Estrées-lès-Crécy

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Estrées-lès-Crécy
Place, monument, mairie et école.
Place, monument, mairie et école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes Authie-Maye
Maire
Mandat
Isabelle Alexandre
2014-2020
Code postal 80150
Code commune 80290
Démographie
Population
municipale
391 hab. (2013)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 15′ 14″ Nord 1° 55′ 45″ Est / 50.2538888889, 1.92916666667
Altitude Min. 33 m – Max. 84 m
Superficie 11,19 km2
Localisation

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Estrées-lès-Crécy

Estrées-lès-Crécy est une commune française, située dans le canton de Rue, l'arrondissement d'Abbeville, le département de la Somme, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située légèrement à l'écart de la RD 938 (axe Crécy-Auxi-le-Château) et à proximité de la RD 928 (axe Abbeville-Hesdin), la commune se trouve, par la route, à 3,5 km de Crécy, 22 km d'Abbeville, 57 km d'Amiens, et 18 km d'Hesdin[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cliquer sur la carte pour agrandir.

Sept localités limitent le territoire communal : Dompierre-sur-Authie, Le Boisle, Gueschart, Fontaine-sur-Maye, Froyelles, Marcheville (rattaché à Crécy), Crécy-en-Ponthieu.

Sol, sous-sol, hydrographie, relief[modifier | modifier le code]

Le sol est argileux sur Branlicourt, calcaire sur Crécy, siliceux sur Bézancourt. Des grès sont présents dans le sous-sol.

Les puits qui fournissent l'eau aux habitants en 1899 sont creusés à une profondeur moyenne de 40 mètres.

Le plateau sur lequel s'étend le village est de faible altitude. Il est limité au sud-ouest par la vallée de la Maye et au nord par les hauteurs de la vallée de l'Authie[2],[3].

En 1899, deux écarts correspondant à des fermes, sont signalés pour la localité : Branlicourt à 1,5 km et le Bois d'Ausse à 3 km[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1235, Strata est attesté[2], dans un cartulaire de Berteaucourt. Dès 1301, Estrées est relevé (Pouillé). L'Histoire ecclésiastique d'Abbeville mentionne Estrée-les-Cressy en 1646. En 1778, G. Delisle relève Estrée-Cauchie. La forme actuelle, Estrées-lès-Crécy, figure sur une carte d'état-major de 1836[4].

Estrée est un mot d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes (cf. l'italien et le roumain strada) et a été emprunté par le germanique (cf. l'anglais street, l'allemand Straße et le néerlandais straat[5]). Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine[6].

Pour Estrées, il s'agit de la voie allant de Lyon à Boulogne-sur-Mer[2], dite Chaussée Brunehaut.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Des poteries romaines ont été découvertes à l'endroit où on suppose avoir été construites les premières habitations[2].
  • Selon la tradition, l'église n'est que la chapelle d'un château disparu depuis très longtemps[2].
  • Une partie de la bataille de Crécy, le 26 août 1346, s'est déroulée dans le vallon autrefois appelé Bulincamps et désigné depuis par « la vallée des clercs »[2].
  • En 1625, des soldats autrichiens ravagent le village. Les habitants s'illustrent dans les combats. Une nouvelle attaque, en août de la même année, conduit à l'incendie de toutes les maisons[2].
  • Pendant la guerre de 1870-1871, la localité subit l'occupation allemande. Une contribution de guerre est imposée[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995[7] avril 2014 Christiane Delannoy Gauche  
avril 2014 en cours
(au 6 mai 2014)
Isabelle Alexandre[8] Droite  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 391 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
815 807 839 886 931 957 928 922 940
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
938 930 927 874 855 788 783 710 659
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
628 589 578 551 593 573 572 538 485
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
444 406 380 358 353 362 370 372 382
2013 - - - - - - - -
391 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 1899, une centaine d'enfants sont accueillis dans les trois écoles : garçons, filles et maternelle[2]. En 2016 et depuis plusieurs années, une cantine et une garderie complètent l'accueil scolaire local[7].

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1996, le village organise une manifestation médiévale de Noël.
  • Un trail nocturne (course off) de 15 km est lancé en parallèle.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Croix de Bohême, rappelant la bataille de Crécy[11],[12],[13].
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
  • Le monument aux morts pour la patrie, sur la place, devant la mairie.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ViaMichelin.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Notice géographique et historique, réalisée par l'instituteur du village, C.Blangier, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  3. La notice de 1899 sur le site des Archives départementales.
  4. Dictionnaire topographique du département de la Somme, Jacques Garnier, Archives départementales de la Somme, tome 1, p. 342-343, vue 175/269 La page d'Estrées sur le site des archives..
  5. John Ayto, Dictionary of Word Origins, Arcade Publishing, New York, 1990, 584 pages, p. 506.
  6. Stéphane Gendron, La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, Paris, 2006, 200 pages, p. 32.
  7. a et b Jacques Dulphy, Christiane Delannoy : un village en passion, le Courrier picard, édition Picardie maritime, 18 juillet 2016, p. 12.
  8. Le Courrier picard, édition Picardie maritime, 7 avril 2014, p. 8.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  11. Office de tourisme
  12. Communication savante d'octobre 1901 à propos de la description de la croix et d'un projet de mise en valeur.
  13. Communication savante de mai 1903 relative à la restauration et la mise en valeur de la croix.