Forest-Montiers

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Forest-Montiers
Forest-Montiers
De l'église aux marais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité CC Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Jean-Luc Martin
2020-2026
Code postal 80120
Code commune 80332
Démographie
Population
municipale
398 hab. (2018 en diminution de 3,86 % par rapport à 2013)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 14′ 48″ nord, 1° 44′ 16″ est
Altitude Min. 4 m
Max. 44 m
Superficie 10,22 km2
Élections
Départementales Canton d'Abbeville-1
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
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Forest-Montiers est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

La vie du village, jusqu'à peu de temps avant la Révolution française, est liée à la présence des religieux. Puissance foncière, politique, autant que spirituelle, l'abbaye de Forest-Montiers marque le passé. La vocation agricole du territoire est accompagnée d'une évolution vers le tourisme, liée à la proximité de la baie de Somme, des plages de la Côte d'Opale et de la forêt de Crécy. La sortie 24 de l'autoroute A16 renforce l'attractivité de cette collectivité qui bénéficie d'une situation privilégiée entre le nord de l'Europe et le bassin parisien.

Si les habitants ne disposent pas officiellement de gentilé, le nom de Forest-Montois est souvent évoqué.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Forest-Montiers est un village picard situé aux limites du Marquenterre mais dans le Ponthieu. Adossée à la forêt de Crécy, la commune est à une dizaine de minutes en voiture de la côte picarde, entre Bernay-en-Ponthieu et Nouvion, sur l'ancienne route nationale 1 et à la sortie 24 de l'autoroute A16.

Depuis le , la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

OpenStreetMap Limite communale.

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Données anciennes[modifier | modifier le code]

Forest-Montiers, à l'époque de l'invasion romaine, faisait partie du littoral maritime. Le bas des coteaux, au sud, porte les traces de l'ancien rivage. La lisière inférieure est composée d'un sable marin très fin qui est mêlé à de la terre végétale. M. Buteux (arpenteur) indique sur cette ligne du sable roussâtre, mêlé de silex roulés « indices évidents du rivage de la mer ». L'abbé Foulque, fils de Hugues, comte du Ponthieu, y fit élever une tour pour en défendre l'abord contre les Normands[1],[2].

L'axe Paris-Boulogne passait devant l'abbaye de Forest-Montiers.

En 1869, un Androseaum Officinale (Androsème officinale) est observé au bord d'un chemin.[3] La partie la plus basse du village correspond au marais de Neuville d'où on extrayait encore la tourbe avant la Première Guerre mondiale. Ce marais possède une flore qui a amené à une visite des membres de la Société botanique de France le , qui observèrent notamment : Liparis de Loesel (orchidée rare et en déclin), trèfle d'eau, pédiculaires roses à deux lèvres, utriculaires à feuilles immergées, alismas, butomes en ombelles… et beaucoup de joncs différents[4].

Au début du XXe siècle, la population de 571 habitants cultivait les trois quarts du territoire en céréales, plantes fourragères et prairies artificielles. On comptait alors plus de 200 hectares de marais : peu de pêche mais la chasse était très productive[5].

Le grand marais était destiné au pâturage communal, géré par les vachers communaux. Le petit marais, coupé de la route de Ponthoile par des barrières, était occupé par la volaille, quelques cochons en promenade parmi lesquels les enfants venaient jouer[6]… Il existait une importante brasserie à vapeur et l'on pratiquait la bonification de l'alcool[4]. On extrayait du sable à bâtir d'une petite carrière[5]

Données contemporaines[modifier | modifier le code]

La Neuville en période de hautes eaux.

La Neuville (parfois appelée Neuvillette ou Neuvilloise), cours d'eau « à éclipses », draine les eaux du village sur environ 2 km, vers le fond du marais de Neuville et la baie de Somme. La fréquence de son activité d'écoulement semble liée aux précipitations et aux sources qui l'alimentent dont la plus en amont se situe en forêt de Crécy, sur le territoire communal. Il semblerait que les prélèvements aux fins d'irrigation dans la nappe phréatique — ou la baisse de la pluviométrie — aient réduit son niveau de présence.

Depuis le , le marais de Forest-Montiers est classé en site Natura 2000[7].

Depuis 2010, la forêt de Crécy, dont 224 ha sont situés sur le territoire communal, est classée en zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF)[8].

Climat[modifier | modifier le code]

La station météo la plus proche se trouve dans la commune de Drucat située à environ 18 km à vol d'oiseau.

Le climat de la commune est océanique avec été tempéré ; il est qualifié « Cfb »[9] selon la classification de Köppen avec :

« C » pour climat tempéré avec des températures moyennes des trois mois les plus froids comprises entre −3 °C et 18 °C, la température moyenne du mois le plus chaud supérieure à 10 °C et les saisons été et hiver bien définies.

