Vron

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Vron
Mairie.
Mairie.
Blason de Vron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes du Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Patrick Soubry
2017-2020
Code postal 80120
Code commune 80815
Démographie
Population
municipale
837 hab. (2014)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 18′ 50″ nord, 1° 45′ 16″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 68 m
Superficie 20,67 km2
Localisation

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Vron est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vron est une commune du Marquenterre, située à 15 km de la Manche, au nord de la baie de Somme. Elle est desservie par l'ancienne route nationale 1 (actuelle RD 1001), aisément accessible par l'autoroute A16. Rue, le chef-lieu de canton est à 10 km, le chef-lieu d'arrondissement, Abbeville, se trouve à 25 km par la route nationale 1.

Le Pendé draine les eaux de la commune, d'est en ouest, vers Villers-sur-Authie, et se perd dans l'Authie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Virrum (Gall. Christ.) en 1100, Vron (1160) donné par Alexandre, pape dans un cartulaire de Valloires et Verrow en 1218 (charte du comté de Ponthieu) sont des formes du nom donné à la localité. Suivront Verons en 1620 et Verderon en 1300 (reconnaissance de fief à l'abbaye de Corbie par Jean de Picquigny)[1].

Le nom de Vron est obscur, ce qui explique sans doute pourquoi Albert Dauzat, Charles Rostaing et Ernest Nègre n'ont pas étudié ce toponyme.

En revanche, le nom de la commune d’Avesnes, absorbée par Vron, appartient à toute une série toponymique, bien étudiée par les spécialistes. Il est mentionné sous la forme Avisnis dès 844[2]. Il s'agit d'un appellatif d'origine germanique, avisna / afisna signifiant « pâturage »»[3],[4], commun dans le Nord, la Picardie, la Normandie, l'Île-de-France et l'ancien comté du Maine. Cf. Avesnes, Avernes et Authevernes. Ernest Nègre a voulu voir un bas latin avenesna qui a donné le mot d'oïl avesnesne « lieu propice à l'avoine », mot rarement attesté, ce qui contredit les formes anciennes de tous les Avesnes qui possèdent parfois des attestations remontant jusqu'au VIIIe siècle (toujours du type Avisnis), où n'apparaît jamais la forme *Avenesna. En outre, le sens de « pâturage » est clairement attesté, par exemple Les Avesnes (Seine-Maritime, Communes patures nommées les Avesnes dans le fief de Montérolier 1455).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une nécropole contenant des sépultures de l'époque romaine jusqu'au VIe siècle a été découverte. Une analyse plus précise du matériel archéologique des tombes et morphologique des squelettes a mis en évidence, selon l'archéologue et anthropologue Luc Buchet, un groupe d'individus du IVe siècle-Ve siècle formant un ensemble homogène qui se distingue morphologiquement des indigènes et se rapproche, par contre, des populations germaniques du nord. Ils sont à l'origine du cimetière vers 370-375, dans la zone du litus Saxonicum. L'inhumation est pratiquée dans 92% des cas, parfois avec des armes typiquement germaniques. Ensuite, vers 435-445, les inhumations se déplacent vers l'est avec alignement par rangées et on note pour la 2nde moitié du Ve et le début du VIe siècle « une forte influence anglo-saxonne qui n'apparaît plus par la suite ». Le matériel archéologique saxon découvert dans ce secteur, la toponymie et les textes convergent pour confirmer l'installation de foederati saxons au service de Rome et leurs familles. Les travaux d'anthropologie de Blondiaux ont montré que les défunts provenaient de Basse-Saxe[5],[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Une congrégation de moines cisterciens s'établit à l'emplacement de l'actuelle ferme de Balance, jusqu'à ce qu'en 1137 le comte Guy II de Ponthieu les sollicite pour établir l'abbaye de Valloires. En 1158, ils s'installent définitivement dans ce monastère au bord de l'Authie[7].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • 1849 : Comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure put, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel.
Voici la répartition (en nombre) de quelques patronymes des électeurs :

