Syndrome de Münchhausen

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Syndrome de Münchhausen

Classification et ressources externes

Description de cette image, également commentée ci-après

Le baron de Münchhausen, blessé.
Gravure de Gustave Doré

CIM-10 F68.1
CIM-9 301.51
DiseasesDB 8459 33167
eMedicine med/3543  emerg/322
MeSH D009110
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Le syndrome de Münchhausen[1], également appelé « pathomimie » ou « trouble factice », est un terme désignant une pathologie psychologique caractérisée par un besoin de simuler une maladie ou un traumatisme dans le but d'attirer l'attention ou la compassion.

La Classification Internationale des Maladies, -10e révision (CIM-10)- inventorie ce trouble factice dans son chapitre 05 dénommé « Troubles mentaux et du comportement » et le présente comme appartenant aux « Troubles de la personnalité et du comportement chez l'adulte ».

Cette classification, publiée par l'Organisation mondiale de la santé, présente ce trouble sous la dénomination de : « Production intentionnelle ou simulation de symptômes ou d’incapacités, soit physiques, soit psychologiques » (F68.1) Ce syndrome est donc reconnu et répertorié en tant que « trouble factice avec symptômes physiques ».

Les patients, atteints de ce syndrome, peuvent présenter, dans les cas les plus graves, de multiples cicatrices d'opérations à la suite d'hospitalisations répétées pour des affections simulées ou liées à des actes d'auto-mutilation [2]. Ils peuvent être volontairement querelleurs, voire agressifs, s'ils n'obtiennent pas l'attention souhaitée à la suite de la déclaration de leurs symptômes. Les troubles provoqués volontairement les plus fréquents incluent convulsions, saignements dus à la prise d'anticoagulants, vomissements et diarrhées ainsi que fièvre et éruptions cutanées. Ce sont également des patients qui simulent des maladies ou ingèrent des substances médicamenteuses dans le but de provoquer de faux symptômes et ainsi gagner l'attention du milieu médical.

Le syndrome de Münchhausen dit « simple » ou « classique » est également lié au syndrome de Münchhausen par procuration, terme désignant l'attitude d'un individu qui blesse ou rend volontairement malade une personne dont il a la charge, la tutelle ou la responsabilité, (très souvent un jeune enfant), dans le but d'obtenir de l'attention et la compassion sur lui-même en tant que responsable ou dépositaire de l'autorité sur cette autre personne.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Origine du terme « Syndrome de Münchhausen »[modifier | modifier le code]

C'est en se référant aux aventures autant fictives qu'extraordinaires du Baron de Münchhausen que le Dr Asher a créé cette appellation.(Gravure de August von Wille)

Le nom de ce syndrome dérive du baron de Münchhausen (1720-1797), un militaire et officier allemand, mercenaire engagé dans l'armée russe, auquel sont attribués des exploits invraisemblables rapportés par Rudolph Erich Raspe. Le baron de Münchhausen est également connu en France sous le nom de « Baron de Crac » en tant que simple traduction de ses aventures mais aussi dans des pastiches, tel que celui écrit par l'humoriste Pierre Henri Cami.

En 1951, le Dr Richard Asher, médecin endocrinologue et hématologue britannique, fut le premier à décrire un schéma d'automutilation, où les patients s'inventaient des histoires de maladie, le but étant d'attirer l'attention des membres du corps médical sur elles et de les convaincre de l'existence d'une pathologie dont ils seraient, selon eux, affectés[3]. Se souvenant des affabulations du baron de Münchhausen, le Pr Asher a dénommé cet état le « syndrome de Münchhausen ».

À l'origine, ce terme était employé pour tous les troubles fictifs. De nos jours, on considère qu'il existe toute une gamme de troubles fictifs, et le diagnostic de « syndrome de Münchhausen » est réservé aux formes les plus graves, où la simulation de la maladie est l'activité centrale dans la vie du patient.