« f » pour climat humide avec des précipitations tous les mois de l'année et pas de saison sèche.

« b » pour un été tempéré avec la température moyenne du mois le plus chaud inférieure à 22 °C.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Pont pour le passage des animaux sauvages au-dessus de l'autoroute A 16.

La commune se trouve à la jonction de la route de Rue (RD 32) avec la grande route Paris-Calais, ancienne nationale 1 devenue départementale 1001.

La sortie no 24 de l'autoroute A16, mise en service le 15 mai 1998, est située sur le territoire de la commune. Elle dessert notamment la côte picarde. Paris se trouve à deux heures de route, Amiens à cinquante minutes, Boulogne-sur-Mer à 45 minutes, Abbeville à vingt minutes et Berck à trente minutes.

La localité est desservie en 2019 par les autocars du réseau Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche et les jours fériés (ligne 10 : Fort-Mahon-Plage - Rue - Abbeville)[10].

La ligne SNCF Paris – Amiens – Boulogne – Calais est accessible à partir des gares de Rue et Noyelles (à 5 km environ), desservies par des trains TER Hauts-de-France, qui effectuent des missions entre les gares de Paris-Nord, ou d'Amiens, et de Calais-Ville.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

De longue date, les constructions se sont organisées principalement sur les versants de la vallée qui drainent les eaux de ruissellement (majoritairement au nord pour « Forest-Montiers-ville »).

Le passé est bien représenté par de vieilles demeures : le château du Broutel d'avant 1740, le château Broquet, l'abbatiale (ancienne maison de l'abbé) et le château Gaillard… L'église, les colombiers (ferme de l'abbatiale[11], Mottelette[12]), les pigeonniers[11] : le village ne manque pas d'attraits architecturaux[4].

En 1983, le conseil municipal décide la création d'un lotissement à Neuville[13].

La commune ne s'est pas dotée de documents particuliers régissant l'occupation des sols (de type plan d'occupation des sols (POS) ou plan local d'urbanisme (PLU)).

Le territoire a connu un premier remembrement agricole, rendu effectif en 1968[4]. Le deuxième (1996) est consécutif au tracé de l'autoroute A16.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 133[14].

Parmi ces logements, 84,5 % étaient des résidences principales, 11,3 % des résidences secondaires et 4,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,6 % des appartements[15].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 68,3 %[16].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • La toponymie révèle une évolution influencée par la forêt et la transcription en latin des noms donnés par les moines. C'est ainsi que la localité prit le nom, entre autres, de Forestensis Monasterii (1154). On trouve également Forestis Cella (de 831 à 1088), Foreste Monasterum (1088), Foremontrez, Farmoutiers, Forestmoutiers, Foresti Monasterium et Foresmuster[17], noms fluctuants du monastère créé par Riquier de Centule[18]. En 1845, le village prend définitivement le nom actuel de Forest-Montiers[5],[19].

Forest du latin foresta, dérivé de fors, « hors », la forêt a d’abord désigné, au Moyen Âge, la partie du domaine qui se trouvait hors de l'espace cultivé. Ensuite, il désigna une vaste étendue couverte d'arbres.

Le suffixe montiers évoque un monastère. Il est également présent dans Frémontiers et Marestmontiers, communes de la Somme.

  • Pour Neuville, Honoré III, pape, est cité avec Novavila en 1224, selon dom Cotron. Neufviller-lès-Bernay, apparait en 1646 dans Histoire ecclésiastique d'Abbeville[20], on peut aussi trouver Neuville-lès-Bernay, Neuville-sous-Forestmontiers[21], Neufville dans certaines archives de l'AD 80. En 1915, le hameau est encore appelé Neuville-lès-Forestmontiers[22].

La même source mentionne la présence d'un poste de garde-côtes.

  • Dans certaines archives en ligne des archives départementales de la Somme, plusieurs autres noms apparaissent :
    • pour le lieu-dit la Motelette on peut aussi trouver Motelette-lès-Forest ou Mothelette.

La commune est nommée Frémontieu en picard[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

On connaît plusieurs tombelles (buttes funéraires gauloises, parmi les monuments celtiques les plus remarquables) en forêt de Crécy[a 1].

Les appellations de Romaine (hameau de Ponthoile) et Romiotte (ancienne ferme des frères Caudron, pionniers de l'aviation, route de Forest-Montiers à Ponthoile) évoquent une occupation romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Riquier, habitant de Centule (aujourd'hui Saint-Riquier), est converti à la religion par deux moines irlandais, dit la chronique. Devenu prêtre puis évêque, il se retire en forêt de Crécy pour vivre dans la solitude et la prière. Près de l'ermitage, on construit, en 640, un monastère qui devient plus tard une abbaye.

