Pica (maladie)

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Pica
Description de cette image, également commentée ci-après

Contenu de l'estomac d'un patient souffrant de pica (1 440 objets dénombrés).

Spécialité PsychiatrieVoir et modifier les données sur Wikidata
CIM-10 F50.8, F98.3
CIM-9 307.52
DiseasesDB 29704
MedlinePlus 001538
eMedicine 914765Voir et modifier les données sur Wikidata
eMedicine ped/1798 
MeSH D010842

Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

Le pica est un trouble du comportement alimentaire caractérisé par l'ingestion durable (plus d'un mois) de substances non nutritives et non comestibles : terre, craie, sable, papier, plastique, céruse, haie vegetale, couches, cendre de cigaretteetc. Son nom vient du latin pica, la pie, cet oiseau étant réputé pour avoir ce comportement.

Ce comportement peut relever de la médecine et de la psychiatrie, ou de la psychologie sociale et de l'anthropologie culturelle. Il fait encore l'objet d'études socio-culturelles et médicales visant à mieux comprendre l'étiologie (causes) de la maladie[1]. Ces causes restent mal comprises et controversées.

Le pica peut être bénin, ou au contraire mettre en jeu le pronostic vital.

Définitions et caractéristiques majeures[modifier | modifier le code]

Le pica se caractérise par l'absorption d'objets ou de produits non alibiles (non nutritifs). Chez le petit enfant, il s'agit d'un comportement normal et transitoire, peu important, pouvant apparaitre à partir de l'âge de 6 mois (lorsqu'il peut se tenir assis en portant ses mains à sa bouche). Il est pathologique s'il devient important, durable et persistant, au delà de l'âge de 2 ou 3 ans.

Ce comportement n'est pas exclusif aux enfants, il se rencontre chez l'adulte selon l'état mental (le pica comme symptôme d'une condition psychiatrique), l'environnement (malnutrition, états de carences, état de famine), et le milieu socio-culturel (croyances religieuses, alimentaires, ou de santé).

Du point de vue médical, le diagnostic est établi si les symptômes durent plus d'un mois et ne peuvent être associés à une pratique culturelle observable dans l’environnement du sujet. Toutefois, l'ingestion culturelle de substances non nutritives peut concerner la médecine, s'il en résulte une pathologie digestive ou toxique.

L'appétit vorace ou l'ingestion exagérée, en très grande quantité, d'un seul aliment spécifique, peut être considérée comme une forme de pica[2].

Types de pica[modifier | modifier le code]

La forme de pica la plus répandue, historiquement et géographiquement, et la plus étudiée, est la géophagie (ingestion de terre). C'est un phénomène quasi-universel, signalé à toutes les époques, et qui consiste à ingérer de la boue, de l'argile, de la craie… ou tout autre type de terre ou minéral, pour des raisons nutritionnelles, culturelles ou psychologiques[3].

On distingue les autres types de pica selon la nature des éléments ingérés :

  • Acuphagie (objets pointus ou tranchants).
  • Amylophagie (amidon) : il s'agit de l'empois d'amidon, utilisé par les blanchisseuses. Cette ingestion a été observée dans des zones rurales du sud des États-Unis, chez des femmes enceintes pour soulager leurs nausées et vomissements de grossesse, et pour faciliter l'accouchement[3].
  • Cautopyreiophagie (têtes d'allumettes brûlées) : s'en rapprochent l'ingestion de cendres de cigarettes, de suies de pipe[4].
  • Coniophagie (poussière) : chez le petit enfant ; chez l'adulte, pour des raisons religieuses, poussières de lieux saints ou d'objets consacrés (tombeau, relique)[3].
  • Coprophagie (matières fécales).
  • Émétophagie (vomi).
  • Foliophagie (feuilles, herbes et plantes non comestibles) : observée dans les situations de famine[3].
  • Géomélophagie (pommes de terre crues) : en grande quantité[2].
  • Gooberphagie (cacahuètes) : en grande quantité[2].
  • Hyalophagie (morceaux de verre)[5] : c'est une variété d'acuphagie.
  • Lectophagie (laitue, mâche) : en grande quantité[2].
  • Lithophagie (pierres, cailloux)[6].
  • Mucophagie (mucus d'invertébrés ou de poissons).
  • Pagophagie (givre, neige, glace) : terme inventé par un médecin de l'U.S Air Force, mâcher ou sucer de la glace serait un moyen de perdre du poids ou d'arrêter de fumer[3]. S'en rapproche la consommation d'aliments encore en état de surgelés (observée chez la femme enceinte)[7].
  • Plumbophagie (plomb) : il s'agit d'écailles de peinture au plomb (céruse) se détachant des murs, intoxication observée chez le petit enfant, voir aussi saturnisme.
  • Trichophagie (cheveux, laine, autres fibres) : d'abord observée chez les jeunes filles anglophones à cheveux longs, qui mâchent leurs propres mèches. Si ce comportement persiste, les risques d'ingestion s'accumulent, et à la longue des boules de cheveux se forment dans l'estomac, causant de graves problèmes digestifs[3].
  • Urophagie (urine) : peut être aussi une utilisation médicale (l'urine comme médicament) historique ou traditionnelle.
  • Vampirisme clinique ou hématophagie.
  • Xylophagie (bois) : observé dans les situations de famine (paysans faisant bouillir du bois, après le passage d'une armée vivant sur le pays)[3].

