Laz

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Laz
Image illustrative de l'article Laz
Blason de Laz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Briec
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Annick Barré
2014-2020
Code postal 29520
Code commune 29122
Démographie
Gentilé Laziens
Population
municipale
685 hab. (2012)
Densité 20 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 08′ N 3° 50′ O / 48.13, -3.8348° 08′ Nord 3° 50′ Ouest / 48.13, -3.83  
Altitude Min. 31 m – Max. 295 m
Superficie 34,44 km2
Localisation

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Laz [laz] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Laz et des communes avoisinantes.

Laz est située dans le canton de Châteauneuf-du-Faou (Finistère), au cœur d'une région vallonnée et boisée appelée Menez Du ou Montagnes Noires, qui s'étend sur une trentaine de kilomètres entre la commune de Gourin à l'est et celle de Gouézec, à l'ouest. Le finage de Laz est traversé par deux chaînons parallèles (en fait des crêtes appalachiennes), orientés est-nord-est - ouest-sud-ouest : celui du nord, nommé « Forêt de Laz » (pour l'essentiel située dans la commune de Saint-Goazec), culmine à 304 mètres à Roc'h an Aotrou, formant à cet endroit la limite communale entre Laz et Saint-Goazec, et se prolonge vers l'ouest-sud-ouest par des buttes moins élevées comme celles situées près de Kermengelen qui atteignent un peu plus de 220 mètres d'altitude ; un deuxième alignement de hauteurs, situé plus au sud du territoire du territoire communal, est constitué par le prolongement occidental des Montagnes Noires, nommé localement « Montagne de Laz », culmine à 264 mètres d'altitude et forme aussi un temps limite communale avec Saint-Goazec ; il traverse totalement la partie sud de la commune : le Menez Kermez, très entamé par les extractions de pierre de la carrière du Plessis, atteint 247 mètres et, plus au sud-ouest, on rencontre encore une altitude de 239 mètres entre Fautou Braz et Roz ar Guir. La dépression située entre les deux chaînons précités s'abaisse jusqu'à environ 180 mètres par endroits et abrite le bourg de Laz, situé vers 230 mètres d'altitude. À l'extrême-nord, le finage communal descend en pente forte jusqu'à la rive gauche de l'Aulne (canal de Nantes à Brest) qui se situe seulement à 34 mètres d'altitude, et est échancré par de modestes affluents de l'Aulne qui y ont creusé des vallons boisés comme celui du ruisseau de Moniven au nord-est, qui forme lui aussi limite communale avec Saint-Goazec, ou celui, au nord-ouest, qui forme limite communale avec Saint-Thois. À l'extrême-sud, le finage communal descend jusqu'à la rive droite de l'Odet (à cet endroit proche de sa source qui se situe en Saint-Goazec) qui coule à une altitude variant de 128 mètres près de Coat Bihan à son entrée sur le territoire communal à 97 mètres à sa sortie, formant limite avec la commune de Leuhan.

La commune, à l'habitat très dispersé en petits villages que l'on qualifierait de hameaux en d'autres régions, offre aux promeneurs et habitants des sites et des points de vues exceptionnels (dont un dénommé justement « Le Point de vue »), donnant au sud sur la vallée de l'Odet et au nord sur l'Aulne canalisée et ses tranquilles écluses.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom "Laz" provient probablement du vieux celte "lath " (signifiant "lieu élevé")[1]. Une autre hypothèse indique que le nom "Laz" proviendrait du gallois "ladd" (le double "d" se prononce "z" en gallois), signifiant "meurtre" ; ce nom s"expliquerait par le fait qu'autrefois cette région très forestière était dangereuse pour les voyageurs et que de nombreux meurtres s'y commettaient, sans parler des nombreux loups qui infestaient la région, mais ce n'est là qu'une hypothèse moins probable. Le nom s'est aussi écrit "Las" au XVIIIe siècle[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Historiquement, la commune fut au cœur d'une région chargée d'événements, avec une colonisation romaine attestée, une évangélisation par les fameux saints bretons et des traces du Moyen Âge dans quelques monuments et beaucoup de toponymes.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'histoire devient plus connue à compter du XVe siècle et particulièrement riche à partir du XVIIe siècle.

Les origines de la paroisse[modifier | modifier le code]

La paroisse de Laz serait issue du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Trégourez. Un saint dénommé saint Bertuald (saint par ailleurs inconnu qui n'est probablement pas Bertwald de Cantorbéry) aurait fait don de son ermitage, situé dans l'actuel hameau de Lanverzet, à l'abbaye de Landévennec[1].

