Francières (Somme)

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Francières
Mairie-école.
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Clocher
Maire
Mandat
Jean-Claude Dulys
2014-2020
Code postal 80690
Code commune 80344
Démographie
Population
municipale
201 hab. (2013)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 23″ N 1° 56′ 33″ E / 50.0731, 1.942550° 04′ 23″ Nord 1° 56′ 33″ Est / 50.0731, 1.9425
Altitude Min. 33 m – Max. 110 m
Superficie 5,81 km2
Localisation

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Francières

Francières est une commune française, située dans le département de la Somme en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Stué à proximité de l'ancienne Route nationale 1 devenue Route départementale 1001, la commune de Francières est également traversée par l'autoroute A16. Abbeville n'est qu'à 10 km et Ailly-le Haut-Clocher à moins de 4 km[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cinq communes bordent le territoire :

Hydrographie[modifier | modifier le code]

En 1899, une nappe souterraine, située sous la craie, alimente les puits du village[2].

Les eaux de ruissellement rejoignent la Somme, toute proche[2].

Sol, géologie[modifier | modifier le code]

Au nord et à l'est, le sol communal est essentiellement argileux. Au sud-est, la tendance argilo-siliceuse domine ; tandis que vers le bois, au sud-ouest, c'est un sol sablonneux-calcaire qui affleure[2].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La route qui mène d'Abbeville à Compiègne via Amiens (RD 1001) traverse une partie du territoire communal[2], de même que l'autoroute A16.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1011, Franserœ est relevé par M Louandre dans la Topographie du Ponthieu, Gallica Christiana[3],[4].

Dès le XIIe siècle, le nom de Fransières est relevé. Les formes latinisées de Fransœras et Fransaera sont également mentionnées[2],[5].

Dans l'Oise, Francières est également le nom d'une commune qui compte 528 habitants en 2012.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une bouteille en cuivre (ampulla), découverte sur le territoire, contenait environ 300 pièces de monnaie ou médailles romaines. Ces éléments témoignent d'une occupation ancienne des lieux[2].

Moyen Âge et temps modernes[modifier | modifier le code]

Cinq fiefs ont été relevés dans la localité :

  • le fief de la Barre-Francières et Baraquin de la Barre ou de Valmoran ou encore de Claquedent,
  • le fief de la Queste ou de la Quente, avec une maison seigneuriale,
  • le fief de Morvillers,
  • le fief de Bray,
  • le fief de Molliens[2].

En 1542, Jacques d'Aoust, écuyer, est seigneur du village. Il fut mayeur d'Abbeville[2].

Dès le début du XVIIe siècle, Charles Paschal achète la vicomté de la Quinte, il y meurt le [2].

Charles Destailleurs de Chantereine réunit les seigneuries de Francières et de la Quinte en 1678[2].

Benoit Alexandre de Monchy, seigneur du lieu, est sénéchal du Ponthieu en 1747[2].

Les comtes des Essars succèdent ensuite aux de Monchy[2].

Pendant la guerre de 1870-1871, après l'armistice, les Allemands séjournent pendant un mois à Francières[2].

En 1899, l'instituteur signale que le village possédait autrefois un moulin à vent[2].

Toujours en 1899, l'école mixte compte 20 élèves[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
en cours en 1899[2]   Comte de Saint Pol    
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Claude Dulys   Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 201 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264 252 262 300 325 313 325 300 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
301 311 306 299 307 282 253 217 194
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
188 201 209 202 157 142 156 157 151
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
154 129 140 142 129 127 159 179 182
2013 - - - - - - - -
201 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Martin.
  • Église Saint-Martin, antérieure à 1518[9], [10].
  • Château[11], datant de 1632, construit en pierres calcaires et couvert en ardoises[9].
  • Motte castrale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Viamichelin.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q M. Fournier, instituteur, Notice géographique et historique sur le village de Francières, 1899, Archives départementales de la Somme.
  3. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, 1867-1878, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  4. Lire en ligne la partie sur Francières dans le dictionnaire de Jacques Garnier, fiche 203/269, p. 397.
  5. Lire en ligne la notice réalisée en 1899 sur le village, sur le site des Archives départementales.]
  6. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 9 avril 2014, p. 13.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  9. a et b « Francières », Les Communes du Haut-Clocher, Communauté de communes du Haut-Clocher,‎ (consulté le 24 août 2014).
  10. « Eglise de Francières », La paroisse, Paroisse Saint Joseph de la Plaine d’Estrées.
  11. « Façade sud du Château », base Mémoire, ministère français de la Culture
  12. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, t. 9, éditions Gründ,‎ , page 848.