Hypomanie

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L’hypomanie (littéralement, « sous-manie ») est un état psychiatrique caractérisé par un trouble de l'humeur, laquelle peut être irritable, excitée, persistante et omniprésente, ainsi que par des pensées et des comportements concomitants. Un individu atteint d'hypomanie, appelé hypomaniaque, possède en général un besoin moins important de dormir ou de se reposer, est très extraverti, très compétitif, et manifeste une énergie débordante. Contrairement aux maniaques, ils sont régulièrement productifs et ne présentent pas de symptômes psychotiques. Une forme moins marquée d'hypomanie est l'hyperthymie.

Un nombre important d'individus possédant une créativité élevée ont rapporté avoir des symptômes de bipolarité ; on s’aperçoit néanmoins de plus en plus que ce sont des hyperactifs (TDAH), et qu’ils affirment en être tributaires[Quoi ?]. Les hypomaniaques sont également davantage sujets à l'hypersexualité.

Définitions[modifier | modifier le code]

Concept isolé par Karl Ludwig Kahlbaum en 1882[1], l'hypomanie est également un effet secondaire dû à la prise de substances médicamenteuses, souvent — mais pas toujours — utilisées en psycho-pharmacothérapie. Les patients souffrant d'une forte dépression atteints d'hypomanie sous l'effet des médicaments (par exemple) peuvent présenter une forme de trouble bipolaire non-catégorisée.

Occurrence[modifier | modifier le code]

Souvent chez les patients ayant fait l'expérience d'un premier épisode d'hypomanie (qui peut avoir un niveau moyen à modéré) — généralement sans symptômes psychotiques apparents — il existerait un antécédent dépressif qui aurait pu conduire à des symptômes maniaques, ceux-ci survenant communément durant l'adolescence. Les patients peuvent possiblement exposer des changements d'humeur et le trouble bipolaire déjà installé pourrait ne pas être diagnostiqué malgré une phase maniaque/hypomaniaque évidente[2].

L'hypomanie peut également survenir en tant qu'effet secondaire dû à la prise de substances médicamenteuses prescrites pour des troubles autres que psychologiques. Par conséquent, dans le cas d'épisodes hypomaniaques causés par des médicaments chez les patients atteints d'une dépression, l'hypomanie pourrait être éliminée en diminuant le dosage médicamenteux, en sevrant ou en changeant de médicament si la prise ne peut être arrêtée[3].

Certains, comme le psychologue John Gartner, expliquent que l'hypomanie est mieux perçue en tant que tempérament non-pathologique plutôt qu'en épisode d'une maladie mentale[4][réf. incomplète]. Le DSM, cependant, définit clairement l'hypomanie comme un comportement aberrant.

Symptomatologie[modifier | modifier le code]

Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR) définit l'épisode hypomaniaque comme impliquant pendant une durée de quatre jours, une humeur positive ainsi que trois des symptômes suivants OU une humeur irritable ainsi que quatre des symptômes suivants :

Hypomanie dans l'entreprise[modifier | modifier le code]

Un grand nombre d’entrepreneurs sont qualifiés d'hypomaniaques, manifestant un moindre besoin de dormir, une hypercompétitivité et une hyperproductivité[6].

Cas notoires[modifier | modifier le code]

La liste qui suit est à prendre au conditionnel. Certains cas sont bien documentés. D'autres se réfèrent à des sources qui ne sont pas scientifiques ; on n'accordera pas le même crédit à un article de magazine généraliste, à une page web non officielle, qu'à une publication de psychiatre.

Hommes politique, industriels
Artistes

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vivre avec un trouble bipolaire, Blastingnews
  2. (en) Drug-Induced Dysfunction in Psychiatry. Matcheri S. Keshavan & John S. Kennedy, Editors (Taylor & Francis, 1992).
  3. (en) Bipolar Disorder: A Summary of Clinical Issues and Treatment Options. Bipolar Disorder Sub-Committee, Canadian Network for Mood and Anxiety Treatments (CANMAT). Avril 1997.
  4. Site de John Gartner
  5. (en) « Hypomanic Episode », BehaveNet Clinical Capsules (consulté le 3 janvier 2008).
  6. Dans la tête d'un entrepreneur, Frenchweb
  7. Olivier Corpet, Yann Moulier Boutang, L'avenir dure longtemps suivi de Les faits, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2013, p. 13.
  8. Marc-Louis Bourgeois, "Manie et dépression : Comprendre et soigner les troubles bipolaires", Paris, Odile Jacob, 2007, p. 166
  9. John Gartner, MacMillan
  10. The amazing Emanuel brothers, Psychology Today
  11. Business, New York Times
  12. Charlie Sheen hypomanias, Psychology Today

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]