Cocarde étudiante

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La Cocarde étudiante
Logo Cocarde étudiante.jpg
Pour l'union de la droite
Histoire
Fondation
Cadre
Zone d'activité
Type
Forme juridique
Domaine d'activité
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège
92, rue d'Assas
75006 Paris
Pays
Organisation
Effectif
1 050 membres ()[réf. nécessaire]
Présidents
Vianney Vonderscher (d) (depuis ), Luc Lahalle (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Secrétaire général
Pierre-Romain Thionnet (d) (depuis les années 2010)Voir et modifier les données sur Wikidata
Positionnement
Idéologie
Site web
Identifiants
SIREN

La Cocarde étudiante est une organisation étudiante française fondée en 2015. Elle est positionnée à l'extrême droite.

Historique[modifier | modifier le code]

La Cocarde étudiante est fondée le au sein de l'université Panthéon-Assas[1] par Maxime Duvauchelle, ancien membre des Jeunes de la Droite populaire, souhaitant rassembler les différents courants souverainistes à l'université[2]. L'organisation serait alors composée, selon ce dernier, de « 40 % de non-encartés, 20 % de Républicains, 20 % de Debout la France et 20 % de FN »[3].

En , la Cocarde étudiante tente de s'opposer aux blocages successifs et à l'occupation du centre Pierre-Mendès-France (dit « Tolbiac ») contre la mise en œuvre de Parcoursup[4].

D'après StreetPress, la Cocarde étudiante est coutumière des actions violentes. En , après le passage à tabac d'un étudiant parisien, plusieurs sources mettent en cause des militants de l'Action française et de la Cocarde. Lors des élections étudiantes d' à l'université Paris-Nanterre, plusieurs tractages virent à l'affrontement[5] avec des militants de l'UNEF-TACLE et du NPA ; les membres de la Cocarde sont alors appuyés par les Zouaves Paris, groupuscule dissous depuis[5],[6].

En , la Cocarde attaque des étudiants manifestant devant Panthéon-Assas ainsi que le blocage de la faculté des Tanneurs de Tours, aux côtés du groupe radical Udet. En , des militants investissent une manifestation de gauche face à la CGT, déclenchant une bagarre[5]. En 2021, trois des principaux membres de la Cocarde s'allient à d'autres groupuscules d'extrême-droite pour provoquer une bagarre à coups de barre de fer dans les rangs d'une manifestation contre les violences faites aux femmes à Paris. Selon L'Obs « Tout porte à croire que La Cocarde étudiante et les Zouaves ont des liens étroits »[7]. En , d'après StreetPress, un jeune pris pour un antifasciste est tabassé en marge d'un tractage par le chef des Zouaves, Marc de Cacqueray. En , le responsable de la section de Besançon est identifié au sein d'un groupe ayant agressé un militant devant un meeting présidentiel de Philippe Poutou (NPA). Le même mois, à Montpellier, des militants de la Cocarde, de Génération Zemmour et de Jeunesse Saint Roch venus tracter s'en prennent à des militants de gauche, à la suite de quoi ils sont eux-mêmes pris à partie par des antifascistes[5]. En avril 2022, alors que les locaux de l'IEP de Paris sont bloqués par des étudiants pour protester contre le résultat du premier tour de l'élection présidentielle française, des militants de la Cocarde se mobilisent pour un déblocage aux côtés de l'UNI, de Génération Zemmour ainsi que d'autres militants radicaux. Certains militants présents lors du déblocage sont masqués et équipés de parapluies[8].

Positionnement[modifier | modifier le code]

Elle est classée à l'extrême droite, ou de manière plus anecdotique à droite[9],[10]. Bien que réfutant cette première étiquette, le syndicat est connu pour sa forte proximité avec la mouvance, notamment via l'invitation dans ses conférences de personnalités telles que Jordan Bardella, Marion Maréchal, Jean-Frédéric Poisson, Alain de Benoist et Jean-Yves Le Gallou, ou la dénonciation de ses liens avec certaines organisations d'extrême droite comme l'Action française ou Génération identitaire par d'autres syndicats étudiants tels que l'UNEF ou l'UNI[9].

L'organisation dit se donner l'objectif de rassembler toutes les tendances de la droite au sein des étudiants de l'université française[3]. Elle se définit comme indépendante de tout parti politique tant dans son financement que sur son fonctionnement[2], et comme une organisation politique étudiante de droite conservatrice, souverainiste[11],[12] et gaulliste[13]. L'éventail de ses effectifs est large, allant du Rassemblement national aux Républicains en passant par le parti Debout la France[2] et des groupuscules d'extrême droite[14]. Luc Lahalle et Pierre-Romain Thionnet, président et secrétaire général jusqu'en 2022, sont assistants parlementaires des eurodéputés du Rassemblement national Jordan Bardella et Catherine Griset[5],[14]. D'après StreetPress, le syndicat est également proche du groupuscule violent Zouaves Paris, dissout par le gouvernement en 2022. Leurs membres respectifs participent à plusieurs rixes communes, et l'un des porte-paroles de la Cocarde en est aussi membre[5].

