Exhibitionnisme

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En psychanalyse, le terme d'exhibitionnisme est associé au masochisme. On dit couramment «exhibitionnisme-masochisme». Le terme est très général et s'applique à la préoccupation fondamentale qu'a un individu d'amuser la galerie, épater l'auditoire, et jouir dans la douleur. L'allusion à la sexualité n'en est qu'un aspect qui n'est pas toujours dominant. C'est toute la vie de l'individu qui s'inspire de structure comportementale exhibitionnistes et masochistes. On dit que ce sont des structures comportementales. Il pourrait s'agir aussi de schèmes ou complexes d'agir issus de névroses infantiles. Mais des prédispositions congénitales sont sans doute présentes, d'où le recours aux structures béhavioristes dans la définition de l'exhibitionnisme-masochisme.

Le cas de Mylène

Mylène est un cas mieux documenté, d'Oedipo-Sisyphisme chez une personne exhibitionniste-masochiste. Elle avait eu elle aussi, des antécédents ressemblant à ceux de Martine. Une enfance violente, extravertie et culbutante. Elle vieillit, et, exhibitionniste qu'elle était, elle se mit à faire son petit cinéma, gesticulant et criant dans les conversations amicales. Gestes étudiés, pathétiques, dignes des grandes comédiennes. Elle laissait les gens estomaqués, multipliait les victimes sur son passage, faisant le vide autour d'elle et refaisant de nouvelles amitiés.

Les proches prirent le parti de garder avec elle de bonnes relations affectives, mais de loin. Il ne fallait plus entrer dans la bulle de Mylène. Cela la rendait tout à fait inconfortable, au bout d'un an, si on se mettait à la voir fréquemment. La crise ne manquait jamais d'éclater. Sisyphe s'était révélé au grand jour. Il était là depuis la tendre enfance. Jeune, Mylène avait été une petite fille batailleuse, croisant le fer avec les gamins et les gamines de l'école. Devenue adolescente, elle avait glissé, à son soulagement, et à celui de l'entourage, dans le maternage des très proches. C'était un modus vivendi salvateur.

Mais le maternage de Mylène était, lui aussi, teinté d'exhibitionnisme, où le masochisme n'attendait que d'entrer en action comme une tentation contre la chair. Elle prenait à cœur la tâche qu'elle s'était assigné de materner, guider ses très proches. Elle devenait insupportable. C'était l'auto-supériorisation en action. Tous ses très proches, eussent-ils 80 ans, devenaient ses pupilles.

Son exhibitionnisme l'amena bientôt à l'homosexualité déclarée. Dans sa morale, toute orientation était justifiée pourvu que cela la hisse sur la scène de la vie, de manière à épater ou sidérer la galerie. Au cœur de la tribulation que lui avait suscité dans sa famille conservatrice un tel aveu, elle ne revint pas sur ses pas. Elle jouissait dans la douleur.

Impossible de raisonner Mylène. Sa logique comme sa morale passaient par l'exhibitionnisme. Dans les discussions ou forums, elle se rangeait du côté inattendu, trouvant une défense logique et dialectique à un point de vue imprévu qu'elle faisait sien. La galerie en était soufflée et gardait le silence parce qu'elle réussissait toujours à trouver une logique. C'est exactement ce qu'elle cherchait: épater la galerie, souvent par l'indéfendable. Au fond, sa morale et sa logique, tous le savaient, c'était l’exhibitionnisme masochisme. Elle savait se ranger, tour à tour, du côté de Dieu ou du diable, pourvu que cela servît son exhibitionnisme singulier. Elle avait pour sa névrose sisyphienne, trouvé un modus vivendi étrange, passé au crible de l'exhibitionnisme masochisme, qui l'isolait et la conduisait au bord de l'incohérence.

Exhibitionnisme
Description de cette image, également commentée ci-après

Jeune femme exhibant ses seins durant le Mardi Gras à La Nouvelle-Orléans.

CIM-10 F65.2
CIM-9 302.4
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L’exhibitionnisme est un comportement par lequel un individu expose les parties intimes de son corps à une ou plusieurs autres personnes dans une situation — par exemple un endroit public — où ces parties intimes ne sont normalement ou habituellement pas exposées. Un individu faisant preuve d'exhibitionnisme est qualifié d'exhibitionniste, voire de satyre.

Cet acte, qui peut être partiellement sexuel, a pour but d'attirer l'attention ou de choquer d'autres individus. Certains individus ont une compulsion psychologique à s'exposer eux-mêmes sexuellement, cette condition est nommée apodysophilie. Dans certaines situations, exposer ses parties intimes en public est un délit d'exhibition sexuelle ou d'outrage public à la pudeur.

Généralités[modifier | modifier le code]

Les raisons poussant à l'exhibitionnisme sont nombreuses et variées incluant troubles mentaux, provocation, excitation, jeu / pari ou autres raisons spécifiques.

Dans certains pays, l'exhibitionnisme est illégal sur la voie publique, pour cause d'outrage public à la pudeur. Il n'est en fait légal que dans des lieux particuliers comme les bars à striptease et certains lieux dans lesquels les participants à la scène sont adultes et consentants, ou encore à la télévision.

Sur le plan psychanalytique, on considère l'exhibitionnisme comme l'envers du voyeurisme, les deux pulsions étant complémentaires et relevant du même mécanisme : l'érotisme du « voir/être vu ». L'objet de ces pulsions concerne notamment les organes génitaux, mais aussi d'autres parties du corps (fesses, hanches, mollets, etc.).

Types[modifier | modifier le code]

Pratiques classiques :

  • montrer plus ou moins ostensiblement ses fesses, son sexe dans diverses attitudes pseudo-naturelles ;
  • porter un chemisier transparent, seins nus[réf. nécessaire] ;
  • être nu ou en lingerie « inspirée » (fine, fétichiste, etc.) sous un manteau de fourrure ou imperméable (qui reste néanmoins une image très clichée) ;
  • maintenir sa braguette ouverte avec le sexe visible.

Apodysophilie[modifier | modifier le code]

L'apodysophilie est une forme d'exhibitionnisme dans laquelle le sujet ne se contente pas de montrer ses organes génitaux, mais éprouve le besoin de se déshabiller entièrement et de se montrer nu dans n'importe quel endroit.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Bonnet, Voir - Être vu : Figures de l'exhibitionnisme aujourd'hui, préface Claude Balier, nouv.  éd. : Presses Universitaires de France, 2005 (ISBN 2-13-054759-1)
  • Julien Picquart, L'Œil et le Sexe. Sur l'exhibitionnisme, La Musardine, 2007

Notes et références[modifier | modifier le code]


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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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