Le bourg initial aurait été situé au village de Ker Vorn, sur un replat au pied de la "Montagne de Laz" et le bourg aurait éré déplacé à son emplacement actuel à une date inconnue.

Guillaume Anceau, écuyer originaire de la paroisse de Laz, connétable de Guingamp, soutint Charles de Blois pendant la Guerre de Succession de Bretagne et fut fait prisonnier lors de la bataille d'Auray en 1364[1].

La baronnie de Laz[modifier | modifier le code]

La baronnie de Laz, dont l'origine est inconnue, comprenait au XVe siècle « la partie de la Cornouaille qui s'avançait en pointe dans le pays de Poher, du bourg de Coray jusqu'à quelques toises de la ville de Châteauneuf-du-Faou. (...) Elle comprenait la vaste paroisse de Laz, dont Saint-Goazec ne formait qu'une trève, la presque totalité de Trégourez et enfin une notable partie de Coray. (...) Le chef-lieu en était le château de Laz, qui s'élevait au bourg de ce nom, au bord d'un des anciens chemins mettant Carhaix en communication avec la mer. Aucun vestige n'en subsiste (...). Il fut en effet abandonné de bonne heure par ses seigneurs, qui en arrivèrent à oublier le chef-lieu de leur seigneurie. Les aveux (...) le passaient sous silence, mentionnant en première ligne le manoir de Trévaré (manoir de Trévarez), qui n'était qu'un arrière-fief de Laz, possédé en 1486 par un certain Jehan Droniou (...). Les descriptions données dans les aveux laissent deviner la vie dont il était le centre. Outre le château, qui possédait une bibliothèque choisie, et ses dépendances immédiates, on y parle d'une boulangerie, d'un four avec fournil, d'un "pavillon pour le carrosse", d'écurie, volière, maison à pressoir, étables et autres bâtiments de la métairie, jardin, puits, vivier, etc.. (...) Non loin du château s'élevait une chapelle sous le vocable de Notre-Dame. Une chapellenie de trois messes par semaine y était desservie, entretenue sur les revenus de la seigneurie »[3].

Plusieurs seigneuries relevaient de la baronnie de Laz : Coatbihan, Kerorhant, Les Salles, Stancorven, Rosilis-Ploué, Guern-an-Bastard et Le Plessis dans la paroisse de Laz, Kerbigodou et La Salle-Penquélen dans la trève de Saint-Goazec, La Villeneuve, Crec'hanveil et Kerguiridic en Trégourez, Keromnès en Coray. Le baron de Laz était premier prééminencier dans des églises et chapelles avoisinantes comme celles de Saint-Germain,de Notre-Dame et de Saint-Augustin en Laz, de Notre-Dame de Trévaré [Trévarez], de Saint-Pierre et de La Madeleine en Saint-Goazec, de Saint-Idunet et de Notre-Dame-de-Ponthouar en Trégourez[3].

À partir de 1486 la baronnie de Laz appartient à la famille de Laval. En 1486, les seigneurs de Laz font extraire du schiste ardoisier au lieu-dit Mengleuz-Moguer en Saint-Goazec[4].

En 1576, le roi de France Henri III annexa au marquisat de La Roche-Laz (en Saint-Thois) qu'il venait de créer au profit de Troilus de Mesgouez la seigneurie de Botiguigneau[5] et la baronnie de Laz. Après le décès de ce dernier, qui n'eut pas d'enfant, le marquisat et la baronnie, dont sa nièce Anne de Coatanezre hérita, passa par son mariage avec Charles de Kernezné aux mains de cette famille qui habitait le manoir de Trévarez[6] en Saint-Goazec.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1592, Guy Éder de La Fontenelle, sinistre brigand-ligueur, s'abrita un temps dans la forêt de Laz pour commettre ses exactions dans les régions avoisinantes[7].

La juridiction du marquisat de La Roche-Laz tint ses audiences alternativement à Laz et à Briec. « La juridiction était exercée par (...) des officiers, sénéchal, bailli, et procureur fiscal, assistés de cinq à six sergents, et d'environ dix-huit procureurs qui cumulaient le plus souvent leur charge avec les fonctions de notaire. Les audiences se tenaient assez régulièrement de quinzaine en quinzaine, alternativement à Laz et Briec, en exécution d'un arrêt du Parlement de 1665. Il y avait un auditoire[8] dans chacune de ces localités. Les prisons se trouvaient à Laz où se voyait aussi un pilier armorié aux armes de la juridiction avec cep et collier servant de pilori ; les fourches patibulaires à quatre piliers s'étaient autrefois élevées à proximité du bourg, mais depuis longtemps elles étaient ruinées. (...) Les juges seigneuriaux se déchargeaient en effet très volontiers sur les officiers des sénéchaussées du soin de poursuivre les criminels»[9].

