Possession (anthropologie)

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La possession désigne, en anthropologie, une situation au cours de laquelle une personne est considérée comme étant habitée par un être surnaturel (divinité, esprit, ancêtre, démon, etc.)[1]. De nombreux types de possessions ont été décrits dans des sociétés diverses. Certains s'intègrent dans des rituels collectifs, portés par le groupe, d'autres concernent des états d'agitation et/ou de modifications du comportement entraînant une rupture de l'individu par rapport à son groupe. Les solutions à apporter sont nombreuses. La possession a reçu des explications de plusieurs ordres : psychologiques, religieuses, anthropologiques, sociologiques, dont aucune ne peut rendre compte seule de la complexité du phénomène[1]. La possession serait apparemment plus répandue chez les femmes que chez les hommes[2],

image illustrant l’anthropologie
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Différents types[modifier | modifier le code]

Traditions africaines[modifier | modifier le code]

Le zebola est un type de possession présent chez les Mongo d'Afrique centrale et qui ne touche que les femmes. Il est considéré comme une forme de psychothérapie. En Éthiopie, le zār concerne les femmes et les hommes considérés comme efféminés. Il peut-être bénéfique ou maléfique. En Afrique du Sud, les femmes possédées, qualifiées d'inwatso, deviennent respectées lorsque ce symptôme leur permet de développer leurs capacités de divination.

Le vaudou haïtien et l'umbanda au Brésil incorporent différents rites de possession.

Asie[modifier | modifier le code]

Différentes traditions de possession existent en Chine, au Japon, en Inde, en Indonésie ou en Malaisie.

Océanie[modifier | modifier le code]

Le peuple Urapmin de Nouvelle-Guinée pratique une forme de possession collective.

En Micronésie, le concept de possession par les esprits des défunts est encore répandu malgré une très forte christianisation du territoire.

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Dans la mythologie juive, le corps d'un individu peut-être possédé par un dibbouk, sorte d'esprit ou de démon qui peut être exorcisé.

Christianisme[modifier | modifier le code]

Dans la théologie catholique, les anges déchus ou démons peuvent posséder le corps et l'esprit d'un individu contre leur consentement et modifier leur comportement.

Islam[modifier | modifier le code]

Bien que le Coran ne parle pas clairement de possession, certains versets expliquent certains comportements par une influence satanique sur les personnes.

Spiritisme et théosophie[modifier | modifier le code]

Le terme adombrement est utilisé essentiellement dans la littérature ésotérique (œuvres d'Alice Bailey, d'Héléna Blavatsky, d'Annie Besant, de Charles Leadbeater), ainsi que de quelques auteurs contemporains (comme Benjamin Creme), ce qui explique la quasi impossibilité de le référer à d'autres sources littéraires qu'à celles-ci.

Les partisans de la doctrine spirite considèrent comme possible l'influence d'un mort sur un être humain . La doctrine spirite n'admet cependant pas l'idée de possession à proprement-dit car pour admettre cette dernière il faudrait croire en l'existence des démons( être qui n'existe absolument pas dans cette doctrine) et il faudrait admettre que les morts peuvent s'emparer librement du corps des personnes vivantes hors selon la doctrine spirite le diable et ses démons n'existe pas et les morts ne peuvent s'emparer d'un corps, pour les spirites cette influence d'une personne morte sur une personne encore vivante se vit hors du corps de la personne, l'entité en question subjugue, envoie des idées constamment à sa victime sans jamais la possédée réellement. La doctrine spirite parle d'obsession , de fascination et de subjugation pour ce concept là.

Les partisans de la doctrine théosophique considèrent, pour leur part une forme plus rare de possession "blanche". Dans la terminologie de la Théosophie et plus particulièrement de la magie blanche, l'adombrement, ou action d'adombrer, est un processus par lequel un être spirituellement très avancé — du rang d'un "fils" de dieu, ou avatar divin[3] — utilise avec son plein accord conscient, le véhicule physique d'un disciple (généralement un initié de niveau assez élevé) afin de transmettre les enseignements spirituels de haut niveau, nécessaires au développement moral futur de l'humanité[4].