La plupart de ces pica sont rares (moins de cent cas publiés dans le monde) ou très rares (moins de dix cas). D'autres peuvent être des problèmes de santé publique, comme le saturnisme infantile par plumbophagie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Cinq «comprimés» de terra sigillata (argile rouge provenant de lieux sacrés) portant leur sceau d'authenticité (Europe, 1401-1800).

Le pica est connu depuis l'antiquité. Aristote et Socrate mentionnent la pratique de manger de la terre, celle des lieux consacrés étant réputée comme remède universel. L'argile des îles grecques, comme Samos, Chios, ou Lemnos était importée à Rome pour servir de contre-poison, soigner les femmes enceintes et faciliter l'accouchement. Elle se présentait sous forme de petites tablettes à ingérer, dites terra sigillata, portant les marques de la déesse Artémis ou Diane[2].

Pline l'Ancien indique que des habitants de Campanie ajoutent de la craie blanche dans leur bouillie pour lui donner couleur et texture, et que dans une région d'Afrique du nord, c'est du gypse qui est utilisé[3].

Au VIe siècle apr. J.C. Ǽtios d'Amida parle du pica des femmes enceintes comme une déviation de l'appétit en proposant comme remèdes : fruits frais, légumes et exercices. Avicenne mentionne le pica des jeunes garçons en proposant, si nécessaire, la prison comme remède. Il est plus doux avec les femmes enceintes qu'il ne faut pas contrarier dans leur appétit : il utilise comme remède des préparations à base de fer, comme la limaille de fer dans du vin. Trotula de Salerne fait de même : si une femme enceinte éprouve le besoin d'argile, de craie ou de charbon, il faut lui en donner dans une bouillie avec du miel[8].

Des médecins médiévaux attribuent le pica, soit à une mauvaise nourriture (consommer tard les restes d'un repas), soit à une faiblesse de l'esprit expliquant alors la plus grande fréquence chez les femmes et les enfants[3].

Au début du Moyen-Âge, les terra sigillata, bénies par les moines et portant des symboles chrétiens, sont toujours ingérées comme médicaments dans toute l'Europe occidentale [2], jusqu'au XVIIIe siècle. On les utilisait écrasées en poudre, dans un liquide à avaler, ou dans une pâte à enduire sur le corps, contre de nombreuses maladies.

Période classique[modifier | modifier le code]

Pillage d'un village, gravure de Jacques Callot, 1633

Des descriptions détaillées de famine montrent des comportements de pica, notamment en Chine, où l'on consomme de l'argile de différents types et couleurs en l'absence de riz. Durant la famine de 1640, dans la province actuelle du Hunan, on faisait bouillir des chaussures, du cuir et du bois. À la même période, le même comportement s'observe en Europe centrale lors des guerres de Trente Ans et celle de succession d'Autriche, où les armées ravagent les campagnes pour s'emparer des nourritures et provisions. Les paysans confectionnent alors une pâte à pain avec de la terre poudreuse pour la faire cuire[9].