Les marquis de La Roche-Laz tiraient profit des pêcheries, louées à un prix élevé, exploitées dans l'Aulne et l'Odet, ainsi que du bois des nombreuses forêts avoisinant Laz où, au XVIIIe siècle, la marine venait, depuis Brest et Lorient, faire des coupes nombreuses et importantes[10].

En 1648, Charles de Kernezné, marquis de La Roche-Helgomarc'h et baron de Laz, obtient par lettres patentes l'autorisation de faire tenir à Laz un marché tous les mardis.

En juillet 1655, le père Julien Maunoir prêcha une Mission à Laz (et une à Saint-Goazec en août 1655) ; c'est en cette occasion que la famille de Kernezné s'engagea à financer en partie la construction de la nouvelle église et que furent créées les confréries des Trépassés et du saint Rosaire, à l'origine des deux retables qui se trouvent encore dans l'église. Ses grandes dimensions étonnent, mais s'expliquent par le projet d'en faire un lieu de pèlerinage pour la Vierge miraculeuse de Trévarez, finalement restée dans la chapelle Notre-Dame-des-Portes à Châteauneuf-du-Faou. Les ennuis de Luc Joseph de Kernezné, compromis dans la conspiration de Pontcallec, et en bonne partie alors ruiné expliquent que la famille de Kernezné ne finança finalement que le bois et la charpente. L'ancienne église datant du XVe siècle, dédiée à saint Germain et située deux cents mètres plus au sud continua à être aussi utilisée pendant une vingtaine d'années. Sa ruine existe encore sur le cadastre de 1834.

L'hôpital de charité de Laz, fondé par Christophe-Paul de Robien existe depuis 1775 et existait encore en 1850, de même qu'une prison[11].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Laz en 1779 :

« On y compte 2 400 communiants[12], y compris ceux de Saint-Goazec, sa trève. (...) Cette paroisse est située près des Montagnes Noires, qui occupent une partie de son territoire du côté du sud. On y remarque des terres bien cultivées et une quantité prodigieuse de landes, dont le sol pierreux et stérile ne mérite pas les soins du cultivateur[13]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le , des domaniers de Trégourez et Laz envahirent le manoir de Trévarez[2].

Au printemps 1796, chargés par De Bar « de rallier des mécontents du côté de Carhaix et d'étendre l'insurrection dans le Finistère, des racoleurs parcoururent les campagnes de Langolen, Coray, Trégourez, Leuhan, Laz, prenant le nom des déserteurs, des conscrits et même des hommes mariés, et les avertissant, avec des menaces, de se tenir prêts quand on viendrait les réunir »[14].

Sous le Consulat, un chouan, Le Goff, garçon-meunier à Pont-Croix (Finistère), dit « La Grandeur », qui faisait partie de la bande qui assassina Mgr Audrein, évêque de Quimper, fut abattu dans un hameau de Laz après des combats entre cette bande de chouans et des militaires « bleus » (troupes républicaines) le 27 pluviôse an IX ().

Marquée par la période révolutionnaire, celle des guerres de Chouannerie et une terre ingrate, la commune ne connaîtra son essor qu'à compter du milieu du XIXe siècle, lorsque les amendements et d'autres techniques agricoles en permettent la mise en valeur.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1843, A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent Laz : pour une superficie totale de 3428 hectares, la commune possède alors 1122 ha de terres labourables, 106 ha de prés et pâtures, 92 ha de bois (la forêt de Laz, d'une superficie de 400 ha et qui appartenait alors à Madame de Pont-Bellanger, propriétaire du manoir de Trévarez, est située en majeure partie dans la commune de Saint-Goazec), 56 ha de vergers et jardins, 1806 ha de landes et incultes. Six moulins existaient alors (Le Ster, Stan-Corvan, Tréveil, Kerguéré, du Plessis). Les auteurs précisent que « Laz est situé sur un plateau d'où l'on jouit d'une superbe vue » et « on parle le breton »[15].

