Cramont

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Cramont
Cramont
Mairie-école et salle Bernard-Maisant.
Blason de Cramont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Hervé Level
2014-2020
Code postal 80370
Code commune 80221
Démographie
Gentilé Cramontois, Cramontoises
Population
municipale
304 hab. (2016 en augmentation de 0,33 % par rapport à 2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 08′ 55″ nord, 2° 03′ 20″ est
Altitude Min. 70 m
Max. 136 m
Superficie 9,56 km2
Localisation

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Cramont est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cramont est un village du Ponthieu situé au nord de l'ancien chef-lieu de canton (Ailly-le-Haut-Clocher) et approximativement à mi-chemin entre Saint-Riquier (à l'ouest) et Bernaville (à l'est).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cramont
Coulonvillers Coulonvillers, Conteville Conteville
Coulonvillers Cramont Domléger-Longvillers
Maison-Roland Mesnil-Domqueur Mesnil-Domqueur

Quartiers, hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Ménage, qui était encore une « annexe » en 1867, est situé au nord, à la lisière du bois dont l'extrémité, nommée « le Cromont-en-Bois », présente quelques ressemblances avec un camp romain (vaste terrasse artificielle entourée de fossés profonds) et aurait été aménagée en motte castrale.
  • Les Quatre Saisons, hameau situé à l'intersection des départementales 925 et 108, est à cheval sur deux communes : Cramont et Coulonvillers.

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les lignes du réseau Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche.

La ligne d'autocars no 26 (Doullens - Bernaville - Abbeville) du réseau inter-urbain Trans'80 permet les déplacements vers Abbeville[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avant 1709, le village s'appelait Cromont. Son nom viendrait du latin Cux et signifierait village ou habitation sur le mont[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu est occupé par l'homme depuis au moins l'époque gallo-romaine. Une villa « à galerie de façade partielle »[3] fut repérée lors des prospections réalisées par le spécialiste amiénois de l'archéologie aérienne, Roger Agache.

Les incursions anglaises pendant la Guerre de cent ans ont sérieusement affecté le village (vers 1340 et 1346)[2].

En 1524, Cramont et ses dépendances furent incendiés par les troupes de Charles Quint, empereur d'Allemagne et roi d'Espagne[2].

En 1567, Jean de Melun, écuyer, était seigneur de Cramont[2].

Le seigneur de La Ferté-lès-Saint-Riquier exerçait ses droits à Cramont et percevait annuellement :

  • 137 livres 10 sols 4 deniers,
  • 45 chapons,
  • 13 poules,
  • 60 corvées,
  • 3 setiers 9 boisseaux de « bled » (blé),
  • 30 setiers 14 boisseaux d'avoine.

Celui-ci y avait droit de forage et afforage[4] et y possédait un moulin à vent à tour de pierre, produisant de la farine de blé, appelé le Moulin de la Chaussée, situé près du village, à l'ouest et, comme son nom le laisse penser, à proximité de la Chaussée Brunehaut[5].

La plus grande partie du bois (228 journaux environ et s'étendant dans la plaine vers Cumont et Hanchy) appartenait bien entendu aussi au seigneur de La Ferté. Un puits très profond, avec des galeries divergentes, a été mentionné dans ce bois et la tradition rapporte que les villageois entendirent longtemps hurler un chien qui y était tombé.
Un autre bois, plus petit (appelé Bois de Grâce et contenant environ 18 journaux) faisait partie du domaine de la châtellenie de La Ferté. La chapelle du château du seigneur de La Ferté disposait de terres, 36 à 40 journaux.

Un almanach de Ponthieu de 1783 relève le nom d'un fief sis à Cramont : les Hyeraux.

Des souterrains auraient servi de refuge à la population au moment de la Révolution[2].

En 1859, un ménager, Ferdinand Acloque, trouva une voûte souterraine[6]. On évoque depuis la possibilité de la présence de souterrains dans le village.

En 1867, les 615 habitants (installés dans 162 maisons), avaient pour activité principale la culture du lin (en 1789, on fabriquait déjà de la toile à Cramont). La superficie était alors de 947 ha, le village avait une bibliothèque communale, un percepteur des contributions et était desservi par le bureau de poste de Bernaville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1945 Camille Moy    
1945 1977 Bernard Maisant   conseiller général
1977 mars 1995 Pierre Damlencourt    
mars 1995 mars 2008 Jean-Marie Alexandre    
mars 2008 En cours
(au 6 mai 2014)
Hervé Level   Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 304 habitants[Note 1], en augmentation de 0,33 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
641575654613685652623615611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600608575525514523495491463
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
436409367354352349329320363
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
327337297269262262287290305
2016 - - - - - - - -
304--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2010, l'école ferme. Les élèves du village se rendent à l'école intercommunale Becquestoile de Saint-Riquier où un regroupement pédagogique concentré a été construit[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • L'ancienne église Saint-Martin, dessinée en 1857 par Oswald Macqueron[13], était construite en pierre et couverte d'ardoise. Le clocher avait la forme d'une cloche surmontée d'une flèche effilée. L'édifice actuel[14],[15] a été reconstruit un peu plus loin en bordure de la D 166. Cet édifice est en brique et de facture néo-gothique, comme ce fut la mode dans la seconde moitié du XIXe siècle.
  • Le monument aux morts se situe au centre de la place du village, sur une pelouse où s'étendaient autrefois le cimetière et l'église. Le dernier nom y figurant est celui de Frédéric Vaudet, maréchal des logis du 8e RCS, tué à Sarajevo le 8 septembre 1992[16].
  • Des anciennes pistes d'aviation allemandes sont toujours présentes entre Cramont et Conteville[17].
  • La Traverse du Ponthieu, randonnée de 18 km, à pied, à cheval ou à vélo, d'Abbeville à Auxi-le-Château, passe dans la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cramont Blason De sinople à la croix d'or chargée de cinq coquilles d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

S'ils ne sont pas des personnages connus, leur sacrifice mérite bien d'être mentionné :

  • Alfred Lévêque (1887-1916), natif de Cramont, soldat au 245° RI, tombé au champ d'honneur dans le secteur de Vaux-Chapitre en 1916 (bataille de Verdun), et son frère :
  • Émile Lévêque (1890-1918), natif de Cramont, soldat au 12° régiment de cuirassiers, mort pour la France à Villers-Cotterêts en 1918, lors de la bataille de l'Aisne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. a b c d et e Notice historique et géographique réalisée par l'instituteur du village, M. Ternois, 1899, archives départementales de la Somme, Amiens Lire la notice en ligne, sur le site des archives dépatementales.
  3. culture.gouv.fr
  4. afforage : définition du mot
  5. Carte de Cassini
  6. Sources : livre d'Ernest Prarond, 1867
  7. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 8 avril 2014, p. 8.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Le Courrier picard, édition Picardie maritime, 22 septembre 2015, p.12.
  13. Fonds Macqueron de la Bibliothèque d'Abbeville
  14. Clochers.org
  15. 40000clochers.com
  16. Site spécialisé sur les monuments-aux-morts de la Somme.
  17. Site dédié aux anciens aérodromes.
  18. Photo aérienne de Roger Agache.