Mareuil-Caubert

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Mareuil-Caubert
Mareuil-Caubert
L'église Saint-Christophe et le monument aux morts de Mareuil.
Blason de Mareuil-Caubert
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Abbeville-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Baie de Somme
Maire
Mandat
Philippe Descamps
2014-2020
Code postal 80132
Code commune 80512
Démographie
Population
municipale
830 hab. (2015 en diminution de 7,26 % par rapport à 2010)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 14″ nord, 1° 49′ 47″ est
Altitude Min. 3 m
Max. 87 m
Superficie 9,08 km2
Localisation

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Mareuil-Caubert

Mareuil-Caubert est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mareuil-Caubert se situe juste au sud d'Abbeville, sur la rive gauche de la Somme. La commune résulte de la fusion en 1826 entre Mareuil, au pied du coteau au sud, et Caubert, petit village de haut de coteau au nord. Au nord de la commune, le mont Caubert est un vieil oppidum, qualifié de « camp de César », en surplomb de l'hippodrome d'Abbeville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mareuil-Caubert
Yonval Épagne-Épagnette Épagne-Épagnette
Huchenneville Mareuil-Caubert Bray-lès-Mareuil
Huchenneville Bray-lès-Mareuil Bray-lès-Mareuil

Histoire[modifier | modifier le code]

Un vaste oppidum a été relevé aux monts Caubert[1].

Le vaste camp romain localisé sur les monts de Caubert est placé à la pointe d'un angle que forment deux vallées entre elles. Venant de Rouvroy, on y accédait autrefois par une ancienne porte dite « porte de Rome ». À proximité, se trouvait un « pont de Rome »[2].


En 2001, des inondations particulièrement graves perturbent la vie locale pendant plusieurs mois. Une remise en cause de la gestion des eaux conduit à d'importants travaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1968[3] 2008 Guy Dovergne    
mars 2008 avril 2014 Daniel Carpentier    
avril 2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Philippe Descamps    

population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 830 habitants[Note 1], en diminution de 7,26 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8264794465098547728139601 022
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0311 0361 069995982971925869831
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
783821798732753747719734803
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
853862922923900890908895841
2015 - - - - - - - -
830--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population comptée à part correspond au rattachement administratif de gens du voyage.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire locale (élémentaire et maternelle) compte 117 élèves à la rentrée scolaire 2017[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue des étangs depuis les monts Caubert.

Église Saint-Christophe à Mareuil[modifier | modifier le code]

Construit aux XIIe et XVIe siècles (l'une des seules églises romanes de l'arrondissement d'Abbeville), cet édifice était jadis une église priorale dépendant de l'abbaye bénédictine de Breteuil (Oise).

Le portail du XIIe siècle, protégé par un auvent en charpente du XVIe siècle, présente un tympan montrant le Christ au milieu du Tétramorphe (représentation symbolique des quatre Évangélistes).

Tour-relais du Mont-Caubert.

Église Saint-Jean à Caubert[modifier | modifier le code]

Saint-Jean à Caubert.

Résolument moderne, son clocher est séparé de l'église et laisse entrevoir la cloche.

Chapelle Sainte-Marguerite de Caubert[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Marguerite.

Fondée par les seigneurs de Mareuil, elle fut rattachée à l'hôtel-dieu de Rue en 1696. Elle remonte au premier quart du XIIe siècle. Remaniée au XVIe siècle pour l'agrandissement des fenêtres, ses proportions sont excellentes. Elle renferme une statue en bois du XVIe siècle représentant sainte Marguerite terrassant le démon, représenté par un dragon[10].

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Dressé en contrebas de l'église, il est de facture sobre et moderne.

Monument à Jacques Moignet[modifier | modifier le code]

Monument à Jacques Moignet.

Ce résistant, déporté à Buchenwald, a été abattu par les Allemands en 1945.

Mairie-école[modifier | modifier le code]

Elle a la particularité de présenter en façade la mention des mots Classe, Instituteur, Mairie.

Croix de Malte[modifier | modifier le code]

En pierre, seul souvenir d'une maladrerie. Une branche est cassée par un obus pendant la Deuxième Guerre mondiale. Prendre la route à droite de l'église jusqu'à la sortie du village ; à une fourche, prendre à gauche[11].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'étang Le Maçon[modifier | modifier le code]

Cette ancienne tourbière d'intérêt européen peut faire l'objet d'une découverte au cours d'une randonnée de 4 km[12]. La Fritillaire pintade, la Gesse des marais, l'Orchis négligé, le Blongios nain et le Criquet ensanglanté font partie des raretés qui peuvent encore s'y rencontrer[13].

En Picardie, seuls les marais d'Épagne-Épagnette, Mareuil-Caubert, Abbeville et Eaucourt hébergent encore la Fritillaire pintade, dite « tulipe des marais », espèce menacée, inscrite sur la liste des espèces protégées depuis 1989[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr MareuilCaubert (Somme).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : d'or à la croix d'azur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le roi Louis XI (1423-1483) ordonna la création de l'université de Bourges, à « (Datum in opido de) Marueil, prope Abbatisvillam (Abbeville) », en décembre 1463 (vraisemblablement le 31 décembre 1463)[15]. Il y séjourna jusqu'au dimanche 8 janvier 1464[16].
  • Guy Dovergne (1932-2012), maire du village pendant 40 ans, conseiller général, la grande rue porte son nom[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Pour la compréhension et l'interprétation des motifs du tympan roman de l'église :

Liens externes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Panneau d'entrée, venant d'Abbeville.
  2. Histoire d'Abbeville et du comté de Ponthieu jusqu'en 1789, François-César Louandre, p. 9, Le Livre d'histoire, Paris, 1998, Tome 1, 439 pages, (ISBN 2-84435-013-5) (notice BnF no FRBNF40203824) (ISSN 0993-7129).
  3. Canton d'Abbeville-Sud
  4. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 9 avril 2014, p. 12.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  10. La Picardie historique et monumentale. Le pays du Vimeu, Philippe des Forts et Roger Rodières, Amiens, 1940, p. 245.
  11. Abel Lequien, Croix de pierre, 1996
  12. Vivre en Somme, no 95, été 2015, p. 9.
  13. Gérard Bacquet 2017, p. 117.
  14. Le Courrier picard, édition Picardie maritime, « Abbevillois Venez compter les fleurs des marais », , p. 10.
  15. https://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA151 Ordonnance de Louis XI
  16. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI "Itinéraire" p. 29, Librairie Renouard, Paris 1909.
  17. « La-disparition-de-Guy-Dovergne », (consulté le 5 février 2014), Picardie-Maritime.