En 1862, le chemin de grande communication n° 3, allant de Rosporden à Châteauneuf-du-Faou, et passant par Laz, est livré à la circulation, excepté sur une longueur de 1800 mètres, dans la Montagne de Laz, qui est en voie d'achèvement[16]. En 1869, le chemin de grande communication n° 41 allant de Châteaulin à Roudouallec et passant par Laz est empierré, son tracé rectifié, et un petit pont construit à Roscannou en Gouézec sur un affluent de l'Aulne[17].

En 1877, le conseil municipal de Laz demande le rétablissement de ses quatre foires « qui avaient été supprimées jadis (...) Les foires de Laz donneront lieu à d'importantes transactions de bouvillons d'élevage venant du Léon, en bœufs d'âge, retournant sur le versant nord [de l'Aulne] pour y être engraissés. Les moutons seront conduits en fortes quantités. Le cheval, dit bidet, y sera aussi amené (...) ». Le Conseil général du Finistère donna un avis favorable alors que des demandes antérieures, par exemple en 1871, avaient été refusées[18].

En mars 1888, une épidémie de petite vérole sévit à Laz, faisant plusieurs victimes[19].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Laz : le monument aux morts

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Déclarée d'utilité publique le , la ligne ferroviaire à voie métrique des Chemins de fer départementaux du Finistère allant de Châteauneuf-du-Faou à Rosporden, longue de 39 km, fut mise en service le . Elle desservait les gares de Saint-Thois-Pont-Pol, Laz, Trégourez, Guernilis, Coray, Tourc'h, Bois-Jaffray-Saint-Guénal et Elliant. Elle ferma dès 1933.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Laz porte les noms de 66 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, quatre au moins (Joseph Balaven, Louis Calvary, Pierre Calvez, Jean Marie Riou) sont morts sur le front belge lors de la Course à la mer, deux (Hervé Le Du[20] et Pierre Morvan[21]) au moins sont décédés dans les Balkans alors qu'ils étaient membres de l'Armée française d'Orient, la plupart des autres sont décédés sur le sol français[22].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Laz porte les noms de 14 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi elles, un soldat, Louis Rospars[23] qui fut décoré de la Croix de guerre avec palmes ; un autre soldat, Joseph Le Du[24] est mort en captivité en Allemagne[22].

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Six soldats (François Grall, Jean Le Guen, Louis Le Berre[25], Yves Nédélec[26], Noël Queffelec[27], Louis Riou) originaires de Laz sont morts pendant la Guerre d'Indochine et deux (Antoine Herpe, Raymond Keraval) pendant la guerre d'Algérie[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Laz
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1819 après 1819 De Kernezne   Constructeur du clocher de l'église de Laz
         
2014 2020 Annick Barré    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 685 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 280 1 383 1 133 1 291 1 358 1 429 1 404 1 555 1 433
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 242 1 251 1 250 1 201 1 209 1 238 1 245 1 203 1 313
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 389 1 412 1 464 1 383 1 384 1 370 1 290 1 211 1 115
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 025 996 863 786 706 694 744 753 696
2012 - - - - - - - -
685 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


Après avoir culminé dans les années 1920, la population a régulièrement décru depuis. Ces cinq dernières années, une nouvelle population s'installe progressivement, beaucoup travaillant à Châteauneuf-du-Faou, Briec, Quimper, Carhaix et participe au renouveau du bourg et des villages.

Commerces[modifier | modifier le code]

Boulangerie-épicerie-salon de thé "Ty Laz" – bar/tabac – nombreux artisans.

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Discothèque "Le Point de Vue"- restaurant "Le Resto" - Point Cyber de Trégourez.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune de Laz est également reconnue pour ses entreprises :