L'abbaye, dédiée à Notre-Dame, abrite des moines de l'ordre des bénédictins. Puissance foncière et politique, elle possède la plupart des terres du village[1].

Une rue, dite de Saint-Riquier, aboutit, aujourd'hui encore, en face de l'abbaye.

Trente chanoines étaient présents en 831. Ils possédaient trois riches églises placées sous l'invocation de Marie, saint Pierre et saint Riquier[23].

La localité a beaucoup à souffrir des guerres qui désolent si souvent le Ponthieu.

En 1033, le comte Baudoin II de Boulogne ravage le village lorsqu'il vient attaquer Rue[5].

Guy de Ponthieu, petit-fils d'Hugues Capet, mort le {{<Date-|20 octobre 1100}}, est abbé à Forest-Montiers[5].

1158: Un accord est passé entre les abbayes de Valloires et de Forest-Montiers, Jean de Fresseneville en est témoin[21].

1240 : Raoul, seigneur de Nouvion donne des terres aux moines de Forest-Montiers[b 1].

1254 : Jeanne de Ponthieu, veuve de Ferdinand III, roi de Castille, fait un don à l'abbaye[4].

1256 : les moines de Forest-Montiers, propriétaires de la vicomté de Tourmont en Marquenterre, l'échangent avec le comte du Ponthieu contre une partie de la forêt de Crécy appelée « les Écanges »[a 2], dans le secteur de Machiel[24].

Jean d'Arrech (Arrest) vend en 1271, la moitié des terrages d'Arrest aux religieux de Forest-Montiers[25].

Durant la Guerre de Cent Ans, en 1371-1373, les Anglais prennent Forest-Montiers[4].

En 1413, la région est dévastée au cours d'un conflit entre les Maisons de Bourgogne et d'Orléans. Les villageois doivent se réfugier à Rue, ville de garnison fortifiée à la hâte[4].

Après la bataille de Crécy, le , les Anglais se répandent dans les environs, ils ravagent Forest-Montiers, Ponthoile, Le Crotoy[26].

En 1436, les Anglais de Thomas Kiriel et le sire de Fouquembergues logent à l'abbatiale. Un lieu-dit la Justice semble rappeler la justice seigneuriale[5].

En 1437, Richard Richaume, capitaine de Rue, bat la garnison anglaise du Crotoy, dans les bois, près de Forest-Montiers[4].

Roger Agache a relevé un établissement médiéval à côté de la ferme de la Mottelette, dans le marais. Les structures sont disposées parallèlement[Note 2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Une épidémie de peste dévaste la région en 1524. De nombreux habitants trouvent la mort. La maladie disparaît à l'approche de l'hiver mais réapparaît plusieurs fois les années suivantes[4].

En 1545, François Ier se dispose à reprendre Boulogne-sur-Mer aux Anglais unis aux Impériaux. Son troisième fils, Charles de France, duc d’Orléans, établit son quartier général à Forest-Montiers. Le jeune prince, âgé de 23 ans, y donne des tournois et prend les plaisirs de la chasse dans la forêt voisine. Son appartement ne lui plaisait pas, il va dans une maison où huit personnes venaient de mourir de cette maladie. Il a été en garde contre le péril, et il déclare « jamais fils de France n'est mort de la peste. », il se couche sur leurs lits en riant, allant jusqu'à organiser des batailles d'oreillers avec ses compagnons. Il ne tarde pas à éprouver de la fièvre, s’alite et reçoit la confession en l'abbaye bénédictine de Forest-Montiers. Le 9 septembre, malgré une amélioration de son état, il fait une rechute et réclame le viatique. On doit empêcher physiquement à 3 reprises le dauphin de se rendre au chevet de son frère par crainte de la contagion. Toutefois, Charles a droit à la visite de son vieux père, François Ier, auquel il confie ces derniers mots : « Ah ! mon seigneur, je me meurs, mais puisque je vois votre majesté, je meurs content » juste avant d’expirer. Le roi s’évanouit alors de douleur puis, reprenant ses esprits, ordonne l’évacuation des lieux contaminés.[27] (il devait se marier le 18 septembre avec Anne d'Autriche). Sa dépouille restera deux ans à l'abbaye avant d'être exhumée pour reposer à la basilique de Saint-Denis[Note 3].

1592 : l'abbaye de Forest-Montiers est prise : elle avait servi de refuge à une bande de pillards pendant la Ligue[4].

Les moines défrichent les bois dont le monastère est entouré mais en 1646, l'édifice tombe en ruines selon M. Louandre.

Il y a des salines dans le voisinage et Forest-Montiers possède un Grenier à sel appelé les Mothelettes, ferme et hameau sur la route de Rue. Le grenier à sel de Forest-Montiers dit Grenier d'impôts dépend d'Amiens, il gère les taxes de nombreuses localités. Il est supprimé par un édit du [c 1], au profit de Nampont et Abbeville[c 2].

