Long (Somme)

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Long
La place centrale et l'hôtel de ville, vus depuis la petite esplanade du château.
La place centrale et l'hôtel de ville, vus depuis la petite esplanade du château.
Blason de Long
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes du Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Jean-Marie Surowiec
2014 – 2020
Code postal 80510
Code commune 80486
Démographie
Population
municipale
629 hab. (2014)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 20″ nord, 1° 58′ 43″ est
Altitude Min. 6 m – Max. 111 m
Superficie 9,19 km2
Localisation

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Long

Long est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'écluse dans son cadre verdoyant prisé par les campeurs et les pêcheurs.

Le village, situé entre Abbeville et Amiens, est accroché à flanc de coteau, la Somme coulant à son pied .

Toponymie[modifier | modifier le code]

Long faisait partie du Ponthieu et était connu sous le nom de Long-en-Ponthieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une épée gauloise en fer a été retrouvée sur le territoire communal[1].

Le 22 août 1346, lors de la chevauchée, les troupes anglaises d'Edouard III tentent de prendre Long, qui disposait d'un pont, pour franchir la Somme mais ils sont repoussés par les troupes françaises.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les 9 et 10 mai 1940, les bombardements font onze victimes civiles. Vingt-trois soldats du troisième régiment de dragons portés, sont tués en au Catelet, de même que des soldats sénégalais[2]. En 1944, durant la seconde guerre mondiale la ville subit d'importants bombardements visant à la destruction du pont sur la Somme[3]. Une plaque rappelle le souvenir du soldat dragon écossais abattu le à la tourelle de son véhicule. Il était pilote de char au Royal Scots Greys (le plus célèbre régiment de Grande-Bretagne). Son engin s’était mis en travers sur le pont du canal. Peu après, 7 500 véhicules de la division Mongo passent sur le même pont, poursuivant les occupants jusqu’au dernier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
en cours en 1944   Gaëtan Carpentier[2]    
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1989 Michel Besson[4]    
1989 mars 2008 Gabriel Bernard    
mars 2008 mars 2014 Francis Lépine    
mars 2014[5] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Marie Surowiec    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 629 habitants, en diminution de -5,7 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 248 1 294 1 381 1 520 1 593 1 529 1 573 1 593 1 589
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 529 1 505 1 466 1 348 1 336 1 225 1 218 1 205 1 122
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 085 1 026 920 816 780 733 706 711 695
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
656 648 606 574 575 624 658 649 629
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L'église, édifice  Inscrit MH (1926).

L'édifice, facilement repérable par sa position dominant le château et la vallée verdoyante, se caractérise par son clocher à flèche de pierre, si typique des églises de ces villages le long de la Somme, en aval d'Amiens[10],[11].

Centrale hydro-électrique[modifier | modifier le code]

La commune de Long fut pionnière dans le département de la Somme en ce qui concerne l'électrification. L'usine communale d'élévation d'eau et de production d'électricité fut construite de 1901 à 1903 sur un bras de la Somme. Cette usine hydro-électrique édifiée par les établissements Daydé et Pillé pour la Compagnie Générale d'électricité de Creil était équipée de trois turbines américaines de 32 chevaux chacune, l'usine pompait l'eau de la nappe artésienne pendant le jour et générait de l'électricité la nuit. Elle fonctionna jusqu'en 1968 date à laquelle la commune fut raccordée au réseau E.D.F., la production de courant continu de 110 volts ne correspondant plus aux besoins de la population.

La centrale hydro-électrique de Long qui a conservé presque intégralement son matériel : turbines, entraînements, dynamos, pompes et tableau de commandes est toujours en état de marche. Elle abrite, en outre, une exposition sur l'extraction de la tourbe qui fit la prospérité du village jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

L'usine hydro-électrique de Long est classée "Monument historique" depuis 1984.

Château[modifier | modifier le code]

Le château à la façade élégante.
Article détaillé : Château de Long.

Caractéristique des constructions du XVIIIe siècle dans la région, en brique et pierre, le château de Long actuel a remplacé une construction médiévale. Il a été édifié vers 1733 par Honoré-Charles de Buissy, seigneur du lieu.

Le corps de logis sur trois niveaux dont un mansardé, est composé d'une façade avec trois avant-corps à pans latéraux arrondis. Au centre, quatre consoles, au décor sculpté de bouquets et motifs floraux encadrent deux grands écus. La porte d'entrée est surmontée d'un masque symbolisant la force.

Le parc de 20 ha se compose de pelouse et fleurs, d'étang et de bois, de serres et d'un lavoir.

Les dépendances du château possèdent un magnifique colombier.

Le château, le parc et l'avenue qui précède l'entrée sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1944. Les façades et toitures des communs, le colombier et les deux serres sont inscrits "Monuments historiques" depuis 2003.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Construit en 1920, le monument aux morts de Long est situé en contrebas de l'église. Il est l’œuvre du sculpteur parisien Georges Chauvel et des fonderies Montagutelli Frères. Le groupe sculpté représente une femme couronnée de lauriers avec à ses pieds un soldat mourant. Le bas-relief représente la mobilisation des hommes de Long. Le socle est en marbre bleu turquin et les motifs de décoration sont en mosaïque d'or.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le docteur Marceau Bilhaut, né à Long le 28 mars 1848, est inhumé dans le cimetière de la commune.
  • Joseph Lévêque et Lucien Dufourmantelle, deux résistants longiniens tombés en septembre 1944[2].

Littérature[modifier | modifier le code]

La première chose qu'on regarde, roman de Grégoire Delacourt paru en 2013, se déroule en grande partie à Long où un l'un des personnages principaux, Arthur Dreyfuss, est mécanicien dans le garage du village. Il reçoit la visite d'un sosie de l'actrice américaine Scarlett Johansson dont il tombe amoureux.

Le roman décrit le village et mentionne ces principaux lieux, le château, les étangs, etc.

À noter que l'actrice américaine, n'appréciant pas l'utilisation de son image, a porté plainte contre les Éditions Jean-Claude Lattès[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason long 80.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : De gueules aux trois écussons de vair.

Le blason officiel de Long est "de gueules [et non d'or] à trois écussons de vair".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François-César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté de Ponthieu jusqu'en 1789, vol. reprise de 1883, t. Tome 1, 67, rue Saint-Jacques - 75005 Paris, Lorisse éditeur-diffuseur, , 14e éd., 439 p. (ISBN 2-84435-013-5), p. 12.
  2. a, b et c Le Courrier picard, Long, il y a 72 ans, à la Libération, la liesse et les larmes, édition Picardie maritime, 3 septembre 2016, p. 13.
  3. « La guerre 19139-1945 à Long », sur bacquet.lionel.free.fr,‎ (consulté le 12 septembre 2012)
  4. De Bruay à Limercourt en passant par Long, Jacques Dulphy, Le Courrier picard, édition Picardie maritime, 13 mai 2015, p.  14.
  5. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 2 avril 2014, p. 13.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Clochers.org
  11. 40000clochers.com
  12. http://www.lefigaro.fr/livres/2013/06/07/03005-20130607ARTFIG00417-gregoire-delacourt-je-suis-stupefait-de-la-reaction-de-scarlett-johansson.php