The Master (film)

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The Master

Titre québécois Le Maître
Titre original The Master
Réalisation Paul Thomas Anderson
Scénario Paul Thomas Anderson
Acteurs principaux
Sociétés de production Annapurna Pictures
Ghoulardi Film Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 2012
Durée 137 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

The Master ou Le Maître au Québec[1] est un film dramatique américain écrit, produit et réalisé par Paul Thomas Anderson et sorti en 2012.

Mettant en vedette Joaquin Phoenix, Philip Seymour Hoffman et Amy Adams, il raconte l'histoire de Freddie Quell, vétéran de la Seconde Guerre mondiale qui lutte pour s'adapter à une société d'après-guerre qui rencontre Lancaster Dodd (Hoffman), leader d'un mouvement religieux appelé « The Cause », qui voit quelque chose dans Quell et l'accepte dans le mouvement. Freddie prend goût au mouvement et commence à voyager avec Dodd le long de la côte Est et à répandre les enseignements.

Le film est officiellement présenté en avant-première le 1er septembre 2012, à la Mostra de Venise où il a remporté le Prix FIPRESCI du meilleur film. The Master est sorti en salles le 14 septembre 2012 aux États-Unis et le 9 janvier 2013 en France, rencontrent un accueil critique favorable dans ces deux pays. Le film a reçu trois nominations aux Oscars dans les catégories meilleur acteur pour Phoenix, meilleur acteur dans un second rôle pour Hoffman, et meilleure actrice dans un second rôle pour Adams.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950 aux États-Unis. Freddie Quell est un vétéran de la marine qui retourne en Californie, après s’être battu dans le Pacifique. Il vit de petits métiers. Devenu alcoolique, il a des accès de violence irrépressibles. Il prépare des mélanges avec des alcools divers et des diluants qui font des ravages chez ses compagnons de beuverie. Lui-même est émacié, amer, physiquement et mentalement déglingué. C'est alors qu'il rencontre Lancaster Dodd. Un soir qu'il était saoul il monte instinctivement sur le yacht de celui qui se désigne à lui sobrement au matin comme « romancier, docteur en physique nucléaire et philosophe théoricien ». Dodd aurait besoin éventuellement d'un marin supplémentaire sur le bateau. Il vient sur le terrain de Quell en lui réclamant de son breuvage trafiqué. Puis il lui administre une séance de thérapie mentale.

Quell, qui avait adopté jusque là une position d'indifférence narquoise, devient ce jour-là un des compagnons du « Maître » car, l'homme à demi-détruit qu'il était, sort épanoui et transitoirement transformé de la séance d'auditio. Quell participe désormais à toutes les activités du mouvement militant que dirige Dodd et fait valoir les droits de sa nature complexe et violente en agressant systématiquement les détracteurs de son patron, qui laisse faire. Quell côtoie de près les principaux dirigeants, qui le snobent. Dodd, qu'on presse de renvoyer l'inadapté, n'a de cesse d'obtenir l'amélioration de la condition de celui qu'il a taxé le premier jour de « stupide animal » tout en conservant avec lui des rapports constants de franchise et de quasi amitié. À la fin du film Quell entrevoie peut-être une embellie.

Dodd est un idéologue ambitieux qui prétend révolutionner le mental humain et la sorte de secte qu'il dirige dans une relative paranoïa entre en conflit avec les autorités et les personnalités influentes.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (V. F.) sur AlloDoublage[3] et RS Doublage[4]; Version québécoise (V.Q.) sur Doublage Québec[1]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Le film a été en partie inspiré par L. Ron Hubbard, fondateur de la Scientologie, mais aussi utilisé sur les premières ébauches de There Will Be Blood, les histoires de Jason Robards qui avait raconté à Anderson sur ses jours de consommation d'alcool dans la Marine pendant la guerre et l'histoire de la vie de John Steinbeck.

Initialement, le film a été mis en place avec Universal, mais tomba finalement à l'eau à cause de problèmes avec les scripts et le budget. Il a d'abord été montré publiquement le 3 août 2012, à la American Cinematheque en 70 mm et projeté dans plusieurs autres villes dans ce format avant sa première officielle.

Casting[modifier | modifier le code]

Jeremy Renner était d'abord pressenti pour incarner Freddie Quell[5]. Le nom de James Franco est ensuite évoqué[6], avant que Joaquin Phoenix ne soit officiellement engagé. Ce dernier n'avait tourné aucun film depuis le faux documentaire I'm Still Here en 2010. Paul Thomas Anderson souhaitait depuis très longtemps travailler avec lui : « cela fait 12 ans que je lui demande de jouer dans mes films mais il a toujours eu une raison de refuser. Je suis simplement reconnaissant qu'il ait accepté cette fois-ci[7] ».