La conscience adombrante pénètre temporairement le corps du disciple et peut ainsi œuvrer à l'accomplissement de sa mission terrestre au sein de l'humanité, en usant de celui-ci comme intermédiaire. L'adombrement est employé lorsque le Maître ne peut venir lui-même en incarnation et qu'il se trouve dans la nécessité de toucher rapidement l'humanité.

L'adombrement nécessite l'assentiment total et la pleine coopération du disciple adombré (ce qui exclut toute médiumnité de type inférieur et donc inconsciente). Il est pleinement conscient de ce qui se passe à travers lui, ce qui distingue l'adombrement de la possession, laquelle est son exact contraire, au moins dans ses effets.

Tout au long de l'adombrement, le disciple adombré est simplement le témoin volontaire, toujours conscient et non contraint, des paroles qu'il prononce ou écrit (comme dans les cas de psychographie) ou des actes qu'il effectue sous l'influence de l'entité qui l'adombre, cela étant toujours fait au service et au bénéfice de l'humanité.

Selon les enseignements théosophiques, le Christ adombra son disciple Jésus durant les 3 dernières années de sa vie, entre son baptême dans le Jourdain (par Jean-Baptiste), et sa crucifixion. Durant cette période, ce n'était plus Jésus qui s'exprimait, mais le Christ à travers lui.

Au regard de la théosophie : le Christ et Jésus seraient donc deux entités différentes, le Christ ayant occupé le corps de Jésus pendant les trois années de son ministère public.

Le caractère éminemment "subtil" du processus de l'adombrement, donc imperceptible par le commun des mortels, explique que l'histoire n'ait retenu que les noms couplés de Jésus-Christ sans faire de distinction.

Pour l'immense majorité des chrétiens, les noms Jésus, Christ ou Jésus-Christ sont synonymes, alors que pour les ésotéristes, ils définissent trois conditions, trois statuts différents :

  1. Jésus l'homme, le grand initié ;
  2. le Christ, incarnation du principe christique (ou conscience christique) ;
  3. Jésus-Christ, c'est-à-dire Jésus pendant son adombrement par le Christ.

Un être d'une magnitude spirituelle supérieure, tel un "Bodhisattva" (ou Christ), peut éventuellement adombrer un groupe plus ou moins important de personnes. La Théosophie tient l'actuel Bodhisattva, (Maïtreya Bouddha), pour la même entité que le Christ des chrétiens, mais aussi que l'Imam Mahdi des musulmans, ainsi que le Messie des juifs, en fait, le grand être spirituel dont toutes les religions — sous ces noms différents — annoncent le retour futur, plus ou moins proche.

Vision scientifique[modifier | modifier le code]

La psychiatrie considère les cas d'exorcisme avec une vision rationnelle. Selon elle, tous les symptômes peuvent provenir d'une maladie mentale telle que la schizophrénie, la paranoïa ou bien la mégalomanie.

Stratégies adoptées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gresle F. et al. Dictionnaire des sciences humaines. Anthropologie / Sociologie. Paris: Nathan Université; 1994.p.293
  2. (en) 1981 Kehoe, Alice B., and Giletti, Dody H., Women's Preponderance in Possession Cults: The Calcium Deficiency Hypothesis Extended, American Anthropologist New Series,. 83(3):549-561
  3. soit : du 8e degré initiatique (un Christ ou Bodhisattva, par exemple Maïtreya), parfois aussi un Maître de Sagesse
  4. "Car chaque fois qu'il y a relâchement dans l'observance de la Loi, et recrudescence de l'impiété en tous lieux, alors Je me manifeste." (Bhagavad-Gîta, IV, 7 et 8.)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les esprits possessifs, une psychothérapeute traite de la possession (titre original : The Unquiet Dead), Edith Fiore, Éditions Exergues, 2000, 2003, 2005, 2009, (ISBN 978-2-911-525-78-0).
  • Trente ans parmi les morts (titre original : Thirty years among the dead), docteur Carl Wickland, préface de François Brune, Éditions Exergues, 1997, (ISBN 2-911525-09-4).
  • "Possession et chamanisme. Les maîtres du désordre" , Bertrand Hell, Paris, Flammarion, 1999, 392 pages. Réédition Champs Flammarion 2002.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Film ethnologique scientifique et pédagogique, de 1966, 33 minutes, intitulé « Foulina - Possédés du pays Moussey », en couleur, filmé au Tchad par Igor de Garine