Liban[4].

En 2015-2016 l'entreprise Saudi Oger (fondée par son père et dont il a pris les commandes) est affectée par de sévères difficultés financières, qui ont notamment pour conséquences de provoquer de fréquentes suspensions du salaire des employés, en particulier pour ceux originaires d'Asie de l'Est. Cette situation entraine également des répercussions sur le Courant du futur et autres ramifications de l'empire Hariri au Liban[5].

Présidence du Conseil des ministres (depuis 2016)[modifier | modifier le code]

Après un accord qui a permis l'élection à la présidence de la République — vacante depuis plus de deux ans — de Michel Aoun, il est cependant chargé par celui-ci de former un nouveau gouvernement le 3 novembre 2016[6]. Il entre en fonction le 18 décembre 2016 et obtient la confiance de la Chambre des députés le 28 du même mois par une majorité de 87 voix[7] sur les 127 élus en fonction.

En France, près de 260 anciens employés de l'entreprise Saudi Oger, appartenant à Hariri, menacent de saisir la justice pour obtenir le versement de leurs salaires. L'entreprise est également soupçonnée « d’abus de confiance par rétention de précomptes » pour ne pas avoir versé les cotisations sociales prélevées aux employés aux organismes français concernés[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Reuters, « Lebanon President asks Hariri to form new cabinet »
  2. Causeur.fr, « Derrière la chute de la maison Hariri… - Causeur »
  3. « L'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri est réfugié à Paris », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. « Saad Hariri : « Je vais retourner au Liban pour les élections et pour être un jour le Premier ministre » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Benjamin Barthe (Beyrouth correspondant), « L’empire industriel des Hariri vacille en Arabie saoudite », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  6. « Saad Hariri nommé premier ministre du Liban », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  7. Rulers, 28 décembre 2016.
  8. « Saudi Oger : l’empire Hariri refuse de les payer, des salariés français contre-attaquent », France 24,‎ (lire en ligne)
  9. « En fauteuil roulant, Jacques Chirac a déménagé de son appartement Quai Voltaire », RTL.fr,‎ (lire en ligne)
  10. « Polémique autour de la Légion d'honneur décernée au Premier ministre libanais », Europe1.fr,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]