Hyperphagie

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Hyperphagie

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CIM-10 F50.4 (psychogène)
Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

En médecine, l'hyperphagie désigne le fait de manger en trop grandes quantités[1]. L'hyperphagie peut conduire à l'obésité qui devient depuis quelques décennies un problème de santé publique dans le monde entier[2].

Les organes pouvant être en cause sont le cerveau (et notamment le noyau paraventriculaire de l'hypothalamus) qui régule l'alimentation en répondant à des facteurs alimentaires et des signaux métaboliques qui lui sont envoyés par des organes périphériques (dont le tube digestif, les muscles, le foie, la rate, etc) via le sang, le système nerveux et le système hormonal. On ne sait pas encore exactement comment le cerveau interprète ces cascades signaux[2].

La nourriture elle-même pourrait être en cause parfois avec certains additifs (glutamates, agents texturants, sels, etc.) qui encouragent à manger et boire plus, plus gras et plus sucré) ; phénomène souvent décrit dans le syndrome dit de la malbouffe.


Typologies d'hyperphagie[modifier | modifier le code]

On peut l'observer dans différentes circonstances pathologiques, quand un organe, des organes ou le cerveau disfonctionnent en n'émettant plus ou en ne reconnaissant plus les signaux biologiques de la satiété comme :


la Recherche[modifier | modifier le code]

Les progrès de la recherche ont permis de mieux comprendre les signaux et anomalies de la satiété et de la sensation de faim ou d'appétit, sans toutefois pouvoir mettre fin à l'épidémie d'obésité constatée dans presque partout[2].

Lagerlöf et al. ont récemment (2016) montré que des souris de laboratoire dont un sous-ensemble de neurones de l'hypothalamus a été privé de l'enzyme O-GlcNAc transférase (dite OGT) se suralimentent au lieu d'équilibrer leur apport calorique et protéinique en fonction de leurs besoins[2]. Les auteurs précisent que dans ce cas, les souris ont mangé plus au moment des repas, plutôt que de manger plus souvent[2]. L'enzyme OGT semble donc réguler la satiété et à coupler l'apport calorique au besoin calorique au moment même du repas[2].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques d'« hyperphagie » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. a, b, c, d, e et f Olof Lagerlöf, Julia E. Slocomb, Ingie Hong, Yeka Aponte, Seth Blackshaw, Gerald W. Hart, Richard L. Huganir (2016) The nutrient sensor OGT in PVN neurons regulates feeding ; Science 18 Mar 2016:Vol. 351, Issue 6279, pp. 1293-1296 ; DOI: 10.1126/science.aad5494 (résumé)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]