Le « Syndrome de Münchhausen par procuration »[modifier | modifier le code]

En 1977, le Dr Roy Meadow, pédiatre anglais[4] a décrit, à son tour, une forme de sévices à enfant dans laquelle des mères induisent ou décrivent faussement des maladies chez leurs enfants. Il a nommé ce comportement « Munchhausen syndrome by proxy » en anglais, ce qui, une fois traduit en français, signifie « syndrome de Münchhausen par procuration ». Les termes « proxy » ou « procuration » ont la même signification dans les deux langues et sont tous les deux issus du latin procuratio, terme qui signifie « le pouvoir que quelqu’un donne à une autre personne pour agir en son nom ». Dans le cas de cet aspect du syndrome, Roy Meadow effectue une certaine forme d'abus de langage car, en réalité, le diagnostic révèle que le parent concerné prend ce pouvoir de lui-même, sans demander l'avis de l'enfant dont il a la charge, que cet enfant soit en âge de comprendre ou pas, restant ainsi une victime directe de l'attitude déviante de son parent.

Étiologie[modifier | modifier le code]

Définition[modifier | modifier le code]

Le syndrome de Münchhausen peut se définir généralement en deux types répertoriés par la classification médicale, selon que ce syndrome concerne la personne elle-même et uniquement elle-même (dit syndrome « classique ») ou que ce syndrome concerne la personne dépositaire d'une autorité sur une autre personne (dit syndrome « par procuration »).

1. Description du syndrome « classique »[modifier | modifier le code]

Le Dr Richard Asher fut le premier à définir cette pathologie en 1951

Les individus atteints du syndrome de Münchhausen simple exagèrent ou se créent des symptômes ou maladies dans le but de gagner de l'attention, des soins, de la compassion, et le confort qu'apporte le personnel médical. Dans certains cas extrêmes, des individus atteints de ce symptôme sont connus des services de soins et capables de produire des symptômes longs et coûteux en analyse médicale, en hospitalisation prolongée, et en opération sans nécessité. Le rôle du « patient » est une motivation de confort chez les individus atteints du syndrome de Münchhausen. Certains individus peuvent également simuler ou stimuler une arythmie dans le but de gagner de l'attention auprès de l'assistance médicale[5].

D'autres troubles simulés ou provoqués peuvent également se retrouver, tels que[6] :

Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux connu dans le milieu médical sous l'acronyme DSMIV, le SMPP est classé comme « trouble factice » présenté selon trois critères diagnostiques [7]:
A - Production ou feinte intentionnelle de signes ou de symptômes physiques ou psychologiques.
B - La motivation du comportement est de jouer le rôle du malade.
C - Absence de motifs extérieurs sérieux à ce comportement.

Risques de confusion avec d'autres troubles[modifier | modifier le code]

Ce trouble se différencie de l'hypocondrie et autres troubles somatoformes durant lesquels l'individu ne se crée pas intentionnellement une douleur somatique[8].

Le syndrome se différencie également de la sinistrose, durant laquelle un patient se crée des symptômes pour un but apparent comme une compensation financière, une absence au travail, ou pour un accès aux médicaments[9].

2. Description du syndrome « par procuration »[modifier | modifier le code]

Les individus atteints du syndrome de Münchhausen par procuration, dépositaire d'une autorité sur une tierce personne, généralement, un enfant mineur, présentent des caractéristiques principalement définies selon les quatre critères suivant [10].

  • Une maladie chez un enfant simulée ou simplement produite par ce parent ou ce responsable de l'enfant;
  • La présentation de l'enfant pour des investigations et des traitements, de façon persistante ou inhabituelle;
  • La négation par le parent ou le responsable abuseur de l'origine exacte de la maladie de l'enfant;
  • Le syndrome et les signes aigus de la dite maladie qui disparaissent lorsque l'enfant est séparé du parent ou du responsable abuseur.

