Méthylphénidate

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Méthylphénidate
Image illustrative de l’article Méthylphénidate
Image illustrative de l’article Méthylphénidate
formule développée du méthylphénidate avec ses carbones chiraux marqués (en haut)
Énantiomère (+)-(R,R)-méthylphénidate (en bas à gauche) et (-)-(S,S) (en bas à droite)
Identification
DCI Chlorhydrate de méthylphénidate
Nom UICPA (R,S)-phényl((R,S)-pipéridin-2-yl)acétate de méthyle
Synonymes

MPH

No CAS 113-45-1
No ECHA 100.003.662
No CE 204-028-6
Code ATC N06BA04
PubChem 4158
SMILES
InChI
Apparence Poudre blanche inodore
Propriétés chimiques
Formule brute C14H19NO2  [Isomères]
Masse molaire[1] 233,3062 ± 0,0133 g/mol
C 72,07 %, H 8,21 %, N 6 %, O 13,72 %,
pKa 8,77[réf. souhaitée]
Propriétés physiques
fusion 224 à 226 °C[réf. nécessaire]
ébullition 135 à 137 °C[réf. nécessaire]
Solubilité Soluble dans l'éthanol, soluble dans l’eau
Miscibilité Miscible dans l'éthanol
Propriétés optiques
Fluorescence non
Précautions
Directive 67/548/EEC
Peau Irritant possible
Écotoxicologie
DL50 190 mg/kg (souris)[2]
LogP 1,47[réf. souhaitée]
DJA 60 mg (chez l'enfant), jusqu'à 100 mg chez l'adulte (Santé Suisse), 80 mg (Belgique), 90 mg (Italie), 80 mg (Allemagne)
Données pharmacocinétiques
Biodisponibilité 11 à 52 % (oral)[réf. souhaitée]
Liaison protéique 10 à 33 % (albumine)[réf. souhaitée]
Métabolisme Foie par la carboxylestérase CES 1A1
Demi-vie de distrib.

0,25 à 0,75 heure env

Demi-vie d’élim. 2 - 4 heures[réf. souhaitée]
Stockage Non
Excrétion

Urine en acide ritalinique (inactif)

Considérations thérapeutiques
Classe thérapeutique Psychostimulant / Stimulant du S.N.C.
Voie d’administration Orale, intranasale (insufflation)
Grossesse déconseillée en l’absence d’alternative thérapeutique
Conduite automobile Niveau 2 (France)
Précautions Surveillance cardiaque
Antidote Dépresseurs du SNC, traitement symptomatique, surveillance cardiaque
Caractère psychotrope
Catégorie Stimulant du Système Nerveux Central (SNC)
Mode de consommation

Voie orale, insufflation, intraveineuse

Autres dénominations

MPH, Ritaline, Rita

Risque de dépendance Non addictif a dose thérapeutique

Peux induire une dépendance en cas d’utilisations récréatives

Composés apparentés
Autres composés

Éthylphénidate, Isopropylphenidate (IPP), nombreux composés « RC » (NPS) font leurs apparitions en fonctions des législations.


Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le méthylphénidate, ou MPH, est une amine sympathicomimétique et un puissant psychostimulant de la famille des phénylpipéridines.

Ses propriétés pharmacologiques sont comparables à celles des amphétamines. À ce titre, il est considéré comme un stupéfiant dans de nombreux pays, où sa prescription est soumise à une réglementation stricte. Son mode d’action est similaire à celui des amphétamines (dopaminergique), mais pas identique. Le méthylphénidate agit en inhibant la recapture de la dopamine, sans vider les vésicules synaptiques. De ce fait, il présente un risque de dépendance moins important que ces derniers.

Il est utilisé depuis les années 1990[3] dans le traitement symptomatique du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), et secondairement pour traiter la narcolepsie et l'hypersomnie; lorsque le Modafinil s’est montré insuffisant ou inefficace.

Néanmoins, de plus en plus d’adultes majeurs se font diagnostiquer[réf. nécessaire], et se font prescrire du méthylphénidate : les spécialistes du TDA/H œuvrent pour établir une Autorisation de mise sur le marché (AMM) chez l’adulte et ainsi réévaluer la dose journalière admissible (DJA) chez l’adulte. Les pays limitrophes de la France considèrent la DJA du méthylphénidate chez l’adulte entre 80 et 100 mg/J[réf. nécessaire].

Il existe également d’autres molécules comme les sels d’amphétamines et autres molécules disponibles pour le traitement du TDA/H dans la plupart des pays excepté la France qui n’a que le méthylphénidate comme chimiothérapie du TDA/H.

Il est aussi employé pour le traitement de la dépression (hors AMM France) étant une alternative rapide, sûre et efficace aux stratégies d'augmentation existantes pour le traitement de la dépression majeure[4]. Son avantage par rapport aux autres antidépresseurs est son action relativement rapide, généralement de deux à cinq jours[5].

Il est principalement commercialisé sous le nom de Ritalin (Ritaline en France ou Rilatine en Belgique), Quasym LP, Concerta/Concerta LP, Medikinet, ou encore Focalin (dexméthylphénidate) sous sa forme dextrogyre.

En pratique, il est rare qu’un pharmacien refuse la délivrance d’un tel traitement chez l’adulte, mais les posologies supérieures à 60 mg (posologie de l’enfant) peuvent se voir compliquées étant données les indications actuelles.