Le , les Espagnols pillent et brûlent tout le village[28],[29]. L'abbaye n'y échappe pas. Elle est rétablie deux ans après[4].

De cette époque daterait une vénération à saint Laurent, le 10 août, à cause des incendies arrivés par le malheur des guerres[c 3].

Au XVIIIe siècle, l'abbaye est gouvernée par un abbé commendataire, Paul de Beaufort. Le revenu des terres, prés, bois, moulin et les dîmes de Crécy, Estrées, Froyelles, Machiel, Machy, Neuilly-l'Hôpital, Vismes, Arrest, est de 9 700 livres[5].

Le , l'abbaye est supprimée au bénéfice de la collégiale d'Abbeville. Les biens sont vendus en 1773 à Antoine François de la Pâture, chevalier[4]. Les objets, le mobilier, les vases sacrés, sont partagés entre plusieurs églises. Le dernier abbé est Mouchet de Villedieu, vicaire de Nevers et maître de l'oratoire du comte d'Artois, le donateur des marais de Forest-Montiers, Ponthoile, Favières[5].

La Révolution française supprime l'abbaye. Elle est vendue comme bien national en 1793. La moitié est achetée par un seul propriétaire, l'autre morcelée[30].

Entre 1790 et 1794, Neuville-Bernay est rattachée à Forest-Montiers[31].

En fructidor de l'an XII, les gendarmes laissent évader cinq déserteurs. Malgré de fortes présomptions, ils sont acquittés[32].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1805, dans le cadre du projet d'attaque de l'Angleterre par la Grande armée de Napoléon Ier, le tracé de la route nationale 1 est remanié. Les travaux font changer l'aspect du village[5].

En 1814, à la sin de l'épopée napoléonienne, , les Hanovriens occupent le secteur[5].

La Deuxième République instaure en 1849 le suffrage universel masculin : comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter — Le droit de vote des femmes n'a été reconnu en France qu'en 1945 — Voici la répartition (en nombre) de quelques-uns des patronymes des 197 électeurs[33],[34](saisie non exhaustive) :

Colasse Coulon Delandre Heste Macré Lévêque Lenglet Moncomble Savreux Vasseur
5 1 6 4 4 4 7 1 6 10

Une aquarelle d'Oswald Macqueron[35], datée de 1852, représente la ferme de l'abbaye.

En 1854, la brigade de gendarmerie, composée de cinq gendarmes à cheval et leurs familles, quitte Forest-Montiers, lieu-dit les Casernes, pour aller s'installer à Nouvion[b 2].

Le 16 mars 1869, un loup et trois louveteaux sont tués par les gardes. Il semble que ces loups soient les derniers tués en forêt[a 3].

Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, le village fournit 38 défenseurs actifs ou mobiles. Trois d'entre eux meurent au champ d'honneur[5].

En mars 1871, un soldat ennemi (Prussien), en résidence à Forest-Montiers, se livre à des dégâts avec son sabre, en forêt[a 4].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

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La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La commune paie un lourd tribut lors de la Première Guerre mondiale : 23 de ses enfants figurent sur le monument aux morts, dans le cimetière. En 1916, des soldats français (121e d'artillerie, 60e d'artillerie et 2e bataillon de chasseurs à pied), la cavalerie anglaise cantonnent à Forest-Montiers et s'approvisionnent ou s'entraînent en forêt[a 5].

Une voie de chemin de fer en chantier, au lieu-dit la Voie témoigne du projet de doublement de la ligne Paris - Calais, pour sécuriser les approvisionnements du front. Elle ne sera pas terminée. Placés sous le commandement de l'armée anglaise, les ouvriers chinois, cantonnés à Noyelles-sur-mer entre 1917 et 1920, seront employés aux travaux[36].

En 1928, lors des premières tentatives de traverser l'Atlantique en avion, les aviateurs polonais Izikowsky et Kubala, une dizaine d'heures après avoir quitté quitté Le Bourget ont dû atterrir, après dix heures de vol à Forest-Montier par suite d'une fuite au radiateur du moteur de leur appareil[37].

Lors de l'exposition universelle de 1937, à Paris, la photo d'une chaumière de Forest-Montiers est exposée. Ce serait l'une des plus anciennes de la Somme. Cette habitation de la famille Defrend a été détruite par le feu dans les années 1950.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant l'occupation allemande liée à la Seconde Guerre mondiale, habitants et chevaux sont réquisitionnés pour mettre en place une ligne de défense censée contrer un éventuel débarquement allié dans le secteur.