Le rôle féminin a été proposé à Reese Witherspoon avant de revenir à Amy Adams[8].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage débute en juin 2011 à Vallejo et Sacramento en Californie. Il se déroule également dans d'autres villes de Californie : à Oakland, Berkeley, Crockett et Los Angeles. Certaines scènes ont été tournées à Oahu dans l'archipel d'Hawaï[9].

70 mm

The Master a été tourné à 85 % en 65 mm. Il s'agit du premier film tourné intégralement (ou quasi) en 65 mm depuis le Hamlet de Kenneth Branagh en 1996. Ce format a été utilisé principalement durant la période 1955-1969, pour des films tels que 2001, l'Odyssée de l'espace, Ben-Hur, My Fair Lady, ou encore Playtime (quasi unique film français tourné en 65 mm). Le réalisateur a été convaincu de ce choix après quelques tests : « Ce format donne une image d’une netteté fantastique (...) les objets semblaient anciens sans avoir l’air d’être surannés ou de faire partie d’une reconstitution d’un style particulier[7] ».

Paul Thomas Anderson et son chef-opérateur, Mihai Malaimare Jr, ont utilisé des caméras et objectifs sphériques Panavision. Pour faire correspondre le format des séquences en 65mm avec celui des rares séquences en 35 mm, ils ont adopté un format de 1.85 (et donc réduit le 2.20 originel du 65 mm avec objectifs sphériques). Ils ont utilisé de la pellicule Kodak, principalement de la KODAK VISION3 50D Color Negative Film 5203 et de la KODAK VISION3 200T Color Negative Film 5213, quelques scènes étant tournées en KODAK VISION3 250D Color Negative Film 5207 ou bien KODAK VISION3 500T 5219.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Bande originale[modifier | modifier le code]

The Master:
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale par Jonny Greenwood
Sortie 11 septembre 2012
Enregistré 2012
Durée 46:41
Genre Nouvelle Musique
Label Nonesuch Records

Albums par Jonny Greenwood

Jonny Greenwood du groupe Radiohead compose la bande originale du film. Il avait déjà collaboré avec Paul Thomas Anderson pour There Will Be Blood en 2008. Le musicien explique s'être inspiré du travail d'Otto Luening, pionnier de la musique électronique dans les années 1950 : « une partie de la musique du film a été enregistrée grâce à une technologie similaire, en jouant avec la vitesse des bandes, le sens de défilement et d’improbables techniques de micro[7] ».

L'album sort en 11 septembre 2012 et contient également des chansons d'Ella Fitzgerald, Madisen Beaty, Jo Stafford et Helen Forrest.

Liste des titres

Toute la musique est composée par Jonny Greenwood sauf exception notée.

No Titre Interprète Durée
1. Overtones 2:20
2. Time Hole 1:42
3. Back Beyond 3:42
4. Get Thee Behind Me Satan Ella Fitzgerald 3:47
5. Alethia 4:06
6. Don't Sit Under the Apple Tree (With Anyone Else but Me) Madisen Beaty 1:36
7. Atomic Healer 1:24
8. Able-Bodied Seamen 3:54
9. The Split Saber 3:41
10. Baton Sparks 2:20
11. No Other Love Jo Stafford 3:00
12. His Master's Voice 3:34
13. Application 45 Version 1 5:40
14. Changing Partners Helen Forrest 2:42
15. Sweetness of Freddie 3:25
46:41

Commentaires[modifier | modifier le code]

Projection en 70 mm[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, The Master a été projeté dans de nombreuses salles dans son format, le 70 mm. En France, malheureusement, un seul cinéma respectera le format du film et le diffusera en 70 mm : L'Arlequin dans le 6e arrondissement de Paris[14].

Scientologie[modifier | modifier le code]

De nombreux rapprochements ont été faits avec l'Église de Scientologie et son créateur L. Ron Hubbard. Très puissante aux États-Unis, l’Église aurait prévu une campagne de communication pour contrer celle du distributeur du film, The Weinstein Company[15]. Cependant l'équipe et le réalisateur réfute tout lien avec la Scientologie : « je n'ai pas pensé à la scientologie. J'ai eu une approche très psychologique, pas du tout sociologique. Je ne pense pas décrire un phénomène américain. Cela pourrait se passer n'importe où[7] ».