Un bilan électrocardiographique est généralement demandé avant et pendant l’introduction du méthylphénidate. Une échographie cardiaque est une plus-value afin d’assurer l’absence de contre-indications cardiaques. Une analyse biologique est également de rigueur.

Historique[modifier | modifier le code]

Comprimés de Ritalin dosés à 20 mg.

Le chimiste Leandro Panizzon synthétisa la molécule en 1944 à Bâle, et son nom commercial provient du prénom de son épouse Marguerite (qu'il surnommait Rita). Ils l'utilisèrent sur eux-mêmes comme stimulant, ce dernier se révélant beaucoup plus efficace sur son épouse qui, selon une anecdote, en prenait volontiers avant leurs parties de tennis[6]. Il a été breveté en 1954 par la Compagnie pharmaceutique Ciba (un précurseur de Novartis) et fut d'abord prescrit comme traitement dans la dépression et la narcolepsie chronique sous le nom de « Ritalin » — sauf en Belgique où les lettres initiales « Rit » appartenant à la Société « RIT = Recherche et industrie thérapeutique » (actuellement GlaxoSmithKline), il fut appelé « Rilatine ». C'est depuis le début des années 1960 qu'il est utilisé pour traiter les enfants, puis bien plus tard des adultes, atteints de trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). En 2005, le méthylphénidate était le médicament le plus généralement prescrit pour ces troubles. La production et la prescription du méthylphénidate ont augmenté de manière significative des années 1960 aux années 1990, particulièrement aux États-Unis, ce qui a été accompagné d'une augmentation du nombre d'études cliniques sur ce produit.

Pharmacologie[modifier | modifier le code]

Le MPH est un stimulant du système nerveux central.

Il inhibe la recapture des catécholamines, et particulièrement de la dopamine et stimule leur libération depuis le neurone amont. Il se lie également avec une affinité modérée sur les transporteurs de la dopamine[7].

Ce mode d'action diffère de celui de l'amphétamine qui, elle, libère de la dopamine nouvellement synthétisée dans la fente synaptique, conduisant ainsi à l'épuisement des réserves physiologiques, et donc responsable d'une neurotoxicité accrue[8]. Cela peut expliquer la faible neurotoxicité du méthylphénidate en comparaison avec d'autres stimulants.

Le mécanisme exact de son efficacité dans le TDAH est encore peu élucidé[9], mais il semble que son efficacité renforce l'hypothèse monoaminergique.

D'un point de vue pharmacologique, il est considéré comme étant relativement proche des amphétamines[10],[11],[12],[13],[14],[15]. Mais il n'est pas structurellement une amphétamine.

Chimie[modifier | modifier le code]

Le méthylphénidate est une phényléthylamine substituée, et une phénylpipéridine (en), dérivée de l'acide ritalinique (en), dont elle est l'ester méthylique.

Méthylphénidate
Acide ritalinique

Synthèse[modifier | modifier le code]

Synthèse du méthylphénidate
Methylphenidate synthesis graphic
Méthode 1 : préparation du méthylphénidate. D'après Jeffrey M. Axten et al. (1998)[16]
Methylphenidate synthesis graphic
Méthode 2 : synthèse alternative du méthylphénidate[17]

Indications[modifier | modifier le code]

Troubles du Déficit de l’Attention (TDAH) avec ou sans hyperactivité. Ce médicament est utilisé chez les enfants et les adultes.

Chlorhydrate de méthylphénidate
Noms commerciaux
  • Biphentin * (Canada)
  • Concerta * (Belgique, Canada, Suisse),
  • Concerta LP * (France),
  • Equasym XR * (Belgique, Suisse), Quasym * (France)
  • Focalin XR (Suisse),
  • Medikinet (Belgique, Suisse),
  • Ritalin (Canada, Suisse alémanique), Ritalin SR **, Ritalin LA *** (Suisse alémanique)
  • Ritaline, Ritaline SR **, Ritaline LA *** (Suisse romande)
  • Ritaline, Ritaline Modified Release * (Belgique),
  • Ritaline, Ritaline LP * (France),
  • Metadate, Metadate extended release * (États-Unis)
    (* = libération prolongée
    (** pour slow release))
    (*** = Long Acting (à longue durée d'action) pour un effet encore plus durable)
Laboratoire Apotex, Janssen, Novartis, Pharmel, Pharmascience, Pro Doc, Purdue pharma, Teva
Classe psychoanaleptiques psychostimulants, agents utilisés en cas de trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) et nootropiques, sympathicomimétiques centraux, ATC code N06BA04
Autres informations
  • Belgique : médicament spécialement réglementé
  • France : ordonnance sécurisée, prescription limitée à 28 jours.
    Prescription sur ordonnance correspondant aux spécifications fixées par l'arrêté du [18].
    Prescription initiale annuelle réservée aux specialistes exerçant en établissement de santé public ou privé
  • Québec : distribution régie par la Loi réglementant certaines drogues et autres substances et les règlements d’application de cette loi, soit le Règlement sur les stupéfiants, le Règlement sur les drogues contrôlées ainsi que le Règlement sur les benzodiazépines et autres substances ciblées
  • Suisse : soumis à la loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes[19]
Identification
DCI 485Voir et modifier les données sur Wikidata
No CAS 113-45-1Voir et modifier les données sur Wikidata
No ECHA 100.003.662
Code ATC N06BA04
DrugBank 00422Voir et modifier les données sur Wikidata

On utilise le MPH dans le traitement :

Antidépresseur[modifier | modifier le code]

Le méthylphénidate est aussi utilisé pour ses vertus antidépressives[4] dans le traitement de la dépression (avec ou sans présence d'un trouble du déficit de l'attention/hyperactivité) en adjuvant d'inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.