L'occupant ayant réquisitionné l'école, les élèves locaux sont dirigés vers le château Gaillard pour poursuivre leur scolarité.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie, aménagée dans l'ancienne école de garçons.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Forest-Montiers relève du tribunal d'instance d'Abbeville, du tribunal de grande instance d'Amiens, de la cour d'appel d'Amiens, du tribunal pour enfants d'Amiens, du conseil de prud'hommes d'Abbeville, du tribunal de commerce d'Amiens, du tribunal administratif d'Amiens et de la cour administrative d'appel de Douai[38].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune a été membre de la communauté de communes du canton de Nouvion (CCCN) qui a exercé ses compétences dans les domaines suivants : accueil de loisirs, aide au maintien à domicile, ateliers peinture, bâtiments, culture, école de musique, environnement, voirie, Marpa (accueil personnes âgées) et relais d'assistantes maternelles[39].

Au , la commune passe dans la communauté de communes Ponthieu-Marquenterre.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d’habitants de la commune étant compris entre 100 et 500, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[40]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[41],[42]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1977[Note 5] Michel Landrieux   Agriculteur à Forest-Montiers
Décédé en fonction
1977 mars 2001 Antoine Landrieux   Agriculteur à Forest-Montiers, succède à son père
mars 2001 mars 2008 Roger Colasse   Agriculteur à Forest-Montiers
mars 2008 juillet 2020 Michel Delandre   Agriculteur à Neuville
2020[45] En cours
(au 8 octobre 2020)
Jean-Luc Martin   Retraité de l'Éducation nationale

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

Un concours annuel des maisons fleuries, doté par la commune, vise à encourager l'amélioration des abords des habitations.[réf. nécessaire]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Forest-Montiers n'est jumelée avec aucune commune[46].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[48].

En 2018, la commune comptait 398 habitants[Note 6], en diminution de 3,86 % par rapport à 2013 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
534569532580767763742738754
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
694708663640652598602562571
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
553522456412420432410380359
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
379394372347336374375417408
2018 - - - - - - - -
398--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1469, la paroisse compte 28 feux, et, en 1725 : 75 feux et 250 habitants, puis, en 1772 : 33 feux et 269 habitants[c 1].

Neuville compte 262 habitants en 1868[20].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Après avoir connu une école de filles et une école de garçons de chaque côté de la rue principale, puis une école à classe unique, Forest-Montiers n'a plus d'école depuis juin 2003[50].

Les enfants du village se rendent en car à Nouvion, dans l'école d'un village voisin ou dans un établissement d'enseignement privé.

Le collège Jacques-Prévert de Nouvion assure la suite logique de leur scolarité qui peut se poursuivre tout aussi logiquement au lycée Boucher-de-Perthes d'Abbeville et à la faculté de Picardie Jules-Verne à Amiens.

Autres équipements[modifier | modifier le code]

La maison du temps libre.

En décembre 1984, la « Maison du temps libre », salle communale d'une surface bâtie de 290 m2, est mise à la disposition des habitants[51].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête locale de la paroisse saint-Laurent, le dimanche le plus près du 10 août, donne lieu depuis plusieurs années à une brocante organisée par le comité des fêtes, près de la Maison du temps libre.

Santé[modifier | modifier le code]

Une maison médicale, une pharmacie, un cabinet dentaire et un laboratoire d'analyses médicales se trouvent à Nouvion (4 km). L'hôpital et la maternité les plus proches sont à Abbeville (20 km). Un cabinet de kinésithérapie s'est ouvert à Neuville. Une infirmière libérale exerce à Forest-Montiers[Quand ?].

Sports[modifier | modifier le code]

La forêt permet des sorties sur sentiers balisés : V.T.T., équitation, marche, orientation, cyclotourisme…

Forest-Montiers se trouve sur le circuit du geai, composé de deux boucles (21 km de la Baie à la forêt et 17 km en forêt) proposées à la randonnée cycliste par le Syndicat mixte Baie de Somme - Grand Littoral Picard.

Aucune activité sportive encadrée ne se pratique à Forest-Montiers.

Le cyclotourisme, le vélo-tout-terrain, le hand-ball, le football, le tennis, la gymnastique d'entretien, le badminton, le karaté… sont des disciplines abordables à Nouvion, l'ancien chef-lieu de canton.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien le Courrier picard et l'hebdomadaire le Journal d'Abbeville relatent les évènements locaux.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique relève de la paroisse Saint-Honoré du Nouvionnais.

Économie[modifier | modifier le code]

Ces tableaux (en référence) regroupent les chiffres-clés de l'économie communale[52].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 779 €, ce qui plaçait Forest-Montiers au 19 922e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[53].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population de Forest-Montiers se répartissait ainsi : 75,5 % d'actifs et 24,5 % d'inactifs dont 8,2 % de retraités et 8,2 % d'élèves, d'étudiants et de stagiaires non rémunérés[54].