En fait Lancaster Dodd est le portrait transparent de Ron Hubbard. Tous les détails biographiques se veulent significatifs. ils sont réagencés sur un plan romanesque par Paul Anderson qui est son propre scénariste (cinéma d'auteur). La phrase prononcée par un contradicteur public dans une réunion : "la science ne peut pas dépendre de la volonté d'un seul homme, si elle dépend de la volonté d'un seul homme cela devient la base d'un culte"[16] est celle employée par John Campbell lorsqu'il est apparu que Hubbard mettait fin au travail d'équipe autour de la dianétique, baptisée science du mental. Campbell, qui était le directeur réputé de la revue Astounding Science-Fiction avait participé à l'élaboration de la dianétique et l'avait lancée dans le public courant 1950 à la faveur d'un numéro de la revue qui a fait des records de vente aux USA[17]. Après la rupture avec Campbell, Hubbard a fondé la scientologie en 1952.

La séance d'audition du film, séance de thérapie mentale, s'inspire du test d'Oxford[18] mis au point par Hubbard comme une première évaluation de l'état psychique d'un individu. Les énoncés de Dodd sont des citations. La validité de ce test a été reconnue par quelques professionnels atypiques mais la sphère officielle préfère qualifier la dianétique de psychanalyse sauvage[19]. Dans le film il est proposé que cette psychanalyse sauvage pouvait être appliquée avec un certain succès... à un sauvage. La force du film est de citer en exemple un homme ordinaire détraqué par le stress de la guerre et abandonné à lui-même.

Le scénario est constamment allusif[20]. Anderson nie tout lien avec la scientologie car les scientologues détestent par-dessus tout et pas seulement pour des raisons financières qu'on utilise leur matériau intellectuel sans leur accord. La connaissance affinée de l'œuvre d'Hubbard atteste que le cinéaste a fréquenté de près la scientologie. Ce n'est pas qu'une rumeur. Mais cela arrange tout le monde d'éviter le débat sur le fond, car, vu la qualité de l'interprétation du film, on trouve dommage de freiner sa progression vers les Oscars (éreintement en 2000 de Battlefield Earth, film de Roger Christian[21], de moindre pertinence artistique et qui avait osé une référence explicite à Hubbard).

Réception[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Alt=Image de la Terre Mondial[22] 28 258 060 $ 24 mars 2013 23
Drapeau des États-Unis États-Unis[22] 16 377 274 $ 14 mars 2013 26
Drapeau de la France France[23] 205 963 entrées 13 mars 2013 9

The Master a rapporté 242 127 $ dans cinq salles au cours de sa journée d'ouverture en salles, le 14 septembre 2012, établissant un record pour une seule journée pour un film d'essai[24]. Le film rapporte 736 311 $ de recettes, dans cinq salles, pour son premier week-end d'exploitation, pour une moyenne par salles de 147 262 $ et se classant à la dix-neuvième place du box-office américain[25], établissant un record en atteignant la plus haute moyenne pour un film filmé avec des prises de vue réelles[26]. De plus, il s'agit du meilleur résultat du réalisateur au box-office lors du week-end d'ouverture[27]. Au cours de son premier week-end pour sa sortie nationale, le film rapporte 4 391 092 $ dans 788 salles[28] en prenant la septième place du box-office. Mais l'effort au box-office n'est pas récompensé, puisque après vingt-six semaines à l'affiche, le film finit avec un total de 16 377 274 $[22].

En France, The Master signe le meilleur démarrage le jour de sa sortie en salles, prenant la tête du box-office parisien en totalisant 1 462 entrées dans 18 salles[29]. Pour son premier jour en salles, le film prend la seconde place en totalisant 13 993 entrées au box-office français, dont 7 624 entrées sur Paris[30]. En première semaine, The Master se classe en septième position du box-office avec 112 747 entrées[23]. En seconde semaine, le film se positionne en douzième position et totalise 42 159 entrées, pour un cumul de 154 906 entrées[23]. Pour sa troisième semaine, The Master est à la vingtième place avec 25 063 entrées, soit un cumul de 179 969 entrées[23]. Après neuf semaines à l'affiche[31], The Master totalise 205 963 entrées[23].

Les recettes internationales s'élèvent à 11 880 786 $, dont 2 295 079 $ au Royaume-Uni — le meilleur score au box-office du film à l'étranger[32] — portant le total pour le box-office mondial à 28 258 060 $[22].

The Master a rencontré un échec commercial, puisque les résultats au box-office n'ont pas amorti le budget de production.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Dans l'ensemble des pays anglophones, The Master est globalement bien reçu par la critique, recueillant 86 % d'avis positifs sur le site Rotten Tomatoes, basé sur 145 commentaires collectés et une note moyenne de 8.1/10[33] et un score moyen de 85/100 sur le site Metacritic, basé sur 41 commentaires collectés[34].