Il a montré son efficacité rapide avec des doses de 10 à 40 mg/j[4].

En outre, les effets bénéfiques de l'association méthylphénidate-ISRS semblent solides et durables[4].

Dans l'étude menée par l'Unité de psychopharmacologie, Division de psychiatrie, Brigham and Women's Hospital (Boston)[20] aucun patient n'a montré d'abus ou de mésusage du méthylphénidate.

Le méthylphénidate est également employé en cas de dépression chez certaines personnes âgées, son action étant plus rapide que les autres antidépresseurs et son usage s'étant avéré un traitement sûr et efficace[21],[22].

Troubles bipolaires[modifier | modifier le code]

Le méthylphénidate s'est aussi révélé efficace chez les sujets bipolaires déprimés[23].

Le risque de virage maniaque est faible vis à vis des antidépresseurs ISRS.

Usages expérimentaux[modifier | modifier le code]

Les résultats extrapolés à partir d’expériences sur des rats montreraient que l'on pourrait réduire la phase de réveil après une anesthésie générale de quelques heures à quelques minutes. Cette même molécule ou ses dérivés pourraient être également utilisés pour réveiller certains patients dans le coma[24].

Contre-indications[modifier | modifier le code]

  • La notice mentionne des cas de mort subite chez des enfants ayant préalablement présenté des anomalies cardiaques. Pour eux et les adolescents présentant les mêmes risques, la prescription n'est pas recommandée. Un bilan cardiaque comprenant un électrocardiogramme et une échographie cardiaque sont généralement prescrits avant l'instauration d'un traitement au méthylphénidate. Un bilan sanguin est également recommandé afin de contrôler que les valeurs biologiques soient dans les normes.
  • Le bupropion (Zyban), utilisé notamment dans la prise en charge du sevrage tabagique est formellement contre-indiqué en association avec le méthylphénidate du fait de son action stimulante (risque d'hypertension artérielle), ainsi que du risque de compétitivité sur les récepteurs dopaminergique probables (le bupropion étant une cathinone substituée, relativement proche structurellement du méthylphénidate).
  • En cas d'hypertension artérielle grave ou de troubles hépatiques.
  • Il est contre-indiqué notamment dans le cas d'une utilisation d'un antidépresseur tricyclique, ou certains autres médicaments de la classe des inhibiteurs de la mono-amine-oxydase (IMAO)[25].

Efficacité[modifier | modifier le code]

Les recherches sont équivoques quant à l'efficacité de ce stimulant.[26]

En 2002, Conners a mené une revue de 40 années d'essais dont les résultats affirment peu voire pas d'effet et une reussite intellectuelle proche de zéro.[27]

En faveur de la Ritalin, l'étude clef est celle de du MTA de 1999. Elle mena 19 mesures en aveugles. 3 d'entre elles ont trouvé des différences en faveur de la Ritalin. Seulement, les enfants concernés et leurs pairs ne trouvèrent pas que le traitement les avait aidés.[26]

De plus, avec un suivi à 36 mois, "les enfants ayant qui avaient reçu un traitement médicamenteux, avaient, par rapport à ceux nen ayant pas eu, un déficit de croissance moyen de 2.0cm et de 2.7 kilogrammes, sans aucun signe de rebond de croissance à 3ans. (Swanson et al., 2007).[28]

NIMH a réalisé une étude à long terme sur l'efficacité de ce produit.

Après 14 mois, le méthylphénidate est plus efficace que la thérapie comportementale pour réduire les symptômes du TDAH, bien que la thérapie comportementale soit elle-même assez efficace (étude réalisée sans placebo)[29].

Après 2 ans, les symptômes des enfants ayant pris du méthylphénidate se dégradent, de telle sorte qu'il n'y a plus de différence significative avec la thérapie comportementale[30].

Après 3 ans, la différence avec la thérapie comportementale s'amenuise encore plus[31].

Après 8 ans, il n'y a pratiquement aucune différence[32].

Mésusage[modifier | modifier le code]

Dans une enquête de 2011 auprès de 292 experts cliniques en Écosse, le méthylphénidate a été classé dernier pour le préjudice personnel et 17e pour le préjudice causé à la société, sur 19 drogues récréatives courantes[33].

En dehors de ses indications thérapeutiques, le MPH est notamment connu par les étudiants, des sportifs cherchant à améliorer leurs performances, ou des personnes en recherche de sensations fortes par qui il est absorbé par voie orale, nasale, rectale, et intraveineuse[34],[35] avec les risques liés au non-respect des règles d'asepsie. Les veines peuvent ainsi présenter des thromboses.

Une utilisation chronique abusive, au-delà des doses thérapeutiques, notamment chez des personnes ne souffrant pas de TDAH peut entraîner une accoutumance marquée et une dépendance associées à des troubles comportementaux d'intensité variable. Des épisodes psychotiques caractérisés peuvent survenir, en particulier lors d'une utilisation abusive par voie parentérale[36].

Selon une étude menée en 2008 aux États-Unis, 34 % des étudiants américains ont déjà eu recours au méthylphénidate pour leurs révisions[37].