Le taux de chômage était de 15,3 %, inférieur à celui de 1999 (18,6 %)[55].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 1985, il ne reste plus que quatorze exploitations agricoles de 25 à 150 hectares[4].

Au 31 décembre 2010, Forest-Montiers comptait 26 établissements : dix dans l'agriculture, aucun dans l'industrie, cinq dans la construction, huit dans le commerce-transports-services divers et trois étaient relatifs au secteur administratif[56].

En 2011, deux entreprises ont été créées à Forest-Montiers[57].

L'agriculture s'est diversifiée et a évolué vers de nouvelles productions : cultures légumières (carottes, haricots verts, pommes de terre), souvent en liaison avec les conserveries industrielles. La production laitière s'est concentrée, ainsi que l'élevage bovin et porcin. En 2012, il ne subsiste que trois exploitations agricoles basées à Forest-Montiers, une à la Mottelette et trois à Neuville.

Le tourisme est de plus en plus un atout local : trois terrains de camping, de nombreuses chambres d'hôtes.

Deux ateliers de réparation automobile ont ouvert en 2012.

Les secteurs du bâtiment, du transport routier et celui de l'aménagement des espaces verts font vivre des salariés ou des artisans locaux.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin
  • Ancien observatoire militaire :
    À la limite avec le territoire de la commune de Nouvion, un observatoire militaire datant de la guerre de 1870, haute tour en brique, sert de point de repère pour l'Institut Géographique national (IGN). Il est utilisé comme point de triangulation pour les relevés parcellaires. C'est la tour Eiffel de Forest-Montiers[4].
  • Moulin disparu : un moulin à vent, le moulin Foncette, était situé sur la route de Romaine, à droite, en allant vers cette localité. Le cadastre napoléonien de Forest-Montiers mentionne le lieu-dit « Au Moulin mal Plaqué » à la limite Romaine-Neuville, au point le plus haut[58]. À Neuville, on parle de l'ancien « moulin Heste », le nom du dernier meunier.
  • Oratoires [59] :
    • un saint Hubert, encastré dans le pignon de la dernière maison, à droite, en allant vers Rue[60]. Les chasseurs s'y recueillaient jadis avant de pratiquer leur sport favori ;
    • l'oratoire de la Vierge, « Notre Dame des quatre chemins »[61], daté de 1773, restauré en 1989. Il a été déplacé en 1997, en raison des travaux d'aménagement du rond-point sur la RD 32 et de l'accès à l'autoroute A16[62],[63] ;
    • la chapelle dite de la Mottelette[61] qui se trouve à proximité de la ferme du même nom, entre Forest-Montiers et Rue ;
    • la chapelle Notre Dame-de-la-Délivrance, construite à la suite d'un vœu, en 1885, rue de l'Église.
  • Calvaires : cinq croix ou calvaires, érigés vers 1855-1860, complètent le petit patrimoine implanté en bordure de voirie.

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La base de données « Clicnat » de l'association Picardie Nature recense 306 espèces ou taxons d'animaux sauvages à Forest-Montiers, à la date du [64].