À partir du XVIe siècle, une nouvelle forme de pica est décrite en Europe occidentale, touchant plus particulièrement les jeunes filles. Elle consiste à ingérer du charbon, de la chaux, ou de la craie dans du vinaigre, pour obtenir une apparence ou un teint de peau désiré. Cette situation est associée à un état, appelé par les contemporains, « chlorose des jeunes filles » ou « maladie verte », maladie qui sera décrite jusqu'au XIXe siècle. Le débat historique sur les rapports entre pica des jeunes filles et chlorose préfigure le débat, toujours en cours au début du XXIe siècle, sur les rapports entre pica et carence en fer[2] . Les discussions portent sur ce qui est cause ou effet, et sur ce qui relève du biologique ou du psycho-social.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Les explorateurs européens, comme Alexander von Humboldt ou David Linvingstone, découvrent que le pica existe aussi chez les Amérindiens et en Afrique. En Amérique du sud, les indiens Otomacs de l'Orénoque consomment l'argile riche en fer du fleuve lors des crues, et ceux du Pérou mêlent de la chaux aux feuilles de coca. En Afrique centrale, dans quelques tribus, l'ingestion d'argile se trouve aussi chez les femmes enceintes, et les hommes de toutes conditions. De même en Inde, où l'argile serait plutôt utilisée comme médecine traditionnelle contre les troubles digestifs[10].

Le pica des esclaves noirs aux Amériques a été particulièrement étudié par des médecins américains et britanniques, sous le terme de « cachexia africana ». Dans cette situation, l'ingestion de terre, de lin, ou de coton, entraîne rapidement des douleurs gastriques et des troubles respiratoires, la mort survient en 2 ou 3 mois. L'affection devient une importante cause de mortalité chez les esclaves, en particulier dans les Antilles britanniques, elle existe aussi au Brésil et au sud des États-Unis[10].

Les propriétaires d'esclaves utilisent tous les moyens, thérapeutiques ou punitifs, pour empêcher ce pica, y compris en imposant le port d'une muselière[8]. En 1843, John Imray (en), note que, depuis l'abolition de l'esclavage aux Antilles britanniques, le pica se fait plus rare. Il est convaincu que l'amélioration des conditions de vie est suffisante pour guérir la géophagie. Au XXe siècle, d'autres auteurs estiment que cette géophagie et l'ingestion d'immondices est due à un état dépressif (conditions de détention, privations de liberté), voire une conduite délibérée de suicide lent. Il existe aussi d'autres explications : la géophagie moderne des afro-américains provient d'une géophagie africaine ancienne par diffusion culturelle, l'ingestion d'argile faisant partie des médecines traditionnelles africaines[10],[11].

De même, des facteurs psycho-sociaux ou culturels seraient en jeu dans la géophagie moderne des femmes aborigènes d'Australie. En perdant sa fonction de médecine traditionnelle (notamment pour les femmes enceintes) du fait de la médicalisation moderne, le pica devient une forme de protestation identitaire des femmes, réduites à une existence sédentaire, alors qu'elles avaient un rôle plus important en tant que femmes nomades de chasseurs-cueilleurs[11].

Où est l'eau et la nourriture racontée par nos anciens ? chant aborigène du peuple Noongar :

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

La fréquence du pica est mal connue, elle est très variable selon les pays et les groupes sociaux. Le pica, et plus particulièrement la géophagie, sont plus fréquents en Afrique, au Moyen-Orient, en Australie et Nouvelle-Zélande, en Amérique du sud, et dans des zones rurales d'Amérique du nord[12].

Dans ces pays, la géophagie peut être une coutume ancestrale (croyances, rites, médecine traditionnelle, utilisation comme additif alimentaire…). La terre, notamment l'argile, sont réputées calmer les vomissements de la grossesse, et les accidents de l'accouchement. Ce pica renvoie aussi au goût alimentaire des femmes enceintes qu'il ne faut pas contrarier, notion que l'on retrouve partout. Ici le pica est très dépendant du contexte socio-culturel, car la notion de ce qui est comestible ou pas varie selon les cultures et les pays[12].

Dans les pays développés, le pica est plus rare, il peut se voir chez les malades mentaux, et les petits enfants des milieux défavorisés.

Aux États-Unis, le pica des femmes enceintes en zones rurales serait deux fois plus fréquent qu'en zones urbaines, quatre fois plus chez les Noires que chez les Blanches, et six fois plus chez celles qui ont eu un pica dans l'enfance que chez celles qui n'en ont pas eu. D'autres auteurs estiment que ces études présentent un biais, par un manque d'études spécifiques chez les femmes enceintes blanches à haut-revenus[7].