Effets secondaires[modifier | modifier le code]

Source[38]

Effets indésirables[modifier | modifier le code]

En outre, d'autres effets indésirables ont été mentionnés en rapport avec l'utilisation de Ritaline[39] :

Infections

Troubles métaboliques et nutritionnels

  • Très fréquent : diminution de l'appétit.
  • Occasionnel : anorexie, prise de poids et de taille modérément réduite en cas d'utilisation prolongée chez les enfants.

Circulation sanguine et lymphatique

Système immunitaire

Troubles psychiatriques

  • Très fréquent : insomnie, nervosité.
  • Fréquent : comportement anormal, agressivité, excitation, anxiété, paranoïa, dépression, irritabilité, agitation, troubles du sommeil.
  • Très rare : hyperactivité, hallucinations visuelles et tactiles, états dépressifs transitoires (tristesse, anxiété, pleurnichements), troubles psychotiques, tics ou aggravation de tics existants.

Système nerveux

  • Très fréquent : nervosité et insomnie. Ils apparaissent en début de traitement et peuvent cependant céder à une réduction de la dose ou à l'omission de la dose de l'après-midi ou du soir.
  • Fréquent : céphalées, somnolence, vertiges, dyskinésie, tremblements.
  • Très rare : convulsions, tics ou exacerbation de la symptomatologie chez les patients déjà atteints de tics, maladie de Gilles de la Tourette, état dépressif passager, artérite cérébrale et/ou occlusion, troubles cérébrovasculaires, hémorragies cérébrales et accidents vasculaires cérébraux.
  • De très rares cas mal documentés de syndrome malin des neuroleptiques (neuroleptic malignant syndrome, NMS) ont été signalés. Toutefois, les patients avaient pris d'autres médicaments dans la plupart des cas. Le rôle de Ritaline dans ces cas est incertain.
  • Très rares cas de bégaiement.

Troubles oculaires

Troubles cardiaques

Vaisseaux

Voies respiratoires et cavité thoracique

  • Fréquent : toux.

Troubles gastro-intestinaux

  • Très fréquent : nausées, sécheresse de la bouche.
  • Fréquent : douleurs abdominales, nausées, douleurs gastriques et vomissements. Ceux-ci apparaissent généralement en début de traitement et peuvent être soulagés par la prise concomitante de nourriture. Sécheresse buccale, diminution de l'appétit, normalement passagère. Dyspepsie, maux de dents.
  • Très rare : diarrhée, constipation.

Troubles hépato-biliaires

  • Très rare : troubles de la fonction hépatique, pouvant aller de l'augmentation des transaminases jusqu'au coma hépatique.

Troubles cutanés

  • Fréquent : rash, éruption cutanée, prurit, urticaire, fièvre, alopécie (tête).
  • Très rare : purpura thrombopénique, dermatite exfoliatrice, érythème polymorphe, œdème angioneurotique, inflammations de la muqueuse buccale (chez les adultes présentant une narcolepsie).

Troubles musculo-squelettiques

  • Fréquents : arthralgies.
  • Très rares : crampes musculaires.

Troubles généraux

  • Fréquent : fièvre, sentiment d'agitation.
  • Occasionnel : hyperhidrose.
  • Rare : de traitement prolongé chez l'enfant, une réduction modérée de la prise de poids ainsi qu'un léger retard de croissance peuvent survenir.

Investigations

  • Fréquent : perte de poids.

Chez la femme enceinte, il existe une augmentation faible du risque de malformation cardiaque chez l'embryon[40].

Prescription en France[modifier | modifier le code]

En France, ce médicament ne peut être délivré initialement que par un médecin spécialiste tel que psychiatre, pédopsychiatre, neurologue ou addictologue.

Cette primo-prescription est réalisée sur ordonnance sécurisée et filigranée. Les prises doivent être écrites en toutes lettres, ainsi que la posologie. L’ordonnance peut être prescrite pendant vingt-huit jours maximum.

Les ordonnances pourront être renouvelées par le médecin généraliste du patient tous les vingt-huit jours avec les mêmes nécessités d’ordonnances sécurisées, chevauchement interdit sauf mention contraire du prescripteur.

Le médecin généraliste pourra ajuster, prendre conseil auprès du spécialiste prescripteur, où choisira de déléguer la gestion du traitement auprès d’un confrère. Le médecin généraliste pourra renouveler les ordonnances des patients durant un an maximum. Après cette date le patient devra être revu par le ou un spécialiste habilité à réévaluer le traitement, dosage, efficacité.

Controverse[modifier | modifier le code]

La controverse sur le méthylphénidate porte sur les indications, l'utilisation de psychotropes pour des enfants, la croissance des prescriptions, le risque avancé de surmédicalisation, sur ses effets à long ou très long terme et le fait qu'il peut devenir un recours facile dans une vision réifiante : « à tel trouble avéré correspondrait automatiquement telle médication ». Les opposants se retrouvent dans plusieurs milieux politiques[41], parmi des pédopsychiatres comme entre autres Maurice Corcos qui écrit : « ce que nous proposent caricaturalement les prescripteurs par trop pressés de Ritaline dès qu’un enfant bouge[42] ».

