Domvast

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Domvast
Domvast
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Arrondissement d'Abbeville
Canton Abbeville-1
Intercommunalité Communauté de communes du Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Gérard Sagot
2014-2020
Code postal 80150
Code commune 80250
Démographie
Gentilé les Domvastiens
Population
municipale
348 hab. (2015 en augmentation de 2,05 % par rapport à 2010)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 11′ 59″ nord, 1° 55′ 20″ est
Altitude Min. 39 m
Max. 83 m
Superficie 12,85 km2
Localisation

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Domvast est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est à peu près à égale distance de Saint-Riquier et Crécy-en-Ponthieu, 7 km. Par la route, Abbeville est éloignée de 12 km. La mer se trouve à 30 km.

Géologie, hydrographie, relief[modifier | modifier le code]

Le sol est léger, caillouteux, généralement calcaire. Il se dessèche vite et demande une pluie fréquente. Sous la terre végétale, on trouve une marne calcaire. Vers Marcheville, ce qu'on prenait pour du sable est du phosphate de chaux : une bénédiction pour les propriétaires concernés[1].

Aucun cours d'eau ne coule sur le territoire dont les habitations sont groupées au fond et sur les pentes d'un vallon.

Les puits vont chercher l'eau dans une nappe qui se trouve entre 15 m et 30 m de profondeur[1].

Près du bois du Bût, se trouve une éminence qui permet de voir à 14 km le clocher d'Ailly-le-Haut-Clocher[1].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Crécy-en-Ponthieu, la forêt. Marcheville et Froyelles Rose des vents
N Brailly-Cornehotte et Gapennes
O    Domvast    E
S
Canchy Agenvillers et Neuilly-l'Hôpital

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dominus Vitus en latin. Le nom du village viendrait de Vast, le seigneur du lieu ou de saint Vast. L'église renferme d'ailleurs une statue de saint Vast[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la carrière de phosphate, ouverte en 1897, on découvre une grande quantité de dents de poissons[1].

Philippe le Bon, duc de Bourgogne et Henri V, roi d'Angleterre, séjournent à Domvast en 1421, lorsqu'ils viennent chasser en forêt de Crécy[1].

Au Moyen Âge, le château féodal est situé à l'emplacement du château actuel[1].

La commune a compté un ancien prieuré avec une chapelle. Cet établissement religieux possédait un bois : le bois des Prieurs[1].

Domvast est brûlée en 1635 par les Espagnols[1].

Des restes de souterrains qui ont servi de refuge pendant les périodes troubles, les muches, sont encore visibles[1].

Le domaine communal a appartenu au comte de Melun[1].

En 1793, l'église cesse d'être affectée au service religieux. On n'y laisse que la chaire, destinée à la lecture des lois[1]. L'église servira de magasin de salpêtre[1].

En 1838, le conseil municipal délibère pour la construction de l'école, la mairie et le logement de l'instituteur[1].

En 1871, plusieurs jeunes prennent part à la défense de Paris ou Péronne. Domvast connaît l'occupation prussienne et les réquisitions[1].

En 1951, le hameau d'Hellencourt est rattaché à la commune de Domvast, à la suite de la demande de ses habitants[2]. Auparavant, il était administré par la commune d'Agenvillers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1947 Joseph Gaffet    
1947 1959 Octave Jouy    
1959 1977 Adolphe Delavier    
1977 2008 Émile Monflier    
mars 2008[3] en cours
(au 6 mai 2014)
Gérard Sagot   Réélu pour le mandat 2014-2020[4]
Les données manquantes sont à compléter.

En 1899, deux habitations isolées sont recensées : la ferme de Wicquigny (6 habitants) et l'auberge des 4 Routes, à l'intersection de la route nationale 28 et du chemin no 10 (4 habitants)[1].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 348 habitants[Note 1], en augmentation de 2,05 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
521579646558574569550530489
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
462444426408409382369359331
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
381362292296278268242261260
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
240255220213205212276336347
2015 - - - - - - - -
348--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marie-Madeleine.

Près de la ferme de Wicquigny, les Allemands construisent des rampes de lancement de V1 au cours de la Seconde Guerre mondiale[2].

Un pigeonnier rond, construit en 1850 au milieu d'un ancien corps de ferme baptisé « Le bien venant », est aussi à usage de puits[9].

À côté des communs de l'ancien château, brûlé en 1907, le pigeonnier à colombages, coiffé d'une toiture en coupole, est fait de bois, brique et silex[10].

Au lieu-dit le Monsuret, sur le chemin d'Airaines à Douriez, un souterrain a été creusé à 10 mètres de profondeur. Il possède une galerie de cent mètres environ, permettant d'accéder à 14 chambres[11].

Dans le bois du Rondel, à proximité de Canchy, un arbre à chapelle supporte une statue de la Vierge Notre-Dame du Rondel[12],[13].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Notice historique et géographique rédigée par l'instituteur, M. Hautbout, , Archives départementales, Amiens
  2. a, b et c L'écho du canton, Communauté de communes du canton de Nouvion, édit. Norsud S.A., Saleux, 4e trim. 2000.
  3. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 9 août 2008)
  4. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. André Guerville, Pigeonniers et girouettes en pays de Somme, F. Paillart, éditeur, Abbeville, 2007, 311 p., p. 109.
  10. André Guerville, Pigeonniers et girouettes en pays de Somme, F. Paillart, éditeur, Abbeville, 2007, 311 p., p. 110.
  11. Gérard Bacquet, Le Ponthieu, 1992.
  12. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 60 (ASIN B000WR15W8).
  13. Maurice Crampon, Le culte de l'arbre et de la forêt