Union du Maghreb arabe

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Union du Maghreb arabe
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Description de l'image Arab Maghreb Union (orthographic projection).svg.

Institutions

Secrétariat général
Secrétaire général Drapeau de la Tunisie Taïeb Baccouche
Siège Drapeau du Maroc Rabat (Maroc)
Organisation
États membres
Langues officielles arabe
Géographie et démographie
Classement superficie 6e mondial
Superficie 6 042 961 km2
Classement démographique 13e mondial
Population 100 081 680 hab. (2018)
Densité 14,8 hab./km2
Économie
Monnaie Dinar algérien, Dirham marocain, Dinar libyen, Dinar tunisien, Peseta sahraouie (non reconnue)
Classement PIB 23e mondial
PIB 1 155,777 Md$
PIB/hab. 9 835 $/hab
Divers
Gentilé Maghrébin,
Maghrébine
Fuseaux horaires Essentiellement UTC+0 à +2
(RUP : - 4 à + 4)
Site officiel http://www.maghrebarabe.org/fr
Diagramme d'Euler des différents partenariats entre les pays de la Ligue arabe : Union du Maghreb arabe, Accord d'Agadir, Conseil de l'unité économique arabe (en), Conseil de coopération du Golfe.

L'Union du Maghreb arabe (UMA) (arabe : اتحاد المغرب العربي, Ittiḥād al-Maghrib al-‘Arabī) est une organisation économique et politique formée par les cinq pays dits du « Maghreb arabe » — à savoir l'Algérie, la Libye, le Maroc, la Tunisie ainsi que la Mauritanie — et dont le siège du secrétariat général est situé au Maroc, à Rabat.

La population totale des cinq États membres s'élevait à 90 344 000 habitants en 2012.

Créée en février 1989, selon le discours officiel : « l'Union du Maghreb arabe est aujourd'hui, à l'évidence, une réalisation géostratégique importante »[1]. Dans les faits, elle n'a que peu d'influence sur la politique de ses États membres. Le Conseil des chefs d'État ne s'est plus réuni depuis 1994, et l'UMA reste prisonnière des différends entre chacun des pays[2], dont le conflit du Sahara occidental, en dépit de la création de l'Union pour la Méditerranée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la lutte contre l'occupation, fut fondée une commission de libération du Maghreb en 1927 au Caire. S'est tenue après, en 1945 une conférence des mouvements nationaux de l'Afrique du Nord. Puis, en 1958, s'est tenue la réunion de Tanger entre les chefs des mouvements nationaux du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie dans le but d'entamer la création de cette union.

Le 17 février 1989 fut signé au palais royal de Marrakech[3] par les cinq chefs d'État le Traité constitutif de l'Union du Maghreb arabe[4], après la réunion du 10 juin 1988 à Zéralda qui l'avait préparée.

En 2016, Taïeb Baccouche, ex-ministre tunisien des Affaires étrangères, est nommé secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe[5]. Il remplace ainsi le Tunisien Habib Ben Yahia, qui occupait ce poste depuis 2006[6].

État d'avancement de l'intégration régionale[modifier | modifier le code]

Le conflit du Sahara occidental représente l'un des obstacles majeurs à une coopération entre l'Algérie et le Maroc allant dans le sens d'une intégration progressive. Actuellement, l'Union n'est toujours qu'à un stade symbolique et ce manque d'intégration coûte cher au Maghreb, dans la mesure où les échanges régionaux qui pourraient se développer sont freinés. La complémentarité qui paraît exister entre les trois principaux pays ne semble pas être assez prise en considération par les pays membres. Sans doute leur est-elle extérieure car, modérément, encouragée par l’Union européenne dans le cadre du processus de Barcelone, la collaboration politique et économique qui aiderait à résoudre certains des problèmes de la rive sud de la Méditerranée, n'a pas connu le moindre début de concrétisation[7].

Pays membres[modifier | modifier le code]

Les membres de l'UMA sont :

Dans l'UMA, les types de régimes politiques varient d'un pays à l'autre, ainsi d'Est en Ouest, la Libye a un régime provisoire (ex-jamahirya), la Tunisie est une République parlementaire, l'Algérie une République semi-presidentielle, le Maroc une Monarchie constitutionnelle tandis que la Mauritanie est une République islamique.

L'UMA a des frontières communes avec les pays suivants :

Polémique concernant l'appellation[modifier | modifier le code]

L'appellation « Maghreb arabe » est principalement contestée par les militants berbères. En , le chef de la diplomatie marocaine Saâdeddine El Othmani a proposé, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UMA à Rabat, la suppression pure et simple du mot « arabe » de l'« Union du Maghreb arabe », proposant l'appellation « Union maghrébine » ou « Union du Grand Maghreb » ; cette proposition a reçu le soutien de la Mauritanie mais a été rejetée à la suite de l'opposition de l'Algérie, de la Libye et de la Tunisie[8].

Actions, décisions et propositions[modifier | modifier le code]

En juillet 2018, suite à la non nomination du Maroc pour l'organisation de la Coupe du monde de football 2026, Taieb Baccouche, secrétaire général de l’UMA, a proposé aux cinq pays du Maghreb à présenter une candidature conjointe afin d'organiser la Coupe du monde 2030 de football[9].

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Discours du 20e anniversaire de l'UMA
  2. Seule la Tunisie entretient de bonnes relations avec chaque autre membre — cf. [PDF] Point chauds du Maghreb et de l'Afrique francophone, février 2004
  3. Majdouline El Atouabi, « Les [p]alais du [r]oi », Maroc hebdo international, Casablanca, no 666,‎ (lire en ligne)
  4. [PDF] Traduction non officielle du traité de Marrakech
  5. « Tunisie : Taïeb Baccouche, nouveau secrétaire général de l’UMA – JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne)
  6. (pt) « Habib Ben Yahia, nouveau Secrétaire général de l'UMA », sur www.panapress.com (consulté le 22 juillet 2018)
  7. Francis Ghiles, « Le « non-Maghreb » coûte cher au Maghreb », Le Monde diplomatique,‎ , p. 6 (lire en ligne).
  8. « Rafik Abdessalem provoque la colère des amazighs maghrébins », sur businessnews.com.tn, .
  9. « L'Union du Maghreb Arabe appelle les pays maghrébins à présenter une candidature commune pour la Coupe du monde 2030 », Al HuffPost Maghreb,‎ (lire en ligne)
  10. Institut Royal des Etudes Stratégiques, « Habib BEN YAHIA, Secrétaire Général de l'Union du Maghreb Arabe », (consulté le 22 juillet 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francesco Tamburini, « L'Union du Maghreb Arabe, ou l'utopie d'une organisation régionale », Africa, no 3,‎ , p. 405-428
  • Rabah Kahlouche, « Contenu implicite de l'épithète "arabe" dans "Union du monde arabe" », Peuples Méditerranéens, no 79,‎ avril-juin 1997, p. 55-69 (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]