Pour certains psychiatres[43], il y avait dès 2004 une explosion inquiétante de la demande de ce médicament qui pourrait avoir été prescrit non plus seulement dans un véritable but thérapeutique, mais sur la demande des enseignants ou sur l'insistance des parents. Aucune étude chiffrée n'est jamais venue corroborer une augmentation de prescriptions non justifiées, celles-ci pouvant s'expliquer simplement par de meilleurs diagnostics. Plus récemment, une enquête publiée en 2013 indiquait une augmentation de 70 % des prescriptions entre 2008 et 2012 en France[44]. Cette explosion de la consommation de ces produits devrait être justifiée par une augmentation croissante des cas de trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, or selon les auteurs il semble que cette pathologie ne soit pas significativement plus répandue. Ils omettent sans doute de préciser que les études de prévalence indiquent que le TDAH est encore largement sous-diagnostiqué en France : en 2007, moins de 0,2 % des enfants d'âges scolaires suivaient un traitement au méthylphénidate pour une prévalence du trouble estimée à 4,5 % et que cette augmentation des prescriptions n'aboutit finalement qu'à un peu plus de 0,3 %[45]. En 1995, 10 % des garçons américains prenaient de la Ritaline[46], quand la prévalence du TDAH dans les différents pays où une enquête a été réalisée indique que 3 à 7 % des enfants d'âges scolaires seraient concernés[47]. L'écart peut s'expliquer par une proportion supérieure de garçons généralement diagnostiqués par rapport aux filles.

Des effets secondaires délétères sont parfois mis en avant, auxquels le nombre assez considérable d'études sur ce médicament apporte régulièrement des réponses :

  • des études tendaient à démontrer qu'il ralentissait la croissance de l'enfant. Mais les méta-analyses les plus récentes démontrent que ce retard serait rattrapé par la suite et qu'aucun écart de taille n'aurait été constaté chez les adultes ayant été traités durant leur enfance et/ou leur adolescence[48] ;
  • une étude publiée en 2005 sur seulement douze enfants ayant reçu des doses thérapeutiques standard de méthylphénidate sur trois mois aurait mis en évidence un potentiel caractère cancérigène[49]. Toutefois, toutes les études postérieures sur le sujet, réalisées en double aveugle sur des cohortes bien plus importantes et des durées équivalentes ou supérieures, n'ont pas confirmé ces inquiétudes et ne laissent pas penser à un danger particulier dans ce domaine[50],[51],[52],[53].

Pour tous ces points, le manque de recul et de données sur de longs et très longs termes laissent ouvertes le champ de recherches catamnestiques, car pendant longtemps on cessait habituellement son utilisation à l'âge adulte. Il est trop tôt pour se prononcer de manière définitive, l'histoire des médicaments et notamment des psychotropes révèle parfois des surprises qui nécessitent prudence et patience[54],[55].

Suite à la fusillade du lycée de Santa Fe le président de la NRA, Oliver North explique le lors d'une interview sur les antennes de Fox News que « la plupart des auteurs de fusillades dans les écoles sont de jeunes hommes qui étaient sous Ritalin depuis l'école maternelle ». La corrélation entre consommation de Ritaline et violence est une théorie souvent émise par des sites web scientologues ou d'extrême-droite, mais largement rejetée par plusieurs institutions américaines[56].

Limites[modifier | modifier le code]

Le médicament représente certes un aspect de la prise en charge du TDAH mais n’en constitue pas la totalité[57] : spécialistes et associations de patients s'accordent à promouvoir des prises en charge multimodales faisant appel à de nombreuses compétences, notamment l'approche psychothérapeutique et éducative[58].

Sport[modifier | modifier le code]

Le méthylphénidate est interdit dans la plupart des sports et classifié en tant que produit dopant. En effet, dans les sports comme le biathlon, la boxe ou d'autres sports qui nécessitent beaucoup de concentration, il améliore les performances en compétitions puisqu'il stimule le système nerveux central et permet la libération de dopamine. De ce fait, l'usager qui en prend est plus concentré, plus stimulé et donc avantagé par rapport aux autres. Il peut être autorisé dans les sports réservés aux paralysés ou aux malades.

Il est comme la méthamphétamine interdit en compétitions.

Il est référencé sur le site internet de l'agence mondiale anti-dopage (WADA) à la section : interdit en compétition/stimulant/stimulant spécifiés[59].

Dans les séries télévisées[modifier | modifier le code]

  • Un épisode de South Park (saison 4, épisode 3) et de Lie to Me (épisode 3 de la saison 1) abordent ce sujet.
  • Un autre épisode de South Park aborde ce sujet en tant que thème principal (saison 8, épisode 11).
  • Bart Simpson en consomme lors d'un des épisodes de la série Les Simpson (sous le nom de Focusine).
  • Dans la série Weeds, Andy en utilise afin de créer une nouvelle drogue sous forme de boisson (épisode 10 de la saison 6).
  • Dans le 9e épisode de la première saison de The Big Bang Theory, intitulé The Cooper-Hofstadter Polarization, un des protagonistes, Sheldon Cooper, se compare à un « flamant rose sous Ritaline » lorsque ses bras tremblent, ce qui est effectivement l'un des effets secondaires potentiels de ce médicament.
  • Dans l'épisode Doc Martin diffusé le sur TF1, le MPH est au cœur de l'intrigue.
  • Dans l'épisode 11 de la saison 2 de Dr House, le sujet malade de l'intrigue en consomme.
  • Dans la série Desperate Housewives, Lynette en consomme pendant plusieurs épisodes et en développe une dépendance. Peu après ces épisodes, l'actrice Eva Longoria, qui joue le rôle de Gabrielle dans la série, a admis dans une entrevue prendre ce médicament quotidiennement pour son hyperactivité (TDAH)[60].
  • Dans la série Urgences (saison 5, épisode 21), Lucie Knight reconnaît en consommer depuis le CM2, avoir arrêté au lycée, mais avoir repris.
  • Dans la série Silicon Valley, un jeune surnommé le « dépeceur » en consomme.
  • Dans le film Who Am I ? le jeune benjamin le consomme comme étant une drogue des hackers.