  • la biscuiterie Bretagne Gâteaux ;
  • la fabrique artisanale de meubles Péron, dont le savoir-faire s’exporte aux USA, en Espagne, au Canada et en Belgique ;
  • KEIT-VIMP-BEV : société éditrice de jeux, de livres et de revues en breton ;
  • la carrière du Plessis.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Germain et Saint-Louis, de style classique (de style jésuite), date de 1729 (elle fut reconstruite d'après les plans d'Isaac Robellin, ingénieur de la marine, grâce aux dons de la famille de Kernezné, seigneurs de La Roche-Laz, qui fournit le bois et les ardoises ; la population finança le reste et assura le charroi des pierres nécessaires à sa construction). Elle est de grande taille, ce qui s'explique par la population de l'époque et l'importance alors de la pratique religieuse. Son clocher tronqué ( par manque d'argent, il fallut renoncer au dôme initialement prévu) date de 1827 (avant sa construction, la cloche était accrochée au grand if du cimetière)[30]. Son placître contient deux statues datant des XIIIe siècle ou XIVe siècle, l'une représentant la Vierge, l'autre un cavalier qui sont des témoins subsistant de l'église précédente, démolie à la fin du XVIIIe siècle et qui était consacrée à Notre-Dame ; deux statues, une Vierge-Mère et une Sainte Femme, situées à l'intérieur de l'église actuelle au sommet de deux piliers conduisant à la sacristie datent proviennent aussi de l'église antérieure, de même qu'un guerrier mourant, un bas-relief de la Résurrection et une Pietà ; les deux retables sont dus à François Favennec[31] : le retable du Rosaire date du XVIIIe siècle et présente dans des médaillons les quinze mystères du Rosaire (les mystères joyeux, les mystères douloureux et les mystères glorieux) ; dans le panneau central saint Dominique et sainte Catherine de Sienne reçoivent de la Vierge Marie le chapelet et le scapulaire et, au fond, se trouve une représentation de la bataille de Lépante. Le retable des Âmes du Purgatoire représente en bas de petits personnages qui se débattent dans le brasier de l'Enfer, mais un ange tire une âme par le bras pour l'extraire de la fournaise dans l'espérance d'atteindre le Purgatoire ; les deux-tiers supérieurs du panneau représente les élus de Dieu représenté dans ses trois Personnes, le Père, le Fils (Christ) et l'Esprit-Saint. Les boiseries du chœur contiennent des éléments dispersés d'une autre retable, des panneaux représentant par exemple la Descente de Croix et la Transfiguration. De part et d'autre du maître-autel, deux grandes statues représentent les deux patrons de la paroisse, saint Germain et saint Louis. Les vitraux[32] représentent deux épisodes de la vie de saint Germain. L'église possède aussi des statues de saint Michel, de l'Ange du Paradis terrestre, d'un saint diacre non identifié, de saint Roch, de sainte Marguerite, de saint Augustin, ainsi qu'un groupe trinitaire représentant sainte Anne, la Vierge et l'Enfant-Jésus. Une statue de sainte Hélène s'explique par la volonté du général Bonté, ancien général d'Empire et châtelain de Trévarez, de développer, sous les auspices de la "Fondation Sainte-Hélène" le culte de cette dernière dans toutes les paroisses des domaines qu'il possédait[33].
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  • Le calvaire du cimetière a été édifié entre 1527 et 1563) ; il fut construit par Yvon Fichaut. Il a été déplacé (il se trouvait sur la place au sud de l'église et a été placé dans le cimetière) et restauré en 1965.
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  • Trois autres calvaires existent dans la commune, ceux de Kerhervé (il date du XVIe siècle), de Plaz-Foar (il date aussi du XVIe siècle) et de Croas-Névé (il date de 1827)[34].
  • Trois anciennes chapelles ont disparu : celles de Saint-Bernard, Saint-Augustin et de la Maziere Saint-Germain[1]
  • Le manoir du Plessis : il a appartenu au XVIe siècle à la famille Du Plessis de La Villeneuve, originaire de Trégourez, puis est passé au XVIIe siècle aux mains de la famille de Kernezné avant d'être acheté vers 1890 par James de Kerjégu, propriétaire du château de Trévarez[35].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Françoise Magdeleine Josèphe de Kernezné[36], née le au manoir du Plessis en Laz, fut religieuse sous le nom de sœur Marie de Jésus ; à partir de 1786 supérieure du monastère des Augustines, des religieuses hospitalières, à Auray, arrêtée un temps pendant la Terreur avant de se réfugier à Lannion, puis d'être réélue supérieure du monastère d'Auray à plusieurs reprises entre 1811 et sa mort survenue le dans ce monastère où elle fut enterrée. Sa sœur Marie Félicité Céleste de Kernezné, née en 1755 aussi au manoir du Plessis, fut aussi religieuse dans ce même monastère[37].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annick Fleitour, Le petit train Rosporden-Plouescat, Éditions Ressac, Quimper, 2001. [historique de la petite ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Laz de 1912 à 1935].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d http://www.infobretagne.com/laz.htm