En France, le film est également reçu de façon favorable, obtenant une note moyenne de 3.8/5 sur Allociné, basé sur 26 commentaires collectés[35].

Sortie vidéo[modifier | modifier le code]

En France, The Master est sorti en DVD et Blu-ray le 15 mai 2013, édité par Metropolitan Vidéo[36],[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Fiche de doublage V.Q. du film « Le Maître » (The Master) », sur Doublage Québec (consulté le 28 mai 2013).
  2. Mike Fleming, « Harvey Weinstein Buys World Rights To Paul Thomas Anderson's Untitled Next Film », Deadline, Mail.com Media Corporation,‎ mai 9, 2011 (consulté le 2 juin 2011)
  3. « Fiche de doublage V. F. du film » sur AlloDoublage, consulté le 9 janvier 2013
  4. « Deuxième fiche de doublage V. F. du film » sur RS Doublage, consulté le 13 décembre 2012
  5. (en) Jeremy Renner Joins Paul Thomas Anderson’s Religious Cult Movie - MTV Movies Blog
  6. (en) James Franco 'wasn't scared enough' to have a role in The Master - Entertainment Weekly
  7. a, b, c et d Secrets de tournage - AlloCiné
  8. (en) Reese Witherspoon Offered A Role In Paul Thomas Anderson's Untitled Relgion Pic? Shooting Starting In June? - The Playlist
  9. Lieux de tournage - Internet Movie Database
  10. Mostra de Venise 2012, la sélection officielle précisée : The Master en lice - PurePeople.com
  11. (en) Awards - Internet Movie Database
  12. (en) Golden Globes 2013 - Internet Movie Database
  13. (en) « Nominations à la 85e cérémonie des Oscars », sur IMDb (consulté le 10 janvier 2013).
  14. (en) Paris Premiere's "The Master" in 70mm - in70mm.com
  15. L’Église de Scientologie met la pression sur The Master - AlloCiné
  16. Astounding Science-Fiction, juillet 1951
  17. le gourou démasqué, Russell Miller, Plon, 1990
  18. une secte armée pour la guerre, Roger Gonnet, Alban, 1998
  19. une secte dans la république, Serge Gaubert, Plon, 1993
  20. la scientologie, Gordon Melton, Ellici, Turin, 2000
  21. plusieurs Razzie Awards
  22. a, b, c et d (en) « The Master », sur Box Office Mojo (consulté le 11 janvier 2013).
  23. a, b, c, d et e (fr) « Box-office français de « The Master » », sur Jp's Box-Office (consulté le 17 janvier 2013).
  24. Pamela McClintock, « Box Office Report: Scientology-Inspired 'The Master' Shatters Art House Records », The Hollywood Reporter, Prometheus Global Media,‎ septembre 15, 2012 (consulté le 17 septembre 2012)
  25. (en) « The Master », sur Box Office Mojo (consulté le 10 janvier 2013).
  26. Ray Subers, « Weekend Report: 'Resident Evil 5,' 'Nemo 3D' Lead Another Slow Weekend », Box Office Mojo, Internet Movie Database,‎ septembre 16, 2012 (consulté le 17 septembre 2012)
  27. (en) « Paul Thomas Anderson », sur Box Office Mojo (consulté le 15 mai 2013).
  28. Ray Subers, « Weekend Report: 'End of Watch' Narrowly Beats 'House,' 'Curve' », Box Office Mojo, Internet Movie Database,‎ septembre 23, 2012 (consulté le 30 septembre 2012)
  29. (fr) « Box-office français : "The Master" en tête », sur TF1 News (consulté le 10 janvier 2013).
  30. (fr) « Box-office 1er jour du 9 janvier 2013 », sur Jp Box-office (consulté le 14 janvier 2013).
  31. « Box-office français de The Master », sur CBO Box-Office (consulté le 25 février 2013).
  32. (en) « The Master » - International Box Office, sur Box Office Mojo (consulté le 15 mai 2013).
  33. « The Master », Rotten Tomatoes, Flixter (consulté le 24 septembre 2012)
  34. « The Master », Metacritic, CBS Interactive (consulté le 24 septembre 2012)
  35. (fr) « The Master : critiques presse », sur Allociné (consulté le 10 janvier 2013).
  36. « Fiche DVD de « The Master » », sur DVDFr (consulté le 16 mai 2013).
  37. « Fiche Blu-ray de « The Master » », sur DVDFr (consulté le 16 mai 2013).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]