Argoules

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Argoules
Argoules
La mairie
Blason de Argoules
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Claude Patte
2020-2026
Code postal 80120
Code commune 80025
Démographie
Gentilé Argoulois
Population
municipale
327 hab. (2019 en augmentation de 0,62 % par rapport à 2013)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 36″ nord, 1° 50′ 02″ est
Altitude Min. 6 m
Max. 77 m
Superficie 9,45 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Rue
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Argoules
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Argoules

Argoules est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Elle se trouve à 30 km au nord d'Abbeville et à 16 km au nord-est de Rue, à la lisière du département du Pas-de-Calais.

Depuis , la commune fait partie du Parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

Géographie[modifier | modifier le code]

Argoules est située entre Nampont et Dominois, en France, sur la rive sud de la vallée de l'Authie, petit fleuve côtier qui sépare les départements de la Somme et du Pas-de-Calais.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol de la commune sont de formation secondaire et tertiaire (Crétacé). On rencontre dans la vallée des couches d'alluvions sans doute déposées par la mer. Ces couches sont découpées par des filons de tourbe. Le plateau crayeux est recouvert d'une légère couche d'argile elle-même recouverte de terre végétale[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est formé par la vallée de l'Authie qui limite la commune au nord et d'un plateau limité à l'ouest par la Manche, au sud par la vallée de la Maye et au nord par celle de l'Authie. Le paysage est partagé entre plaine cultivée et massifs boisés, étangs et rivière[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Authie, au niveau du vieux moulin.

La commune est traversée par l'Authie. Les étangs ont été créés par l'homme grâce à l'extraction de la tourbe. Des nappes phréatiques sont présentes sous le plateau et donnent naissance à des sources profondes dans la vallée. Des canaux de dessèchement ont été creusés pour évacuer le surplus d'eau[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants d'ouest et de nord.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

La commune a un habitat groupé en trois ensembles principaux : le village d'Argoules et les hameaux de Valloires et de Petit-Chemin auxquels il convient de rajouter l'écart de la Capelette et des fermes ou maisons isolées.

L'économie de la commune repose sur l'agriculture (polyculture céréalière et plantes fourragères) et sur l'élevage bovin principalement.

Le tourisme est devenu une activité importante grâce à la présence de l'abbaye et aux jardins paysagers qui la jouxtent. La proximité du littoral de la Manche renforce l'attractivité de ce paysage bucolique.

Les activités d'aides sanitaires et sociales sont présentes dans la commune depuis 1922 à l'abbaye de Valloires.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les lignes de bus du réseau Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Argoules est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (79,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,3 %), zones agricoles hétérogènes (10,3 %), zones humides intérieures (7,8 %), forêts (7,1 %), zones urbanisées (5,4 %), prairies (0,1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ad ullia[10], Ad Boulles en 360, Arguvium, Argubium en 797, Arghoves, Argoves.

Le préfixe Ar signifierait « lieu, terrain » et go ou gou « contrée délimitée par ses propres bornes »[1].

Argoule en picard.

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie d'Argoules appartenait aux XIIe et XIIIe siècles à la famille d'Argoules, elle passa le siècle suivant à la famille de Cambron, au XVe à la famille Blondel puis au siècle suivant à la famille Bensserade à laquelle on attribue la construction du château.

Le village eut à souffrir de la guerre de Trente Ans qui au XVIIe siècle opposa la France au Saint-Empire romain germanique et à l'Espagne et qui ruina l'abbaye de Valloires.

En 1776, Ambroise-Léopold Jourdain de l'Eloge, aristocrate et spéculateur, racheta la seigneurie d'Argoules. En 1791, il racheta l'abbaye de Valloires vendue comme bien national.

En 1871, après l'armistice, la commune dut subir quelque temps l'occupation prussienne. Plusieurs jeunes gens de la commune furent blessés dans le combat de 1870-1871[1].

En 1922, le préventorium de l'abbaye de Valloires ouvre ses portes grâce à l'action de mademoiselle Papillon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 René Jouy    
mars 2008 En cours
(au 10 juillet 2020)
M. Claude Patte   Vice-président de la CC Ponthieu-Marquenterre (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[11],[12]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2019, la commune comptait 327 habitants[Note 2], en augmentation de 0,62 % par rapport à 2013 (Somme : −0,2 %, France hors Mayotte : +2,17 %). Le maximum de la population a été atteint en 1800 avec 860 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
812860660847843849841794773
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
779754745695706647655665649
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
620542524406571676756758736
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
460446560451363335335335326
2017 2019 - - - - - - -
326327-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 46,6 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,9 % la même année, alors qu'il est de 26,0 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 194 hommes pour 131 femmes, soit un taux de 59,69 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,51 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
3,0 
5,6 
75-89 ans
12,8 
12,8 
60-74 ans
18,8 
11,8 
45-59 ans
20,4 
13,4 
30-44 ans
13,0 
10,9 
15-29 ans
9,1 
45,6 
0-14 ans
22,9 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2018 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,7 
6,3 
75-89 ans
9,2 
16,6 
60-74 ans
17,4 
20,1 
45-59 ans
19,3 
18,3 
30-44 ans
17,7 
19,4 
15-29 ans
18 
18,7 
0-14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La scolarité primaire est gérée par la communauté de communes.