Cause[modifier | modifier le code]

Bien qu'encore mal connu et sujet à de nombreuses discussion entre les spécialistes, notamment dans le type dit « par procuration », le but évident de la personne atteinte du syndrome de Münchhausen est d'attirer l'attention du corps médical sur elle et, essentiellement, de le convaincre du bien-fondé d'une quelconque maladie ou affection dont elle serait atteinte elle-même (dans le syndrome dit « classique ») ou un proche dont elle a la garde ou la responsabilité (dans le syndrome dit « par procuration ») [11]. Cependant, malgré ce type de comportement, aucun motif particulier ne peut être mis en évidence, aucun bénéfice réel, du moins au niveau matériel, n'étant tiré de cette situation, la cause réelle, bien que psycholgique, voire psychiatrique reste donc souvent très difficile à définir[12].

Dans certains cas, le développement de ce syndrome peut survenir à la suite de traumatismes subis durant l'enfance, lorsque, par exemple, les parents ne peuvent s'occuper de leur enfant à cause d'une maladie physique ou émotionnelle, soit, en raison d'une grave maladie durant l'enfance, soit à cause de troubles de la personnalité et d'une faible estime de soi. Le syndrome de Münchhausen est plus fréquent chez les hommes, principalement chez les adolescents ou jeunes adultes. Des individus travaillant en milieu médical ont également un haut risque de développer ce type de syndrome[9].

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Des professionnels de la santé suspectant un possible syndrome de Münchhausen chez un patient doivent d'abord penser à éliminer d'autres pathologies. Cela éviterait un mauvais diagnostic et un mauvais traitement[13]. Ils doivent par la suite consulter les antécédents psychiatriques du patient (privations/maltraitances durant l'enfance, ou un trouble mental). Lorsque le patient semble dangereux pour lui ou son entourage, une hospitalisation psychiatrique s'avère nécessaire[14]. Les patients peuvent se trouver scarifiés à l'abdomen à la suite d'opérations d'« urgence » répétées[15].

Il existe de nombreux symptômes qui permettent le diagnostic du syndrome de Münchhausen. Certains incluent des hospitalisations fréquentes, la connaissance de nombreuses maladies, des demandes fréquentes d'assistance médicale, l'ouverture à des opérations longues, peu ou aucune visite lors de l'hospitalisation, des histoires inventées ou exagérées sur d'éventuelles douleurs, entre autres. Ce syndrome ne doit pas être confondu avec l'hypocondrie, car les patients ne pensent pas être malades, ou ne cherchent pas à l'être, ni avec la sinistrose[9].

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Il est difficile d'obtenir des données épidémiologiques fiables sur la prévalence de troubles factices tel que le syndrome de Münchhausen compte tenu de la nature simulée ou induite des symptômes ainsi que de la tendance des personnes qui en souffrent de consulter à des points de service multiples. Ne pouvant se fier aux techniques épidémiologiques standards, on doit faire des inférences à partir d'études de cas cliniques ou de séries de cas[16].

Article connexe : Trouble factice.

Traitement[modifier | modifier le code]

L’objectif du traitement d'un syndrome de Münchhausen classique tend généralement à modifier le comportement et les pensées qui favorisent l’apparition des symptômes et des signes liés à cette pathologie mentale. La psychothérapie cognitivo-comportementale peut notamment être une solution bénéfique aux patients, mais elle n'est pas encore très répandue, il existe donc encore surtout les propositions de prise en charge de type psychanalytiques éventuellement accompagnée d'une thérapie familiale : celles-ci sont, encore aujourd'hui, des approches thérapeutiques très largement suggérées aux personnes touchées par le syndrome de Münchhausen. Des médicaments peuvent être prescrit dans les cas de dépression ou d’anxiété. L’hospitalisation psychiatrique est souvent une solution pour prendre en charge les cas sévères (risque d'automutilation)[17].