La Cocarde étudiante se positionne contre les blocages de facultés, milite pour la sélection à l'entrée à l'université en parlant de « barrage à l'égalitarisme », et met en opposition étrangers et « nationaux ». Elle s'oppose au « gauchisme culturel » dans les facultés, au « péril migratoire » et au « grand remplacement », termes pouvant renvoyer à plusieurs théories du complot issues de l'extrême droite[9]. À l'occasion des élections CROUS de 2021, elle défend l'idée de la « préférence nationale » concernant l'attribution des logements étudiants[15].

À l'occasion de l'élection présidentielle de 2022, la Cocarde appelle à voter pour les candidats d'extrême droite Marine Le Pen et Éric Zemmour[16]. Des militants de la Cocarde participent par ailleurs à la sécurité et l'accueil de plusieurs meeting de ce dernier[17]. Au second tour, la Cocarde appelle à voter Marine Le Pen[18].

Organisation[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Mandat Président
2015 2016 Maxime Duvauchelle[19]
2017 2019 Quentin Limongi[20]
2019 2022 Luc Lahalle[5]
2022 en cours Vianney Vonderscher[5]

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

  • jusqu'en 2022 : Pierre-Romain Thionnet[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le blocage des universités donne des ailes aux syndicats patriotes », sur Le Figaro, (consulté le ).
  2. a b et c « Un syndicat étudiant souvernainiste allant des Républicains au FN voit le jour », sur Le Figaro, (consulté le ).
  3. a et b « La Cocarde, un nouveau syndicat étudiant », La Croix, (ISSN 0242-6056, consulté le ).
  4. « Des étudiants anti-blocage agressés à Tolbiac », sur Le Figaro, (consulté le ).
  5. a b c d e f g h et i Maxime Macé et Pierre Plottu, « L’extrême droite tente de conquérir les facs à coups de poing » Accès libre, sur StreetPress, (consulté le ).
  6. Amanda Breuer Rivera, « Fac de Nanterre: bagarre générale entre étudiants de gauche et d'extrême droite », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  7. T.V., « La Cocarde étudiante cherche la baston », sur L'Obs, (consulté le )
  8. Sébastien Bourdon, « Des groupes d’extrême droite tentent de tuer dans l’œuf le mouvement étudiant naissant » Accès payant, sur Mediapart, (consulté le )
  9. a b et c Pierre Plottu et Maxime Macé, « Les étudiants de la Cocarde jouent la carte RN », sur libération.fr, (consulté le ).
  10. « Qui se cache derrière "La Cocarde", le syndicat étudiant de droite ? », sur tf1.fr (consulté le ).
  11. « La « Cocarde étudiante » s'affiche, mais sans la gauche », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. Devecchio, Alexandre, (1987?- ...)., Les nouveaux enfants du siècle : djihadistes, identitaires, réacs : enquête sur une génération fracturée, Paris, Les éditions du Cerf, dl 2016, cop. 2016, 327 p. (ISBN 978-2-204-10776-1 et 220410776X, OCLC 962757060, lire en ligne).
  13. « La Cocarde, une nouvelle association étudiante à Caen », sur Ouest-France, (consulté le ).
  14. a et b « Jordan Bardella et Philippe Olivier recrutent la jeune garde du RN à Bruxelles », sur La Lettre A, (consulté le ).
  15. « La Cocarde étudiante, un syndicat étudiant, propose “de donner une priorité nationale dans l’attribution des places en résidences étudiantes” », sur Les Surligneurs, (consulté le )
  16. Paul-Henri Wallet, « Bagarre à Saint-Denis entre des militants venus tracter pour Zemmour et Marine Le Pen et des étudiants de Paris 8 » Accès libre, sur Le Figaro Etudiant, (consulté le )
  17. « Enquête. Eric Zemmour, la tentation présidentielle », sur LExpress.fr, (consulté le )
  18. Paul-Henri Wallet, « Les syndicats étudiants ont donné leurs consignes de vote pour le second tour » Accès libre, sur Le Figaro Etudiant, (consulté le )
  19. « La « Cocarde étudiante » s'affiche, mais sans la gauche », sur L'Opinion, (consulté le )
  20. Kevin Bossuet, « Violences, dégradations et amphis bloqués : l'extrême gauche détruit l'université », sur Valeurs actuelles (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]