Barbier, 1
Bernard, 4
Leroy, 1
Petit, 7
Sueur, 26

Vasseur, 2
(saisie non exhaustive)
  • Vron fut le siège d'une faïencerie importante de la fin du XVIIIe siècle à la fin du XIXe siècle, et d'une râperie dépendant d'une sucrerie proche basée à Rue, les Sucreries du Marquenterre[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vron Blason D'azur à trois chevrons d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1790 juin 1792 Jacques Petit   marchand de bois,
élu à l'Assemblée départementale[9].
en cours en 1798   Louis Marie Verlingue[7]   Faïencier
Les données manquantes sont à compléter.
  2008 Arnaud Dreuillet    
mars 2008 27 mars 2017[10] Robert Guerlin   Docteur en médecine.Démission[11]
27 mars 2017 en cours Patrick Soubry[12]   Agriculteur

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Vron compte 835 habitants (soit une augmentation de 15 % par rapport à 1999). La commune occupe le 10 931e rang au niveau national, alors qu'elle était au 11 417e en 1999, et le 108e au niveau départemental sur 782 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Vron depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1831 avec 1 370 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 837 habitants, en diminution de -1,99 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 087 1 094 1 137 1 233 1 370 1 347 1 254 1 228 1 183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 175 1 162 1 144 1 063 1 007 925 983 980 962
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
942 990 900 878 808 758 824 862 781
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
733 692 676 679 729 721 850 836 837
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (21 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,9 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 19,9 %) ;
  • 49,1 % de femmes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 24,7 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 22,3 %).
Pyramide des âges à Vron en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,2 
5,8 
75 à 89 ans
7,4 
13,6 
60 à 74 ans
13,7 
22,2 
45 à 59 ans
19,7 
19,9 
30 à 44 ans
24,7 
15,7 
15 à 29 ans
12,5 
22,4 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Ces tableaux (en référence) regroupent les chiffres clés de l'économie communale[19].

La commune abrite plusieurs vergers (pommes et poires, surtout). Une unité de fabrication de desserts (pâtisseries) est implantée à Vron : Pasquier.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Avesnes (XVIIIe siècle) et son parc[20],[21].
  • Chapelle du château d'Avesnes.
  • Église Saint-André (nef du XIXe siècle).
  • Le bois des embuscades ou bois Périot. Entre autres, un carrosse chargé de vingt mille deniers royaux est pillé en 1719 (ou 1720). Les malfrats finiront exécutés et rompus sur la place d'Abbeville[22].
  • Réplique de la grotte de Lourdes, rue de la Grotte. Un maçon la construit au début du XXe siècle sur une propriété privée. Elle passe ensuite en propriété communale[23].
  • Monument aux morts du sculpteur Emmanuel Fontaine.
  • Ruines du moulin : deux pans de murs envahis par la végétation, visibles en montant la côte.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, archives départementales de la Somme, Amiens, 1878, tome 2, p. 410 Lire en ligne sur le site des archives départementales, vue 208/267.
  2. Ernest Nègre Toponymie générale de la France (Lire en ligne)
  3. Maurits Gysseling, Toponymisch woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en Duitsland (vóór 1226), Deel I, Belgisch Interuniversitair Centrum voor Nederlandistiek, 1960, p. 86 (lire en ligne) [1]
  4. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard, p. 35 Avesnes-en-Bray et Avesnes-en-Val.
  5. Luc Buchet, « La recherche des structures sociales et des conditions de vie par l'étude des squelettes » in Les hommes du Moyen Age, Dossier de l'archéologie n°208, p. 62.
  6. C. Seillier, La Présence germanique en Gaule du Nord au Bas-Empire, Revue du Nord, 1995, n° 77.
  7. a, b et c Site de la mairie.
  8. Notice no IA00076641, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. a et b La révolution dans la Somme. Conventionnels, jacobins et soldats, Robert Legrand, 1988, p. 232, 233
  10. "Le Courrier picard", édition d'Abbeville, 26 mars 2017
  11. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 3 avril 2014, p. 12.
  12. Claude Cailly, « Vron, élection sans surprise de Patrick Soubry », Courrier picard, édition Picardie maritime,‎ , p. 12.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Évolution et structure de la population à Vron en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  19. Les données de l'Insee sur le village.
  20. « Parc du château d'Avesnes », notice no IA80000783, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Jardin d'agrément du château Avesnes », notice no IA80000703, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Gérard Devismes, Histoires insolites de Picardie maritime, La Vague verte, 2008.
  23. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, F Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 24.

Ouvrages[modifier | modifier le code]