Pronostic[modifier | modifier le code]

Bien que les données épidémiologiques soient limitées concernant l'évolution générale des troubles factices, il est connu que les patients présentant un syndrome de Münchhausen acceptent rarement le traitement psychiatrique et, lorsque c'est le cas, l'amélioration des symptômes ne sera habituellement que transitoire.

Controverse et polémique[modifier | modifier le code]

La polémique concernant le diagnostic et le traitement du syndrome de Münchhausen concerne essentiellement le syndrome dit « par procuration ».

États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, de nombreux parents contestent cet argument qui les accuseraient, selon eux, à tort de mauvais traitements à enfant et vont même jusqu'à nier le bien fondé de l'existence de ce syndrome, du moins dans sa forme dite « par procuration » (by proxy, en anglais)[18].

France[modifier | modifier le code]

En France, des associations de parents d'enfants autistes, telles qu'Autisme France, affirment que des confusions ont existé et existent encore, au niveau de l'établissement du diagnostic, entre le syndrome de Münchhausen par procuration (accusant généralement la mère), et des cas d'autisme infantile qui concerneraient plus particulièrement le syndrome d'Asperger[19],[20].

Ces associations se sont d'ailleurs lancées dans un combat médiatique pour dénoncer ce qu'elles estiment comme une dérive du corps médical pédopsychiatrique en contestant certaines mesures de protection infantile devant les tribunaux[21].

Représentations[modifier | modifier le code]

Le syndrome de Münchhausen dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • « Le Malade imaginaire »
Argan : « Ah ! chienne ! ah ! carogne ! »
Toinette (faisant semblant de s'être cogné la tête) : « Diantre soit fait de votre impatience ! Vous pressez si fort les personnes, que je me suis donné un grand coup de la tête contre la carne d'un volet ».
(Le Malade imaginaire, gravure de Moreau le jeune)

Dans la pièce de Molière, Le Malade imaginaire écrite en 1673, Argan semble souffrir de maladies inventées par lui-même, et reste conforté dans cet état obsessionnel par des médecins peu compétents, voire profiteurs. Ce comportement évoque très nettement l'hypocondrie qu'il ne faut pas confondre avec le fait de se rendre malade soi-même, mais l'état souffreteux du héros de la pièce, puis son rétablissement avant la fin de la pièce évoque plus un désir réel d'être malade qu'une réelle crainte de l'être. On peut donc évoquer, dans l'attitude d'Argan, un cas à la limite des deux syndromes, bien que le but réel de Molière était de ridiculiser la médecine de son époque [22]

Voici un passage de la pièce - Acte I, Scène V - qui évoque le mieux le syndrome de Münchhausen
Valère : « Il faut demander un délai et feindre une maladie»
Elise : « Mais on découvrira la feinte si on appelle le médecin »
Valère : « Vous moquez-vous? Y connaissent-ils quelque chose? Allez, allez, avec eux vous pouvez trouver quelque mal qu'il vous plaira ; ils trouveront des raisons pour vous dire d'où cela vient ».

  • « Les aventures et mésaventures du Baron de Münchhausen »

Auteur de ses propres « vraies fausses aventures », Karl Friedrich Hiéronymus, baron de Münchhausen, a bel et bien existé. l'écrivain et scientifique allemand Rudolf Erich Raspe a recueilli puis ordonné tous ces récits qu'il a d'abord publié en anglais en 1785. Ses aventures autant grotesques que merveilleuses n'ont, paradoxalement, que très peu de rapport avec le syndrome lui-même, si ce n'est l'incompressible désir de mythomanie qui se présente à chaque page de l'ouvrage inspiré des souvenirs du baron.

Le roman, évoqué dans un passage d'une œuvre du philosophe Friedrich Nietzsche dénommée Par delà le bien et le mal[23], a été traduite en français par l'écrivain Théophile Gauthier[24].