214 ha de la forêt de Crécy sont situés sur le territoire communal. Dans le cadre d'une politique de fermeture des routes forestières, l'Office National des Forêts (ONF) procède à l'interdiction d'entrer en forêt. Le village de Bernay-en-Ponthieu est concerné en premier[65]. Au , le passage des véhicules est interdit aux particuliers à partir du village de Forest-Montiers. Les autres accès font l'objet d'une mise à l'étude de la fermeture. Le maire de Crécy réclame la concertation et demande la réouverture des routes[66],[67].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Ernouf, tombeau dans le cimetière.
  • Riquier (~570-645), saint évangélisateur de la Picardie, initiateur de la construction de l'abbaye.
  • Hugues Ier de Ponthieu (-1000), avoué de Saint-Riquier et de Forest-Montiers.
  • L'abbé Foulque, construit une tour de défense dans le village contre les Normands.
  • Guérard de Ponches, écuyer possède en 1379 un fief à Crécy et un autre à Neuville-sous-Forestmontiers (actuel Neuville)
  • Charles de France, duc d'Orléans (1522-1545), fils du roi de France François Ier, mort à Forest-Montiers.
  • Jean-Baptiste de Valois, receveur de l'abbatiale, inhumé à Forest-Montiers[réf. nécessaire].
  • Jean Ernouf (1753-1827), baron et général de division sous la Révolution et l'Empire, mort à Forest-Montiers.
  • Le , décès de Jean Baptiste de Valois, 48 ans, ancien receveur du prieuré d'Abbeville, receveur de l'abbatiale de Forest-Montiers, inhumé à Forest-Montiers[5].
  • Henri Poupart (1873-1941), conseiller d'arrondissement d'Abbeville, du canton de Nouvion, chevalier de la légion d'honneur et du mérite agricole, membre de la chambre départementale d'agriculture, président du Syndicat agricole du Marquenterre, membre des jurys de concours hippiques boulonnais et dans les concours de la Somme et du Pas-de-Calais, maire de Forest-Montiers.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Sanson (Père Ignace de Jésus Maria), Histoire généalogique des comtes de Ponthieu et maïeurs d'Abbeville, Paris, éd. Clouzier, 1657.
  • François César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté de Ponthieu jusqu'en 1789, tome I, éd. Joubert 1844, 477 p. ; tome II, éd. Joubert, 1847, 553 p. ; rééd. A. Alexandre, 1884.
  • François César Louandre, Histoire ancienne et moderne d'Abbeville et son arrondissement, imp. A. Boulanger, Abbeville, 1834, 605 p..
  • Ernest Prarond, Histoire de 5 villes et 300 villages, rééd. G. Montfort, Brionne, 1981.
  • Ernest Prarond, Cartulaire du comté de Ponthieu[68].
  • Ernest Prarond, Chronique de l'abbaye de Saint-Riquier.
  • Gérard Bacquet, Le Ponthieu, 1992, édit. G. Bacquet, imp. Paillart, Abbeville.
  • Florentin LeFils, Le Crotoy, volume 1348 de Monographies des villes et villages de France, Paris, Office d'édition du livre d'histoire, 1994, 184 p. (ISBN 2-8412-6077-1 et 978-2841260775).
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Jacques Lengagne, La forêt de Crécy, 1 400 ans d'histoire, éd. La Vague verte, Inval-Boiron, 2006, 150 p. (ISBN 2-913924-80-8) (ISSN 1254-7360).
  • André Guerville, Pigeonniers et girouettes en pays de Somme, F. Paillart, éditeur, Abbeville, 2007, 311 p..
  • Martine Saint Pol, Le canton de Nouvion, Mon canton passion, imp. F. Paillart, Abbeville, 2012, 80 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Panneau d'entrée du village, sur la route départementale 1001.
  2. Prospection archéologique aérienne[réf. non conforme].
  3. Le Père Ignace dit qu'il fut attaqué en allant visiter des soldats malades. D'autres historiens prétendent que le prince fut empoisonné et que sa mort fut attribuée à la « maladie pestilentielle ».
  4. Jean-Baptiste Mesnière est mort en cours de mandat.
  5. Michel Landrieux est mort en cours de mandat (33 ans en fonction comme maire)
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Florentin LeFils, Le Crotoy (réédition), Office d'édition du livre d'histoire, 1994.
  2. Le Père Ignace de Jesus Maria (Jacques Samson), d'Abbeville, Histoire des comtes de Ponthieu et maïeurs d'Abbeville, 1657.
  3. Blondin de Brutelette, Henri-Léopold (1806-1878), Catalogue raisonné des plantes vasculaires du département de la Somme, par MM. Éloy de Vicq et Blondin de Brutelette,..., Abbeville, , 48 p., p. 6
  4. a b c d e f g h i j k l m et n Forest-Montiers, village ouvert, document réalisé le .
  5. a b c d e f g h i j k l et m Notice historique et géographique réalisée en 1899 par l'instituteur de Forest-Montiers, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  6. Bulletin municipal, Forest-Montiers, avril 1980.
  7. « FR2212003 - Marais arrière-littoraux picards (zone de protection spéciale) », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 11 décembre 2012).
  8. « ZNIEFF 220005006 - MASSIF FORESTIER DE CRÉCY, DE PÉRIOT ET DE LA GRANDE VENTE », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 11 décembre 2012).
  9. « Le village de Forest-Montiers », sur un site commercial de la SARL Advercity (consulté le 11 décembre 2012).
  10. « Les horaires des lignes » Lignes qui desservent FOREST MONTIERS », sur trans80.hautsdefrance.fr.
  11. a et b http://www.somme-photos.com/photo-2036182-Forest-Montiers_jpg.html
  12. http://www.somme-photos.com/article-36114371.html
  13. Bulletin municipal, Forest-Montiers, mars 1983, p. 6.
