Dominois

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Dominois
Dominois
La mairie.
Blason de Dominois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité CC Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Jean-Louis Labry
2020-2026
Code postal 80120
Code commune 80244
Démographie
Gentilé Dominoisiens
Population
municipale
176 hab. (2018 en diminution de 9,74 % par rapport à 2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 19′ 56″ nord, 1° 51′ 12″ est
Altitude Min. 7 m
Max. 74 m
Superficie 6,15 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Rue
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
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Dominois
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Dominois

Dominois est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France. Depuis le , la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Dominois se trouve en rive gauche, dans la vallée de l'Authie, sur la route départementale 192, le chemin qui va de Ponches à Argoules.

La gare la plus proche est celle de Rue, sur la ligne Paris-Calais, à 17 km.

En 2019, la localité est desservie par le réseau d'autocars Trans'80 (ligne no 13, Ponches - Crécy - Abbeville), chaque jour de la semaine, sauf le dimanche[1].

En 1899, deux hameaux complètaient le chef-lieu :

  • le Petit-Chemin, dont l'origine est datée de 1400 et dont seulement un tiers est rattaché à Dominois (partage effectué en 1604), à 1 500 m du chef-lieu, 152 habitants ;
  • le Pont-de-Douriez, à 1 km, 12 habitants, faisait partie, au point de vue catholique, de la paroisse de Douriez[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Argoules Saulchoy (Pas-de-Calais) Douriez (Pas-de-Calais) Rose des vents
N
O    Dominois    E
S
Vron Vironchaux Ponches-Estruval
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Sol, sous-sol, hydrographie, relief[modifier | modifier le code]

Le sol est de formation crétacée, du secondaire et du tertiaire. Une couche végétale, souvent épaisse recouvre de l'argile reposant sur une épaisseur de craie considérable. Cette craie, assez dure, a servi autrefois à la construction[2].

Dans la vallée, une couche alluviale comprend des veines de tourbe, jadis utilisée comme combustible[2].

La vallée de l'Authie, large de 500 m environ, se ramifie en deux vallons. Le point culminant est situé sur le plateau, au sud, sud-ouest du territoire. Le relief est caractérisé par une suite de petits plateaux animés par de modestes vallons entre Authie et Maye[2].

En cas d'orages ou de fonte subite de neige, les inondations se limitent aux marais. Un canal de dessèchement, creusé vers 1830, sert de trop-plein aux eaux quand elles commencent à déborder[2].

Les étangs résultant de l'extraction de la tourbe couvrent une quinzaine d'hectares[2].

La partie basse et marécageuse de la commune est plus sujette aux brouillards.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Dominois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (70,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,5 %), prairies (14 %), zones humides intérieures (11,8 %), forêts (9,9 %), zones urbanisées (6,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les documents anciens nous apportent Ademinationé et Dominis, ce qui pourrait correspondre à un domaine considérable, caractérisé par son grand nombre de seigneurs[2],[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

La tour du moulin en ruines.
  • Baudoin de Cayeux, fondateur de l'abbaye de Saint-Josse en 1125, semble être le premier seigneur connu[2].

Une forteresse relevant des Cayeux serait alors construite au milieu des marais. Deux autres seigneurs viendront s'installer auprès de ce domaine : les Ponchel et les Petit-Ponthieu[2].

  • Les De Caïeu, famille parmi les seigneurs du lieu, ont également porté une croix ancrée. Leur blason est souvent confondu avec celui de Dominois[11].
  • En 1231, le chevalier Gauthier de Dominois est sire de Dominois. Son sceau dont on ne connait pas les couleurs originelles a été repris par la commune pour le blason communal, depuis 1995[11].
  • Vers 1550, un dénommé Grouches-Griboval transforme une tour située dans les champs en moulin à blé[2].
  • Des carrières profondes, creusées dans la craie sont supposées avoir servi de refuge pendant les périodes troublées[2].
  • Dès 1760, le village dispose d'une école[2].
  • Le marais communal, servant de pâturage pour les animaux des habitants, donne lieu à des conflits répétés avec les seigneurs locaux. Ces conflits prendront fin avec la Révolution[2].
  • 1849 : Comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure put, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel.
  • En 1899, l'école compte 42 écoliers, garçons et filles[2].
  • À cette même époque, la culture du houblon, autrefois prospère, a été remplacée par la production de pommes à cidre[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 mai 2020 Jean-Marc Trunet[12]    
mai 2020[13] En cours
(au 4 juin 2020)
Jean-Louis Labry   Cadre dans la restauration

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Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2018, la commune comptait 176 habitants[Note 2], en diminution de 9,74 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
375400420434442453458452437
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
423440426434427380386372358
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347334311274283252266270279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
242209201183169141143195181
2018 - - - - - - - -
176--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pour l'année scolaire 2016-2017, en matière d'enseignement primaire, les communes de Vironchaux, Machy, Machiel et Dominois sont associées au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal dispersé (RPI).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église, vouée à saint Antoine et à saint Denis, jouxte le monument aux morts pour la patrie. Le clocher à bulbe repose sur une ancienne tour de guet, utilisée lorsque l'Authie servait de frontière[18].
  • Les restes du moulin de Pierre de Dominois[19].
  • Oratoire à la Vierge, sur un socle de blocs de grès, semblable à ceux rencontrés en vallée d'Authie depuis 1960[18].
  • Chapelle à la Vierge à Petit-Chemin, avec vitrail en ogive au-dessus de la porte[18].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Dominois (Somme).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
de sable à la croix ancrée d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Répertoire des Noms de Famille de la Somme en 1849 - René Boyenval, René Debrie, René Vaillant, 232 pages, Éditions ÉKLITRA (Amiens, 1972)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Trans80, Abbeville », sur trans80.hautsdefrance.fr.
  2. a b c d e f g h i j k l m n et o Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Dominois, M. Margri, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens, 1899.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 22 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 22 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Lire la notice en ligne.
  11. a et b Le Courrier picard, 27/09/2013, édition d'Abbeville, p. XII.
  12. Réélu pour le mandat 2014-2020 :Le Courrier picard, édition d'Abbeville, , p. 12.
  13. « Le nouveau maire de Dominois est Jean-Louis Labry », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 7 juin 2020) « À noter que Jean-Marc Trunet, candidat à sa réélection, n’avait alors pas recueilli le nombre de voix nécessaire à sa réélection en tant que conseiller municipal, figurant à 12e place (avec 57,37 % des voix) alors qu’il ne fallait que 11 élus ».
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. a b et c André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 73 (ASIN B000WR15W8).
  19. « le moulin vu de Saulchoy », sur le site de la commune de Saulchoy.