  • « Orgueil et préjugés »

Dans le roman de Jane Austen dénommé Orgueil et préjugés, terminé en 1797, on peut découvrir le personnage de Mrs Bennet, personne souffreteuse qui revendique une maladie dite « nerveuse » afin de se faire remarquer et attirer ainsi la compassion des membres de son entourage. Selon l’historien Pierre Goubert, auteur d’une étude psychologique sur la romancière, ce personnage malade imaginaire (assez récurrent dans l’œuvre de Jane Austen), cherche toujours à se faire plaindre et à se faire aimer. On va donc plus loin qu’une simple hypocondrie pour atteindre les frontières du syndrome de Münchhausen [25]

Chrystine Brouillet est l'auteure d'un roman ayant pour thème le syndrome de Münchhausen par procuration
  • « Moloch »

Moloch est un roman du romancier français Thierry Jonquet publié en 1998 chez Gallimard dans la collection Série noire[26]. Ce roman, très sombre est lié au syndrome de Münchhausen par procuration.

Ce roman a fait l'objet de poursuites judiciaires pour un supposé délit de violation de secret de l'instruction émises par une mère soupçonnée d'empoisonnement par injection d'insuline sur son enfant, comme dans le roman de fiction[27], mais l'auteur a été finalement été mis hors de cause, la mère ayant été déboutée par le tribunal de grande instance de Paris[28].

Ce roman a, en outre, reçu en 1999 le « Prix Mystère de la critique »

Article connexe : Moloch (roman).
  • « Soins intensifs »

Ce roman, qui a été publié en 2006 et écrit par l'auteure canadienne Chrystine Brouillet est intitulé Soins intensifs car son récit décrit en grande partie le parcours d'une mère surprotectrice pour son enfant au sein d'un milieu hospitalier dont le personnel reste perplexe face à l'attitude de celle-ci. Il s'agit d'une des enquêtes de la série de romans policiers ayant pour héroïne la policière québécoise Maud Graham.

  • « Un petit jouet mécanique »

Ce roman, au titre très évocateur, a été écrit par l'écrivaine française Marie Neuser en 2012 et narre les interrogations d'une jeune fille de seize ans vis-à-vis de sa sœur aînée qu'elle n'apprécie guère et, surtout, de la façon dont elle s'occupe de son bébé durant des vacances passées en Corse avec toute sa famille. C'est le second roman de cette auteure[29].

Le syndrome de Münchhausen au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

La quasi totalité des œuvres de fiction cinématographique font référence au Syndrome de Münchhausen par procuration et concerne généralement des rapports entre une mère et son enfant

Les films et les téléfilms[modifier | modifier le code]

tous ces films et téléfilms faisant référence au syndrome de Münchhausen par procuration.
dénommé également Les Apparences au Québec, est un thriller américain de David Fincher, sorti en 2014. Il s'agit de l'adaptation cinématographique du best-seller américain Les Apparences (Gone Girl) de Gillian Flynn, qui en est également la scénariste. C'est un des rares film de cinéma à faire référence au syndrome de Münchhausen, dit « classique » [30].

Les séries télévisées[modifier | modifier le code]

Le syndrome de Münchhausen et l'internet[modifier | modifier le code]

Il existe un terme, non encore officiel, et utilisé, notamment dans les pays anglo-saxons de « syndrome de Münchhausen par Internet ».

Celui-ci désigne le comportement adopté par un internaute sur Internet en feignant une maladie sur des forums de discussion ou messagerie instantanée. Ce terme est alors décrit dans la littérature médicale comme trouble factice ou pathomimie par procuration. Cette expression est la traduction du terme américain de « Munchausen by Internet » et il a été, pour la première, fois utilisé dans un article scientifique du Southern Medical Journal rédigé en 2000, par Marc Feldman, professeur en psychiatrie à l'Université d'Alabama à Birmingham