  14. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  15. LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  16. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  17. Abbaye Saint-Martin de Ligugé, Revue Mabillon : archives de la France monastique, Veuve Ch. Poussielgue (Paris), , 16849 p. (lire en ligne), p. 131
  18. Dossier des élèves de l'école de Forest-Montiers, intitulé FOREST-MONTIERS, année scolaire 1998-1999, 1re page.
  19. Dictionnaire topographique du département de la Somme, Archives départementales, Amiens, http://archives.somme.fr
  20. a et b Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, 1868, tome 2, p. 99, vue 57/267. Archives départementales de la Somme, Amiens. Lire en ligne, sur le site des Archives.
  21. a et b René Belleval, Nobiliaire de Ponthieu et de Vimeu. [Volume 2], 1831-1864, 390 p. (lire en ligne), page 248
  22. Groupe BAYARD, « La Croix », La Croix,‎ , p. 104176 (lire en ligne)
  23. François-César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté du Ponthieu jusqu'en 1789, tome II, Le Livre d'histoire Lorisse, Paris, Monographies des villes et villages de France, reprise de l'édition de 1883, p. 406 (ISBN 2-84435-014-3)
  24. Ernest Prarond, Cartulaire du Ponthieu, tome 2, p. 524
  25. Ernest Prarond, Cartulaire du Ponthieu, p. 531
  26. Florentin Lefils, Histoire civile, politique et religieuse de la ville de Rue et du pays du Marquenterre, R. Housse, Abbeville, 1860, p. 192
  27. François César Louandre, Histoire ancienne et moderne d'Abbeville et son arrondissement, imp. A. Boulanger, Abbeville, 1834, p. 293
  28. René de Belleval, Les fiefs et les seigneuries du Ponthieu et du Vimeu, Paris, Dumoulin, 1870, p. 144
  29. « Belleval, René, Les Fiefs et les seigneuries du Ponthieu et du Vimeu ».
  30. Bulletin paroissial, Nouvion[réf. non conforme]
  31. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. La révolution dans la Somme. Conventionnels, Jacobins et soldats, Robert Legrand, 1988, édit. Paillard, p. 43
  33. Liste électorale de Forest-Montiers, Archives Départementales de la Somme, Amiens, 1849
  34. La liste électorale de 1849 sur le site des Archives départementales.
  35. Fonds Macqueron, bibliothèque d'Abbeville.
  36. Cimetière chinois de Nolette, mairie de Noyelles-sur-mer, document conçu à partir d'articles de presse
  37. « Aéronautique », Le Temps, no 24362,‎ (lire en ligne, consulté le 2 janvier 2021), lire en ligne sur Gallica.
  38. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 23 janvier 2014).
  39. « Page d'accueil », sur le site de la communauté de communes du canton de Nouvion (consulté le 11 décembre 2012).
  40. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  41. « Les maires de Forest-Montiers », sur le site de l'association GeneaWiki (consulté le 30 juin 2020).
  42. L'écho du canton, communauté de communes du canton de Nouvion, 4e trim. 2000, édit. Norsud S.A. Saleux - 80480, 20 p.
  43. Registres état-civil an 9
  44. a et b Dictionnaire du personnel politique de la Somme (1800-1945), Jean-Michel Schill, 2011, Archives départementales de la Somme
  45. « Liste des élus de la Somme » [ods], Listes des élus, Préfecture de la Somme, (consulté le 3 janvier 2021).
  46. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 11 décembre 2012).
  47. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  48. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  49. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  50. Source : mairie de Forest-Montiers.
  51. Bulletin municipal, Forest-Montiers, mai 1984, p. 6.
  52. « Insee, chiffres de l'économie communale ».
  53. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  54. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  55. EMP T4 - Chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  56. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  57. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  58. « Site de la mairie de Ponthoile ».
  59. Mireille Jusrand, Lucioles, journal des paroisses du Ponthieu-Marquenterre, septembre 2011, p. 21.
  60. « Photo du saint Hubert », sur www.somme-photos.com.
  61. a et b « Photo de chapelle », sur www.somme-photos.com.
  62. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 1er août 1997, p. 27.
  63. Le Journal d'Abbeville, 14 août 1997, p. 27.
  64. « Accès à la base de données de Picardie-Nature, Clicnat, Forest-Montiers » (consulté le 5 août 2019).
  65. Vincent Hervé, « La circulation réduite en forêt », Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2019)
  66. Alexandra Mauviel, « Une voie de circulation fermée « pour que la forêt retrouve son calme » », Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2019).
  67. Johan Rausch, « Forêt de Crécy, restriction de circulation routière depuis ce vendredi », journal d'Abbeville,‎ (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2019).
  68. « Cartulaire du comté de Ponthieu ».

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Jacques Lengagne, La forêt de Crécy-en-Ponthieu, : 1 400 ans d'histoire, Inval-Boiron, La Vague verte, Inval-Boiron, , 150 p. (ISBN 2-913924-80-8)
  1. p. 5
  2. p. 7
  3. p. 45
  4. p. 48
  5. p. 71
  • Nicole Petitpont et Denise Bègue, Nouvion au fil du temps, Mairie de Nouvion, imp. Paillart, Abbeville, , 157 p.
  1. p. 20
  2. p. 91
  • Gérard Bacquet, Le Ponthieu, édit. Gérard Bacquet, imp. Paillart, Abbeville, , 534 p.
  1. a et b p. 316
  2. p. 316-317
  3. p. 319