Physiopathologie[modifier | modifier le code]

La géophagie peut apparaître, ou être favorisée par la malnutrition, notamment les carences en fer et en zinc, le fer et le zinc jouant un rôle dans la régulation de l'appétit. La géophagie peut aggraver ces carences en diminuant l'absorption du fer et du zinc, d'où l'établissement d'un cercle vicieux[12].

L'hypothèse nutritionnelle met ainsi l'accent sur les structures cérébrales réglant l'appétit. Une carence en zinc ou en fer déclencherait un appétit spécifique, le pica serait une tentative, vouée à l'échec, de rétablir un équilibre nutritionnel. Pour d'autres cette hypothèse reste insuffisante : le plus souvent, la substance désirée lors d'un pica ne correspond pas à la carence réelle lorsqu'elle existe. Les carences observées ne sont pas la cause, mais la conséquence d'une pica[3].

Une hypothèse « pharmacologique » accorde une valeur médicinale au pica. L'ingestion ou le mâchage, d'argile et minéraux aiderait à soulager les nausées, contrôler les diarrhées, augmenter la salivation, à modifier l'odorat et le goût durant la grossesse. En médecine moderne, au début du XXIe siècle, les médicaments appelés « pansements gastro-intestinaux » sont toujours utilisés, notamment ceux à base de kaolin[13].

L'utilisation d'argile proviendrait de la révolution agricole du néolithique, lors des premiers essais de domestication des plantes. Les propriétés absorbantes de l'argile auraient permis de réduire les substances toxiques de certaines espèces sauvages à domestiquer. Ce qui expliquerait la réputation « anti-poison » de l'argile dans l'Antiquité[13].

Approches psychosociales et culturelles[modifier | modifier le code]

Le pica des enfants serait lié à la malnutrition et au défaut d'éducation (non apprentissage ou incompréhension des tabous alimentaires appartenant à une culture)[14],[15].

Il existe deux points de vue. Le point de vue majoritaire est de considérer le pica comme un comportement pathologique, lié à des conditions de vie primitives, rurales ou précaires, survenant surtout chez les enfants, les femmes enceintes, et les handicapés mentaux. Un autre point de vue est de reconnaitre l'importance médicinale et culturelle de la géophagie dans le contexte des sociétés non-industrielles[16].

Selon Margaret J. Weinberger, un domaine inexploré est le rapprochement du pica, plus particulièrement de la pagophagie (mâchage de glaçons), avec une pratique plus souvent masculine comme le mâchonnement : chewing-gum, tabac à chiquer, pipes et cigares, cure-dents, noix de bétel, etc. dans l'ensemble des satisfactions orales[16].

Troubles associés[modifier | modifier le code]

Rare dans les pays développés, le pica est inclus dans les troubles du comportement alimentaire dans les classifications internationales. Pour le DSM-IV de l’American Psychiatric Association (APA), il est le plus souvent associé à une pathologie psychiatrique : retard mental, trouble envahissant du développement (TED) comme l'autisme. La CIM-10[17] de l'organisation mondiale de la santé (OMS) ne permet pas le diagnostic du pica si un trouble psychopathologique, autre que le retard mental, est détecté. Il y a donc à ce niveau une nette différence avec le DSM-IV de l’American Psychiatric Association (APA).

Certains adultes (handicapés mentaux en général) ingèrent volontairement de la cendre de cigarette, voire présentent une addiction à cette consommation, ce qui peut être source d'intoxication grave par la nicotine[1], et probablement être source de cancers ou d'autres maladies dues aux composés toxiques du mégot.

Chez le tout petit enfant, la mise à la bouche, le mâchonnement et même l'ingestion de substances non comestibles, est un état physiologique (normal), transitoire et peu important. Il est pathologique s'il persiste en devenant important. C'est le cas des petits enfants en logement dégradé, dont les anciennes peintures à base de céruse s'écaillent des murs. L'enfant s'intoxique au plomb (saturnisme) en ingérant ces débris de peinture. Ce comportement est favorisé par le goût sucré de l'oxyde de plomb. Dans ce cas, le dépistage se fait dosage de la plombémie sanguine. Des copeaux de peinture peuvent être repérés sur une radiographie de l'abdomen.