Législation, prescription et délivrance[modifier | modifier le code]

En tant que dérivé de la pipéridine, le méthylphénidate est répertorié par la Convention sur les substances psychotropes de 1971, ce qui en fait un produit contrôlé dans la plupart des pays. Ainsi, au Canada, en France, en Suisse et en Belgique, il fait partie des substances réglementées classées stupéfiants.

En Suisse[modifier | modifier le code]

Au regard de la loi fédérale sur les stupéfiants, le psychiatre (ou le neurologue) doit utiliser une ordonnance spéciale (estampillée « SwissMedic »), assortie d'un identifiant numérique, en triple exemplaire (respectivement bleu pour ce médecin, blanc pour la pharmacie, et rouge pour l'assurance-maladie du patient) ; doivent y figurer : informations sur le patient (nom complet, date de naissance et adresse), informations sur le médicament (nombre de boîtes, nom déposé, forme galénique, dosage, conditionnement) — les posologies additionnelles, s'il n'y a qu'un seul médicament, doivent être tracées — enfin, le timbre et la signature datée du médecin qui l'a remplie ainsi que le timbre de la pharmacie. Cette ordonnance ne peut pas être renouvelable d'office.

Le médicament peut toutefois être prescrit sur une période indéterminée (aucune limite légale imposée) - mais chaque renouvellement doit faire l'objet d'une telle ordonnance unique spéciale.

En outre, un suivi doit être effectué : le psychiatre (ou le neurologue) doit faire contrôler à intervalles réguliers (typiquement: tous les 6 mois, mais y compris avant administration du médicament) : la tension artérielle et la fréquence cardiaque du patient par son généraliste. Lorsque le médicament est pris régulièrement (ce qui est généralement le cas d'un médicament agissant sur le système nerveux), est aussi requise une analyse du sang pour s'assurer de ses qualités intrinsèques (concentration en globules rouges, blancs, ainsi que plaquettes). Pour les patients juvéniles, la taille est aussi à contrôler à cause du possible retard de croissance induit.

Concernant la prescription, elle ne devrait pas dépasser soixante milligrammes (répartis dans la journée).

En France[modifier | modifier le code]

Après avoir eu le statut « liste 1 », il est passé en statut « assimilé stupéfiant » puis « stupéfiant » avec certaines restrictions sur le prescripteur et la durée de délivrance. La prescription initiale est réservée aux spécialistes exerçant dans un établissement de santé public ou privé, pour une durée maximale d'un an. Ces spécialistes peuvent être des pédopsychiatres, neurologues, neuropédiatres, psychiatres, pédiatres ou médecins des centres du sommeil[61]. Limitée à quatre semaines (28 jours), la prescription est renouvelée mensuellement, sur ordonnance sécurisée, par le médecin généraliste ou tout autre médecin spécialisé habilité à prescrire la molécule.

Au Canada[modifier | modifier le code]

