Bilad el-Cham

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Carte du Bilad al-Cham et ses subdivisions au IXe siècle.

Le terme traditionnel arabe Bilad al-Cham ou Bilad el-Chem (en arabe : بلاد الشام, prononcé « Bilad oush-Sham ») est le nom donné par les conquérants arabes au Moyen-âge à la Grande Syrie. Cette région contenait l'équivalent des États actuels de Syrie, Liban, Jordanie, Israël et Palestine, plus une partie du sud-est de l'actuelle Turquie.

Étymologiquement, le terme signifie « terre de la main gauche », en référence au fait que pour quelqu'un situé dans le Hijaz et faisant face à l'est (l'ancienne « orientation » des cartes), le nord est sur la gauche (de même le nom Yémen signifie « terre de la main droite »).

La région est parfois définie comme la zone autrefois dominée par Damas, qui en fut longtemps la capitale — de fait le mot el-Cham الشام correspond au nom de la ville de Damas en arabe dialectal local. Dans ce cadre, le Bilad al-Cham formait un ensemble plus ou moins homogène, culturellement et économiquement.

Le Bilad el-Cham n'est pas exactement synonyme de « Grande Syrie » ou de « Levant », car la Grande Syrie a pu être considérée comme une trop petite région, et que Levant a parfois désigné une région plus étendue.

Jusqu'à la Première Guerre mondiale, ces territoires faisaient partie de l'Empire turc sous le nom de Syrie (Suriye-eli, capitale Damas). L'ensemble a ensuite été divisé par la Société des Nations puis par l'ONU en plusieurs États.

Au début du XXIe siècle des groupes djihadistes comme Daesh ont utilisé le nom « Bilad el-Chem » en y incluant l'Irak.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]