  2. a et b Jean-François Boëdec, "Histoire secrète des Montagnes Noires", éditions des Montagnes Noires, 2012, [ISBN 978-2-919305-28-5]
  3. a et b R. Delaporte, Notice sur les seigneuries de La Roche-Helgomarc'h, Laz et Botiguigneau, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207710t/f240.image
  4. Léna Gourmelen, Ardoise en Bretagne, Coop Breizh, 2008, [ISBN 978-2-84346-383-9]
  5. La seigneurie de Botiguigneau se trouvait en Châteauneuf-du-Faou
  6. http://fr.topic-topos.com/ancien-manoir-de-trevarez-saint-goazec
  7. J. Baudry, "La Fontenelle le ligueur et le brigandage en Basse-Bretagne pendant la Ligue : 1574-1602", L. Durance, Nantes, 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038234/f49.image.r=Laz.langFR
  8. Lieu où se tenaient des audiences de justice
  9. R. Delaporte, Notice sur les seigneuries de La Roche-Helgomarc'h, Laz et Botiguigneau, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207710t/f245.image
  10. R. Delaporte, Notice sur les seigneuries de La Roche-Helgomarc'h, Laz et Botiguigneau, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207710t/f248.image
  11. Jean-Pierre Goubert, "Malades et médecins en Bretagne 1770-1790", Institut Armoricain de Recherches Historiques, 1974
  12. Soit environ 3 000 habitants
  13. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1779, consultable https://archive.org/stream/dictionnairehist02og#page/366/mode/2up/search/Laz
  14. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f112.image.r=Perguet.langFR
  15. Jean-Baptiste Ogée, A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la Province de Bretagne", 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=8Uw_AQAAMAAJ&pg=RA1-PA132&lpg=RA1-PA132&dq=jean-baptiste+og%C3%A9e+dictionnaire+Bretagne&source=bl&ots=tu4HxfLpP4&sig=CSLOUYwQ4boodG0tDufcjM1qOCg&hl=fr&sa=X&ei=FyWiVIL8B8KqacHfgqgF&ved=0CCAQ6AEwADgK#v=onepage&q=laz&f=false
  16. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1862, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5568478p/f127.image.r=Laz.langFR
  17. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5564642h/f285.image.r=Laz.langFR
  18. Commune de Laz. Demande de création de quatre foires, "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1877, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55645158/f359.image.r=Laz.langFR et "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1871, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55629544/f519.image.r=Laz.langFR
  19. Journal La Lanterne no 3986 du 20 mars 1888, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7506171w/f3.image.r=Leuhan.langFR
  20. Hervé Le Du, né le à Laz, canonnier au 242e régiment d'artillerie de campagne, mort des suites d'une maladie contractée en service le à Bitola (alors en Serbie, actuellement en Macédoine)
  21. Pierre Morvan, né le à Laz, marsouin au 57e régiment d'infanterie coloniale), disparu le lors de la bataille de Sedd-Ul-Bahr (Turquie)
  22. a, b et c http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29122&dpt=29&idsource=8846&table=bp02
  23. Louis Rospars, né le à Laz, soldat au 33e bataillon de chars de combat, tué à l'ennemi le (il semble qu'il ait été gazé dans son char) à Jandun (Ardennes)
  24. Joseph Le Du, né le à Laz, mort en captivité en Allemagne le à Altengrabow (Allemagne)
  25. Louis Le Berre, né le à Laz, marsouin au 22e régiment d'infanterie coloniale]], mort des suites de maladie contractée en service le à Dalat (Annam)
  26. Yves Nédélec, maître-pilote à la flottille 4F, décédé le dans le Golfe du Tonkin
  27. Noël Queffelec, né le à Saint-Goazec, adjudant-chef au régiment de marche du Cambodge, tué à l'ennemi le à Sway Rieng (Cambodge)
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  30. http://piquetjm.ns5-wistee.fr/cybervillage/viewtopic.php?t=16&sid=193eaab713c9770de869d62188c96538
  31. François Favennec, menuisier et architecte au Cloître-Pleyben
  32. http://ndoduc.free.fr/vitraux/htm8/eg_Laz.htm
  33. http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-germain-et-saint-louis-laz et Notice d'information touristique disponible dans l'église de Laz
  34. http://www.croix-finistere.com/commune/laz/laz.html
  35. http://fr.topic-topos.com/manoir-du-plessis-laz
  36. Fille de Joseph Marie de Kernezné (1722-1784) et de Marie Françoise Ursule de Coroller
  37. http://piquetjm.ns5-wistee.fr/cybervillage/viewtopic.php?p=379&sid=f25678c25357900da79099d517df42bd