Tout médecin peut prescrire le méthylphénidate. L'original de la prescription doit être remis au pharmacien et la délivrance du traitement ne peut ensuite être obtenue que de lui. L'ordonnance est à durée limitée pour un nombre précis de comprimés, lesquels ne sont délivrés que par quantités limitées, à l'appréciation du pharmacien, jusqu'à échéance de l'ordonnance.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. « Methylphenidate », Drugbank
  3. « ANSM : CONCERTA, QUASYM, RITALINE », sur site officiel de l'Agence nationale de sécurité du médicament
  4. a b c et d Stoll AL, Pillay SS, Diamond L, Workum SB et Cole JO, Unité de psychopharmacologie, Division de psychiatrie, Brigham and Women's Hospital, Boston, MA 02115, États-Unis, J. Clin. Psychiatry, 1996 février, 57 (2), 72-6
  5. Vide RE et Semla TP, Département de pratique pharmaceutique, université de l'Illinois, Chicago, États-Unis, Ann. Pharmacother, février 1996, 30 (2), 151-7
  6. Renate Weber, « L’histoire de Ritalin », Life Science, Novartis, n.2/2000, 9
  7. Schweri, MM, Skolnick, P, Rafferty, MF, Rice, KC, Janowsky, AJ et Paul, SM, [3H]Threo-)-methylphenidate binding (o 3,4-dihydroxyphenylelhylamine uptake sites in corpus striatum: correlation with the stimulant properties of ritalinic acid esters, Neurmhem, 1985, 45, 1062–1070
  8. Hoffman, BB et Lefkowitz, RJ, « Catecholamines. sympathomimetic drugs, and adrenergic receptor antagonists », Goodman & Cilman's The Pharmacological Basis of Therapeutics, New York, McGraw-Hill,‎ , p. 220
  9. Vidal, article « Méthylphénidate » : « La relation entre le mode d'action et l'effet thérapeutique dans les troubles du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) n'est pas connue. » (lire en ligne)
  10. Laure P, Richard D, Senon J-L et Pirot S, « Psychostimulants et amphétamines », revue documentaire Toxibase, 1999, 1:1-16, lire en ligne
  11. Livio F, Rauber-Lüthy C, Biollaz J, Holzer L, Winterfeld U et Buclin T, « Methylphénidate et abus » Pediatrica, 2009, 20:41-4, lire en ligne
  12. (en) Gwendolyn G. Stockton et W. Alexander Morton, « Methylphenidate Abuse and Psychiatric Side Effects », Primary Care Companion to The Journal of Clinical Psychiatry, vol. 2, no 5,‎ , p. 159-64 (résumé, lire en ligne, consulté le 16 mars 2015)
  13. Hebel SK, éd., Drug Facts and Comparisons, St. Louis, Mo, Facts and Comparisons, 2000, 773–774.
  14. McEvoy GK., éd., American Hospital Formulary Service Drug Information, Bethesda, Md, American Society of Health-Systems Pharmacists, 1999, 2038–2040.
  15. Hoffman BB et Lefkowitz RJ., Catecholamines, sympathomimetic drugs, and adrenergic receptor antagonists, In: Hardman JG, Limbird LE, Molinoff PB et al., éd. Goodman & Gilman's The Pharmacological Basis of Therapeutics, 9e éd., New York, McGraw-Hill, 1996, 221–224.
  16. Jeffrey M. Axten, Lori Krim, Hank F. Kung et Jeffrey D. Winkler, « A Stereoselective Synthesis ofdl-threo-Methylphenidate: Preparation and Biological Evaluation of Novel Analogues† », The Journal of Organic Chemistry, vol. 63, no 26,‎ , p. 9628 (DOI 10.1021/jo982214t)
  17. Singh, Satendra, « Chemistry, Design, and Structure-Activity Relationship of Cocaine Antagonists », Chem. Rev., vol. 100, no 3,‎ , p. 925–1024 (1008) (PMID 11749256, DOI 10.1021/cr9700538, lire en ligne)
  18. Arrêté du 31 mars 1999
  19. Loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes, sur www.admin.ch
  20. menée par Stoll AL, Pillay SS, Diamond L, Workum SB, Cole JO
  21. (en) Hardy SE., « Methylphenidate for the treatment of depressive symptoms, including fatigue and apathy, in medically ill older adults and terminally ill adults », Am. J. Geriatr. Pharmacother., 2009, 7(1):34-59, PMID 19281939, DOI:10.1016/j.amjopharm.2009.02.006
  22. Lavretsky H, Parc S, P Siddarth, Kumar A, CF Reynolds 3e, Département de psychiatrie et de sciences biocomportementales, UCLA School of Medicine, Los Angeles, Californie (HL, SP, PS, AK), et le département de psychiatrie, Centre de recherche interventionnelle sur les troubles de l'humeur tardifs, l'Université de Pittsburgh School of Medicine, Pittsburgh, Pennsylvanie (CFR).
  23. El-Mallakh RS, Département de psychiatrie et de sciences du comportement, université de Louisville School of Medicine, KY 40292, États-Unis.
  24. (en) « A shot of Ritalin could reverse a general anaesthetic », New Scientist (2832) , p. 19.
  25. Santé Canada.
  26. a et b (en) Barry L. DUNCAN, Scott D. MILLEr Bruce E. WAMPoLD, Mark A. HUBBLE, L'essence du changement. Chapitre 6. Les psychotropes (lire en ligne), p. 236-248
  27. (en-US) C. K. Conners, « Forty years of methylphenidate treatment in Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder », Journal of Attention Disorders, vol. 6, no 1_suppl,‎ , p. 17–30 (ISSN 1087-0547 et 1557-1246, DOI 10.1177/070674370200601s04, lire en ligne, consulté le 6 juin 2020)
  28. JAMES M. SWANSON, GLEN R. ELLIOTT, LAURENCE L. GREENHILL et TIMOTHY WIGAL, « Effects of Stimulant Medication on Growth Rates Across 3 Years in the MTA Follow-up », Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, vol. 46, no 8,‎ , p. 1015–1027 (ISSN 0890-8567, DOI 10.1097/chi.0b013e3180686d7e, lire en ligne, consulté le 6 juin 2020)
  29. MTA Cooperative Group, A 14-month randomized clinical trial of treatment strategies for ADHD, Arch. Gen. Psychiatry, 1999, 56, 1073–1086. Cité dans National Institute of Mental Health Multimodal Treatment Study of ADHD Follow-up: Changes in Effectiveness and Growth After the End of Treatment, Pediatrics, avril 2004, 113(4), 762-9. Étude originale non-trouvée sur internet, elle devrait être vérifiée ultérieurement. Résumé.