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Également orthographié Münchausen avec un seul « h » ou Munchausen sans Umlaut.
  2. Site beta.ivaluehealth.net , page sur le syndrome de Münchhausen
  3. Site onmeda.fr page sur le syndrome de Munchhausen
  4. (en) Meadow R, « Munchausen syndrome by proxy. The hinterland of child abuse » Lancet 1977;2:343–345
  5. (en) Vaglio JC, Schoenhard JA, Saavedra PJ, Williams SR, Raj SR, Arrhythmogenic Munchausen syndrome culminating in caffeine-induced ventricular tachycardia, vol. 44, , 229–31 p. (PMID 20888004, DOI 10.1016/j.jelectrocard.2010.08.006)
  6. Académie des SLA de Marseille, page du Pr Serratrice sur le syndrome de MÛnchhausen
  7. F68.1 [300.19] Trouble factice non spécifié, page 597
  8. (en) Benjamin J. Sadock (Editor), Virginia A. Sadock (Editor), Kaplan & Sadock's Comprehensive Textbook of Psychiatry (2 Volume Set), Lippincott Williams & Wilkins Publishers, 2000), 3172 p. (ISBN 0683301284)
  9. a, b et c (en) Staff, Mayo Clinic. "Munchausen Syndrome." Mayo Clinic. Mayo Foundation for Medical Education and Research, 13 mai 2011. Web. 11 avril 2013.
  10. Site de l'université de Laval, département de Pédiatrie, page sur le SMPP
  11. Site de onmeda sur le syndrome de Münchhausen]
  12. Académie de Marseille, chronique du Pr Serratrice
  13. (en) Bursztajn, H, Feinbloom RI, Hamm RM, Brodsky A. Medical Choices, medical chances: How patients, families and physicians can cope with uncertainty. New York. Delacourte/Lawrence. 1981.
  14. (en) Johnson BR, Harrison JA. Suspected Münchausen syndrome and civil commitment. J Am Acad Psychiatry Law. 2000; 28:74-76.
  15. (en) AJ Giannini, HR Black. Psychiatric, Psychogenic and Somatopsychic Disorders Handbook. New Hyde Park, NY. Medical Examination Publishing, 1978, pp. 194-195. (ISBN 0-87488-596-5)
  16. (en) Feldman, Marc D. et Charles V. Ford, Kaplan & Sadock's Comprehensive Textbook of Psychiatry, Lippincott, Williams & Wilkins, , 7e éd. (ISBN 0-683-30128-4), « 17: Facticious Disorders », p. 1533-1543
  17. Site de SainteSanté, page sur le Syndrome de Münchhausen
  18. Site de msbp
  19. Site d'AFPSSU, page sur le rapport d'autisme France
  20. Site d'Autisme France, page dénommée "chronique sur un scandale ordinaire"
  21. Site de libération page sur le « placement abusif d'enfants autistes »
  22. Site de la médiathèque de Bourges, page sur la pièce « Le malade imaginaire »
  23. Friedrich Wilhelm Nietzsche (trad. Patrick Wotling), Par-delà bien et mal, Paris, Garnier-Flammarion, , 385 p. (ISBN 2080710575, notice BnF no FRBNF37183297)
  24. Site de José Corti, page sur le livre "les aventures du Baron de Münchhausen"
  25. Pierre Goubert, « Jane Austen, une étude psychologique de la romancière », Édition PUF, page 94
  26. http://www.thierryjonquet.fr/?page_id=19
  27. Site du journal Libération, page sur l'affaire Kazkaz]
  28. Site thierryjonquet.fr]
  29. site « Encres Vagabondes » sur le roman de Marie Neuser.
  30. Site actualite.com, page du Gone Girl]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 4ème édition, texte révisé (DSM-IV-TR). 2000. Association américaine de psychiatrie.
  • Classification internationale des maladies (CIM-10). Organisation mondiale de la santé.
  • Sciences et Avenir, no 2667.
  • Dictionnaire médical de l'infirmière, éd Masson.
  • (en) Munchausen’s syndrome (Le syndrome de Münchausen) (Lancet) par le Dr Asher, 1951 ;1 (6650) : 339-41)

Liens externes[modifier | modifier le code]