Économie[modifier | modifier le code]

Ce tableau (en référence) regroupe les chiffres clés de l'économie communale[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Valloires : l'abbaye cistercienne de Valloires (fondée au XIIe siècle, reconstruite au XVIIIe siècle).[1]
  • Jardins de Valloires, créés en 1987 par Gilles Clément.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Le vieux moulin, sur l'Authie
  • Chapelle funéraire Jourdain de l'Étoille-Godard d'Argoules, près de l'église et du château.
L'église.
  • Église Saint-Germain : église Saint-Germain des XVe et XVIe siècles avec charpente apparente et vitraux des XVe et XVIe siècles (classés Monuments historiques).
  • Chapelle Notre-Dame-du-Bon-secours : chapelle octogonale édifiée, au centre du village, en 1836, par la communauté des basiliens installée à l'abbaye de Valloires.
  • Le château : le château d'Argoules est édifié en brique et pierre avec un corps de logis flanqué de quatre tourelles d'angle octogonales. Daté du XVIe siècle, il est restauré au XIXe siècle dans le style néo-gothique. Une aile en prolongement a été édifiée en pierre calcaire au cours du XVIIIe siècle. Logo monument historique Inscrit MH (2009).
Le gros tilleul
  • Vieux tilleul : un tilleul remarquable, pour certains un arbre de Sully, est planté sur la place de l'église ; il a plus de quatre mètres de circonférence et, peut-être plus de 400 ans. Pour d'autres , c'est un arbre planté à la Révolution, un arbre de la Liberté, de 1792 ou 1793. Il n'aurait alors qu'un peu plus de 220 ans environ. Il est classé monument naturel depuis le [20].
    Dans la nuit du 15 au , un orage en brise une part importante ; sa survie est compromise. Une protection est mise en place et le géant renait peu à peu[21].

Il est également désigné arbre remarquable depuis par l'association nationale ARBRES (Arbres remarquables, bilan, recherche, études et sauvegarde).

En 2018, il mesure plus de treize mètres de haut et accuse 5,20 m de circonférence.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Thérèse Papillon est née le à Saint-Germain-en-Laye et décédée à l'abbaye de Valloires le . Infirmière de formation, elle s'engage dans le service de santé des armées pendant la Grande Guerre. Après l'Armistice, elle installe à l'abbaye de Valloires un établissement pour enfants. Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940, elle vient en aide, avec le personnel du préventorium, aux réfugiés. Pendant l'Occupation, elle cache des enfants juifs dans son établissement jusqu'à la Libération et s'engage dans la Résistance. En 1962, après quarante ans à la tête du préventorium, elle en abandonne la direction et fonde en 1964 un foyer d'accueil qu'elle dirige jusque 1972.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Argoules.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Palé d'or et de gueules de huit pièces[Note 3].


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Répertoire des Noms de Famille de la Somme en 1849, René Boyenval, René Debrie, René Vaillant, 232 pages, Éditions ÉKLITRA, Amiens, 1972.
  • Les Jardins de Valloires, De la plante à la planète, 167 pages, Éditions Gaud, Paris, 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  3. La commune d'Argoules ne porte, ni n'a porté, ces armes, qui ne sont pas davantage celles d'une famille suzeraine du lieu. Cordialement JD

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Monsieur Deparis, Notice géographique et historique sur la commune d'Argoules, 189?, Archives départementales de la Somme.
  2. « Trans80, Abbeville », sur trans80.hautsdefrance.fr.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Sur les tables de Peutinger
  11. Johann Rauch, « Argoules : Claude Patte sera candidat à sa succession aux prochaines municipales : Claude Patte, maire d'Argoules, sera candidat pour un 3e mandat lors des prochaines élections les 15 et 22 mars 2020… », Le Journal d'Abbeville,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Claude Patte, maire d’Argoules depuis 2008 succédant alors à René Jouy ».
  12. Johann Rauch, « Ponthieu-Marquenterre : Qui à la tête de l’intercommunalité… : Focus sur la nouvelle gouvernance de l'intercommunalité Ponthieu-Marquenterre… », Le Journal d'Abbeville,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Claude Patte, maire d’Argoules depuis 2008 et réélu en mars dernier, prendra en charge la création du bassin de nage dans le chantier du complexe aquatique Aquaclub ».
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Argoules (80025) », (consulté le ).
  18. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Somme (80) », (consulté le ).
  19. http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=com-80025
  20. « Le gros tilleul sur la liste des sites et des monuments classés », sur Légifrance (consulté le ).
  21. Claude Cailly, Courrier picard, édition Picardie maritime, « Argoules Le gros tilleul titré arbre remarquable », , p. 17.