Évolution[modifier | modifier le code]

Le diagnostic de pica devrait être fait par l'interrogatoire, mais le trouble est parfois plus ou moins ignoré ou plus ou moins dissimulé par la personne ou son entourage.

Le pica évolue vers une anémie avec carence en fer et en vitamine B12, longtemps bien supportée car ancienne et progressive. Chez l'enfant, il existe un retard de croissance et de puberté. Outre les troubles de la dentition (abrasions dentaires), les troubles digestifs sont fréquents, dans les cas les plus graves, on peut observer des occlusions ou des perforations. L'ingestion de terre souillée par des œufs de parasite, peut entraîner des maladies parasitaires comme la toxocarose, l'ankylostomose[12]etc.

Traitement[modifier | modifier le code]

Le pica est une affection rare, non chronique, qui disparaît sans intervention médicale, mais qui peut durer des années et qui laisse fortement présager une maladie de type boulimie à l’adolescence.

Il est traité par la psychothérapie associée à une modification de l'environnement (remplacement de peintures au plomb par des peintures neutres, en particulier), ainsi que le dépistage et la prise en charge d'éventuelles complications.

Il n’existe pas de traitements médicamenteux dont la fiabilité est établie. En revanche, des études récentes dans le domaine comportemental laissent de réels espoirs[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ali Z (2001). Pica in people with intellectual disability: A literature review of aetiology, epidemiology and complications. Journal of Intellectual and Developmental Disability, 26(3), 205-215 (résumé).
  2. a, b, c, d, e, f et g (en) M.J. Weinberger, Pica, Cambridge University Press, (ISBN 0-521-40214-X), p. 967-968.
    dans The Cambridge World History of Food, vol. 1, K.F. Kiple et K.C. Ornelas (dir.).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) B.T. Higgins, Pica, Cambridge University Press, (ISBN 0-521-33286-9), p. 927-931.
    dans The Cambridge World History of Human Disease, K.F. Kiple (dir.).
  4. B.T. Higgins 1993 cite une étude de A. Whiting (1947) : des Noirs de zones rurales de Caroline du nord consomment la suie de leurs pipes, qu'ils mettent en petit sachet à tremper dans l'eau, et à boire comme une infusion.
  5. Andrew M. Colman, A Dictionary of Psychology, OUP Oxford, , 576 p. (ISBN 978-0-19-105784-7, lire en ligne)
  6. Ashutosh Somalwar et Keyur Kishor Dave, « Lithophagia: Pebbles in and Pebbles out », Journal of the Association of Physicians of India, vol. 59,‎ , p. 170 (lire en ligne)
  7. a et b J.N Weinberger 2000, p.973.
  8. a et b Alexander Woywodt et Akos Kiss, « Geophagia: the history of earth-eating », Journal of the Royal Society of Medicine, vol. 95, no 3,‎ , p. 143–146 (ISSN 0141-0768, PMID 11872770, PMCID 1279487, lire en ligne)
  9. B.T. Higgins 1993, op. cit., p.929.
  10. a, b et c B.T. Higgins 1993, op. cit., p.930.
  11. a et b M.J. Weinberger 2000, op. cit., p.971-972.
  12. a, b, c et d D. Pinsard, « La géophagie », Le Concours Médical « 112 », no 24,‎ , p. 2222-2225
  13. a et b M.J. Weinberger 2000, op. cit., p.969-970.
  14. B.T. Higgins 1993, op. cit., p.931.
  15. Voir C. Fischler, L'Homnivore, Odile Jacob, (ISBN 2-7381--0101-1), p. 371. (le H du titre n'est pas une faute d'orthographe). Selon Fischler, l'homme est un animal omnivore et culturel (« paradoxe d' incorporation » où l'homme se définit par ce qu'il mange). L'alimentation humaine doit être, en même temps, structurée par la société et structurante pour l'individu.
  16. a et b M.J. Weinberger 2000, op. cit., p.975.
  17. Classification internationale des maladies, 10e édition.
  18. (en) Hagopian LP, Rooker GW, Rolider NU, « Identifying empirically supported treatments for pica in individuals with intellectual disabilities », Res Dev Disabil, vol. 32, no 6,‎ , p. 2114-20. (PMID 21862281, DOI 10.1016/j.ridd.2011.07.042) modifier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]