Yvrench

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Yvrench
Yvrench
La mairie.
Blason de Yvrench
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Valérie-Anne Canal
2014-2020
Code postal 80150
Code commune 80832
Démographie
Population
municipale
304 hab. (2017 en diminution de 1,94 % par rapport à 2012)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 10′ 46″ nord, 2° 00′ 19″ est
Altitude Min. 85 m
Max. 130 m
Superficie 9,29 km2
Localisation
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Yvrench
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Yvrench

Yvrench est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Depuis le , la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village rural picard du Ponthieu, situé sur le tracé d'une ancienne voie romaine qui reste bien visible sur les photos aériennes, et qui est appelée localement la Chaussée Brunehault. La localité se trouve à 15 km au nord-est d'Abbeville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Noyelles-en-Chaussée Maison-Ponthieu Rose des vents
Yvrencheux N Conteville
O    Yvrench    E
S
Oneux Coulonvillers

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les lignes de bus du réseau Trans'80 (axe Boufflers - Abbeville), chaque jour de la semaine, sauf le dimanche[1].

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol, assez imperméable, est de formations tertiaire et quaternaire. Une épaisse couche végétale argileuse constitue la terre superficielle. En-dessous, se rencontrent des silex, des marnes et un sable doux, de couleur ocre. Une importante nappe alimente les puits : le massif du bois de Roche.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les eaux de ruissellement s'orientent vers la vallée de Willencourt puis celle du Scardon[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la commune est accessible par l'ancienne route nationale 41 (actuelle RD 941) reliant notamment Saint-Riquier à Saint-Pol-sur-Ternoise.

Activité économique et de services[modifier | modifier le code]

L'activité dominante de la commune demeure l'agriculture.

Toponymie[modifier | modifier le code]

De 831 à 1046, Wiberentium et Guibrentium sont relevés. Puis, Wivrencium, ce qui signifierait le Bois d'Yves[2].

En 1060, Wiverench est également attesté dans un cartulaire de Valloires de Guy de Ponthieu ; puis Yvrench en 1470, dans un Cueilloir de Fieffes d'après M. Cocheris[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire de l'actuelle commune d'Yvrench était traversé à l'époque romaine par la via Agrippa de l'Océan qui reliait Lugdunum (Lyon) à Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer). Le tracé de la voie romaine appelée localement chaussée Brunehaut est visible par avion, des photos aériennes en témoignent.

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Yvrench appartenant à l'abbaye de Saint-Riquier fut dévasté par les Vikings. Le grand domaine de Guibrentium était concédé en fief à un vassal de l'abbaye[2].

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

En 1597, Claude de Buissy était seigneur du Mesnil-Yvrench[4]. La seigneurie resta dans la famille pendant tout le XVIIe siècle et au-delà.

En août 1635, comme un peu partout dans le Ponthieu, l'armée espagnole envahit et pilla Yvrench. Des habitants furent rançonnés[2]. La population trouva refuge dans les muches.

En 1639, ce fut l'armée française qui dévasta la contrée[2].

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la Révolution, la propriété seigneuriale ne fut pas démembrée car la noblesse locale n'émigra pas[2].

Au début de 1793, des dégradations furent commises dans les propriétés de Buissi et le-Roi-Valanglart. La force armée fut envoyée sur place[5].

À partir de 1793, Yvrench et Yvrencheux formèrent deux communes distinctes[2].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Avec la révolution industrielle, une part importante de la population quitta la commune qui passa de 800 habitants en 1846 à 439, en 1896. La population ne cessa ensuite de décroître jusque 1999.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Murs pare-souffle de la rampe de lancement de V1.

Entre les gares de Saint-Riquier et Conteville, en présence du maréchal Joffre, c'est à Yvrench que sont présentés officiellement les chars utilisés pour la première fois au cours de la Grande Guerre. Le village est alors une base secrète de l'armée britannique. L'installation pouvait héberger jusqu'à 15 000 hommes dont une centaine d'officiers[6].

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1943, au lieu-dit le Bois carré, les Allemands construisent un site de lancement de missiles V1 destiné à bombarder Londres[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 6 mai 2014)
Valérie-Anne Canal   Réélue pour le mandat 2014-2020[7],[8].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2017, la commune comptait 304 habitants[Note 1], en diminution de 1,94 % par rapport à 2012 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
634683775758721774781800753
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
729704675640612565512481439
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
414416415363344369348328336
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
330315306291291249266301316
2017 - - - - - - - -
304--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le village dispose de deux écoles.

L'école publique (grande-section, cours préparatoire) fonctionne en regroupement de 34 élèves avec celle de Maison-Ponthieu. Un regroupement concentré est prévu pour la rentrée 2019 à Gueschart[13].

Pour l'année scolaire 2017-2018, l'école primaire privée locale Saint-Martin compte trois classes pour 70 élèves. Les élèves viennent surtout des villages environnants, attirés, entre autres, par la cantine et la garderie[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Présence de muches (souterrains-refuge).
  • Église Saint-Martin du XVIe siècle, inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[15].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Yvrench Blason D'argent à la fasce vivrée de gueules en chef et à la fasce du même chargée de trois fermaux d'or en pointe, lesdites fasces accompagnées en cœur d'une rose de gueules accostée de deux merles chantants affrontés de sable becqués et membrés du second.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jacques Becq est né à Yvrench.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier Bertin, Yvrench, de la bataille de la Somme à la bataille de Londres, 228 pages, Edilivre, 2017.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Trans80, Abbeville », sur trans80.hautsdefrance.fr.
  2. a b c d e f et g Notice historique et géographique écrite par l'instituteur du village, M. Daussy, 1er avril 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens, Lire en ligne.
  3. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 2, p. 426, vue 216/267 lire en ligne.
  4. Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France... par Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye, A. Aubry, 1863, Desbois,Badier.
  5. La Révolution dans la Somme. Conventionnels, Jacobins et soldats, Robert Legrand, 1988, édit. Paillard, p. 76.
  6. a et b Xavier Bertin, Yvrench, de la bataille de la Somme à la bataille de Londres, 228 pages, Édilivre, 2017.
  7. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 24 mai 2009)
  8. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. Amélie Soirant, Courrier picard, édition Picardie maritime, « Une rentrée en avance et en douceur à l'école privée », , p. 8.
  14. Le Courrier picard, édition Picardie maritime, « L'école finit en apothéose », , p. 15
  15. JORF n°0146 du 26 juin 2015 page 10778 texte n° 45 Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2014
  16. « Jardin d'agrément du château d'Yvrench à Yvrench (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 24 mai 2009)
  17. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 82 (ASIN B000WR15W8).