  30. National Institute of Mental Health Multimodal Treatment Study of ADHD Follow-up: Changes in Effectiveness and Growth After the End of Treatment, Pediatrics, avril 2004, 113(4), 762-9.
  31. 3-year follow-up of the NIMH MTA study, J. Am. Acad. Child. Adolesc. Psychiatry, aout 2007, 46(8), 989-1002
  32. The MTA at 8 Years: Prospective Follow-Up of Children Treated for Combined Type ADHD in a Multisite Study, J. Am. Acad. Child. Adolesc. Psychiatry, mai 2009, 48(5), 484–500, DOI:10.1097/CHI.0b013e31819c23d0
  33. (en) M. Taylor, K. Mackay, J. Murphy, A. McIntosh, C. McIntosh, S. Anderson et K. Welch, « Quantifying the RR of harm to self and others from substance misuse: results from a survey of clinical experts across Scotland », BMJ Open, vol. 2, no 4,‎ , e000774–e000774 (DOI 10.1136/bmjopen-2011-000774, lire en ligne, consulté le 8 octobre 2015)
  34. Thomas Kappeler, « Méthylphénidate : bases pour la pharmacie », Pharma. Journal, 2007, 10(5):10
  35. Marcel Bruggissera, Michael Bodmerb et Matthias E. Liechtia, « Severe toxicity due to injected but not oral or nasal abuse of methylphenidate tablets », Swiss Med Wkly, 2011, 141, w13267, DOI:10.4414/smw.2011.13267
  36. Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), Répertoire des spécialités pharmaceutiques
  37. Julien Brygo, « La pilule de l’obéissance », sur Le Monde diplomatique,
  38. Site du compendium (référence du pays initialement producteur), lire en ligne
  39. Méthylphénidate : trismus, La revue Prescire, mai 2013, t. 33, no 355, p. 349
  40. Huybrechts KF, Bröms G, Christensen LB et al. Association between methylphenidate and amphetamine use in pregnancy and risk of congenital malformations: a cohort study from the International Pregnancy Safety Study Consortium, JAMA Psychiatry, 2018;75:167-175
  41. Débat au parlement Suisse
  42. Maurice Corcos, L'homme selon de DSM. Le nouvel ordre psychiatrique, Albin Michel, 2011, (ISBN 222623070X), p. 133
  43. C. Bursztejn, J.-C. Chanseau, C. Geissmann-Chambon, B. Golse, D. Houzel, « Ne bourrez pas les enfants de psychotropes ! » Enfances & Psy, no 25, 1/2004, p. 42-45.
  44. Étude Celtipharm - « Le Parisien », basée sur l’activité de 3 004 pharmacies, 29 mai 2013
  45. (en) Lecendreux M, Konofal E et Faraone SV, « Prevalence of attention deficit hyperactivity disorder and associated features among children in France », J. Atten. Disord., 2011, 15(6), 516-24, PMID 20679156, DOI:10.1177/1087054710372491
  46. 1995 : Une agence de l'Organisation mondiale de la santé, l'International Narcotics Board, déplore que 10 à 12 % des garçons américains entre 6 et 14 ans sont sous Ritaline.
  47. (en) American Psychiatric Association, Diagnosis and Statistical Manual of Mental Disorders, 4e éd., (DSM-IV), Washington DC, American Psychiatric Association, 1994.
  48. (en) Radek Ptacek, Hana Kuzelova, « Methylphenidate and growth in ADHD children » Act Nerv Super Rediviva 2011, 53(2):45–8.
  49. (en) R.A. El-Zein et al., « Cytogenetic effects in children treated with methylphenidate » Cancer Lett. 2005, 230(2):284-91. PMID 16297714
  50. (en) Susanne Walitza, Birgit Werner, Marcel Romanos, Andreas Warnke, Manfred Gerlach et Helga Stopper, « Does Methylphenidate Cause a Cytogenetic Effect in Children with Attention Deficit Hyperactivity Disorder? », Environ. Health Perspect., 2007, 115(6), 936–40, PMID 17589603
  51. (en) Walitza S, Kämpf K, Artamonov N, Romanos M, Gnana Oli R, Wirth S, Warnke A, Gerlach M, Stopper H., « No elevated genomic damage in children and adolescents with attention deficit/hyperactivity disorder after methylphenidate therapy », Toxicol Lett. 2009, 184(1):38-43. PMID 19015014
  52. (en) Tucker JD, Suter W, Petibone DM, Thomas RA, Bailey NL, Zhou Y, Zhao Y, Muniz R, Kumar V. « Cytogenetic assessment of methylphenidate treatment in pediatric patients treated for attention deficit hyperactivity disorder », Mutat. Res., juin-juillet 2009, 677(1-2):53-8, PMID 19465145
  53. (en) Ponsa I, Ramos-Quiroga JA, Ribasés M, Bosch R, Bielsa A, Ordeig MT, Morell M, Miró R, de Cid R, Estivill X, Casas M, Bayés M, Cormand B et Hervás A, « Absence of cytogenetic effects in children and adults with attention-deficit/hyperactivity disorder treated with methylphenidate », Mutat. Res., 18 juin 2009, 666(1-2):44-9, PMID 19457516
  54. Jean-Noël Missa, Naissance de la psychiatrie biologique : Histoire des traitements des maladies mentales au XXe siècle, Presses Universitaires de France, collection « Science, histoire et société », 2006, (ISBN 2130551149)
  55. Problèmes de santé mentale et recours aux médicaments psychotropes: fiches d'information à l'intention des intervenants jeunesse. « Les psychostimulants (Ritaline, Concerta), l'atomoxetine (Strattera) et la clonidine »
  56. (en) Josh Israel, « NRA president blames Santa Fe school shooting on Ritalin », Thinkprogress,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2018).
  57. Pierre Castelnau, « La prise en charge médicamenteuse », TDAH et Interventions Thérapeutiques - Synthèse des communications, Nanterre, septembre 2012.
  58. Compte rendu du colloque « Trouble Déficit de l’Attention / Hyperactivité et interventions thérapeutiques », Nanterre, 28 septembre 2012
  59. « Liste des interdictions », sur Agence mondiale antidopage, (consulté le 3 juillet 2020).
  60. (en) Leandi Cameron, « can we have you attention, please? », Fair Lady,‎ (lire en ligne)
  61. Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), Répertoire des Spécialités Pharmaceutiques

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]